WSOP 2019 - Main Event - TF

Tous les yeux sont braqués sur eux

La plus grosse partie de poker de l'année va débuter Main Event 10 000 $ (Table finale, Part 1)

Foule
Il y a de l'électricité dans l'air au Rio ! Rarement la salle Amazon n'a autant buzzé qu'en ce dimanche soir synonyme de coup d'envoi de la table finale du tournoi le plus prestigieux et le plus attendu de l'année. Les salles Brasilia et Pavilion ont été vidées de leurs équipement : ce qui reste des World Series of Poker est concentré dans la vénérable Amazon, remplie à craquer : on peut y regarder le Day 2 du 10K 6-max avec un Mustapha Kanit brillant devant les caméras de Dans la Tête d'un Pro, un HORSE à 3 000 $ qui a débuté en milieu d'après-midi, les demi-finales d'un PLO où Joao Vieira est bien parti pour atteindre sa seconde grosse finale de l'été, le Closer (comme son nom l'indique, le tournoi de clotûre des WSOP)... et le Main Event, donc.
Foule
Une foule des grands jours est venue pour assister aux premières loges à ce qui constitue le point culminant annuel de la planète poker. Les amis, la famille des neuf élus, certains venant de loin : la journée de pause d'hier à aussi servi à cela. L'impressionnant setup d'ESPN atteint aussi son apogée : les techniciens s'affairant sur le plateau se sont semble t-il démultipliés ces dernières 48 heures. Leur efficacité aussi : la partie a repris avec seulement cinq minutes de retard sur l'horaire prévu. Elle durera le temps qu'il faudra pour tomber à six joueurs.
Finale Main Event
Si vous souhaitez vous aussi assister à la finale du Main Event, foncez sur PokerGO : la retransmission se fait en quasi-direct (30 minutes de décalage seulement), et avec toutes les cartes visibles. Si vous passez à côté d'un moment important, pas de panique : tous les moments cruciaux seront transposés ici. Sans spoiler, bien évidemment : nous attendrons la diffusion de chaque élimination pour la publier ici. Il y en aura seulement trois aujourd'hui (suivi de trois demain, et enfin deux le dernier jour de la finale, programmé mardi).

Croupiers
Pour les croupiers, il s'agit aussi d'un moment important : les meilleurs éléments ont été selectionnés pour dealer la finale du Main Event
Commentateurs
L'envers du décor des stars de la télévision
Dario
Dario Sammartino s'est mis sur son 31 : forcément, avec 33 blindes, il n'aura peut-être pas l'occasion de revenir sur le podium TV demain
Hossein
Se faire interviewer par Kara Scott, c'est l'un des privilèges des finalistes du Main Event
Rail Zhen Cai
"Feed the Beast" : nourrissez la bête, voilà le mot d'ordre des supporters de Zhen Cai, le même que l'an passé lorsque son meilleur pote Tony Miles était à sa place
Rail Livingston
Les fans d'Alex Livingston, eux, ont choisi de mettre en avant le pseudo de leur poulain : "Rumnchess"
Joao Vieira
Pendant ce temps, Joao Vieira songe à une nouvelle finale sur l'épreuve de PLO 3K$ (deux tables restantes), mais a choisi son camp en ce qui concerne le Main Event
Mustpaha Kanit
Même topo pour Mustapha Kanit, en pleine bourre au Day 2 du 10K 6-max, garantissant que la prochaine saison de DLTDP sera la plus longue de l'histoire de la série !
Shuffle up
C'est le champion en titre en personne qui a lancé la finale : merci, John Cynn !

Milos : fort mal

Milos Skrbic éliminé en 9e place (1 000 000 $) Main Event 10 000 $ (Finale)

Milos Skrbic
Je ne connais pas la "line" des paris sur le temps nécessaire à la première élimination, mais il fallait définitivement prendre "l'under" : nous n'avons attendu que six mains pour voir se lever le premier joueur.

Avec 23 blindes en guise de tapis pour entamer la finale du Main Event, Milos Skrbic savait que son temps sur le podium TV était compté. Son premier coup joué à tapis préflop sera aussi le dernier. En bataille de blindes, Garry Gates appuie sur le bouton « shove » depuis la SB : avec As-Valet, le Serbe a largement de quoi tenter le coup. Problème : Gates possède la pointure du dessus, et son As-Dame va rester en tête sur le board 10-9-7-4-5.

Milos Skrbic
Milos Skrbic remporte un million de dollars, portant son total de gains en live à plus de 2,6 millions.

A noter aussi : nous avons assisté à un double up dès la deuxième main de la journée, la paire de 10 de Nick Marchington parvenant à tenir contre le As-Dame de Zhen Cai. Marchington passe à 42 millions, le plaçant désormais légèrement au dessus de Cai (41 millions).

Su-pprimé

Timothy Su éliminé en 8e place (1 250 000 $) Main Event 10 000 $ (Finale)

Timothy Su
Main numéro 11 : un deuxième sortant ! Avec 20BB en début de finale, l'amateur Timothy Su était tout autant en danger que Milos Skrbic. En position UTG, Su trouve une paire de 3 qu'il estime suffisante pour mettre au milieu un stack réduit à 18BB durant la première orbite. Au cutoff, le chip-leader Hossein Ensan annonce "call" et retourne As-Valet.

Coin-flip classique de fin de tournoi, un qu’Hossein remportera après l’apparition d’un Valet sur le turn, puis un autre sur la rivière. Longtemps chip-leader, pratiquant d’un jeu « high variance », Timothy Su avait donné la majorité de ses jetons à Hossein juste avant la finale, en fin de Day 7. Le programmeur informatique et musicien amateur est le deuxième éliminé de la finale : il retournera à Boston enrichi de 1,25 million de dollars (avant impôts !)

Encore une élimination, et la première partie de la finale s’achèvera. On va peut-être devoir patienter un peu : les tapis sont maintenant du genre profonds.













































Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan 196.200.000 196
Garry Gates 127.200.000 127
Zhen Cai 45.400.000 45
Kevin Maahs 38.500.000 39
Nick Marchington 38.200.000 38
Alex Livingston 35.400.000 35
Dario Sammartino 33.900.000 34

Nick a muck

Nick Marchington éliminé en 7e place (1 525 000 $) Main Event 10 000 $ (Finale)

Nick Marchington
Après l'élimination de Timothy Su, quatre des sept derniers joueurs se tenaient dans un mouchoir de poche compris entre 33 et 39 blindes. Deep, donc, et de quoi nous laisser envisager une longue phase de jeu sans éliminations. En pratique, ce fut plus ou moins le cas : presque deux heures ont passé avant que l'on ne voie quelqu'un se lever pour serrer la main de ses adversaires. Mais dans la timezone ESPN propre à la finale du Main Event, avec ses fréquentes coupures pub, cela ne représente qu'une vingtaine de mains, et ces écarts de tapis réduits n'ont duré qu'une minute : aussitôt après la sortie de Su, Nick Marchington est retombé sous la barre des 22 BB en payant perdant une grosse mise rivière de Garry Gates, qui était en mode value bet avec sa quinte floppée.

