WSOP 2019 - A la Une

C’est romain lewis le sosie de merde ? :laughing:

E/ ou steph curry ? Mdr
Je confirme pour ma part que c’est un sosie de merde

Ah oui y’a clairement du Steph Curry là, je valide totalement la réponse du sosie de merde.

willem dafoe?

<span style="font-size: 18px; color: brown; font-weight: bold">World Series of Poker 2019, la cinquantaine fringante</span>
<p><em><strong>Les World Series of Poker ont 50 ans
Plus de 40 jours de reportage à suivre dès aujourd'hui</strong></em></p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_Devanture WSOP.jpg"><img alt="Devanture WSOP" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_Devanture WSOP.jpg" class="align-center post-image"/></a></div></p><p>Habituellement, lorsque l’on débarque à Vegas pour couvrir les World Series of Poker début juin, on se met timidement dans le bain en cherchant les premiers français inscrits, on commence à repérer les habitués qui seront in dans tout dans l’espoir de ramener un bracelet à la maison, on prépare le terrain pour les 45 jours de coverage à venir en profitant du fait que les championnats du monde sont encore en mode Diesel. Mais pas cette fois ! C’est en pleine folie du <strong>Big50</strong> que l’on démarre cette <strong>50ème édition des World Series of Poker</strong>. Après les 4 premiers flights de ce nouveau tournoi à 500 $ organisé pour célébrer le 50ème anniversaire des WSOP, on peut déjà annoncer qu’il s’agit du plus gros tournoi de poker de l’Histoire avec plus de <strong>28 000 inscriptions</strong> (les chiffres officiels ne sont pas encore connus) battant à plate couture le précédent record détenu par la première édition du Colossus en 2015 avec 22 374 entrées. </p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_File late reg.jpg"><img alt="File d'attente" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_File late reg.jpg" class="align-center post-image"/></a></div><em><strong>Bienvenue sur les World Series of File d'Attente</strong></em></p><p>C’est dans un Rio bondé que je mets donc les pieds pour la première fois en 2019 dans le but d’aller chercher mon accréditation, pour cette édition anniversaire qui devait être l'année de tous les records. <strong>89 bracelets</strong> seront distribués cet été à Las Vegas, soit 11 de plus que sur l'édition 2018, où les Français ont enfin renoué avec la victoire, avec deux bracelets glanés en début de festival par <strong><a href="https://www.winamax.fr/reportages_wsop-2018-163?post=34972" target="_blank"><span style="color:#A52A2A;">Julien Martini sur l’Event #5 : Omaha Hi-Lo 1 500 $</span></a></strong> et <strong>William Reymond</strong> sur l’Event #10 : WSOP.com Online 365 $.</p><p>En 1970, pour la première édition des World Series, un seul bracelet était décerné, et c’est même par un vote que <strong>Johnny Moss</strong> devenait le premier homme à gagner une breloque (Il en remportera finalement 9 pendant sa carrière). Progressivement, le nombre d’events qui offrent un bracelet et un titre de champion du monde n’a cessé de croître avec un gros boom après 2003 et la victoire de Chris Moneymaker. 33 bracelets en 2004, 61 en 2009, 76 en 2014…</p><p>Avant cette édition 2019, <strong>1 419 bracelets </strong>de champion du monde ont été attribués (en comptant les déclinaisons des WSOP hors territoire américain). Cet objet mythique, convoité par tant de professionnels et d’amateurs et considéré comme le graal du joueur de poker continue de faire rêver. S’il paraît plus compliqué à décrocher quand on regarde les fields grandissants de la plupart des tournois (<strong>1 635 entrants par event en moyenne en 2017</strong> contre 217 en 2003), la quête du bracelet devient aussi plus « accessible » parce que de moins en moins réservée à l’élite. Le principal changement qui a été institué ces dernières années est de permettre aux « petits joueurs » d’accéder au rêve, en proposant des beaux tournois à des buy-ins modérés, loin des « boucheries » à 1 000 $ qu’on a connues au début des années 2010. C’est ainsi que l’on a assisté à <strong>la naissance du Colossus à 565 $ l’inscription en 2015</strong>, du Giant à 375 $ en 2017. Cette politique de rendre accessible au plus grand nombre les tournois des WSOP se poursuit avec notamment la création du <strong>Big50</strong> (500 $ l’inscription pour un tournoi à 5 millions garantis et 1 million promis au vainqueur) mais aussi plusieurs nouveaux tournois Deepstack entre 600 $ et 800 $ de buy-in.</p><p><strong>« Si en 50 ans, tu n’as pas joué un tournoi des World Series, c’est que tu as raté ta vie de joueur de poker »</strong>, pourrait-on dire désormais, tant ça n’a jamais été aussi envisageable de prendre part à un événement des World Series. Il fut un temps, les joueurs français qui n’avaient pas une grosse bankroll ne regardaient même pas le programme du Rio, effrayés par le montant des inscriptions et par la structure qui ne leur permettait pas d’en avoir pour leur argent. Ils allaient au Venitian, au Wynn, au Planet Hollywood, pour vivre leur Vegas dans l’ombre. Maintenant, ils peuvent également se permettre d’accéder à ce rêve de bracelet avec des structures beaucoup plus séduisantes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y a jamais eu autant de nouveaux joueurs dans les couloirs du Rio que cette année.</p><h2><strong><span style="color:#A52A2A;">19 nouveaux tournois au programme</span></strong></h2><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_Pavillon Room.jpg"><img alt="Pavillon Room" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_Pavillon Room.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>
<em><strong>La Pavillon Room ne désemplira de tout l'été pendant ces WSOP</strong></em></p><p>Pour attirer les joueurs cette année, les organisateurs ont décidé d'ajouter 19 nouveaux tournois au programme de ces WSOP. Pour se renouveler, trouver des nouveaux classiques comme le Main Event, le Monster Stack ou le Millionnaire Maker. Pour permettre également aux bustos du Main Event de rêver encore quelques jours après leur élimination.</p><p><strong>Le Big50, le plus gros tournoi de l’Histoire du Poker</strong></p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_ Big50_Line.jpg"><img alt="File attente Big 50" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOP2019_ Big50_Line.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>
<em><strong>Des files d'attente interminables pour rejoindre le Big50 en late registration</strong></em></p><p>Pour célébrer le cinquantième anniversaire des World Series, le premier week-end des World Series a offert aux joueurs un tout nouveau tournoi qui est déjà devenu officiellement le plus gros tournoi de l’Histoire des World Series of Poker, le Big 50. Aucun rake n’est prélevé sur la première bullet des joueurs, histoire de mettre plus d’argent dans ce prizepool qui propose deux garanties massives, un prizepool de <strong>5 000 000 $</strong> (déjà largement dépassé) et une première place garantie de <strong>1 000 000 $</strong>. 4 possibilités pour faire son entrée dans le tournoi, un tapis de départ gonflé à <strong>50 000 jetons et des niveaux décents de 50 minutes</strong> pour offrir aux joueurs la chance d’accéder à un prix modique au rêve de bracelet. Aujourd'hui a lieu le Day 2C de cette épreuve qui connaîtra son vainqueur que d'ici plusieurs jours.</p><p><strong>Le premier tournoi de short-deck des WSOP</strong></p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/gamls00229_web_1550x924_fa1_0.jpg"><img alt="Short Deck" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/gamls00229_web_1550x924_fa1_0.jpg" class="align-center post-image"/></a></div></p><p>Il aura fallu attendre la 50ème année de ces WSOP pour enlever les 2, 3, 4 et 5 du paquet et voir l’apparition du format Short-Deck au Rio. Le tournoi a débuté dimanche 2 juin dans l’Amazon Room et n’a séduit que 61 joueurs. Pour ceux qui ne connaissent pas ce format qui fait fureur à Macao, les règles sont à peu près les mêmes que sur notre cher no limit hold’em, sauf qu’on joue avec un paquet de 36 cartes dont on a retiré les cartes allant du 2 au 5. L’ordre des combinaisons reste le même, à une exception près, la couleur bat le full (et oui, un full, c’est bien plus simple à faire avec moins de cartes !) et les blindes ont mystérieusement disparues, remplacées par des antes posées par tous les joueurs. La plus basse des suites est assez perturbante également puisqu’avec As-9 en main, vous floppez une quinte sur 6-7-8. Variante à action s’il en est, considérée comme « full variance » par certains détracteurs, le Short-Deck devrait nous régaler à travers cet event #8, un tournoi à 10 000 $ pour ceux qui préfèrent voir des gros jeux. Aujourd'hui, c'est le Day 2 de l'épreuve et les inscriptions sont encore ouvertes pendant 3h de jeu, il se murmure dans les couloirs que <strong>Julien Martini</strong> viendrait rejoindre le field de ce tournoi.</p><p><strong>Les Deepstack Series</strong></p><p>6 tournois à buy-in modérés ont été ajoutés au programme de ces World Series. On ne va pas se le cacher, il y a quelques années, les joueurs français qui disputaient des tournois au Rio étaient vus comme des privilégiés, des joueurs capables de mettre au minimum 1 500 $ pour avoir une structure décente et accéder au rêve de tout joueur de poker : avoir une chance de décrocher le bracelet tant convoité. Depuis quelques années, les organisateurs ont compris qu’il fallait aussi attirer les « petits joueurs » qui ne pouvaient pas se permettre de mettre un SMIC dans un tournoi de cartes. Devant les succès du Colossus (565 $ l’entrée), inauguré en 2014, ou du Giant (365$ l’entrée) en 2017, les organisateurs proposent cette année 6 tournois supplémentaires entre 600 $ et 800 $ l’inscription, avec notamment un très attendu Deepstack Championship 600 $ le 25 juin prochain, garantissant 500 000 $ de prizepool. Pour <strong>Grégory Chochon</strong>, directeur français des WSOP "ce n'est pas uniquement pour contrer le Venitian ou le Wynn qu'on organise des tournois à 600 $ sur les WSOP, c'est surtout pour donner une chance à tout un chacun de jouer pour un bracelet et ne pas réserver ce privilège à une élite".</p><p><strong>5 nouveaux tournois online sur WSOP.com</strong></p><p>Cette année, les joueurs auront cinq nouvelles occasions de monter des jetons sur le site officiel WSOP.com, avec des bracelets à la clef. On se souvient notamment que l’an dernier, c’est le français <a href="https://www.winamax.fr/reportages_wsop-2018-163?post=34986" target="_blank"><strong><span style="color:#A52A2A;">William Raymond qui s’était adjugé le premier bracelet online de 2018 avec sa victoire sur l’Event #10 à 365$ l’inscription</span></strong></a>. Il avait remporté la bagatelle de 154 996 $ et fait résonner la deuxième marseillaise de l’été au Rio. 9 tournois sont donc au programme sur WSOP.com, avec en point d’orgue de 1 000 $ No Limit Hold’en Championship le 30 juin. A l’heure, où j’écris ces lignes, le premier vainqueur de bracelet online vient de se faire connaître, avec la victoire de Yong « LuckySpewy1 » Kwon pour 165 263 $ sur l’Event #4 où Phil « lumestakin » Hellmuth n’était pas si loin de son 16ème bracelet, terminant 5ème de l’épreuve !</p><p><strong>Un Mini Main Event à 1 000 $</strong></p><p>A l’image du circuit EPT, qui proposait une alternative low-cost à ses joueurs, un mini Main Event à 1 000 $ reprenant la structure du Main Event, mais en version turbo (30 minutes) sera instauré cette année le premier jour du mois de juillet. Comme son grand frère, prévu quelques jours plus tard, le tournoi sera freezeout et permettra un bel échauffement avant le Big One.</p><p><strong>Salut aux combattants !</strong></p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/Ne un 4 juillet.jpg"><img alt="Ne un 4 juillet" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/Ne un 4 juillet.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>
<em><strong>La table finale du tournoi aura lieu le 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis</strong></em></p><p>Ce nouveau tournoi à 500$ l’entrée est dédié aux vétérans de l’armée américaine, mais sera tout de même ouvert à tous. 40 $ de chaque entrée seront offerts à des organisations caritatives venant en aide aux vétérans de l’armée américaine. Il paraîtrait que Flegmatic aurait prédit qui allait remporter cette épreuve (link article prédiction)</p><p><strong>Un bracelet pour les vainqueurs de bracelets</strong></p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOPcom_FEAT.jpg"><img alt="Bracelet" style="max-width:100%;" src="https://operator-front-static-cdn.winamax.fr/img/editorial/2019/06/03/WSOPcom_FEAT.jpg" class="align-center post-image"/></a></div></p><p>Malgré le fait que le field sera composé exclusivement d’anciens vainqueurs de bracelets WSOP, ce tournoi sur invitation à 1 500 $ l’entrée pourrait probablement être l’un des plus faciles à gagner. On ne sait pas encore combien de vainqueurs de bracelets participeront à cette épreuve, mais on sait déjà que le field sera cappé à <strong>1 200 joueurs</strong> (selon mes estimations). En effet, 1 419 bracelets ont été distribués depuis 1 970 mais de nombreux joueurs en ont remporté plusieurs (15 pour le recordman <strong>Phil Hellmuth)</strong>. Si l’on ajoute à ça le fait que beaucoup sont morts ou ne jouent plus au poker, le field de ce tournoi pourrait être assez réduit.</p><h2><strong><span style="color:#A52A2A;">Place à l’action</span></strong></h2><p>Comme chaque année, Winamax met les petits plats dans les grands pour vous faire vivre l’événement. <strong>Veunstyle</strong> arrive cette semaine, <strong>Flegmatic</strong> et <strong>Benjo</strong> un peu plus tard, et nous seront donc quatre sur le pont pour vous faire vivre l’événement pendant plus de 40 jours au sein du Rio. <strong>Harper</strong> arrivera également courant juin pour Winamax TV et vous proposer émissions et reportages en tous genres. On devrait se régaler, et j’espère que vous prendrez autant de plaisir que nous à suivre les exploits de nos frenchies sur cette 50ème édition des World Series of Poker.</p>

