WSOP 2019 - Main Event - 7

En route vers la finale

Objectif du jour : dessiner la table finale à 9 joueurs Main Event 10 000 $ (Day 7)

Le rêve d'accèder à la table finale du Main Event des WSOP est à portée de mains des 35 derniers joueurs encore en course aujourd'hui. 26 seront pourtant assez déçus, puisque ils seront éliminés aujourd'hui. Les autres entreront tous simplement dans les bouquins d'histoire du poker, comme étant les finalistes du second plus important Main Event de l'histoire, ce qui n'est pas rien tout de même. Et même si Romain Lewis a rendu les armes hier, et que le clan Français n'a donc plus aucun représentant, les enjeux restent bien évidemment énormes. On rappelle que l'un de ces joueurs empochera 10 millions de dollars au final !

Pour le moment, comme vous le constaterez sur la photo, les joueurs disputent leur partie sur des tables "normales" de l'Amazon, avant de venir s'installer définitivement sur les trois tables télévisées, une fois que le field sera tombé à 27 joueurs. A partir de là, vous aurez tout le loisir de profiter de cette journée, grâce au streaming mis en place. On sera dans les parages du rail pour vous montrer tout cela en photos.

Et la pression commence à sérieusement se faire ressentir, qu'on se le dise. Témoin cette main disputée dans la première heure, relancée à 1,1 million (3,6x) par l'Américain Nicholas Danias : lorsque l'Anglais Daniel Charlton a annoncé tapis pour 6,5 millions (21bb), il a fallu une bonne minute à Danias pour payer avec... une paire de Rois ! L'Anglais détenait As-Dame, et n'a pas trouvé d'aide sur le board : "Nice slowroll", a glissé l'un des autres joueurs de la table.

En attendant, l'Anglais Nick Marchington est toujours en tête de ce tournoi. Il a "une bonne tête de finaliste" si on peut s'exprimer ainsi, jeune frêle et solide à la fois. Arrivera-t-il à ne pas s'écrouler aujourd'hui ? On suivra notamment son évolution, sans oublier non plus le parcours de quelques rares noms encore un peu connus du circuit, comme l'Allemand Hossein Ensan, second au chipcount, Dario Sammartino ou encore le petit favori de rlewis, Robert Heidorn. Et bien évidemment, on profitera aussi de cette journée pour découvrir des noms dont vous allez entendre parler pendant longtemps à l'avenir.

MainEvent

Ils remportent 261 430 $

31e : Christopher Ahrens 32e : Daniel Charlton 33e : Thomer Pidun 34e : Steven Parrott 35e : Corey Burbick

Tableau de bord 30 joueurs restants (sur 8 569) Blindes : 150 000 / 300 000, BB ante 300 000 Tapis moyen : 17 138 000 Prix assuré : 261 430 $

Et viva españa !

Navarro busto, il n'y a plus de joueurs Espagnols dans ce Main Event Main Event 10 000 $ (Day 7 - 27 joueurs restants)

navarro

Une première pause a été offerte à tous les joueurs lors de cette 7e journée du Main Event, il ne sont désormais que plus 28, c'est toujours un de trop pour arriver aux trois tables télévisées finales.

Si nous tentions de sécher nos larmes hier après l'élimination de Romain Lewis, c'est au tour de l'Espagne de sortir les mouchoirs, puisque son dernier représentant s'incline en 30e position, pour un gain de 261 430 $. Derrière l'ouverture de l'Allemand Viktor Rau, Mario Navarro a poussé ses 16 dernières blindes (5 millions) avec A6. Resteal un poil ambitieux, et qui est rapidement payé par AJ chez Rau. Un Valet est arrivé dès le flop, histoire d'enlever presque tout suspens à l'issu de cette main. Conséquence direct : Alex Hernando, le reporter de Winamax.es, risque de faire la gueule à son tour, son dernier poulain n'est plus. Ce n'est pas comme s'il n'y avait que des Américains pourtant. Après l'élimination de Luke Graham en 29e position, il ne restait plus que 11 joueurs, chers à l'Oncle Sam.

On a également aperçu pendant cette pause, deux joueurs se faire coincer dans un couloir par le Stéphane Matheu de chez 888. Une pratique très classique, lorsqu'il ne reste plus beaucoup de joueurs, que les caméras sont partout, et que le jeu en vaut vraiment la chandelle. Désormais, Nick Marchington et Timothy Su sont "des amis de 888", m'a expliqué le Steph' Matheu Israélien. Comprenez par là qu'ils disputeront au minimum la fin du tournoi avec le patch du sponsor sur l'épaule, en échange d'une compensation financière. "Le contrat est confidentiel, et évidemment, je ne peux pas dire le montant. Mais disons qu'il font désormais partie de la maison.", nous a-t-on juste précisé.