Acculé, l'Anglais est passé en mode défensif, pour finalement envoyer son tapis juste après l'augmentation des blindes à 600 000/1 200 000. Ses 12 dernières blindes sont parties au milieu avec As-7 au bouton, après une relance d'Hossein Ensan au cut-off : décidément gâté par les Dieux, ce dernier a snap-call et montré une paire de Rois servie.

Nick Marchington
Le suspens est resté intact au bout d'un board J-8-6-5-Q, sans que ne survienne cependant le miracle attendu par l'Anglais. Nick Marchington ne devriendra pas, à 21 ans, le plus jeune Champion du Monde de poker de l'histoire, mais retournera à Londres enrichi d'un million et demie de dollars. C'est déjà pas mal.

A noter : le programme précisait que l’on s’arrêtait à six ce soir, mais en fait la partie continue. En effet, les trois premières sorties sont survenues un poil trop vite, en un peu plus de trois heures. Selon les estimations des superviseurs, il va falloir jouer encore sept niveaux minimum pour arriver au vainqueur, soit 14 heures de jeu. Vu qu’il est encore tôt (21h à Vegas), autant en profiter pour jouer un peu, et pourquoi pas perdre un joueur de plus, plutôt que de se cagouler lors des deux journées à venir. Rappelez-vous de l’édition 2018 et son duel final de plus de dix heures…

Rail Ensan
Le rail d'Hossein Ensan peut jubiler : leur poulain est plus que jamais chip-leader

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan 195.500.000 163
Garry Gates 154.700.000 129
Alex Livingston 48.000.000 40
Zhen Cai 42.200.000 35
Kevin Maahs 39.700.000 33
Dario Sammartino 34.700.000 29

Cai barré

Zhen Cai éliminé en 6e place (1 850 000 $) Main Event 10 000 $ (Finale - fin de la première partie)

Main numéro 56 : tombé à moins de 25BB après avoir rencontré pas mal de résistance depuis le début de la finale (tout récemment en perdant un showdown contre Garry Gates qui montre un full, et en foldant rivière face à un énième barrel du chip-leader Hossein Ensan) Zhen Cai envoie la boite avec As-Roi après une relance d'Ensan et un call de Kevin Maahs. Le premier abandonne rapidement, mais pas le second, qui demande le compte avant de prendre sa décision. Seulement quatre blindes séparent les deux joueurs.

Zhen Cai
Maahs annonce finalement un call : avec As-Roi pour Cai et une paire de 9 chez Maahs, le public est debout pour le verdict de ce coin-flip. Cai se rapproche de ses amis, son meilleur pote Tony Miles le tient par l'épaule.

Le flop tombe Dame-Valet-7 : Maahs est encore en tête, mais de peu. Turn : 4. Il faut à Cai un As, un Roi ou un 10 pour rester en course.

Zhen Cai
"Deuce, deuce, deuce", hurlent les fans de Maahs. Le croupier prend son temps, le suspens est insoutenable, finalement la régie ESPN donne le signal, carte brûlée, rivière retournée : c'est bel et bien 2 de carreau. Déception palpable chez Zhen Cai : le rêve s'arrête ici.

Zhen Cai
La première partie de la finale du Main Event se termine par la sortie d'un joueur de grande classe : Zhen Cai nous a rendu une copie propre, aussi bien sur le plan stratégique que pour son attitude impeccable à table. Cai retournera en Floride enrichi de 1,85 million de dollars (avant impôts !)

Restez branchés pour notre compte-rendu de la journée. Pas trop long, car on est invités en boîte par ValueMerguez !

La logique est pour le moment respectée

Les riches s'enrichissent, les short-stacks quittent le navire Il reste 5 joueurs dans le plus beau tournoi de l'année Le Main Event reprendra lundi à 18h30 (3h30 du matin en France)

Staff
Quatre heures de jeu, environ 56 mains jouées, une élimination de plus que prévu, et pas mal de coups intéressants : on ne s'est définitivement pas ennuyés au cours de la première des trois phases de la finale du Main Event 2019. Et même si on essaie d'éviter de parler de logique en évoquant la dernière table de ce tournoi à l'histoire riche en rebondissements, celle-ci a pour le moment prévalu : les trois premiers éliminés furent ceux qui possédaient les plus petits tapis en finale, sur des coups joués à tapis avant le flop : Milos Skrbic (23BB, As-Valet contre le As-Dame de Garry Gates), Timothy Su (20BB, paire de 3 contre le As-Valet d'Hossein Ensan) et Nick Marchingston (20BB, As-7 contre les Rois du même Hossein)
Dario Sammartino
Alors que Zhen Cai, dernier éliminé de la journée, nourrira peut-être des regrets sur son run (pour gagner un tournoi il faut gagner ses flips : Cai en a perdu deux gros aujourd'hui), Dario Sammartino fait figure de miraculé, et ne s'est pas fait prier pour laisser éclater sa joie à la conclusion de la partie : l'expérience et la patience de la star italienne lui permettent de survivre à une journée qu'il avait entamée avec 30 blindes. Et ce sans jouer de coup à tapis préflop, ni doubler son stack ! Forcément, Dario entamera la seconde phase avec un stack diminué, mais ses espoirs restent intacts.
Garry Gates
Responsable de deux des quatres éliminations du jour, Hossein Ensan est naturellement toujours notre chip-leader, mais le grand gagnant de cette journée est probablement Garry Gates : son aggressivité et son sens du timing impeccable lui ont permis d'augmenter son tapis de moitié aujourd'hui ! Notre ancien confrère a notamment réussi à faire folder les Dames préflop chez Alex Livingston (voir ci-dessous), sans doute le joueur le plus timide de la table aujourd'hui. S'achemine t-on vers un interminable duel final Gates/Ensan ? C'est bien parti, mais il reste encore une bonne douzaines d'heures de combat au programme.
Kevin Maahs
Il sera peut-être Champion du Monde mardi, mais ça se fera sans les applaudissements de la communauté : Kevin Maahs a déjà remporté le Prix Twitter du joueur le plus pénible de la finale, avec des temps de décision jugés inutilement longs sur nombre de main. Sans ce coin-flip gagné en toute fin de journée contre Zhen Cai, il serait peut-être déjà sorti...

Big stack @GarryGates gets aggressive and Alex Livingston lays down queens!?

Are you a fan of this Main Event final table fold? #WSOP50 pic.twitter.com/WenAQQ2Waf

— Poker Central (@PokerCentral) 15 juillet 2019

Les stacks

Rail Dario
Dario Sammartino entamera la deuxième phase de la finale avec moins de 20 blindes, mais survivre à une journée entamée short-stack, c'est déjà une mini-victoire

Joueur Stack Blindes Evolution %
Hossein Ensan (Allemagne) 207 700 000 173 + 30 700 000 + 15%
Garry Gates (USA) 171 700 000 143 + 72 400 000 + 42%
Kevin Maahs (USA) 66 500 000 55 + 23 500 000 + 35%
Alex Livingston (Canada) 45 800 000 38 + 8 000 000 + 17%
Dario Sammartino (Italie) 23 100 000 19 - 10 300 000 - 45%

Et les derniers bracelets dans tout ça ?