Bonjour Sin City

alex steven

Mais… que lis-je en haut à droite de mon ordinateur ? Dimanche 9 juin 2019 ! Que peut bien vouloir signifier cette date ? Pas mal de choses en fait : elle démontre déjà qu’on travaille le dimanche, preuve qu’on l’aime ce boulot. Elle veut aussi dire qu’il y a 35 ans déjà, une dame courageuse mettait au monde un beau bébé, futur cagoulé de Las Vegas et d’ailleurs (moi même, coucou !) et pour fêter ça, quel plus beau cadeau d’anniversaire que de débuter la couverture de la 50e édition des WSOP sur Winamax en ce jour. Vous pouvez me prendre pour un fou, mais pour un couvreur de poker passionné, et je le suis, vous ne trouverez pas meilleure destination pour combler vos désirs.

Cela fait déjà presque une semaine que j’ai posé ma valise à Sin City pour la 8e fois de ma vie, avec pour mission, comme tous les ans, de vous faire vivre à notre façon, ces World Series Of Poker de Las Vegas. Le plaisir est intacte, qu’on se le dise tout de suite, et ce ne sont pas les semaines de travail acharnées à venir qui viendront me couper les jambes. Au pire, on sera surement un peu amoché avant le début du Main Event, mais tel un Neymar Jr des surfaces, on se roulera sur 20 mètres, on nous passera un coup d’éponge magique sur le front, et ce sera reparti jusqu’à la finale (et non les 8e).

slot machine

L’occasion était trop belle de ne pas pouvoir profiter de cette ville avant d’envoyer quotidiennement des petits pavés écrits qui, je l’espère, comblerons nombre d’entre vous au petit déjeuner. D’habitude, j’aime bien la pousser un peu pour profiter, après le Main Event, mais cette année, j’ai préféré me concentrer sur l’entrée plutôt que le dessert. Du gambling, un peu de gambling, quelques achats aux outlets, du poker aussi, et parfois, mais alors de façon très passagère, un tout petit peu de gambling. Voilà à quoi on pourrait résumer ma première partie de séjour dans cette ville du vice. Je tiens d’ailleurs à remercier les Dieux de la chatte, qui m’ont épargné cette douloureuse expérience de couvreur (les croupiers sont pas mal aussi) qui consiste à bien se cagouler en casino, avant de commencer à travailler. Et donc travailler pour rembourser, quelle horreur. Non, je n’ai pas fait une Tapis Volant, c’est à dire un braquage dans un casino de la vieille ville, mais disons que je n’ai pas trop perdu non plus, et vu ma consommation de machines à sous, on peut presque parler d’une solide perf’.

Les quelques photos qui arrivent ci-dessous permettront de s’envoler un peu du Rio, avant d’y rester une bonne partie du temps ensuite, la tête parfaitement dans le guidon, jusqu’à trouver un nouveau grand champion du monde mi juillet. Mais attention, je vous préviens, certaines journées de juin, aucun couvreur ne sera au Rio à trainer sa lourde carcasse dans le froid de la climatisation, et les WSOP poursuivront leur bonhomme de chemin tranquillement. Vous montrer également des aspects de cette ville qui méritent d’être vu, c’est également une partie du plan qui vous attend pour cet été. Pour tout ce qui est chipcount et seat draw, l’armée de Pokernews sera là pour faire plaisir à tout le monde. Mais pour tout le reste, le fun, l’insolite, l’inédit, le WTF et les cool stories, bienvenue, vous avez frappé à la bonne porte.

Vegas, à vivre, c’est juste inédit. Vegas, à partager, ce sera notre mission de l’été.

sunshine
Une des vues de notre villa, soleil couchant

stadium
C'était l'un des premiers WTF de mon arrivée. Me suis dis... "mais attends, il n'y avait rien ici l'an dernier ?!" Les Américains ont la folie des grandeurs, personne n'apprend rien, et quand ils sont motivés pour un projet, sportif de surcroit, ce ne sont jamais les derniers pour envoyer du bois. Je vous présente le futur stade des Oakland Raiders, un monstre de technologie, à n'en pas douter. Quand on sait le bijou qui a été construit il y a peu sur le trottoir d'en face, de l'autre côté de l'autoroute I-15, la "T-Mobile Arena", on peut leur faire confiance pour offrir aux fans de foot US une enceinte digne de ce nom. Nom qui serait pour l'instant, "Las Vegas Stadium". En attendant un gros sponsor ?

ticket

Secret de polichinelle désormais, et je ne remercie pas Tapis Volant, Harper, Greg Ceran Maillard et les autres d'avoir dévoilé notre couverture, mais oui, nous sommes bien pour la plupart des mini cagoulés de ce jeu. J'ai tenté ma chance sur un 150$ du Golden Nuggets, sur lequel je n'ai malheureusement pas écrit l'histoire, mais je voulais surtout montrer le petit détail qui tue sur la photo : Je suis le 600e entrant à ce moment précis, et le 200e sur liste d'attente ! Fut un temps pas si lointain, je connais des casinos ou des rooms de poker qui auraient sauté au plafond en découvrant un field aussi imposant. En France, les tournois d'Apo à faible buy in également, ont montré des signes de forces qu'il est difficile de remettre en question. Le poker amateur tourne à plein régime, et cette affluence sur ce random 150$ du Golden Nuggets n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Entre les tournois WSOP à low buy in, et les multiples offres de tournois dans tous les casinos de Vegas, j'ai comme l'impression que cette année s'annonce particulièrement juteuse à beaucoup de niveaux.