A noter que les paliers commencent à devenir véritablement intéressant. Le gap entre la 28 et la 27e place étant par exemple de 63 220 $... et ça ne fait que commencer !

alex hernando
Alex Hernando joue les équilibristes ! Objectif, tenter de décrocher une photo de son poulain. Le résultat est mitigé, mais l'envie est là, 7/10 pour l'effort señor.

Top 10 (après 1 niveau) Chipleader - Nick Marchington : 56 100 000 2e - Milos Skrbic : 39 225 000 3e - Timothy Su : 38 400 000 4e - Hossein Ensan : 36 700 000 5e - Warwick Mirzikinian : 32 000 000 6e - Duey Duong : 29 750 000 7e - Henry Lu : 29 300 000 8e - Michael Niwinski : 24 175 000 9e - Zhen Cai : 20 250 000 10e - Austin Lewis : 19 300 000

Mihai Manole
Mihai Manole est le dernier Roumain de ce tournoi. Mais pour les gens qui l'interview à ce moment là, il est surtout le dernier jouer qualifié sur cette room pour 100 $, le genre d'histoire que les médias adorent

dealer
Britney est en place, et avec le smile. Elle attend désormais tous ces joueurs qui vont jouer la fin de cette journée sous les spotlights des tables télévisées

dario sammartino
Le beau sourire de Dario a joué dans la balance pour que lui et ses adversaires soient disposés sur la table TV principale

main event
28 left, c'est un de trop pour avoir les trois dernières tables. Punition pour ces joueurs, qui goûteront aux joies des caméras un peu plus tard, une fois qu'on aura découvert l'identité du 28e au classement.

Ils remportent 261 430 $

29e : Luke Graham 30e : Mario Navarro

Tableau de bord 28 joueurs restants (sur 8 569) Blindes à venir : 200 000 / 400 000, BB ante 400 000 Tapis moyen : 18 362 000 Prix assuré : 261 430 $

24 joueurs en pause diner

Nick Marchington poursuit sa domination Main Event 10 000 $ (Day 7 - 24 joueurs restants)

Comme bien souvent depuis le début du Main Event, le dinner break a été sifflé au beau milieu de l'après midi. Mangera qui a faim, mais en attendant, ce ne sont pas moins de 24 joueurs qui ont gentiment été priés de quitter l'air de tournoi pour une heure. Le partie reprendra à 17h25 chez nous, 2h25 en France pour les plus courageux.

On parlait du dernier Français hier, du dernier Espagnol tout à l'heure, on peut désormais parler du dernier Brésilien : Yuri Dzivielevski est éliminé 28e, après une confrontation des plus classiques qu'on a déjà du voir à peu près 10 fois ces derniers jours : AK contre AA. Quand on ne possède plus que 8 blindes, c'est rarement le genre de mains qu'on aime jeter. Ses jetons ont filé chez l'Américain Christopher Barton, qui profite de ce pour grimper à 18 millions, un tapis proche de la moyenne. Le Brésilien conclue un été personnel assez fantastique, avec donc ce deeprun sur le Main Event, mais aussi ce bracelet sur l'Event 51, le premier pour lui. Au total, Yuri Dzivielevski a réalisé des WSOP à près d'un demi millions de dollars, costaud.

tv table

Après une pause dictée par la TV, une de plus, les 27 derniers joueurs se sont donc définitivement installés sur les trois différents plateaux. L'Anglais Oliver Bithell a alors rapidement pris la porte de sortie (27e), suite à un coin flip perdu contre Timothy Su, avec AQ contre 66. Il abandonne son compatriote Nick Marchington, l'actuel chipleader, comme dernier représentant de la couronne anglaise. Un homme qui ne perd pas de temps pour continuer à monter des jetons, avec un tapis de près de 56 millions au moment d'aller diner.

Puis sur la table principale télévisée, c'est l'Américain Zack Koerper qui a trouvé un mauvais timing pour resteal ses 10 dernières blindes avec A9, suite à une ouverture de l'Argentin Marcelo Cudos. Ce dernier remonte à 10 millions de jetons après ce coup, lui qui est supporté par beaucoup de ses compatriotes, un peu à la façon de Damian Salas en 2017. Rien que pour l'ambiance qu'il y aura en table finale s'il l'atteint, on supporterait presque Marcelo Cudos.

Enfin, Hiroki Nawa fut éliminé en 25e position après shove moins de 6 blindes en fin de parole. Depuis sa BB, Preben Stokkan a trouvé un call presque facile avec K8, une main moins bonne que celle du Japonais, qui détenait A9, mais une main qui va tout de même trouver pas mal de bonheur sur un tableau 258T6. On aurait adoré vous donner plus d'infos sur le dernier Japonais du tournoi, mais il faut croire que lui et Hendon Mob n'ont jamais fusionné.