Avant de quitter le Rio, un dernier coup d’oeil sur les autres tournois en cours dans une Amazon Room bien remplie. On disputait notamment un tournoi 6-max à 10 000 $ l’entrée, il s’agit de l’Event 86, un tournoi qui a attiré 272 joueurs (355 l’an dernier : tout le monde s'est déjà barré ou quoi ?) et dans lequel on retrouvait bon nombre de pros du Team et Français. Si l’an passé Romain Lewis avait atteint la troisième place de ce tournoi, laissant Shaun Deeb décrocher son second bracelet de l’été, aucune chance que le clan tricolore améliore ce score en 2019 : aucun d’entre eux n’a atteint les places payées ! Même tarif pour les internationaux du Team : Davidi Kitai a disparu a quelques places de l’argent, contre son coéquipier Mustapha Kanit… qui a fini par faire la bulle, devant l'oeil des caméras de Dans la Tête d'un Pro. Le tournoi se poursuit avec son lot de réguliers (Steve Sung, Shaun Deeb, Lauren Roberts, Dominik Nitsche...) et offrira 630 747 $ au futur champion.

Aussi au programme de lundi : la suite du HORSE à 3000$ entamé aujourd'hui (le field n'est pas gros non plus), la finale du PLO 3K$ sans Joao, le Day 2 du Closer à 1 500 dollars, et la toute dernière chance d'assister à un coup d'envoi cet été : un 5K$ joué en mode semi-turbo. On se souvient du nom du vainqueur de l'an passé : un certain Phil Hellmuth.

Second acte

La finale du Main Event attaque sa deuxième phase Main Event 10 000 $ (5 joueurs restants)

Main Event TF
18h30 à Las Vegas : nous retrouvons le Main Event dans l'état où nous l'avions laissé hier aux alentours de 22 heures : mêmes joueurs (enfin, les cinq qui restent), mêmes supporters (idem), même dispositif ESPN des grands jours, et même atmopshère électrique à l'intérieur de l'Amazon Room.
Commentateurs
L'objectif de cette deuxième phase est de tomber à trois joueurs. Mais tout le monde s'accorde pour dire que cela pourrait arriver vite, vu la profondeur des plus petits tapis. Si tel était le cas, il se pourrait que la partie continiue à trois pendant un certain temps. Dans tous les cas, on n'ira pas plus loin que le heads-up : il faut bien qu'ESPN ait quelque chose à diffuser demain !

Dario
Dario Sammartino échange quelques mots avec le copain Igor Kurganov. La star italienne pointe sous la barre des 20BB mais dispose d’une considérable expérience, et du rail contenant le plus de pros, tout habillés aux couleurs de leur héros (croisés dans les gradins : Joao Vieira, Mustapha Kanit, et Romain Lewis)

Hossein / Lon
Avant la reprise, le commentateur ESPN Lon McEachern a pris le temps de discuter avec chacun des cinq derniers joueurs

Chauffeuse de salle
La chauffeuse de salle n'a pas du faire beaucoup d'efforts pour faire monter les décibels : comme hier, le public est déjà bouillant
Charlie
Charlie, l'emblématique bras-droit du TD Jack Effel, toujours un mot sympa pour tout le monde
Bill
Bill est LE fan ultime du Main Event : cela fait des années qu'il se pointe sur chaque édition pour une séance de selfies/autographes avec les finalistes. "J'en cumule plus de 150 !"
Garry
Garry Gates s'est prêté de bonne grâce au petit jeu de Bill
Seth Palansky
Seth Palansky, responsable des médias aux WSOP et Grégory Chochon, le frenchie de Vegas : c'est en grande partie grâce à eux que Winamax peut faire autant de trucs chouettes à Vegas chaque été : accréditions pour toute l'équipe, accès des caméras de Dans la Tête d'un Pro, satellites, mini-WSOP... Merci !
Maahs
Ses tanks à répétition ont fait de lui le grand méchant de cette finale auprès du public, mais Kevin Maahs conserve une petite faction de supporters

Hossein vers les sommets, Garry à la dérive

Tandis que Dario Sammartino a doublé son tapis d'entrée de jeu, les deux chip-leaders prennent des trajectoires différentes Main Event 10 000 $ (Finale - seconde phase)

Ensan
Le travail de démolition d'Hossein Ensan se poursuit, mais l'Allemand a changé de cible : après avoir fait mal aux short-stacks hier, Ensan pointe désormais son fusil sur le seul joueur pouvant véritablement lui faire de l'ombre à ce stade : Garry Gates, le deuxième plus gros tapis. Et on dirait bien qu'Ensan n'a pas envie d'entendre parler du bouton "fold" aujourd'hui.

Le plus gros pot joué entre les deux jusqu’à présent s’est déroulé comme suit : après avoir défendu sa blinde face à une relance en position de l’Américain, Ensan check-call sur le flop K85 puis sur le turn 6. La rivière est un 10 : Ensan donk-bet 8,9 millions. Avec A10, Garry décide de transformer sa main en bluff : il relance à 24,5 millions. Snap call de l’Allemand avec K9 : sa top-paire est devant, le voilà qui s’envole à plus de 170 blindes, il possède maintenant plus de la moitié des jetons !

Garry Gates
Ce pot de 72 millions n'est pas le seul d'importance perdu par Garry au cours de la première heure de jeu : cinq minutes plus tard, l'employé de PS se prend un shove d'Alex Livingston en pleine figure sur une rivière 46QJ5 après avoir misé le flop et le turn : Garry ne peut payer, et tombe sous la barre des 100 millions, concédant la totalité de l'avance acquise hier !
Rail Dario
Scénario inverse pour Dario Sammartino, short-stack officiel : l'Italien a doublé dès la première orbite grâce à un coin-flip remporté contre Hossein. Son As-Valet trouve une paire sur le flop, puis un brelan sur le turn, battant la paire de 10 du chip-leader. Le rêve continue pour celui qui n'a jamais quitté la position d'outsider au cours de la finale.

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan 274.900.000 172
Garry Gates 94.800.000 59
Kevin Maahs 54.300.000 34
Alex Livingston 54.000.000 34
Dario Sammartino 36.800.000 23

Rails
En noir, les supporters d'Hossein Ensan jublient, tandis que ceux de Garry Gates (en blanc) font la gueule
Donnie Peters
Mais le clan "LFGGG" (Let's Fucking Go, Garry Gates) n'a pas dit son dernier mot !
Rail italien
Moments de liesse au sein du clan Italien, de loin le plus enthousiaste en ce début de partie

Pas de sacre pour Maahs

Kevin Maahs éliminé en 5e place (2 200 000 $) Main Event 10 000 $ (Finale)

Kevin Maahs
Au contraire de la première partie de la finale, où la première élimination s'est déclarée durant la toute première orbite (suivie d'une seconde cinq mains plus tard), nous avons du cette fois attendre plus de trois heures. Un laps de temps durant lequel les pions ont pas mal changé de mains (on y reviendra), mais sans que cela profite à Kevin Maahs. Avant de tomber à 15BB (son stack au moment de jouer sa dernière main), le "bad guy" de cette édition 2019 (la faute à des "tanks" un poil trop prononcés, y compris lorsqu'il recevait une poubelle préflop) n'a pas eu l'occasion de disputer de gros pot. Il en a gagné quelques-uns (notamment un 4-bet all-in gagnant avant le flop face à Garry Gates), mais il en a surtout perdu. Quelques blindes par-ci, quelques blindes par-là, un ou deux showdowns qui ne passent pas : cela ne pardonne pas quand on ne disposait que de 55 blindes pour entamer la deuxième phase de la finale.