aaak
Quand tu reçois AA et qu'un papy Américain t'envoie 60 blindes avant le flop. Avec As-Roi. "DJi DJi sir"

Certains deviennent fous devant ces machines, et jure qu'elle ne fait que perdre les clients. D'autres ressemblent à des zombies qui ont la particularité de faire pousser des dollars toutes la journée dans les poches, crédit illimité. Quand ils perdent ? No reaction. Quand il gagne ? No reaction. Quelques petits malins déposent un billet de 20$ en attendant que la serveuse passe, et lance le fameux "cocktail anyone ?". Un privilège réservé aux client qui dépensent leurs dollars. Mais eux ne cliquent jamais, et patiente simplement son retour, juste histoire d'avoir un verre à 1$, le tips. Et il y a la dernière partie, celle dont je vais faire partie, les énervés qui cliquent beaucoup et qui souvent déroule. La quoi ? La variance ? Connais pas. La frontière entre la brokerie et le megabonus est tellement proche que je comprendrai presque qu'il est très facile de se perdre.

taxi
Ça c'est... un taxi... au milieu du Nevada (parking du Rio ici)... en 2019. Tabou en France, le Cannabis est un sujet totalement ouvert dans le Nevada, et de plus en plus d'Etats dans le pays globalement. Pas impossible que je tente d'en savoir plus sur cette herbe magique. Quelques joueurs ont investi des billes dans ce nouvel or vert. Oseront-ils m'en dire plus ? Eh, ce sera l'année de pas mal de défis.

outlet
Petit passage obligatoire du côté des outlets. Il y en a dans le Nord, il y en a dans le Sud. C'est quoi des outlets ? Une zone commerciale géante, avec des magasins dans tous les sens, et pas mal de grandes marques représentées. J'ai acheté une paire de Nike à 30$ dans l'une de leur boutique, elle est à 60€ chez nous. J'ai trouvé des Jean's Levis à 30$, je crois qu'il faut presque doubler le prix aussi chez nous. Bref, j'ai toujours préconisé de partir léger de France pour faire le plein ici, et bien sachez que les choses n'ont pas changé, et que ça vaut toujours autant le coup.

nba finals
Pas la photo de l'année, mais le dingue de NBA que je suis ne pouvait pas manquer les Finals. Cette année, Toronto fait sa loi, et dans les allées de Vegas, l'ambiance est différente. Les fanboys de Lebron James ont laissé leur place à ceux de Toronto. Des Américains, des blancs, des noirs, des jeunes, des vieux, des Asiat' en pagaille... c'est aussi ça la différence avec Toronto cette année. La NBA a ça de magique, elle fait ressortir les villes de son pays, pour les mettre le plus en avant possible sur la mapmonde, le temps de quelques semaines. Et en l'occurence, croyez moi, tous les parieurs de Vegas savent en ce moment ou situer Golden State et Toronto sur cette carte. La folie de ce sport est toujours intacte aux Etats-Unis, vive la NBA !

tableau
Enfin, en arrivant dans la salle Media, petite larme à l'oeil, puisqu'on n'a même pas pu dire au revoir à ce fameux tableau blanc, que l'on consultait tous les matins comme si on était encore à l'école, pour savoir dans quelle salle allait se dérouler tel tournoi à telle heure. Le numérique les amis, le numérique. Hop, ça dégage le tableau blanc, cette année, on est sur les WSOP 2019 !

35 ans ? :astonished: On a arrêté de te demande la CI à l’entrée des boîtes à 15 ans, non ? :laughing:

PS : Les Levi’s, c’est plutôt le triple. :spade:

Veunstyle72 il s’est perdu au rhino ?

Retour à la source : le online

Romain Lewis à l'assaut du tournoi online du jour Event #24 : PLO 6max sur WSOP.com 600$ (One Day Event)

Ils ont traversé la moitié du globe pour venir disputer les championnats du monde de poker, sur table... et voilà que Romain Lewis et Guillaume Diaz n'ont d'yeux, en cette de journée, que pour un tournoi sur leur ordinateur. Oui mais il ne s'agit pas de n'importe quel tournoi : "Les gens sont chez eux, au bord de la piscine, PLO, et ils peuvent gagner un bracelet, c'est beau quand même, non ?"

volatile romain

L'event 24 des ces WSOP 2019 se dispute en effet derrière un ordinateur, et le principe est le même qu'un tournoi classique, l'objectif etant de gagner (je vous ai appris quelque chose là) avec une seule petite différence : le vainqueur recevra son bracelet des mains de Jack Effel sur l'estrade des WSOP ! Discours, hymne national etc etc, parlez en à William Reymond, vainqueur en 2018 d'un tournoi online, et le Français vous dira surement que ce souvenir restera longtemps gravé dans sa mémoire. Depuis son bureau, il avait réussi à remporter le tournoi. Cette année, Romain Lewis espère gagner ce tournoi... depuis sa piscine !

"Ce n'était pas le premier plan de jouer ce tournoi online, parce qu'aujourd'hui, j'ai quand même commencé le Day 2 du Millionaire Maker avec 130 blindes. Le plan A était donc de deeprun ce Millionaire Maker, malheureusement, j'ai perdu deux gros flips avec As-Roi, le second notamment contre une paire de Dames, pour un pot de 400 000 jetons, ce qui me mettait très bien... bon écoute, tant pis. Le point positif, c'est le premier ITM de ces WSOP 2019, donc ça va. Et le plan B donc, c'était de disputer ce WSOP Online, 6-max, Pot Limit Omaha, avec 15 000 jetons, et au bout d'une heure et demi, j'ai déjà 100 000, donc c'est plutôt cool."

AK<QQ el flipo clasico para el grande pot. Une fois ITM heuresement :wink: 1er cash WSOP 2019, ça fait toujours plaisir. Next 600$ Online PLO 6max #bracelethunting@Winamax

— Romain Lewis (@RomainLewis) 10 juin 2019

Un tournoi qui a enregistré 645 inscriptions (à confirmer si le tardif était fini) et qui ne comptait déjà plus que 364 participants 3h après le début. "Ne t'inquiètes pas, celui là, c'est tout droit, c'est ce soir qu'il se finira", me confiait Romain.

Ce n'est certainement pas la dernière fois de l'été que les membres du Team Pro Winamax prendront une sorte de "break du Rio", pour aller disputer ces tournois online. Les WSOP en proposent plusieurs, pourquoi les refuser ? "Pourquoi tout le monde joue ce tournoi ? Tout simplement parce qu'il y a un bracelet à la gagne ! J'envisage bien sur de jouer tous les autres tournois online, pour cette raison du bracelet mais aussi parce que je me sens super confortable, vu qu'on ne connait personne niveau pseudo, et que personne ne nous connait. Je pense aussi qu'on va croiser beaucoup de joueurs qui n'ont pas l'habitude du online, alors que pour nous, c'est quand même notre quotidien."

Pendant cette courte interview, les mains se sont enchainées, les spots compliqués aussi mais Romain finissait tout de même par survivre, notamment grâce à un gros pot remporté avec une paire de Rois face à une paire d'As. Dans sa main, Romain possédait également un 2... qui en a trouvé un autre à la turn puis à la river ! "Vive le PLO. On me met sur un WSOP PLO à chaque fois, il faut me rajouter 15% d'équité !" criait alors de joie Romain, prêt à aller faire cette fois, un peu mieux qu'une deuxième place sur ces WSOP.

romain volatile

Fast and furious

Arthur Conan est chipleader du Millionaire Maker. "Plus que" 540 joueurs en course... Event #19 : Millionaire Maker 1 500 $ (Day 2)

D'un tournoi extraordinaire avec 8 809 inscriptions, le Millionaire Maker, à presque 22h, retrouve enfin une taille à peu près humaine dans ce jour 2, avec 540 joueurs réunis dans la Pavillon Room. Mon tour de salle s'apprêtait à se terminer, lorsque je suis tombé nez à nez avec le chipleader de cet évènement... un Français, Arthur Conan, avec 1,2 millions de jetons (120bb) !

conan fast

Voilà le genre de bonne surprise qui régale, bien évidemment, surtout quand on arrive au moment où Arthur s'occupe du cas Dietrich Fast. L'Allemand aura passé trois bonnes heures en compagnie du minot (qui participe à ses deuxièmes World Series seulement) avant de finir par légèrement fuck call pour tout son tapis. Arthur m'a expliqué : "J'ai open à 16 000, il m'a 3-bet à 44 000, je call. Ça vient T92, je check call sa mise de 20 000, dans 90 000. Turn 6, et là il fait un bet trop bizarre, 38 000 dans 120 000. Je fais tapis, et vue sa main au final, je pense qu'il me mettait sur une main comme Dame-Valet, un truc comme ça. Et sa main, ce n'était qu'un étonnant As-Roi (pour hauteur As)

Quelque peu sous l'émotion du moment, j'imagine, Arthur a bien du mal à retrouver quelques historique de main poppish : "J'ai joué énormément de coups aujourd'hui, je ne sais pas quoi te raconter... j'ai mis des belles horreurs. J'ai passé par exemple As-Dame suited contre une paire de Dames pour un pot énorme, et j'ai fait flush river. J'ai aussi gagné 99 vs QQ... oh j'ai gagné plein de coups de toute façon !"

kathy liebert

Les visages connus ne sont pas en majorité dans ce field, rien de surprenant vu la taille de celui-ci. Il nous arrive toute de même de croiser des joueurs, jamais les derniers pour monter des jetons dans ce genre de tournoi. Ici, vous apercevez Kathy Liebert, deuxième femme au monde (derrière Selbst) à avoir gagné le plus d'argent à ce jeu en tournoi live.

ana marquez

Pareil pour Ana Marquez, dès que le field est à peu près soft et qu'elle arrive à monter un peu de jetons, derrière, il faut s'accrocher pour l'éliminer.