Ils remportent 324 650 $

25e : 26e : Zack Koerper 27e : Oliver Bithell

Il remporte 261 430 $

28e : Yuri Dzivielevski

Tristesse pour le Brésil, une fois de plus, ils ne ramèneront pas la coupe à la maison

Chipcount au dinner break

Table principale Christopher Barton (USA) 20 350 000 (51bb) Hossen Ensan (Allemagne) 43 725 000 (109bb) Marcelo Cudos 8 300 000 (21bb) Kevin Maahs (USA) 6 550 000 (16bb) Henry Lu (USA) 29 850 000 (75bb) Nick Marchington (UK) 55 900 000 (140bb) (chipleader) Warwick Mirzikinian (Australie) 28 525 000 (71bb) Michael Niwinski (Canada) 14 950 000 (37bb)

Table extérieure Dario Sammartino (Italie) 20 475 000 (51bb) Garry Gates (USA) 11 750 000 (29bb) Johnathan Dempsey (USA) 10 200 000 (26bb) Mihai Manole (Roumanie) 14 875 000 (37bb) Paul Dhaliwal (Canada) 17 350 000 (43bb) Robert Heidorn (Allemagne) 9 300 000 (23bb) Enrico Rudelitz (Allemagne) 5 750 000 (14bb) Viktor Rau (Autricheà 13 250 000 (33bb)

Table extérieure 2 Zhen Cai (USA) 32 025 000 (80bb) Nicholas Danias (UK) 5 225 000 (13bb) Timothy Su (USA) 42 875 000 (107bb) Alex Livingston (Canada) 9 425 000 (24bb) Preben Stokkan (Norvège) 15 125 000 (38bb) Milos Skrbic (Serbie) 42 925 000 (107bb) Austin Lewis (USA) 16 675 000 (42bb) Duey Duong (USA) 39 900 000 (100bb)

dinner break

Nick Schulman écarté des commentaires TV

Si vous suivez le streaming depuis chez vous, vous remarquerez peut-être bientôt que Nick Schulman n'apparait plus derrière le micro. Spécialiste poker émériten reconnu par ses pairs, vainqueur de son 3e bracelet WSOP cet été, Schulman animait régulièrement les commentaires de la table télévisée sur ESPN, comme le font régulièrement Antonio Esfandiari ou Maria Ho. Sauf que durant ses commentaires, Schulman a glissé une phrase qui a fait l'effet d'une petite bombe dans le milieu : "Si vous voulez progresser au poker, alors ne regardez pas le Main Event". En soit, il n'a pas complètement tort, mais ESPN n'a semble-t-il pas trop apprécié ce crachat dans la soupe, et l'a tout simplement retiré de son planning : Nick Schulman ne commentera plus les WSOP, au moins cette année.

Cet après midi sur twitter, l'Américain y est allé de sa petite vidéo pour s'expliquer, donner son avis, et regrette bien évidemment la décision prise par sa direction. Reverra-t-on un jour Schulman aux commentaires du Main Event ? Pour le moment, rien n'est moins sur.

L'indignation d'un téléspectateur sur Twitter :

1/2 When @NickSchulman says on national television that "if you want to get better at poker, then don't watch the main event"...how does that look from a recreational perspective? They view the @WSOP main event as a prestigious tournament with the best in the world playing-

— David Stewart (@TreeBandz) 10 juillet 2019

La réponse de Schulman :

pic.twitter.com/ROxfpOGB9N

— Nick Schulman (@NickSchulman) 12 juillet 2019

Hossein Ensan prend la tête

Le champion de l'EPT Prague 2015 remporte le plus gros pot du tournoi et s'empare du chiplead Main Event 10 000 $ (Day 7 - 19 joueurs restants)

C'est LE pot du tournoi jusque là. Hossein Ensan vient de remporter un coup qui pourrait lui assurer un pied en table finale. Ne reste plus qu'à glisser le second sous la table, et l'Allemand pourra alors commencer à rêver fortement des 10 millions de dollars.

Et ce pot, Hossein Ensan l'a disputé face à celui qui était chipleader à ce moment là, Nick Marchington. L'Anglais a défendu sa blinde, sur un open d'Ensan au bouton, puis sur un tableau A8526, l'Anglais a check raise le c-bet au flop, de 1 million à 4 millions, avant d'envoyer 9,5 millions sur la turn et 25 millions sur la river ! Hossein Ensan a payé à toute vitesse avec A5 pour deux paires floppées. Nous ne connaitrons pas la main de l'Anglais, qui a filé directement dans le muck. La grosse conséquence de ce coup, c'est que Hossen Ensan dépasse la barre symbolique des 100 millions de jetons (!) quand l'Anglais fait une chute au classement, avec désormais 31,9 millions, ce qui le place encore 7e malgré tout.

hossein ensan

Don't cry for him Argentina

Outre ce pot monstrueux, découvrons ce qu'il s'est passé depuis la pause dinner break :

Dès la reprise du tournoi, l'Américain Johnathan Dempsey a vu son rêve brisé par Dario Sammartino. Le beau gosse Italien n'a rien de fait mal, si ce n'est que raise/call JJ pour 24 blindes, suite à un resteal de son adversaire, muni de AT. Le croupier a déroulé un board avec un 9 en carte haute, n'arrangeant pas vraiment les affaires de Dempsey, qui repart tout de même avec 324 650 $. Avec cette nouvelle élimination, Sammartino conforte un peu plus sa place parmi le top 10 du tournoi (6e).