C’est l’archi-dominateur Hossein Ensan qui s’est chargé de prendre les derniers jetons du récréatif de Chicago. Un flip d’une banalité sans nom : relance de l’Allemand, tapis de SB chez l’Américain (pour 15BB, donc), c’est payé. Les jeux : paire de 9 chez le chip-leader, A10 chez le joueur à risque. Le board Valet-5-3-Valet-4 sera le dernier de Maahs.

A 27 ans, Kevin Maahs achève sa toute première visite aux World Series of Poker par une cinquième place sur le plus gros tournoi du monde (en ayant attendu le Day 2 pour s'inscrire, s'il vous plaît), et un chèque de 2,2 millions de dollars qui explose son total de gains en live jusque là.

Voic les stacks après la sortie de Maahs… Comme vous pouvez le constater, Hossein Ensan est (logiquement) plus en tête que jamais, tandis qu'Alex Livingston a effectué une belle percée. La journée noire de Garry Gates se poursuit, à l'inverse de celle de Dario Sammartino.

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan 304.700.000 152
Alex Livingston 113.800.000 57
Dario Sammartino 53.100.000 27
Garry Gates 43.200.000 22

La porte se referme sur Garry Gates

Garry Gates éliminé en 4e place (3 000 000 $) Main Event 10 000 $ (Finale - Fin de la seconde phase)

Garry Gates
Lorsqu'il se rappelera de ce Main Event 2019 (et il n'y absolument aucun doute qu'il y pensera chaque jour du reste de sa vie, comme, j'imagine, tous les joueurs ayant accédé un jour à la table de poker la plus convoitée de la planète), Garry Gates voudra sans doute oublier la journée et la soixantaine de mains au cours desquelles ses espoirs de devenir champion du monde se sont petit à petit envolés, à mesure que son gros tapis fondait à vue oeil, les jetons partant dans toutes les directions. L'amateur Américain, ancien journaliste poker à la fin des années 2008, voudra certainement se concentrer sur le positif : une chevauchée fantastique de sept jours vers la dernière table, le soutien de centaines d'amis de l'industrie du poker et joueurs de toute la planète (ces joueurs qu'il croise toute l'année en sa qualité de membre clé du staff "live" de PokerStars), un début de finale rêvé hier et, au bout, trois beaux millions de dollars. De quoi changer à tout jamais le cours d'une vie déjà bien riche.

Aujourd’hui, Garry Gates s’est fait 3-bet (dès la deuxième main, par Alex Livingston), il s’est fait « barreler » (par son rival en jetons Hossein Ensan, et encore, par Livingston), il s’est « value cut » (lorsqu’il a relancé rivière avec la seconde paire, se faisant aussitôt payer par Ensan et sa top-paire), il s’est fait check-raise, il s’est fait 4-bet all-in préflop. Il s’est fait tout faire. Et les deux fois où il a tenté de s’en sortir avec juste la force d’une grosse mise, ses deux bluffs ont été payés debout sur la table.

Garry a joué son dernier coup aux alentours de 22 heures 15, trente minutes après la sortie de Kevin Maahs, sur la 63e main de la journée : une paire de 6 poussée de petite blinde après avoir vu fold les 2 joueurs à sa droite. Alex Livingston, son unique adversaire sur ce coup, n'attendait que ça avec sa paire de Dames reçue de grosse blinde.

Garry Gates
Malgré les cris desespérés de son armée de supporters aux sweats blancs floqués "LFGGG" (Let's Fucking Go Garry Gates), le nouveau héro des "insiders" de l'industrie du poker ne trouvera pas de miracle sur le board. Eliminé en quatrième place, Garry n'en restera pas moins comme l'un des acteurs les plus marquants de cette édition 2019 du Main Event. Humble, et fair-play jusqu'au bout, aussi simple et exemplaire à table qu'il l'est lorsque l'on le croise sur un tournoi ou au bar de l'hôtel en fin de soirée, il a fait rêver tous ceux qui, comme moi, passent leurs journées à regarder les plus grands joueurs de la planète. Avec Garry, preuve a été faite que la magie du Main Event, et du poker en général, continue d'opérer : avec un petit peu de chance et beaucoup de détermination, les amateurs, les passionnés, les amoureux du jeu ont de temps en temps leur chances face aux cadors. Don't stop believin' !
Garry Gates
"Nice guys finish last", dit le proverbe. Garry Gates nous a prouvé le contraire aujourd'hui

Bien malin celui qui prédira le gagnant

Les écarts de tapis sont importants, mais tout le monde aura sa chance sur la dernière ligne droite Pour la première fois en cinq ans, le Champion du Monde de poker ne sera pas Américain Main Event 10 000 $ (Finale - 3 joueurs restants)

Final 3
Après les éliminations de Kevin Maahs (5e, As-10 contre la paire de 9 d'Hossein Ensan) et de Garry Gates (4e, paire de 6 contre la paire de Dames d'Alex Livingston au terme d'une journée cauchemardesque), les joueurs Américains ne sont plus maîtres chez eux, pour la première fois depuis 2014 et la victoire du Suédois Martin Jacobson : le Champion du Monde de poker 2019 sera Italien, Canadien ou Allemand (via l'Iran) (NDLR : cela serait tout de même très drôle qu'un joueur de poker d'origine iranienne devient le champion du monde du plus américain des jeux. Peu de chances qu'il se fasse inviter à la Maison Blanche !)

Malgré des écarts de tapis prononcés, on ne se risquera pas à se livrer à un pronostics : Hossein Ensan, Alex Livingston et Dario Sammartino ont tous trois démontré qu'ils avaient les capacités pour aller au bout de l'ultime journée du Main Event, programmée mardi à 18h30 (3h30 du matin en France). Cela sera la dixième (!) et dernière journée d'une épreuve marathon qui va probablement tester les nerfs des joueurs comme des spectateurs : avec un short-stack à 33BB et plus de 250 blindes encore en circulation, ce n'est probablement pas à un sprint final qu'on va assister, mais à une épreuve de force.

Hossein
Chip-leader avant-hier, chip-leader hier, Hossein Ensan l'est toujours au sortir de l'Acte II de cette finale : l'Allemand a manoeuvré avec brio son gros tas de jetons, soit avec des relances et "barrels" bien appuyés, soit en payant sans trembler les bluffs tentés par ses adversaires. Son jeu post-flop a continué à inspirer la crainte chez ses adversaires, et un seul a véritablement réussi à contrecarrer ses plans de temps à autre : Alex Livingston.
Alex Livingston
Le pro canadien résidant à Vegas a remporté quelques belles batailles contre le chip-leader aujourd'hui, puis a payé un gros bluff de Garry Gates, avant de lui prendre ses derniers jetons sur un 80/20 : sa solidité lui permet de se placer en seconde place à l'entame du dernier jour. On peut compter sur lui pour se montrer actif, même si l'échelle des gains (deux millions d'écart en la 3e et la 2nde place) va probablement bloquer un peu le jeu en début de partie.
Rail Dario
Il ne lui a fallu que dix mains pour trouver un spot propice à mettre ses 20 blindes au milieu : le coin-flip (As-Valet contre les 10 d'Ensan, son seul coup à tapis préflop de ces deux derniers jours) est passé, permettant à Dario Sammartino de respirer et de conserver intacts ses espoirs de come-back. Faute d'avoir suffisamment de jetons pour se montrer agressif, la star italienne a comme hier choisi ses spots avec parcimonie. La position défensive lui convient somme toute très bien : on ne l'a pas vu dans beaucoup de coups, mais à chaque fois ou presque il a fait mouche : le fait qu'il soit encore là après deux journées entières jouées sans jetons est en soi un témoignagne de son immense talent. Si Dario parvient à trouver un double-up supplémentaire demain, il faut assurément compter sur lui. Non, on efface : il faudra quoi qu'il arrive compter sur Dario demain.