Plus de jetons, plus de frissons ?

Les WSOP ont considérablement amélioré les structures de leurs tournois Qu'en pensent les pros ?

Deep Impact

Bousculés par les autres Series organisées dans les autres casinos du Strip (Venitian, Wynn...), les WSOP ont du réagir pour conserver leur clientèle et contenter les joueurs qui réclamaient toujours de plus belles structures.

Il y a quelques années, il paraissait aberrant pour un joueur lambda de choisir de disputer un tournoi à 1 000 $ au Rio plutôt qu’un Deepstack Extravaganza au Venitian pour le même montant de buy-in. Avant 2014, le nombre de jetons au départ d’une épreuve des WSOP correspondait au montant du buy-in multiplié par 3. Vous vous inscriviez sur un Event à 1 500 $, vous démarriez le tournoi avec 4 500 jetons. Le tournoi commençait sur des blindes 25/25 et dès le début du troisième niveau (50/100), vous n’aviez plus que 45 blindes devant vous si vous n’aviez pas fait fructifier votre tapis de départ. Autant dire qu’il ne fallait pas perdre les premiers coups disputés si vous vouliez vous amuser un peu. Cela générait beaucoup de frustrations chez les joueurs amateurs d'abord séduits par l'idée de jouer un tournoi pour un bracelet. Se faire éliminer d’un tournoi sur le premier flip ne fait jamais plaisir, surtout s’il intervient après moins de deux heures de jeu. Je me souviens avoir entendu au début des années 2010 beaucoup de jeunes grinders qui regrettaient d'avoir " spew 1 500$ pour un rêve de bracelet et pas pris de plaisir ".

Pingray

C’est d’ailleurs cette notion de plaisir, de satisfaction de ses clients, qui a amené les WSOP à changer son fusil d’épaule niveau structure, proposant d’abord des tournois-événements avec plus de jetons de départ, comme le Monster Stack, lancé en 2014, qui offrait 15 000 jetons aux joueurs pour s’exprimer, soit plus de 3 fois plus de jetons que les 1 500$ habituels de l’époque. La première édition du tournoi remporté par le Français Hugo Pingray avait été un énorme succès avec 7 862 joueurs au départ de l'épreuve, largement devant les fields des tournois habituels à 1 500$ de cette même année, qui réunissaient environ 2 000 joueurs.

Convaincus par le succès de ce Monster Stack, les WSOP optent l’année suivante pour un tapis de départ correspondant à 5 fois le montant du buy-in pour chacun de leurs tournois, une avancée certes timide, mais qui est plutôt bien reçue par les joueurs à l’époque, qui se sentent moins oppressés dans les premiers niveaux de jeu.

Après plusieurs années avec cette formule, c'est en 2019 que le changement est le plus radical côté structure. Plus de jetons pour les joueurs (25 000 sur le 1 500$ 6-Max, 50 000 sur le Big50, 300 000 sur le High Roller 50 000$...), des structures beaucoup plus lentes, et ceci pour tous les types de buy-ins. Résultat des courses, beaucoup d'épreuves qui se terminaient en 3 jours en nécessitent désormais 4 pour connaître un vainqueur, ce qui n'est pas forcément du goût de tout le monde, comme on y reviendra par la suite.

Comment évaluer une bonne structure de tournois ?

Mais avant ça, laissez-moi vous présenter un système qui permet aux joueurs de savoir quels sont les tournois qui possèdent une bonne structure. Inventée par Plog, un éminent contributeur américain du forum « Twoplustwo », les S-pts (Structure-Points) sont déterminés par une formule mathématique qui met en relation la taille du tapis de départ et l'évolution des niveaux, créant un chiffre qui représente la qualité du tournoi en terme de structure. Plus le chiffre est élévé, plus la structure est lente. Comme m'expliquait Salette dans son interview, "ces scores sont à comparer à buy-in équivalent : ainsi un score de 59 sera très bon pour un tournoi à 150 $ comme on les trouve régulièrement à l’Orleans, et très mauvais pour des tournois à 1 100 voire 1 600 $ comme on les trouve au Wynn."

A titre d’exemple, voici les S-pts correspondant à certains tournois phares des WSOP :

Main Event 10 000 $ : 345 S-Pts Marathon Event 2 620 $ : 255 S-Pts Monster Stack 1 500 $ : 155 S-Pts 6-handed WSOP 1 500 $ : 132 S-Pts Crazy Eights 888 $ : 64 S-Pts

Si vous connaissez la structure d'un tournoi (starting stack, durée des niveaux et augmentation des blindes), vous pouvez calculer les S-pts de ce tournoi grâce à l'outil mis en place par Plog sur son site Poker Tournament Evaluator.

A l'heure où le Millionnaire Maker connaît son Day 3, il me paraît intéressant de constater qu'avec de système de S-pts, on peut démontrer que la structure de ce tournoi s'est considérablement améliorée depuis sa création en 2013, ce n'est pas que grâce au nombre de jetons, bien évidemment, mais par le fait qu'il y a beaucoup plus de paliers dans l'évolution des niveaux, je vous invite à comparer d'ailleurs la structure du Millionaire Maker en 2013 et la structure de l'édition 2019.

La structure du Millionaire Maker depuis 2013 :

Année Jetons S-pts
2013 4500 87
2015 7500 113
2017 7500 117
2019 25000 153

De plus, on notera que la mise en place de la Big Blind Ante en 2018 (sur 8 tournois) et sa systémisation sur les tournois de l'édition 2019 a certainement un bon impact sur le nombre de mains/heure distribués par les croupiers, donnant également plus de possibilité aux joueurs pour développer leur jeu.

Ces amélioration sont clairement là pour contrer les événements Deepstack que proposent des casinos comme le Venitian depuis quelques années. Ainsi, le Big50, qui a été créé cette année pour célébrer la 50ème édition des WSOP, mais surtout parce que le Colossus était en perte de souffle, a offert 50 000 jetons et des niveaux de 50 minutes pour permettre aux joueurs de passer un moment inoubliable aux WSOP - et donc de revenir. On se souvient de la frustration de beaucoup de joueurs concernant la structure du Colossus lors de sa première édition en 2015 (85 S-pts). Il semblerait que le retour des joueurs aient été entendu par l'organisation, puisque la structure du Big50, plus gros tournoi du monde avec 28 371 entrées, a clairement satisfait les joueurs, avec une structure qui atteint 124 S-pts.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur les S-pts et découvrir quels sont les tournois qui offrent les plus belles structures, que ce soit au Rio ou dans les autres Casinos de Sin City, je ne peux que vous encourager à aller jeter un oeil sur le site Vegas-Poker Scheduled sur lequel vous pouvez facilement comparer les tournois grâce à ce système. De plus en plus visité, et notamment par les américains qui sont friands de structures deepstack, ce site vous permettra de savoir si le prochain tournoi des WSOP propose une belle structure ou est une belle boucherie. Corentin Hillion, le fondateur, me racontait que "beaucoup de joueurs ne regardent pas assez les structures avant de s'enregistrer dans un tournoi. Par exemple, l'Event #12 NLH Double-Stack 1 000 $ était clairement une boucherie (91 S-Pts) alors que l'Event #22 Double-Stack 1 000 $ prévu ce week-end possède une structure très lente (169 S-pts)"

Le revers de la médaille

C’est par un tweet de Joao Vieira que j’ai compris que ces changements de structure ne plaisaient pas forcément à tout le monde. Mais que reprochent les pros à ces nouvelles structures qui permettent aux joueurs récréatifs de s’amuser encore plus longtemps ?

Tweet de Joao Vieira

Does anyone actually likes the new 4 Day @WSOP structure?

— João Vieira (@Naza114_oficial) June 10, 2019

Interrogé sur ce tweet et sur son ressenti, Joao me confiait " ne voir personne heureux de ces changements. Les structures plus lentes rendent les chances de gagner des récréatifs beaucoup moins probables et le grind des professionnels beaucoup trop long. Dans ces tournois, il y a beaucoup d’exemples de tournois où le Day 3 s’est fini dans l’après-midi alors que l'organisation aurait très bien pu terminer le tournoi le jour même. La magie des WSOP, c'est surtout l’excitation de jouer plein de tournois, beaucoup de variantes dans le but de gagner des bracelets, pas passer 3 jours pour faire un min cash. Je ne suis pas particulièrement heureux de ces changements mais les WSOP tentent de s’améliorer et c’est tout de même positif. "

Vieira

Romain Lewis, lui, " comprend l’augmentation car un joueur amateur américain un peu trop tight peut jouer plus de mains en moyenne pour le même buy-in, du coup c’est logique d’augmenter le starting stack mais ça change beaucoup de choses. Les premiers niveaux ressemblent moins à un tournoi, avant on pouvait tomber a 50bb très vite et les gens bustaient assez linéairement durant le Day 1, c’était plus fluide et on terminait toujours le Day proche de l’argent. Maintenant, on doit attendre les premiers niveaux du Day 2 pour que le starting stack soit en danger donc on a beaucoup plus de short-stacks proche de l’argent. Heureusement que personne ne stall ici à Vegas sinon ces bulles seraient horribles! Pour moi, c’est pas génial ces nouvelles structures, ça me permet d’enchaîner moins rapidement des tournois et rend les Day 1 un peu moins excitants. Mais au moins, on monte plus de piles ! "

De son côté, Sylvain Loosli " comprend ceux qui se plaignent parce qu'ils veulent jouer un max d'events. Pour les récréatifs, je ne sais pas trop ce qu'ils en pensent, mais ça donne forcément un edge supplémentaire aux pros. Ca n'a pas trop de sens sur des low buy-ins, mais ça peut-être cool sur les 5 ou 10k+ ! "

Comme souvent, le débat fait rage entre pros et amateurs sur ces questions, comme on peut le voir sur Twitter, notamment. Entre ceux qui veulent jouer le plus longtemps possible sur un tournoi et ceux qui veulent disputer le plus de tournois possibles pendant les WSOP, pas facile de contenter tout le monde. Et même si les WSOP semblent à l'écoute des joueurs pour améliorer la structure de leurs tournois, on ne sait pas encore vraiment à qui profite le crime. Il sera intéressant de voir si les amateurs continuent de gagner des bracelets avec des structures beaucoup plus lentes. Il reste plus de 60 events à jouer, on a le temps d'analyser encore l'impact de ces structures sur les tournois des WSOP.