Puis c'est le clan Argentin qui s'est ensuite effrondré, après l'élimination de son héros Marcelo Cudos. Non pas qu'il paraissait favori pour remporter le tournoi, mais il avait le soutien de tout un peuple plutôt très fier, en tout cas dans le monde du poker. Son aventure dans ce Main Event s'arrête suite à un flip perdu, JJ pour lui contre AQ chez Hossein Ensan. Salas avait remporté 1,4 million de dollars, Marcelo Cudos ne remportera "que" 324 650 $. Le premier homme à soulever un trophée invisible n'avait jusque là jamais remporté plus de 46 000 $ sur un tournoi, on n'imagine alors qu'il sortira probablement satisfait de cette perf' sur ce tournoi principal des championnants du monde.

marcelo_cudos
"Je suis très fier de ce que j'ai fait !", déclarait en interview Marcelo Cudos. Il peut, 23e du Main Event, c'est déjà une véritable performance en soit !

L'Américain Nicholas Danias a disparu dans un coup à tapis préflop... contre deux autres joueurs, également à tapis avant le flop ! Le genre de situation qui n'arrive pas tous les jours à ce niveau là : le Canadien Alex Livingston a open shove ses 7,5 millions (19 bb) en fin de parole, payé par l'Américain Austin Lewis. On s'attend à un showdown entre les deux joueurs... quand Nicholas Danias annonce également tapis pour 5,825 millions, soit 14 blindes.

Alex Livingston : AT Austin Lewis : TT Nicholas Danias : AK

Deux joueurs pouvaient potentiellement disparaitre, si le board était venu hauteur 8 par exemple. Mais au lieu de cela, le croupier a glissé quelques cartes un peu plus croustillantes, 8JQ5K, obligeant ainsi Danias a quitté ce tournoi, puisque Livingtson profitait de cette river pour compléter une quinte. Un busto, un joueur qui triple ou presque, et un Austin Lewis qui tombe à 8 millions... ce coup pourrait laisser des traces chez les deux joueurs encore vivant.

Quant au chipleader du jour 3, le Danois Preben Stokkan, l'histoire est beaucoup moins compliquée : AK chez lui contre TT chez l'Américain Zhen Cai pour ses 23 dernières blindes. Cai a réussi à remporter le pot, en rentrant une flush, non sans avoir taper dans le pot "run good" en trouvant également un troisième 10 inutile sur le flop.

Enfin, c'est l'Australien Warwick Mirzikinian qui a bust 20e, juste après le coup raconté au début de ce post, contre le jeune Anglais Nick Marchington justement, sur un bon vieux flip moustache, 22 contre AK. Un A a calmement atteri sur la turn, comme par magie pour l'Anglais, histoire de remonter un peu son tapis (l'Australien n'avait plus que 15 blindes).

Ils remportent 324 650 $

20e : Warwick Mirzikinian 21e : Preben Stokkan 22e : Nicholas Danias 23e : Marcelo Cudos 24e : Johnathan Dempsey

Tableau de bord 19 joueurs restants (sur 8 569) Blindes : 250 000 / 500 000, BB ante 500 000 Tapis moyen : 27 060 000 Prix assuré : 324 650 $

A grande vitesse

En un rien de temps, le field est passé de 19 à 14 joueurs ! Main Event 10 000 $ (Day 7 - 14 joueurs restants)

Pendant que le Rio vibre au rythme des chants Français, entonnés à l'occasion de la table finale d'Ivan Deyra (heads'up pour un bracelet, oui ça fait chanter les foules, et c'est aussi ça le bonheur des tournois qui se terminent pendant le Main Event, GG les World Series), le Main Event se poursuit à une vitesse assez folle. En moins d'une heure de jeu, une table extérieure à eu le temps de se fermer, afin de composer les demi finales... qui n'ont d'ailleurs pas mis de temps à voir deux joueurs disparaitre tout aussi vite, afin d'arriver à 14 joueurs restants. On souffle deux secondes et on récapitule tout ça.

dario sammartino

Duey Duong a pris la 19e place de ce tournoi, suite à un petit setup toujours compliqué à éviter, et encore plus à encaisser : Alex Livingston a open UTG 1,25 million, payé 3 fois, par Duey Duong au bouton, et par les deux joueurs en blindes, Zhen Cai et Timothy Su. Un flop 3J2 est posé et Livingston, après avoir c-bet à 2 millions, entrainera Duong et Su avec lui. Sur la turn 7, c'est Duong qui a pris le lead, en misant 3,5 millions. Su profite alors de ce moment pour sortir du bois en plaçant un check/raise à 12,3 millions. Sentant le sapin, Livingston a préféré s'écarter pour laisser les deux joueurs s'expliquer. Ce qu'ils feront une dernière fois, sur une rivière 8. Timothy Su n'est plus en trap, mais en pleine value, et pousse Duong dans ses retranchements, en le mettant à tapis. Un peu de réflexion, et ce dernier finit par call avec QQ. Il est battu par 22 chez le chipleader du jour 5, bien décidé à aller au bout des choses, et qui remonte à un peu plus de 100 millions de jetons. Duong bulle le palier suivant, et est le dernier joueur à empocher 324 650 $.