Joueur Stack Blindes Evolution %
Hossein Ensan (Allemagne) 326 800 000 163 + 119,1 M + 57%
Alex Livingston (Canada) 120 400 000 60 + 74,6 M + 163%
Dario Sammartino (Italie) 67 600 000 34 + 44,5 M + 193%

Trois questions à Dario Sammartino

Dario
Tu es dans les trois derniers, c’est fait : tu t'attendais à un tel résultat, après avoir entamé la finale avec l'un des plus petits tapis ? Pour être honnête, j'espérais que les choses se passent comme ça. Cette table finale n’est quand même pas très relevé. J’aurai face à moi demain deux très bons joueurs, mais avant cela, si tu regardes bien le streaming, les autres ont fait de grosses erreurs. Je joue avec ces gens depuis maintenant deux jours je sais que tout le monde est capable de faire des erreurs. Je pense que je peux le faire, je peux encore gagner. Et d'ailleurs, je suis encore là !

Hossein Ensan débutera la dernière phase avec toujours autant de jetons, est-ce que ça ne va pas être un problème au final ? Tous les deux jouent très bien au poker, même si Hossein Ensan est vraiment un joueur très loose. Mais postflop, il est capable de faire beaucoup de bonnes choses. Je dois juste continuer à jouer mon jeu, et espérer recevoir quelques bonnes cartes.

Dans ton rail, il y a des Italiens, des Espagnols, des Allemands, des Français, des Anglais, des Américains, des Portugais… Tout le monde aime Dario, comme tu expliques cela ? Tu sais, quand tu joues au poker et que tu voyages toujours à travers le monde, tu rencontres beaucoup de monde. J'ai en effet la chance d’avoir des amis au quatre coins du globe. Ils savent à quel point ils sont importants pour moi. Je trouve ça vraiment génial que tout ce monde me supporte, c’est incroyable !

Hossein Ensan : réactions à chaud

High Five
"Je suis évidemment très content d’être encore là, mais je dois surtout déjà me préparer pour demain. On n’est plus que trois, je pense que je vais devoir continuer à jouer mon jeu."

"Je n’aime pas perdre des pots, mais ça arrive et ça ne me dérange pas. Tant que ça n’arrive pas trop souvent…"

"Les deux joueurs sont très forts... mais j’ai plus de jetons qu’eux, et ce sera mon gros avantage. Jouer deep, c’est toujours plus facile que de jouer short-stack."

« Garry était deuxième en jetons, et il a bust quand même… Tout peut arriver à ce jeu, et toujours très vite ! »

« Dario est un grand nom du poker, Alex a plutôt bien joué jusque là. »

Jetons
Rendez-vous mardi à 3h30 (heure de Paris) pour, ENFIN, la conclusion du plus long tournoi du monde. Bisous !

Benjo & Veunstyle

Une soirée à dix millions de dollars

Main Event 10 000 $ (Finale - troisième et dernière phase)

Finale
L'une des choses qui continue de m'émerveiller dans le poker de compétition, malgré les années qui passent et le compteur qui défile inexorablement (je compte et recompte sur mes doigts : il s'agit de ma 14e visite sur les WSOP !), malgré les millions de dollars, malgré les batailles d'ego qui ne cessent de faire rage au sommet (merci Twitter de nous le rappeler tous les jours), c'est que tout ce petit milieu est resté très simple. A taille humaine. C'est ce que je me dis en observant le traditionnel ballet qui précède le coup d'envoi de la finale du Main Event : techniciens qui s'affairent, public qui fait la queue pour rentrer dans les gradins, commentateurs qui répètent leur introduction, et enfin, l'arrivée des derniers prétendants au titre. Tout ceci se passe sans l'empressement propre aux derniers instants des compétitions majeures, la Coupe du Monde, Roland-Garros ou le Superbowl.
3 left
J'ai pu installer mon ordinateur à moins de dix mètres de tout ce bordel, pendant que Steven brandit son appareil photo à portée de bras des trois derniers joueurs : nous sommes aux premières loges, et le public aussi car le plateau TV est de taille somme toute réduite. L'entrée est libre dans l'Amazon : chacun peut y entrer pour zieuter l'action, et avec un peu de bagoût, il n'est pas bien difficile d'obtenir le passe permettant de prendre place sur les gradins. Entre chaque main, les finalistes peuvent se rapprocher de leurs amis et de leur famille. Lorsqu'ils seront à tapis, ces derniers serreront dans leurs bras leurs protégés : l'intensité sera maximale, il n'y aura aucun mur ou grillage pour les séparer de l'action, chacun va vivre le moment au plus près, sans aucun filtre ni distance.

Il y avait 8 569 joueurs au départ du Main Event. Ce soir, l'un d'entre eux va remporter dix millions de putains de dollars. Mais là tout de suite à Las Vegas, le plus gros tournoi de poker du monde semble finalement tout petit. Convivial, presque familial. Et c'est très bien comme ça.

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan (Allemagne) 326 800 000 163
Alex Livingston (Canada) 120 400 000 60
Dario Sammartino (Italie) 67 600 000 34

Les prix Vainqueur : 10 000 000 $ Runner-up : 6 000 000 $ Troisième : 4 000 000 $ Rappel : aucun deal n'est officiellement possible !

Rail
Les supports d’Alex Livingston et Hossein Ensan sont prêt : question décibels, ils auront fort à faire pour concurrencer les Italiens !

Ensan
Hossein Ensan est plus que jamais chip-leader à l'entame de la dernière ligne droite

En flip pour la joie

Dario Sammartino double son tapis d'entrée de jeu Main Event 10 000 $ (Finale - 3 joueurs restants)

Rail Dario
En finale du Main Event, le plus banal des coin-flip prend des allures de coup du siècle. La faute à l'enjeu, la faute à l'ambiance bien sûr. Témoin ce coup à tapis, joué par (évidemment) Dario Sammartino douze mains après la reprise de la finale : Hossein Ensan open du minimum à 4 million, l'Italien fait tapis pour 50 millions (25BB). De BB, Alex Livingston réfléchit mais abandonne. Ensan paie.

Les jeux :

66 chez Ensan,
AJ chez Sammartino. Il ne le sait pas, mais les spectateurs découvriront 30 minutes plus tard que Livingston a jeté la même main !

Les chances de l'Italien sont donc inférieures à 50/50, mais le tableau 8-8-9-10-Valet va le récompenser sur la dernière carte.