Marathon Men

De nombreux français ont démarré la plus belle course des WSOP Le plus bel échauffement avant le Big One Event #26 : No Limit Hold'em Marathon 2 620 $

26ème épreuve au programme de ces WSOP 2016, le Marathon Event s’annonce comme une sorte de Main Event pour beaucoup de joueurs qui n'auront peut-être pas l'occasion de participer au Big One. Il leur a fallut débourser 2 620 € pour faire la course pendant 6 jours avec 26 200 jetons à utiliser le mieux possible, tapis correspondant à la longueur d’un marathon aux Etats-Unis, soit exactement 26,2 miles.

Créé l’an dernier et ayant rassemblé 1 637 entrants, ce marathon possède la deuxième meilleure structure de toutes les Series, avec 6 niveaux de 100 minutes à disputer chaque jour et aucune possibilité de re-entry.

Comme dans un Marathon avec beaucoup de participants, certains partent loin derrière et auront la possibilité de s’enregistrer jusqu’à la fin du 8ème level, soit en milieu de Day 2. Cette option explique peut-être la relative déception du nombre d'entrants de ce Day 1, 892 joueurs. Mais beaucoup souhaitaient jouer un autre tournoi aujourd'hui, en conservant le Marathon en plan B.

Même si on est encore loin des kilomètres importants de la course et que pour le moment, chacun cherche un peu son rythme, faisons connaissance avec ces français qui chercheront à mouiller le maillot.

Mathieu Lamagnere

Commençons par Mathieu Lamagnère, ancien local hero plus connu sous le pseudo « Sixcoups ». Il m’expliquait au break que ce tournoi est son Main Event à lui. « Je peux rester jusqu’à la fin des WSOP. D’habitude, je joue le Main, mais là, je vais me contenter de celui-là. La structure est tellement génial que tu n’as pas besoin de prendre de risques. Quand t’es pas certain d’une décision, pas besoin de s’enflammer, tu sais que tu vas pouvoir grind tranquillement quelques minutes plus tard. En tant que joueur de cash-game, c’est vraiment parfait pour moi ce tournoi. Imagine, même si tu late reg au Day 2, t’as encore plus de quarante blindes. ».

Jeremie Sarda

A la même table, Jérémie Sarda (photo) et Julien Loire vont devoir la jouer fine pour récupérer de précieuses munitions pour la suite de la course. A une table qui sur le papier n’a pas l’air très difficile, Jérémie Sarda m’expliquait que « C’est peut-être même plus soft que le Main. Y a beaucoup de regs qui m’ont envoyé des messages en me disant que c’était trop long et qu’ils allaient pas le jouer. Ca me va ! ».

Yoh Viral 2

Johan Guilbert, plus connu sur Youtube et dans la planète poker sous le pseudo Yoh_Viral, me raconte le bluff qui l’a fait poursuivre le marathon sur une seule jambe, avec 13k jetons. « Sur 150/300, je relance à 800 avec K9 au CO. Je suis payé en SB par un joueur assez âgé au profil très tight. Sur Q86, je fais 500 et il check/call. Sur la turn J, il donk à 1 100. Je relance à 3 100 et il paye. Sur la river A qui fait rentrer la flush, je lui demande son tapis, 13 500 et il me paye avec une des seules mains qu’il pouvait avoir, QJ. » Plutôt habitué à jouer en cash-game quand il vient à Vegas, Yoh_Viral a décidé de privilégié les tournois pour une fois, on devrait logiquement le voir souvent pendant ces WSOP.

Sylvain Loosli

Du côté des Team Pros Winamax, Sylvain Loosli et Adrian Mateos démarrent tranquillement. Il s’agirait pas de se faire un point de coté trop tôt sur ce Marathon. Les deux hommes jouent des petits coups, et naviguent pour l’instant autour du tapis de départ. Sylvain partage sa table avec Benjamin Chalot, l’un des deux brillants coachs de la Team ATM.

Corentin Ropert

Corentin Ropert sait que la course sera longue, il s’est muni d’un bon roman pour passer le temps en attendant les belles rencontres. Alors, Stendhal ou Marc Lévy ?

Julien Sitbon 2

En compagnie de Roger Taieb, Julien Sitbon a tenté une belle échappée sur ce début de Marathon. Avec 60 000 jetons avec lui, il a la route bien dégagée devant lui, lui qui reste encore l’heureux propriétaire de la plus grosse performance française de ce Vegas 2019, avec un deal à 5 sur le 1K du Wynn pour 62k$.

Tedeschi

Paul-François Tedeschi, qui a l’air de bien se marrer dans les premiers hectomètres de l’épreuve.

Pierre Merlin

Pierre Merlin, pas très heureux que je vienne l’afficher en faisant le paparazzi au bord de la piste.

Alex Hallay

Alex Hallay, qui avait deep run le Main Event l’an dernier, et qui ne sait pas encore choisir entre Adrien Delmas et Romain Lewis niveau look.

Basou

Basile Yaïche, l’ancien retraité du poker, qui vient s’offrir de belles vacances ici à Vegas. On l’a déjà vu prendre part au 10 000 $ Heads-Up. Cette fois, il a l’air prêt à disputer un marathon et vient d’arriver en late reg, au départ du 3ème niveau de la journée.

Gaelle Jaudon

Enfin, comment ne pas évoquer ceux qui ont lâché bien trop tôt sur ce Marathon, victimes de crampes ou ayant surestimé leurs capacités physiques. Ils ont déjà rejoint la voiture-balai : Antonin Teisseire, Samy Boujmala, Aladin Reskallah, Victor Choupeaux ou encore Pierre Calamusa. Dans le chat de Winamax alors qu’il venait à peine de poser le pied à Vegas, Pierre s’est fendu d’un petit « It was a sprint » qui veut tout dire. Si vous voulez en savoir plus qui a conduit « Levietf0u » dehors, je vous invite à lire l’article écrit par ce petit bout de femme prénommée Gaëlle. Elle a tout vu.

KILLZIT2:
willem dafoe?

Y'a un petit quelque chose.

On a représenté Wam avec la TF du 6 max 260$ du PH, on a deal a 5 left pour 8k ! (je suis a gauche avec le tish : « C’est a Wam que tu parles ? »)
Bon echauffement avant le 1K de vendredi :mrgreen:

:mrgreen:

GG. Nice perf

Legat Legat Legalización

Simon Legat atteint la 4e place et remporte 142 648 $ ! C'est pour le moment la plus belle perf' de l'été, côté Français Event #22 : Double Stack NLHE 1 000 $ (Day 3)

Quel parcours pour le Français Simon Legat !

A chaque fois que je vois une perf' d'une telle envergure, la flamme se ravive en moi comme pour me dire "mais tu vois que c'est possible ! Tout le monde peut y arriver." Il faut juste de la volonté, il faut un peu chatter, et voilà comment se retrouver en 4e position d'un tournoi de poker, sur 3253 inscriptions, pour un résultat de 142 648 $, lors de son tout premier passage au Rio, à l'occasion des WSOP.

De Medellin à Las Vegas, il n'y a qu'un pas que Simon Legat a franchi, like a boss comme dirait William Kassouf ici, et le voilà désormais plus riche d'un joli billet de 6 chiffres... en euros, car en pesos, ça fait tout de suite beaucoup plus, 420 millions !

simon legat

"Je suis content, évidemment. Un peu étonné du run good qui m'a suivi tout du long, mais je suis content de mon jeu. Niveau expérience, c'était énorme. Ça fait partie des gros tournois que je joue dans une année, je ne suis pas habitué à ce genre de buy in. J'ai juste fait le Big50 avant c'était donc mon second tournoi. Table finale, 4e... ouais, c'est énorme."

Parti aujourd'hui avec le 7e tapis (sur 11 joueurs restants), Simon s'était fixé un objectif très clair, qui était au moins d'atteindre la table finale à 9. "C'eut été frustrant de louper cette finale. On a commencé avec deux joueurs super short, 8 blindes, et j'ai joué sans faire la moindre erreur d'ICM, pour arriver en table finale donc, et continuer de garder ce rêve intact, d'aller chercher le bracelet."