Qualifié pour une poignée d'euros, on vous le racontait en début de journée, Mihai Manole a vu son parcours s'arrêter à la 18e place, dans la foulée de Duey Duong. Et cette fois-ci, les choses sont plus simples à raconter : le Roumain a mis les jetons devant préflop, et il a fini derrière dès le flop. Le qualifié 888 a resteal 13 blindes avec AJ, payé par AT chez Garry Cates, et n'a pas trouvé le flop d'une vie, comme on dit : 6T3. La turn Q lui offre quelques porte de sortie supplémentaires, mais finalement c'est un 9 qui s'écrase sur la table. 100€ to 400 000$, le 2e meilleur Roumain de l'histoire (si on se réfère bêtement au classement Hendon Mob de son pays) a réussi une belle plus value en réalisant le plus gros cash de sa carrière. L'américain Gary Cates est grimpé à 29 millions suite à ce coup.

Il n'y a "plus que" deux Allemands dans ce tournoi, après la sortie d'Enrico Rudelitz (17e). Ça paraitrait fou de dire ça pour les Français, ça parait finalement tellement standard pour cette nation. Enrico est tombé sur un os Italien, un certain Dario Sammartino. Ses derniers jetons sont partis au milieu de la table avec une main qui a fait entrer Ivan Deyra, au même moment mais ailleurs dans l'Amazon, dans la légende, KK. Pardonnons Dario qui a collé ce petit bad beat à son adversaire avec AQ, c'est lui qui avait open d'une part, et d'autre part, Enrico avait à peine 10 blindes. C'est à la turn que l'Italien a trouvé un miraculeux A. Il a d'abord levé les bras au ciel, avant de sauter dans les bras de ses amis, une fois la river déroulé. On parle là d'un joueur très aguerri, qui joue des parties déjà très chères dans sa vie de tous les jours... oui mais voilà, le Main Event est un tournoi à part, comprendra qui pourra. Dario Sammartino est actuellement en train de vivre le rêve, et profite de l'élimination d'Enrico Rudelitz pour passer à 36,6 millions. Ce n'est pas encore Byzance, mais doucement et surement, la table finale tend les bras à celui qui risque bien de faire fondre toutes les téléspectatrices américaines qui ne le connaissent pas encore...

Voici le genre de message que Dario recevra certainement s'il atteint la table finale, une fois que le monde entier découvrira ses beaux yeux (et sa nouvelle bankroll)

Après Romain Lewis, c'est au tour d'Austin Lewis de quitter la scène. Non, Austin n'a rien à voir avec Romain, si ce n'est que leur rêve de devenir champion du monde s'est brisé trop tôt à leur goût. Austin Lewis est éliminé 16e pour 400 000$ de gains. Suite à un open de Robert Heidorn, l'Américain a resteal KT et est tombé contre A8. Lewis y a surement cru, en voyant arriver sous yeux un magnifique flop KQ4, mais le croupier est taquin et aime jouer avec les nerfs des joueurs, puisqu'il va gentiment dérouler un T puis un J, histoire d'offrir une quinte backdoor à l'Allemand. Encore un bad beat, mais l'air de rien, il s'agit surtout encore d'un joueur qui part à tapis et qui se retrouve éliminé, alors qu'il était couvert. Et l'espoir dans tout ça ? Impossible de doubler quand on est short et couvert sur ce tournoi ?

Dario refait des siennes ! C'est encore l'Italien qui est responsable de l'élimination d'un nouveau joueur, l'Américain Paul Dhaliwal. Il s'agit d'un flip moustache comme on les appelle amicalement, AK et 19 blindes pour Dhaliwal, 99 pour Dario. Et une fois de plus, les croupiers semblent pressés de rentrer chez eux aujourd'hui, puisque c'est dès le flop Q39 que l'Italien va trouver tout le bonheur du monde. La suite du board ne change rien (77), Dario commence sérieusement à devenir dangereux, avec maintenant presque 44 millions de jetons (88bb) en sa possession !