Rail
Le podium télévisé tremble : tous les supporters de Dario chantent d'une seule voix. Mustapha Kanit, bien sûr, mais aussi plein de copains étrangers que vous connaissez bien : Liv Boeree, le champion du monde 2013 Ryan Riess, Romain Lewis, YohViral...

Tout sont soulagés pour leur héros qui, avec 52 blindes, et maintenant sorti de la zone rouge. Enfin, Dario va pouvoir jouer au poker : on pourrait bien se régaler dans les heures à venir…

Ensan / Sammartino

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan (Allemagne) 286.200.000 143
Alex Livingston (Canada) 124.400.000 62
Dario Sammartino (Italie) 104.200.000 52

Fuite en arrière

Hossein Ensan dilapide son gros tas de jetons Main Event 10 000 $ (Finale - 3 joueurs)

Début de partie catastrophique pour Hossein Ensan : après une trentaine de mains jouées, sont chip-lead est maintenant en sérieux danger. Un coup en particulier ont mis à mal sa domination, pour la première fois en trois jours. Elle a été remportée par un Alex Livingston qui se trouve désormais à quelques encablures de l'Allemand :

Dans un pot limpé, Livingston mise 13,5 millions surn turn K96Q après avoir check/raise le flop : Ensan répond avec une relance à 27 millions. Avec 9-4 dépareillés, le chip-leader est à poil, ou quasi, et sa tentative d’intimidation va lamentablement échouer : fort de son brelan de 6 floppé, Livingston envoie la boite pour 100 millions. Snap-fold d’Ensan, évidemment.

A cela, ajoutez quelques showdowns perdant (notamment une quinte pas à la hauteur contre une flush chez Livingston, encore) et vous obtenez une fuite de plus de 70 millions chez Ensan, qui a profité à ses deux adversaires.

Mais les tapis sont très profonds : ce duel à trois est bien parti pour durer.

Dur Alex, sed lex

Alex Livingston éliminé en 3e place (4 000 000 $) Main Event 10 000 $ : le dernier duel va débuter

Après avoir fait doubler Dario Sammartino, Alex Livingston ne le savait pas encore, mais il n'avait plus que 21 mains à vivre dans ce Main Event : en difficulté avec 50BB restantes, le canadien a vu ses deux derniers adversaires redoubler d'efforts, le relançant et le sur-relançant sans qu'il ne puisse opposer de véritable résistance ou montrer la meilleure main au showdown.

Alex Livingston
Aux alentours de 21 heures, c'est avec un tapis encore plus diminué - 17 blindes - que Livingston a joué son va-tout : open shove au bouto navec AJ. De petite blinde, Hossein Ensan ne va pas refuser l'affrontement avec son AQ.

Le flop 6-Valet-Dame améliore les deux joueurs, mais Ensan conserve son avantage. Cela ne changera pas après un turn 2 et une rivière 9 : le parcours d'Alex Livingston s'arrête en troisième place, pour un prix de 4 millions de dollars, inédit (évidemment) pour le pro Canadien.

En conférence de presse post-élimination, Livingston n'aura que des témoignages d'affection pour ses collègues finalistes. « Ce sont tous des stars, et Dario Sammartino est comme un frère. Il dégage une chaleur et une énergie incroyables. Il est presque trop gentil ! Souvent, il nous disait « good fold » après un coup gagné. D'ailleurs, je crois que son rail a fini par lui dire qu'il fallait arrêter d'être gentil, j'ai senti l'atmosphère changer à un moment. »

Rail Livingston
On retiendra de Livingston une stratégie déviant régulièrement du jeu GTO. Interrogé sur cette paire de Dames foldée préflop avant-hier lorsqu'il restait six joueurs (Garry Gates avait 3-bet avec une paire de 10), le pro n'exprimera pas de regrets : "Ce n'était pas la première fois que je me plantais. Au cours des jours précédents, j'ai jeté As-Roi préflop alors que mon adversaire avait As-Roi. Mais je réfléchis à comment jouer contre une range de mains, pas contre une seule combinaison précise ! Si Garry a les As ou les Rois, je passe pour un génie !" Livingston attribue cette stratégie à son passif de joueur de cash-game : "Je préfère jouer deep et après le flop plutôt que m'engager dans des gros coups préflop."

Cette finale 2019 du Main Event comprenait un joueur qui a enervé tout le monde à cause de la lenteur de ses décisions, Kevin Maahs. Livingston, lui, était tout l'inverse : toujours pressé de jouer, on l'a parfois critiqué pour la vitesse à laquelle il agissait ! Là aussi, Livingston s'est justifier sans bégayer : « Vous savez, il y a une raison pour laquelle je ne joue que deux ou trois tournois de No Limit par an : ils sont devenus beaucoup trop lents. Ce n'est pas drôle, de jouer lentement avec des lunettes de soleil et une capuche. En jouant vite, je vais peut-être parfois commettre des erreurs, mais c'est bien plus marrant. Je ne m'imagine pas jouer autrement. »

Il y a dix ans, Alex Livingston débarquait pour la première fois à Vegas à l'âge de 22 ans, avec en poche une bankroll de 17 000 $. Le fait marquant de cet été de formation ? Perdre 40 000 $ au beer-pong contre un de ses amis. Les années ont passé : plus mûr et expérimenté, Livingston est parvenu à améliorer son meilleur score sur le Main Event (13e en 2013), et c'est en tant que multi-millionnaire qu'il essaiera de faire encore mieux l'an prochain.

Un duel à quatre millions de dollars

Le dernier duel opposera Hossein Ensan à Dario Sammartino Main Event 10 000 $ (Heads up final)

Pognon
Comme le veut la tradition, un homme en costard est arrivé sur le podium TV en poussant un gros chariot, entouré de deux gros bras de la sécurité. Ils s'y sont mis à plusieurs pour empiler brique après brique de 10 000 $ en cash au milieu de la table de poker : le tas fait bien quarante centimètres de haut.

10 millions de dollars en cash sur la table ? On risque d'en décevoir quelques-uns, mais nous avons espionné le dialogue suivant à quelques centimètres de la manne :

Producteur ESPN : « En vrai, ça représente combien, ce tas ? »
Homme en costard (air sûr de lui) : « Dix millions ! » Puis, en chuchotant, avec un clin d’oeil : « 70 000, hé hé. »

Hé oui : c’est un secret de polichinelle, mais ces briques de 10K$ qui rendent si bien sur l’écran de télé ne sont que de bêtes liasses de billets de un dollar prises en sandwich par, de chaque côté, un « Benjamin » de 100 $. Mais qu’importe : les dollars que visent Hossein Ensan et Dario Sammartino s’élèvent bel et bien à dix millions.

Le perdant du dernier duel du Main Event, le plus important de tous, devra se contenter de six millions. On a déjà de la peine pour lui (sic).

HU

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan (Allemagne) 279.800.000 117
Dario Sammartino (Italie) 235.000.000 98

Pognon
Le saviez-vous ? Le bracelet du Main Event ne ressemble à aucun des 89 autres distribués cet été. Il n'est pas forcément plus beau mais est bien plus lourd (550 grammes) et sa valeur est estimée à... un demi-million de dollars !