En admiration devant ce vaisseau ESPN, Simon rêvait secretement de mettre ses pieds sous cette table, ce qui paraissait bien utopique, lorsqu'ils étaient encore 3 000 dans ce tournoi. Il l'a rêvé, les WSOP l'ont fait : "On était dans la Pavillon Room hier, et d'un coup ils nous ont déplacé, quand il ne restait plus que 3 tables. Pas trop l'habitude, je me suis demandé ce qu'il se passait.. et là, on est arrivé en Amazon. J'avais une chance sur 3 d'être sur cette grosse table télévisée (mais sans les caméras)... et c'est tombé sur moi ! Premier sentiment, j'étais évidemment super content, même s'il restait encore beaucoup de chemin avant d'arriver sur la vraie table finale. L'argent, c'était déjà bien à 22 left, mais ce n'était pas encore non plus complètement fou. Je commence quand même à prendre quelques photos, à envoyer ça aux potes, à la famille, à savourer le moment. Même moi j'avais du mal à y croire ! Tu penses à la télé, la finale du Main Event, les stars, les millions, c'est mythique ! Et puis... je perds un coup d'entrée. Je me dis "si ça se trouve, c'est la table qui me fait cet effet, les émotions etc", il fallait que je me remette vite. Et au final, ça c'est quand même plutôt bien passé."

simon legat

Tellement bien passé, qu'en arrivant ce matin, l'objectif était donc cette finale, puis rapidement le podium, avec toujours dans un coin de la tête, la possibilité de remporter ce bracelet. Et comme dans un conte de fées, tout s'est parfaitement déroulé.

"J'ai vécu une table finale complètement linéaire. Ça veut dire que je suis arrivé avec 8 millions de jetons, et j'ai pratiquement jamais bougé. J'ai volé les blindes, je me les suis fait voler, je gagnais un tout petit pot par ici, j'en perdais un autre petit par là. Mais surtout, les autres ont sauté avant moi, genre des bons suicides itm. Il y a notamment eu un gros pot entre deux gros tapis, ils ont tous mis avec As-Dame et une paire de Rois. L'autre a fait l'As, et j'ai gagné une place supplémentaire comme ça par exemple."

L'espoir n'existait donc pas vraiment pour Simon, qui était là, mais qui luttait surtout. Une situation qui a bien changé, tombé à 4 joueurs, puisque son stack a commencé à évoluer positivement tandis que dans sa tête, Simon Legat pouvait éventuellement penser au bracelet : "Tombé à 6 blindes, j'ai fait tapis et... personne ne m'a payé, j'ai trouvé ça fou. Et la main d'après je double, avec A4 contre 3 et 6, pour arriver à mon plus haut point dans ce tournoi, 15 millions de jetons, ce qui me faisait 15 blindes. Et là, ça commençait à redevenir intéressant, la bonne nouvelle c'est qu'il n y avait pas un joueur en particulier qui était plus fort que les autres. Ça s'est d'ailleurs confirmé en finale... et je me suis "je pense que je ne suis pas moins bon qu'eux". J'avais quand même épingle du jeu à tirer moi aussi... et puis deux tours après finalement, je fais tapis pour 14bb avec A9, payé par As-Dame. Et la meilleure main est restée devant jusqu'au bout.

Désormais plus riche de 142 648 $, la fameuse question est posée : que va-t-il faire de son argent ? "Je vais continuer à jouer à Medellin, de façon régulière, et je pense que je vais me faire plaisir sur des petits tournois de poker. Mais aussi, je vais pouvoir investir dans l'immobilier. Un bon appart là bas, ça varie énormément selon l'endroit où tu es, mais disons que pour 90 millions de pesos t'as déjà un appart cool. (un peu moins de 30 000€). Bien évidemment que pour moi, c'est un gros gain ces 142 000$. Ça ne changera pas définitivement ma vie, mais au moins par exemple, je sais que je pourrai déjà revenir l'année prochaine !"

L'interview a ensuité été interrompu par Guillaume Diaz, qui s'est jetté dans les bras du héros du jour : "Non, non, non, quel tilt ! J'étais si sur que tu pouvais le gagner celui-là. Je regardais les updates du tournoi, je te voyais remonter... et non. Bon, ça va, ça c'est quand même super bien passé pour toi, c'est génial", temperait très vite volatile38, évidemment ravi pour son vieux pote Simon.

Cette performance est d'ailleurs, à ce jour, la plus belle pour un Français sur ces WSOP, depuis le début de cette 50e édition. La barre est placée, et pas encore si elevée (142 000$), on attend vite de voir qui va pouvoir la faire tomber.

romain legat volatile

TO74:
On a représenté Wam avec la TF du 6 max 260$ du PH, on a deal a 5 left pour 8k ! (je suis a gauche avec le tish : "C'est a Wam que tu parles ?")
Bon echauffement avant le 1K de vendredi :mrgreen:

:mrgreen:

Mais oui, énorme ! Ca fait plaisir de savoir que tes débuts à Vegas se passent bien. GL pour la suite.

« Même Phil Hellmuth avait compris… »

Ahmed Jdari termine 12ème pour 22 127 $ pour le premier tournoi de sa vie Event #28 : No Limit Hold'em 1 000 $ (Day 2)

Ahmed

Après un bon petit In & Out Burger, vers 22h30, on atteint ce moment où, en tant que couvreur, on commence à traîner un peu des pieds. Les tournois s’apprêtent à finir un peu partout dans les différentes salles du Rio, on guette les survivants du Marathon, on oublie le 600 $ PLO parce que c’est le premier jour et qu'il reste trop de monde encore. On checke le site WSOP.com histoire de ne pas partir du Rio en laissant un français deep run tout seul.

Pour moi, l'Event #28, ce tournoi de No Limit Hold’em à 1 000 $ qui a commencé hier s’était achevé après la 48ème place de Victor Choupeaux pour 6 080 $, signifiant sa troisième place payée de ces WSOP. Certes, Phil Hellmuth était encore dans le field du tournoi, mais je n’allais tout de même pas passer ma nuit à attendre qu’il ship son 16ème bracelet. Par conscience professionnelle, je vérifie quand même s'il a encore quelques pions. Et je découvre alors avec stupéfaction un drapeau tricolore dans le field restant de ce tournoi à 21 joueurs restants. Il y a une semaine, j’avais failli rater la perf’ de Sébastien Chamorro, cette fois hors de question que je rate un français qui approche d’une table finale WSOP.

Ahmed Hellmuth

J'enfile mes Nike Air, file dans l’Amazon, conscient qu’il va falloir vaincre ma timidité et demander à la plus jolie couvreuse de Pokernews après Gaëlle Jaudon où est ce français qui répond au nom d’Ahmed Jdari. Je m’approche de l'aire de jeu et découvre qu’ils ne sont plus que 17 joueurs encore en lice et qu’il y a 341 854 $ à la gagne ! Phil Hellmuth est encore là, avec ses parents dans le rail. Sans doute qu’il leur a dit « Et Papa, Maman, j'ai une nouvelle à vous annoncer, je vais gagner mon 16ème bracelet, faudrait peut-être venir, quand maintenant ! » J’approche de la table alors qu’un joueur à casquette réfléchit à caller un tapis. Il réfléchit très longtemps. Je me demande bien ce que je suis venu foutre ici, à chercher un français inconnu. Dans le rail, j’entends des français discuter dans la langue de Molière en regardant la scène. J’en conclus qu’ils doivent supporter le joueur à casquette qui nous vole quelques minutes de vie en tankant aussi longtemps. Je tente une approche et je leur demande s’ils sont là pour rail le dernier français encore en course dans le tournoi. Très surpris de ma question, ils me répondent néanmoins par l’affirmative. Mais leur pote, ce n'est pas du tout le mec à casquette, c’est le le mec assis au siège 1 … assis à côté de Phil Hellmuth, pépère, en train de kiffer son moment.

Ahmed Rail

Je les questionne un peu, essayant d’en savoir plus sur leur ami qui est en train de deep run et sur ce qui les a conduit ici. Ils me disent qu’ils sont venus à 6 à Vegas, Laurent, Thierry, Moïse, Romain, Salah et donc Ahmed. Qu’ils jouent ensemble deux fois par semaine à Puteaux ou Courbevoie, dans le 92, chez les uns et les autres, par pur plaisir, même pas pour l’argent, ils font principalement du cash-game, mais faisaient quelques SnG avec re-entries illimitées avant, qu’ils viennent tous les ans à Vegas pour jouer au Venitian, mais d’habitude, ce n’est pas pendant les World Series, à cause du Ramadan, notamment. « En plus, on a un steward dans la bande, du coup on voyage en business, comme des rois ! »

Ils jouent sur des limites 1$/2$, 2$/5$ max pour les plus aventureux. Ils s’étaient dit au début du séjour que s’ils montaient 1k$, ils tenteraient un tournoi des WSOP. Laurent et Ahmed s’en sont bien sorti aux tables et ont décidé de tenter cet event #28. Enfin, Laurent a insisté lourdement pour convaincre Ahmed d’y participer, à 3h du matin avant le Jour J. " Tu verras, c’est une expérience de fou ! " Faut dire que Laurent est le seul de la bande des 6 à avoir déjà joué un event WSOP, c’était il y a 5 ans, en 2014. Un 1 000 $ également. Et depuis, il a joué le Sismix et ça a confirmé tout le bien qu’il pensait des tournois de poker. A force d’insister, Ahmed est venu s'inscrire au tournoi avec lui. " A 9h30 du matin, parce que notre pote Jean-Marc Thomas m’avait dit fais gaffe, y aura des files d’attente, faut y aller tôt. En fait, y avait personne, on a eu le temps de manger, de se reposer, de digérer, avant de commencer le tournoi à 11h. C’était fou de se retrouver sur ce tournoi. J’ai joué à la table de Seidel. Et avec Calamusa. "

Le plus loquace d’entre eux, Laurent m’explique qu’il a aussi perfé sur le tournoi. 68ème pour 4 283 $, une superbe perf' pour lui et surtout une aventure exceptionnelle. " En plus, on a échangé 30%, je continue de vibrer par procuration. "

Au moment où il me parle de ce swap, je me rends compte un peu plus des sommes en jeu. Déjà 13 830 $ d’assurés pour Ahmed Jdari, et tous ses potes dans le rail ont un oeil sur les paliers. 17 409 $ à partir de la 15e place, 22 127 $ en cas de 12e place... " Et après, on regarde pas encore... "

Hellmuth busto

C’est d’ailleurs Phil Hellmuth qui fait craquer le premier palier et assure Ahmed de gagner 17 409 $. Hellmuth est éliminé avec 77 contre KK, il était très short et râle comme à son habitude. « What the fuck, it’s not possible ! 10 hours of play for that ! » Les amis d’Ahmed assistent au spectacle, amusés. Ahmed se lève et rejoint ses potes, tout content de passer un nouveau palier.