Christopher Barton est 14e, et prouve qu'on peut aller aussi loin dans un tournoi aussi gros, sans jamais se faire remarquer. Même sa sortie semblerait presque anecdotique. L'Américain, régulier des parties bien moins chères selon ses résultats en carrière (entre 200$ et 1000$ de buy-in, pour 165 000 $ de gains en carrière)) prouve que le one time existe encore, et ça, ça devrait donner beaucoup de baume au coeur à tout le monde. Quoi ? Ah sa sortie ? Un flip évidemment, AK chez lui contre TT chez Milos Skrbic. Barton est le dernier joueur à remporter le palier de 500 000 $. Quand on pense que c'est pratiquement ce qu'avait gagner Gaelle Baumann, mais en terminant 10e en 2012, on se souvient alors que ce Main Event 2019 est vraiment grassement doté.

demi ME
La table principale, avec notamment Hossein Ensan au siège 4, et Timothy Su à la droite du croupier

demi ME
Sur l'autre table, on retrouve Dario Sammartino (dernier siège) ainsi que le chipleader de ce matin, l'Anglais Nick Marchington

Ils remportent 500 000 $

14e : Christopher Barton 15e : Paul Dhaliwal

Ils remportent 400 000 $

16e : Austin Lewis 17e : Enrico Rudelitz 18e : Mihai Manole

Il remporte 324 650 $

19e : Duey Duong

Tableau de bord 14 joueurs restants (sur 8 569) Blindes : 250 000 / 500 000, BB ante 500 000 Tapis moyen : 36 724 000 Prix assuré : 500 000 $

Ça peut être long

Après un rush d'éliminations, le rythme se calme enfin Main Event 10 000 $ (Day 7 - 12 joueurs restants)

Il fallait s'y attendre : après un début de journée assez éclair, cela commence à faire un long moment qu'il ne reste toujours 12 joueurs dans ce tournoi. Viktor Rau est le seul joueur à avoir disparu depuis notre dernière update (QQ vs KK chez Henry Lu), et c'était il y a un moment. Le syndrome du shortstack qui double est de retour. Ils sont plusieurs à être passé par la case "all in/call/double up", et du coup, nous en sommes toujours au même point : il manque encore trois sortants pour obtenir la table finale.

table vide
A peine la 3e table vide, les équipes d'ESPN se sont pliés en 4 pour tout ranger. Et dire qu'on jouait pour des milliers de dollars tout à l'heure ici...

alex livingston
Alex Livingston fait partie de ces joueurs shortstacks qui ont doublé récemment

Table TV Garry Gates : 69 000 000 (86bb) Robert Heindorn : 14 500 000 (18bb) Hossein Ensan : 118 000 000 (148bb) Henry Lu : 18 600 000 (23bb) Michael Niwinski : 11 100 000 (14bb) Timothy Su : 76 800 000 (96bb)

Table secondaire Milos Skrbic : 54 300 000 (68bb) Kevin Maahs : 14 600 000 (18bb) Nick Marchington : 18 500 000 (23bb) Alex Livingston : 24 100 000 (30bb) Zhen Cai : 28 200 000 (35bb) Dario Sammartino : 67 100 000 (84bb)

13e - Viktor Rau : 600 000$

Tableau de bord 12 joueurs restants (sur 8 569) Blindes : 400 000 / 800 000, BB ante 800 000 Tapis moyen : 42 845 000 Prix assuré : 600 000 $

Le roi de la demie

Après sa 15e place en 2016, Niwinsky s'incline cette fois 12e Main Event 10 000 $ (Day 7 - 11 joueurs restants)

Comme dans un mauvais rêve qui se répète, le Canadien Michael Niwinky s'incline à quelques encablures à peine de la table finale, éliminé en 12e position. En 2016, il avait perdu AJ contre AK chez Gordon Vayo, futur runner up de l'épreuve. Cette année, le très souriant Michael Niwinsky s'est incliné sur un coin flip qui a viré à la castastrophe dès le flop : AK chez lui contre 77 pour Henry Lu. Et le flop est venu... TT7, boum !

michael niwinski

Aucun miracle n'est venu aider Niwinsky, qui regardera une fois de plus la table finale depuis son canapé, comme vous tous. La seule différence, c'est qu'il remporte un peu plus d'argent cette année, puisque cette 12e place lui rapporte 600 000$. Des scènes de joie éclatèrent ensuite un peu partout autour des deux dernière tables, les 11 derniers joueurs gagnant au passage un palier de 200 000$ supplémentaire, ce qui n'est pas rien, tout le monde avait l'air d'en convenir !

Ils sont désormais trois joueurs en dessous des 20 millions de jetons. Avec 22bb pour Robert Heidorn (18 millions), le shorstack officiel, rien n'est encore fait d'avance, et on pourrait être encore là un long moment...

robert heidorn
Robert Heindorn, favori de Romain Lewis et nouveau shortstack de ce tournoi

Qui bullera cette finale ?