Prospère Hossein

L'écart se creuse en faveur d'Hossein Ensan Main Event 10 000 $ (Heads up final)

Hossein Ensan
23h17 à Las Vegas. On va bientôt franchir la barre des cinquante mains jouées sur le dernier duel du Main Event, et pour le moment les jetons ne vont que dans une seule direction : celle d'Hossein Ensan.

Dario Sammartino avait pourtant bien, voire très bien entamé son match, parvenant dès la deuxième main à prendre le chip-lead. L'Italien avait chatté, trouvant un As sur la rivière pour lui donner deux paires : Ensan avait deux paires Valet-9 dès le turn et n'a pas trouvé le bouton fold face à une mise rivière de 55 millions !

Derrière, Ensan est parvenu à revenir à niveau avec un value bet « thin » bien placé. On l’a ensuite vu enchaîner les gros pots sans showdown, Dario récompensant son aggressivité par plusieurs folds sur des pots « barrélés » deux ou trois fois.

Puis à l’instant, encore un gros pot : 120 millions au bas mot, avec un Ensan montrant deux paires Q10 au showdown d’un board 1053Q4. Dario Sammartino a joué le coup on ne peut plus passivement (il défend sa BB puis check/call trois fois) ne peut montrer mieux : avec 52, son hero call rivière (35 millions), effectué après un long moment de réflexion, s’est révélé très couteux.

Bilan comptable après 50 mains : plus 100 millions pour Hossein ! Bilan humain : tout le monde s'amuse bien, les joueurs comme le public. Les deux adversaires se parlent, rigolent, et le rail est de plus en plus bruyant !

Dario Sammartino
Malgré les gros coups perdus récemment, Dario Sammartino n'a rien perdu de son enthousiasme. Il vient même d'engueuler ses supporters en rigolant. Parce qu'ils gueulent trop fort ? Non ! Parce que les Allemands sont plus bruyants !

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan (Allemagne) 379 000 000 126 BB
Dario Sammartino (Italie) 136 000 000 45 BB

Igor
Parmi les coaches de Dario : le redoutable Russe Igor Kurganov
Hossein
Hossein reste concentré : 45 blindes en la possession d'un joueur du calibre de Dario, c'est une montagne à gravir
Hossein Ensan
"Pizza, pizza, pizza !" Bizarrement, ce sont les Allemands qui ont les premiers commandé le plus italien des plats

Presque le plus heureux des hommes

Dario Sammartino éliminé en seconde place (6 000 000 $) Le plus expérimenté des finalistes, et aussi le plus soutenu, échoue à une marche du titre suprême Son heads-up mal négocié ne fera pas oublier une prestation de haut vol, tout en maîtrise du jeu short-stack

Dario
Le duel final d'une partie de poker est une phase unique : une histoire au coeur de l'histoire, avec ses propres paramètres, son propre rythme, qui ne ressemble en rien à tout ce qui a précédé. Un tournoi de poker, c'est un peu comme une soirée entre amis. Au début, l'appartement est plein, l'enthousiasme est de mise, c'est bruyant et joyeux, mais on ne connaît pas tout le monde, certains restent en retrait des conversations, et on ne fait pas attention à ceux qui s'en vont tôt. Puis le temps passe, les aiguilles de l'horloge défilent, et à un moment il ne reste plus qu'une poignée de fêtards, tous assis autour de la table du salon. A ce stade, la glace est brisée : tout le monde se connaît, quelques numéros ont été échangés, les rires fusent facilement, la connivence est générale.
Heads Up
Le duel final d'un tournoi de poker, c'est ce moment où il n'y a plus que deux personnes dans l'appartement qui se regardent les yeux dans les yeux autour du dernier verre. Il est tard, la fatigue est là, mais on a pas encore tout à fait envie de partir : l'heure est propice aux confidences. On rigole encore mais avec un ton plus grave. Même si la soirée a été épique, il sera bientôt temps de d'y mettre fin. On prolonge le moment car on sait que bientôt, on va retomber de son nuage et retrouver la douce banalité du quotidien.

Dario Sammartino et Hossein Ensan étaient déjà familiers l'un de l'autre avant d'atteindre la table finale du plus gros tournoi du monde, se croisant régulièrement sur le circuit, se félicitant pour leurs exploits respectifs. 8 millions de dollars de gain et une quantité enviable de finales Highroller pour l'un (mais, tiens tiens, aucun titre majeur), deux finales EPT et une victoire à Prague pour l'autre. Terminer seuls et en tête à tête la plus belle partie de poker de la planète, une compétition de dix jours ayant rassemblé plus de 8 600 joueurs, va probablement cimenter à tout jamais leur amitié.

Le duel final d'un tournoi de poker ne ressemble en rien à ce qui a précédé. Il en va de même pour Dario Sammartino. Au terme d'une démonstration de jeu short-stack de trois jours qui sera probablement enseignée dans les écoles de poker, la star italienne est quelque peu passée à côté de son duel final sur la table la plus regardée de la planète…

Dario HU
Dario avait pourtant réussi à combler d'entrée de jeu le faible écart qui le séparait d'Ensan, et même à passer chip-leader en trouvant deux paires chanceuses sur la rivière d'un des premiers coups du duel. Mais cette embellie n'allait être qu'un feu de paille : combattif mais détendu, à l'aise dans le rôle de l'agresseur, Ensan allait rapidement reprendre l'avantage, en relançant et en misant, encore et encore. Plusieurs fois de suite, Dario a payé perdant, sa méforme culminant avec un hero call désastreux avec la troisième paire alors qu'Ensan en possédait deux. Désormais en déficit de 2 contre 1, Dario n'allait jamais se remettre de cette décision où ses instincts l'ont failli.

La 301e main de la finale du Main Event fut la dernière. C'était la 101e du duel : elle est tombée sur le coup d'une heure trente du matin.

Avec une quarantaine de blindes restantes, Dario défend sa grosse blinde face à une relance d’Ensan, puis check/call le flop 1062. Le turn est un 9 : Ensan continue d’attaquer, à hauteur de 35 millions. Avec 84 pour un double tirage, Dario tente le tout pour le tout : check/raise all-in pour 140 millions. Ensan ne pouvait pas payer plus vite avec sa paire de Rois.

Ultime bronca dans les tribunes. Les deux joueurs se rapprochent de leurs clans respectifs. Attente interminable. Carte brûlée, carte retournée. C’est… une inutile Q. Le Main Event des WSOP 2019 est terminé…

Rail
... pas tout à fait. Moment de grâce à peine croyable, conclusion parfaite à la finale la plus joyeuse de l'histoire du Main Event : les supporters d'Ensan se mettent à chanter le prénom du perdant. "Dario ! Dario ! Dario ! Dario !" Le moment dure, la scène est instantanément inouabliable. Très vite, le rail de Dario prend le relais, fait de même avec le prénom du vainqueur. "Hossein ! Hossein ! Hossein !" Frissons. Poils qui se dressent. Yeux qui s'embuent.
Dario ITW
Dario Sammartino a du mal à contenir ses larmes au moment de répondre aux premières questions. "Je suis content de mon jeu. Enfin, pas en heads-up. En plus d'être un ami, mon adversaire était très bon. Là maintenant, je ne me sens pas bien, mais... demain ça ira beaucoup mieux, je vous le promets !"