Chaque « All-in and a call » est suivi par le rail comme s’il s’agissait d’une action de Christiano Ronaldo. « Y a un tapis là-bas, regarde, s’il bust, on gratte encore une place ». Miguel Iglesias rend les armes en 15ème position, Quan Zhou, 14e, Aditya Sushant, 13e. Chaque élimination est commentée et vécue à 100% par le clan d’Ahmed. Faut dire que désormais, Ahmed Jdari est certain de prendre 22 127 $. Un nouveau palier décroché, et une place parmi les 12 survivants d’un tournoi qui a généré 2 477 entrées. La folien pour ces 6 copains qui n'en reviennent pas du moment qu'ils sont en train de vivre.

Ahmed busto

Ahmed Jdari fait dès lors partie des plus petits tapis, il se retrouve en danger, mettant son stack en jeu avec une paire de 6 contre le As-Roi de Scot Masters. Les 6 comme les 6 amis venus à Vegas pour partager ce moment inoubliable. La belle histoire se termine donc sur ce coin flip, l'as tombé à turn poussant Ahmed Jdari dehors. Il se lève son siège sous les applaudissements de ses potes, la tête haute, fier de son parcours et nullement déçu de cette fin prématurée.

Après qu’il ait retiré son gain, je le retrouve devant l’Amazon Room avec toute sa bande de potes. " Allez les gars, je vous invite tous chez Flunch ", leur glisse, amusé, celui qui vient de réaliser la perf d’une vie sur ce qui constitue tour simplement le premier tournoi de sa vie.

" On m’a forcé à venir. J’étais un peu en dilettante au début, sur le tournoi, je savais qu'il fallait jouer sans pression, comme quand on joue entre potes. Et puis, après avoir gagné quelques coups, tu commences à être un peu plus sérieux. C’était une très bonne expérience, de se frotter comme ça à des joueurs expérimentés. Faut dire que nos parties à Puteaux m’ont bien servies, on s’est bien entraînés, même si le niveau est quand même plus relevé, ici ! "

Quand je lui demande ce que ça lui a fait de jouer avec une star comme Phil Hellmuth, Ahmed me répond en se marrant : " Je pense que même Phil Hellmuth, il avait compris que la star, aujourd’hui, c’était moi ! "

Heureux comme des gamins d’avoir vécu un moment aussi extraordinaire au Rio, toute la bande de potes quitte l'Amazon pour fêter ce qui ressemble pour eux à une victoire. Au Flunch, bien évidemment !

Ahmed groupe

A bout de souffle

Fin de la course pour Yoh_Viral Il est éliminé 13ème et remporte 21 208 $ Event #26 : No Limit Hold'em Marathon 2 620 $ (Day 5)

Yoh tapis

Démarrant cette cinquième journée de Marathon avec quelques crampes et le deuxième plus petit tapis des 16 derniers rescapés du Marathon (9 blindes), Johan Guilbert, alias Yoh_Viral était clairement au bord de la fringale.

Ce matin, il invoquait Anissa Kate, sa fameuse "Déesse de la Chatte", comme pendant ses lives endiablés sur Twitch où il tente d'amuser la galerie en partageant ses plus beaux deep run online.

Rarement eu autant besoin de toi qu’aujourd’hui @AnissaKate

— YoH ViraL #Poker (@YoHViral) June 14, 2019

Très serein malgré son petit tapis au départ de ce Day 5, Yoh me confiait d'entrée que son objectif, c'était " d'atteindre la table finale. T’es pas souvent à 16 left d’un tournoi aussi beau, avec un bracelet à la clef. Je vais jouer comme je sais le faire, prendre les spots ev+ et surtout essayer de doubler rapidement. "

Opération réussie pour Yoh puisqu'il va doubler à deux reprises pendant les premiers hectomètres, d’abord avec As-Deux contre Roi-Dame pareillé à tapis avant le flop, puis avec une paire de 3 contre As-9, revenant ainsi à 1,1 millions, avec trente blindes devant lui.

Pote Yoh

Yoh_Viral partage sa musique avec son voisin de gauche

" Je suis pas du tout scared money, me confiera-t-il à ce moment, je ne suis pas là pour gratter les paliers ". Au premier break, j’interrogeais Yoh sur son attitude à la table. Quand on l’observe jouer, on a l’impression de voir un mini Negreanu, tellement il a la langue pendue. Hyperactifs tous les deux, ils cherchent surtout à passer un bon moment à la table, comme en témoigne ce moment où il passe ses Airpods à son voisin pour lui faire écouter sa musique. " Ca fait trois jours que je n'écoute que 3 ou 4 chansons différentes. J’en ai une pour tous les moods, short-stack, j’écoute du hard rock, à 30bb je mets des musiques joyeuses, quand je suis très deep, j’écoute Booba et quand j’ai perdu un gros coup, je mets de la musique classique. Ma chanson du moment, c’est « Con Calma ». C’est celle-là que j’ai fait écouter à mon voisin. Ca me calme, ça me fait focus, et c’est la chanson de ce deep run ! "

Revenu dans le peloton après ces deux double-ups successifs, Yoh espérait clairement mieux qu’une 13ème place sur cette épreuve. Mais en deux mains et moins de dix minutes de jeu, il perd l’intégralité de son tapis, d’abord sur un coin flip As-Roi contre une paire de 8, puis en envoyant ses 9 dernières blindes au milieu avec une paire de 3, payée par une paire d’As en face.

Avant de bust à cette frustrante 13ème place pour 21 208$, Yoh me confiait qu’il n’était pas habitué à run aussi good en live. " Passer un 60/40 et un flip sur ce Day 5, c’est inespéré déjà pour moi. " Lucide sur le jeu de tournoi, Yoh ajoutait que même s’il bustait maintenant, il n'arrêterait pas pour autant de penser qu'il est possible de gagner des tournois. Et pourtant, il est passé souvent proche d’une vraie performance live, sans concrétiser, comme sur le High-Roller du Partypoker Millions où il avait fini 9ème pour 70k€ alors qu’il y avait 450k€ à la gagne, ou sur le Main Event des WSOP en 2012, terminant son deep run en 337ème place.

Yoh large

" Les MTTs live, c’est génial, mais je pense qu’il ne faut pas que ce soit ta priorité de grind. Je le vois toujours comme un bonus. Si ça rentre, tant mieux, si ça ne rentre pas, ce n’est pas grave. Je ne conseille pas d'en faire son format de prédilection, les tournois online encore pourquoi pas, mais les tournois live, il y a décidément trop de variance. Evidemment, quand t’es sponsorisé, c’est différent, mais je pense que pour certains joueurs qui n’ont pas la bankroll pour, je ne leur conseille vraiment pas de se focaliser sur les tournois. Aussi, je pense qu’il faut être heureux dans ta vie pour mieux jouer aux cartes. On va être meilleur si on est heureux, c’est corrélé. Moi, ça fait partie de mon caractère de passer un bon moment à la table. J’aime parler avec les gens, tu prends des infos, mais t’en donnes aussi, c’est surtout que ça fait la différence sur mon humeur, je réduis les risques de spew en faisant ça. Surtout, il ne faut pas oublier qu’on est simplement des enfants qui s’amusent en jouant aux cartes ".

Décidé pour la première fois à passer son été à disputer des tournois live, Yoh_Viral démarre son séjour de manière encourageante, lui qui avait déjà terminé 32ème du 1 500 $ Short-Handed pour 10 523 $ en début de WSOP et qui signe son deuxième deep run de rang sur ce Marathon sur lequel il aura passé tout de même cinq jours.

Erwann Pecheux et Paul Pirès-Trigo n’étaient pas si loin

Erwann Pecheux et Paul Pirès-Trigo terminent respectivement 18e et 11e de l'épreuve Thomas Cazayous est seul pour défendre les chances françaises Event #31 : No Limit Hold'em 6-Handed 3 000 $ (Day 3)

Pecheux 2

Les bookmakers les plus audacieux avaient proposé une belle cote pour retrouver nos trois français en table finale sur l’Event#31, le 3k$ 6-max qu’on vous annonçait dans ses lignes comme un tournoi fait pour eux. Cependant, la variance propre a ce format n’a pas été du côté de nos tricolores sur ce début de Day 3 et seul Thomas Cazayous sera à même de défendre nos couleurs à 10 joueurs restants.