L'ultime table de ce tournoi est connue ! Il ne manque plus qu'une élimination avant la fin de journée Main Event 10 000 $ (Day 7 - 10 joueurs restants)

Une heure du matin du côté de Las Vegas, dix joueurs viennent d'apprendre qu'ils sont officiellement sur l'ultime table de ce Main Event... mais encore parmi les 9 qui entreront dans l'histoire. Vous l'avez compris, les 10 derniers joueurs sont réunis sur une seule et même table, et désormais, il manque une élimination pour que la journée s'arrête.

chips

Et pour en arriver là, il a fallu la sortie d'un joueur, le couperet est tombé sur Henry Lu. L'Américain a disputé son dernier coup de poker dans ce tournoi avec KJ. Il a relancé cette main à 1,8 million et s'est fait 3-bet à 7 millions par Garry Gates en petite blinde. Sur JT7, Gates a placé une mise de continuation à 4,5 millions, payé par Lu. La turn 6 calme un peu les ardeurs de Gates qui préfère check, et observer Lu poser 7,8 millions sur la table. Et là, tout va partir en vrille, puisqu'après un temps de réflexion, Garry Gates va annoncer tapis, mettant le tournoi de Lu en danger. Ce dernier rentre alors à son tour dans le tank... avant de payer ! Lu découvre alors qu'il est tombé contre l'une des pires mains qu'il envisageait de rencontrer, un gros AJ qui le domine parfaitement.

Tension dans la salle, cri dans tous les sens... et un 8 sur la rivière pour définitivement scellé le sort d'Henry Lu. C'est fait, ils ne sont plus que 10 !

dario jack effel
Explication musclée entre Jack Effel et Dario Sammartino... qu'on se le dise, Jack Effel a toujours le dernier mot

Pendant ce temps là, sur l'autre table, un problème est survenu. Et quand Jack Effel se déplace, ce n'est pas souvent pour un problème mineur. Dario a payé le tapis de Nick Marchington sur un flop 478 pensant que celui-ci était à hauteur de 17 millions... et finalement, la croupière annonce après que Dario ait annoncé "call", que le tapis est plutôt à hauteur de 22 millions. L'Italien est scandalisé et tente de faire ce qu'il peut pour faire comprendre au directeur de tournoi que la croupière a fait une erreur, et qu'il ne serait pas parti à tapis s'il avait obtenu le compte exact. Sauf que les règles WSOP ne prévoient pas de retour en arrière au niveau de l'action, même si la croupière a fait une erreur : "Le joueur est responsable de son tapis et de ses actes. Dès qu'il a dit call, il devait savoir que c'était pour 22 millions. Impossible de revenir en arrière."

dario muss
Tel un frère, Mustapha Kanit s'est empressé de sauter dans le bras de son ami pour faire redescendre la pression. S'il y a bien un jour où il ne faut pas tilter, c'est aujourd'hui : "Oublie ce moment, c'est fait. Concentre toi sur le moment présent, tu as la plus belle table finale de ta vie qui te tend les bras", furent les mots de l'Italien du Team Winamax, à son ami Dario.

Qui veut gagner 10 millions ?

Dario Sammartino, Hossein Ensan et Garry Gates en table finale Le vainqueur empochera 10 millions de dollars L'Allemand Hossein Ensan possède près du double de jetons de son premier poursuivant Main Event 10 000 $ (Day 7 - 9 joueurs restants)

finalistes

A défaut d'avoir un Français sur la table finale la plus importante de l'année, celle du Main Event des World Series, l'Europe sera parfaitement représentée avec quelques têtes de série que les Américains feraient bien de fortement redouter.

hossein ensan

A commencer par le chipleader, l'Allemand Hossein Ensan qui n'a fait qu'une bouchée de cette 7e journée, pour atteindre cette finale avec 177 blindes au compteur et un tapis de 177 millions de jetons. Si on ne devait retenir que deux mains de sa journée, alors qu'il a pourtant participé à beaucoup de coups, on gardera forcément cette petite livraison du jeune Anglais Nick Marchington, qui lui a permis de passer pour la première fois la barre des 100 millions, et on pensera aussi à cette main folle contre Timothy Su, disputée un peu plus tard dans la journée : Ensan a tiré le maximum de valorisation possible de sa main, en l'occurence une paire de 10 trouvant un brelan au flop et un full à la turn, contre un Timothy Su qui a joué une partition d'équilibriste qui amène à un jeu high variance forcément dangereux. Alors qu'il pointait encore à 100 millions à un moment de la journée, Timothy Su se qualifie finalement avec 20 blindes pour cette finale.