Conférence de presse improvisée. Malgré sa position de short-stack, Dario a toujours fait partie des favoris. Qu’en a t-il pensé ? « C’est sûrement parce que j’étais le joueur le plus connu, celui qui joue presque tous les circuits, qui s’inscrit à des High Rollers. Mais je n’ai pas ressenti de pression, je voulais juste jouer le meilleur poker possible. »

Que s’est-il passé en heads up ? "Je n’ai pas eu ma chance. J’étais card dead, au pire moment. Quand on ne trouve pas de jeu en heads up, il est très difficile de s’en sortir. Et puis Hossein a très bien joué, il s’adaptait en permanence à ce que je faisais. Je ne peux que le féliciter."

Rail
Plus encore que durant les récentes éditions, l’atmosphère tout au long de la finale fut joyeuse, colorée, bruyante, electrique. Des gradins bondés de potes et fans habillés aux couleurs de leurs héros, des chants de supporters se renouvelant constamment, le taux de décibels qui ne faiblit jamais. Le tout sans jamais franchir la frontière invisible séparant l’enthousiasme du manque de respect. Pas un mince exploit ! « L’ambiance ne m’a pas du tout dértangé. Bien au contraire ! On passe à la télé : c’est bon pour le poker, qu’on voit que cela peut être amusant. Ni moi ni Hossein n’étions dérangés. Les gens ont kiffé, et nous aussi. On n’oubliera jamais cette finale. »

Dario Rail
Comment on se sent, après avoir été soutenu par des centaines d'amis sur les gradins, et des milliers d'anonymes branchés sur leur écran ? "Je n'ai pas de mots pour le décrire, pas même en italien. Je suis quelqu'un qui aime aimer, et qui aime être aimé. Et là, il y a tellement de monde qui m'a soutenu. Pas seulement des italiens. C'est quelque chose de plus fort que l'argent. Tout cet amour, toute cette affection, c'est impossible à décrire."

MERCI pour le partage, super comme chaque Année

Champion du monde des reporters ( benjo,harper,veunstyle,tapis volant)

la régalade,la croustillade …

:wink:

à bientot les amis pour de nouvelles aventures.

Hossein Ensan au sommet de la planète poker

Un pro allemand d'origine iranienne remporte le Main Event des World Series of Poker

Hossein Ensan
Vrai ou faux ? Le Main Event des World Series of Poker vieillit. Vrai : sur la cinquantième de l'histoire du plus vieux festival de poker, 1 896 des 8 569 participants étaient âgés de 51 ans ou plus, soit 22% du field. La moyenne d'âge des entrants augmente légèrement chaque année, ce qui est somme toute normal pour un jeu qu'on peut pratiquer à tout âge.

Mais entre participer au Main Event, et terminer le Main Event, il y a un monde : l'épreuve reine du poker, dont l'affluence augmente chaque année et monopolise, ces temps-ci, 14 jours sur le calendrier, demande plus que du talent et de la chance : il faut aussi de l'énergie et de l'endurance. Conséquence : depuis dix ans, le visage souriant sur la photo finale est plus souvent que jamais celui d'un vingtenaire, ou à la rigueur d'un trentaine.

Pas cette année : Hossein Ensan, 55 ans au compteur, est devenu ce soir le vainqueur du Main Event le plus âgé depuis la victoire de Noel Furlong en 1997 (l'irlandais avait alors 62 ans), au terme de 84 heures et 52 minutes de poker cumulées sur dix longues journées. « L'expérience est plus importante que les livres », disait le natif d'Iran (mais citoyen allemand de longue date) avant la finale. Chip-leader au début de la finale après avoir terminé chaque journée avec un gros stack, Ensan n'a pas manqué son rendez-vous avec l'histoire du poker.

Hossein Ensan
Personne n'a véritablement su contrer celui qui pratique le poker depuis 2002. Avec une stratégie mélangeant une agression constante et des instincts bien affûtés dignes des meilleurs joueurs de l'ancienne école (nombreux ont été ceux qui ont tenté, sans succès, de le bluffer), Ensan a géré avec brio son avance, affichant par-dessus le marché une décontraction désarmante sur le podium télévisé, partageant régulièrement des rires et clins d'oeils avec ses adversaires comme ses supporters vêtus de noir. Même lorsque la dernière main fut distribuée, confirmant son sacre, son flegme est resté presque total.

Mais au fait, qui est vraiment le nouveau champion du monde de la planète poker ? On savait déjà qu'Ensan était capable de tenir les cartes après avoir vu remporter l'EPT Prague en 2015, un an après son podium sur l'EPT Barcelone et une autre finale, à Malte cette fois. 2,6 millions de dollars de gains avant cette semaine : ce n'est pas rien. Un pro, donc ? On dirait bien, même si le bougre persiste à se décrire comme « un simple amateur ». C'est d'ailleurs la première fois qu'il prenait part aux World Series of Poker ! « C'était mon plan depuis 2002 d'en arriver là », expliquera t-il simplement après sa victoire. « Cela a demandé beaucoup de travail. » N'esperez pas en savoir plus sur Ensan, qui semble vouloir garder une part de mystère. Ce qui ne veut pas dire qu'il boudait son plaisir au moment de voir les micros se braquer sur lui :

Hossein Ensan
"Sans aucun doute, c'est le meilleur feeling de toute ma vie. Dieu m'a béni en mettant le bracelet sur ma main ! Hier, je me suis endormi en pensant que je rêvais. Aujourd'hui, on dirait bien qu'il est devenu réalité." Suivi par toute sa famille en Iran et en Allemagne, Ensan a vu quelques-uns d'entre eux débarquer à Las Vegas juste à temps pour la finale. Comme pour Dario, il fut ravi de l'ambiance dans les tribunes : "On aurait dit un stade de football !"

Comment Ensan t-il abordé son tout premier Main Event ? Simplement : « chaque jour, l'objectif était de mettre des jetons dans le sac à la fin. Après, j'ai commencé à avoir beaucoup de jetons. C'est plus facile de jouer quand on a un gros stack. » C'est seulement une fois arrivé à trois joueurs qu'Ensan a du commencer à réfléchir à un plan, lorsque les stacks se sont brièvement rééquilibrés. « Mes deux derniers adversaires étaient très forts, mais j'ai eu de bonnes cartes qui m'ont permis de leur mettre la pression. »

Hossein Ensan
Il est encore trop tôt pour demander au champion ce qu'il compte faire avec ses dix millions de dollars fraîchement acquis : "J'y penserai demain, en attendant je vais faire la fête !" Autre question inévitable : celle sur les douze mois à venir. Chaque année, le monde du poker attend beaucoup de choses du Champion du Monde, notamment à ce qu'il joue un rôle d'ambassadeur de notre favori dans les médias et sur les compétitions du monde entier. "Je n'y pense pas. Je vais continuer à jouer comme maintenant, choisir les tournois qui me plaisent."

Kings hold and Hossein Ensan wins the 2019 @WSOP Main Event for $10,000,000! pic.twitter.com/bIX0setWs3

— Poker Central (@PokerCentral) July 17, 2019

Hossein ensant
Ainsi se termine notre plongée de 50 jours au coeur des WSOP. Enfin, pas du tout à fait : on a encore un ou deux brouillons dans le backoffice. Restez branchés !

Benjo, Flegmatic, Veunstyle, TapisVolant et Alex