C’est d’abord Erwann Pecheux qui a rendu les armes en 18ème position de l’épreuve, signant son premier ITM à Vegas dès son premier tournoi disputé. Revenu aujourd’hui avec un petit tapis de 23 blindes, Erwann aura cédé face à le fantasque Upeshka Da Silva, sur un coup compliqué à éviter. " J’ouvre à 45k UTG avec deux As. Upeshka défend sa grosse blinde, comme d’habitude. J’envoie 40k sur le flop J-5-2 rainbow. Il check/call. Je fais 120k sur un 9 badugi sur la turn. Et je fais tapis pour 290k sur le K sur la river. Pas la meilleure carte, mais vu sa tendance à call très light, je suis un peu obligé de value ici. Il a le haut de sa range, et me paye avec Roi-Valet. "

da Silva_Pecheux

Upeshka Da Silva et Erwann Pecheux en mode miroir

Quand je lui demande ce qu’il ressent après cette élimination, il ne semble pas si affecté que ça. " Il a déjà deux bracelets WSOP, Da Silva, comment tu veux rivaliser avec des mecs comme ça ? Il en fout partout, mais a toujours les bons setups. Je suis assez content de mon jeu, j’ai fait zéro call-muck sur tout le tournoi, aucune grosse erreur je pense, y avait de la place sur ce tournoi, mais pas sur ce roi à la river ! "

Plutôt que de sa laisser abattre, Erwann préférait débatter avec ses potes Adrien Allain et Jérôme Lhostis pour savoir s’il aurait fait la même chose ici avec As-Valet en main ou pas : " Contre Da Silva, c’est peut-être good de shove As-Valet ici ! "

Ce beau deep run lui rapporte 18 352 $, de quoi bien entamé ce Vegas. Pas vraiment rassasié, Erwann est déjà parti rejoindre le field du 1 000 $ Double Stack qui a débuté ce midi et qui promet une grosse affluence.

Pires Trigo

Une heure plus tard, c’est cette fois Paul Pirès-Trigo qui va rendre les armes. Short-stack depuis de longues heures, il est parvenu à gratter quelques paliers avant d’envoyer ses 6 dernières blindes avec A5 au cut-off. Payé par AJ chez Angel Guillen de petite blinde, Paul a quelques espoirs sur le flop ATJ, mais un J vient sceller son sort sur la turn, en apportant un full au joueur brésilien.

Paul-Pirès Trigo termine son beau deep run en 11ème position, pour un gain de 23 838 $. Quand je lui demande s’il est déçu, il me répond avec un sourire que " C’est la première fois que je pars derrière et que je finis derrière. Donc, je peux pas être déçu. Je me rends compte que j’ai eu énormément de réussite sur ce tournoi, j’aurais pu bust plein de fois. C’est un peu un tournoi où ce sont les cartes qui parlent, autant il y a quelques années, on pouvait parler de stratégie, mais là, y a pas de secret, le niveau s’est tellement durci, que t’es obligé de run good pour perfer. En tout cas, c’était vraiment cool de jouer en 6-max, tous les automatismes se font parce qu’on est tous habitués à jouer sur Winamax. C’est un format où il y a beaucoup de gamble, de swings. C’est très addictif comme format, t’as beaucoup d’adrénaline, tu sais que tu vas jouer des flips, c’est kiffant et tu le sais quand tu joues ce genre de tournoi Adrien (Allain) et moi, on a fait sans arrêt les montagnes russes sur ce tournoi. C’est pas comme sur le Main Event où tu vas tout faire pour éviter d’en jouer. Là, y a un petit côté gambling et on est tous des gambleurs dans l’âme ".

Pires_Trigo Rail

Je tente de savoir si cette performance va pousser Paul Pirès-Trigo à revoir un peu son programme à Vegas, et notamment à jouer les autres tournois disputés en 6-Max. " Si je fais le 5k 6-Max, je sais que je dois m’attendre à rien, ne pas me projeter. Le format et le niveau des joueurs fait que tu dois être conscient de la variance énorme inhérente à ce format. Je ne sais pas encore si je le jouerai, cette performance change pas vraiment mon programme, j’ai déjà coché pas mal de tournois de Hold’em à jouer. "

Après ces deux éliminations tricolores, il ne reste plus que Thomas Cazayous dans la course au bracelet sur cet Event #31, le français connaît pour l'instant un début de journée parfaite, puisqu'il est tout simplement chipleader à 10 joueurs left. Mais on y reviendra dans un prochain article. Stay tuned !

Thomas Cazayous en table finale du 3k$ 6-max

Thomas Cazayous est deuxième en stack à l'abord de la table finale Et si le premier français, c'était ce soir ? Event #31 : No Limit Hold'em 6-Handed (Day 3 et Finale)

table finale

Alors que l'on s'attendait à ce que la table finale soit disputée demain, si l'on s'en tient à la structure officielle du tournoi, les organisateurs ont finalement décidé qu'on jouerait dix levels sur ce Day 3 alors que la table finale vient pourtant de connaître ses 6 protagonistes. C'est ainsi que la table finale vient de débuter sur une table TV secondaire, à notre grande surprise, juste après l'élimination du bubble-boy de la table finale.

La bonne nouvelle, c'est que notre français Thomas Cazayous fait partie du casting des finalistes, avec le deuxième tapis, sur une table finale qui s'annonce relevée, mais sur laquelle il aura largement les armes pour s'exprimer.

De l’extérieur, on pourrait croire que le Day 3 de Thomas Cazayous a été limpide, tant il a donné l’impression d’être dans la zone et de faire fructifier son stack de manière linéaire. Et pourtant, le début de ce Day 3 aurait clairement pu mal tourner.

En effet, Thomas a rapidemet fait doubler Raul Martinez." Raul ouvre au cut-off et je défend 7-5 dépareillé de grosse blinde. Sur le flop T77, je check/raise 3x après son c-bet. Sur un 3 à la turn, je fais 125k, 1/3 du pot, et il shove 500k. Je call et il a A9 pour tirage flush. Il touche un 9 sur la river ". La main suivante, Thomas remporte un coin flip pour 600k avec une paire de Dix contre As-Dame, un flip qui aurait pu le mettre dans une zone dangereuse si la pièce était tombée du mauvais côté.

Après cette petite alerte, Thomas pointe à 2 millions de jetons et va commencer son entreprise de démolition, remportant quasiment tous les coups dans lequel il est impliqué. Des petits hero calls bien sentis, quelques bluffs sur une ou deux streets, des c-bets qui passent à chaque fois... Il va grimper jusqu’à 4,5 millons de jetons au moment où la pré-table finale s'annonce.

Sur cette pré-table finale à 7, on pensait que ça n'allait pas s’éterniser quand Thomas était en bonne position pour infliger un beau suckout à Raul Martinez. Parti à tapis avec AQ contre QQ, Thomas trouve un tirage couleur sur le flop 959 qui se concrétise sur la turn 4 mais c’est une Q qui fait irruption sur la rivière pour redonner l’avantage au short-stack. Thomas chute à 3,2 millions après cette confrontation perdue, rien de dramatique, mais c’est désormais Nicholas Howard qui occupe le fauteuil de chipleader.

Cazayous bad

Thomas Cazayous fait doubler Wojtek Bazantny

Après être monté à 4,6 millions à la force du poignet, on pense une nouvelle fois tenir la table finale quand Thomas parvient à faire tout mettre au milieu à Wojtek Bazantny en bataille de blindes. Il relance à 200k avec AA et voit le joueur allemand pousser son tapis pour 1,2 millions avec Q8. On croît l’affaite entendue, mais le joueur allemand parvient à trouver un double-up miraculeux sur le tableau 39J5T qui lui offre une quinte runner-runner. Sans perdre sa poker face, Thomas Cazayous chute à 3,5 millions après ce coup.

Il aura fallu une bonne heure de jeu à 7 joueurs left pour connaître le bubble-boy de cette table finale, qui n’est autre que Kyle Cartwright. Il a envoyé ses 25 dernières blindes au milieu avec une paire de 6 après une relance UTG de Nicholas Howard qui détenait As-Roi. Le lancer de pièces tombe du côté d Nicholars Howard, qui passe ainsi chipleader de la table finale. Quant à Kyle Cartwright, il termine en 7ème place de l’épreuve pour un gain de 58 881 $.

Nous tenons donc les 6 finalistes de cet Event #31 qui vont se battre pour le bracelet et pour la somme de 414 766 $ promis au vainqueur. Vu les qualités techniques dont a fait preuve Thomas Cazayous tout au long de ce deep run, les chances de bracelet français sont bien réelles sur cette épreuve. Malgré cela, le format short-handed fait aussi que la variance devrait être très forte et que tout peut vraiment se passer.

silva cazayous

Upeshka Da Silva et Thomas Cazayous

Composition de la table finale :

Siège 1 - Nicholas Howard (Etats-Unis) : 4 330 000 Siège 2 - Upeshka De Silva (Etats-Unis) : 1 520 000 Siège 3 - Thomas Cazayous (France) : 3 900 000 Siège 4 - Wojtek Bazantny (Allemagne) : 1 970 000 Siège 5 - Raul Martinez (Espagnol) : 2 330 000 Siège 6 - Angel Guillen (Mexique) : 1 735 000

La table finale débute sur les blindes 30k/60k pour une moyenne à 3,1 millions. Parmi les joueurs à affronter d'ici quelques minutes, deux grands noms du poker mondial, Upeshka Da Silva, 2,5 millions de $ de gains sur le circuit et déjà deux bracelets WSOP à son poignet, et Angel Guillen, le mexicain ex-Team Pro PokerStars qui possède 1,8 millions de $ de gain et un bracelet WSOP.

L'échelle des gains

Place Gain
Vainqueur 414 766 $
Runner-up 256 314 $
3e 172 658 $
4e 118 421 $
5e 82 726 $
6e 58 881 $

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