dario sammartino

Le bel étalon Italien Dario Sammartino sera bien présent également, et pas seulement pour faire le mannequin. Si vous entendez souvent parler en bien dans ces colonnes d'un certain Mustapha Kanit, numéro un au classement de son pays, sachez que son dauphin est juste là. Et qu'à tout moment, si jamais Dario termine sur le podium, c'est lui qui devient le nouveau parrain. Tout se passait si bien pour Sammartino aujourd'hui, qui vivait une journée globalement tranquille... jusqu'à ces derniers instants de la journée, où il a finit par réaliser une bétise, qui lui a finalement couté assez cher. S'il arrive à passer entre les premières balles, on lui connait suffisament de talent pour ramener la coupe à la maison, sans passer par la case "coup de tête de zizou", et rendre fier tout une nation poker. Les récentes fois où l'Italie était représentée, c'était soit par un homme un peu fou, Filippo Candio en 2015, soit par un joueur super classe (costard cravatte) Federico Butteroni, mais qui est arrivé en finale avec 15 blindes et qui n'a finalement eu jamais beaucoup d'espoirs. Cette année ressemblerait un peu plus à la bonne, surtout quand on sait que Sammartino devrait moins impacté par tout ce pognon, même si bien évidemment, avec 10 millions au bout, on parlera d'une grosse amélioration de vie.

alex livingston

La présence de Garry Gates est également un petit évènement en soi, tant le personnage est apprécié de la communauté des professionels. Collaborateur pour Pokerstars, il est dans le relationnel avec les joueurs, et aujourd'hui, ce sont les joueurs qui ont envie de lui rendre la pareille de gentillesse. Les messages affluent déjà sur twitter, et tous sont ravis de voir quelqu'un qu'on n'attendait pas forcément à cette fête. De surcroit, c'est avec pratiquement 100 blindes qu'il débutera la finale, et un rail de qualité derrière lui.

garry
Il aurait répondu, "Yes I do Garry you", selon donc sa future femme.

Nick Marchington, Kevin Maahs, Timothy Su, Zhen Cai, Milos Skrbic, Alex Livingston complètent cette table finale du Main Event. Qui sont tous ces noms qui sortent pour beaucoup de nul part ? Une petite présentation de chacun des joueurs fera le plus grand bien dans un article à venir très bientôt.

timothy su kevin maahs
On ne dira pas que le rail de Timothy Su et Kevin Maahs étaient les plus bouillants ce soir, mais ils ont encore deux jours pour ramener tous leurs amis

La journée de demain, samedi 13 juillet, servira de jour off pour tous, avant d'entamer la première partie de finale ce dimanche, à 18h30 heure de Vegas (3h30 en France). Le principe est le même que les années précédentes, le champion du monde ne sera connue que mardi.

Programme

Samedi 13 : OFF Dimanche 14 : De 9 joueurs à 6 joueurs Lundi 15 : de 6 joueurs à 3 joueurs Mardi 16 : de 3 joueurs à champion du monde Mercredi 17 : de Vegas à Paris, allez saluuut

table
Allez hop, on démonte tout, et pouf, magie de l'Amérique, dans deux jours, on va se retrouver sur une table télévisée d'une autre planète, attention les yeux

Chipcount table finale

finale
Siège 1 Hossein Ensan (Allemagne) 177 000 000 (177bb) Siège 2 Nick Marchington (UK) 20 100 000 (20bb) Siège 3 Dario Sammartino (Italie) 33 400 000 (33bb) Siège 4 Kevin Maahs (USA) 43 000 000 (43bb) Siège 5 Timothy Su (USA) 20 200 000 (20bb) Siège 6 Zhen Cai (USA) 60 600 000 (61bb) Siège 7 Garry Gates (USA) 99 300 000 (99bb) Siège 8 Milos Skrbic (Serbie) 23 400 000 (23bb) Siège 9 Alex Livingston (Canada) 37 800 000 (38bb)

dario sammartino
Les Italiens seront encore plus nombreux derrière leur protégé Dario, ça risque de faire du bruit !

tony miles zhen cai
Zhen Cai atteint la table finale un après celle de son ami Tony Miles. Mais attendez, ça veut dire que c'est pour Pierre Calamusa l'année prochaine ?

nick marchington
Certains attendront des années avant d'accéder à la table finale, voir même il n'y arriveront jamais : Nick Marchington a 21 ans, et sa première tentative est la bonne !

Les éliminés du jour 7

cheers

10e - Robert Heindorn (Allemagne) 800 000 $ 11e - Henry Lu (USA) 800 000 $ 12e - Michael Niwinski (Canada) 600 000 $ 13e - Viktor Rau (Autriche) 600 000 $ 14e - Christopher Barton (USA) 500 000 $ 15e - Paul Dhaliwal (Canada) 500 000 $ 16e - Austin Lewis (USA) 400 000 $ 17e - Enrico Rudelitz (Allemagne) 400 000 $ 18e - Mihai Manole (Roumanie) 400 000 $ 19e - Duey Duong (USA) 324 650 $ 20e - Warmick Mirzikinian (Australie) 324 650 $ 21e - Preben Stokkan (Norvège) 324 650 $ 22e - Nicholas Danias (USA) 324 650 $ 23e - Marcelo Cudos (Argentine) 324 650 $ 24e - Johnathan Dempsey 324 650 $ 25e - Hiroki Nawa (Japon) 324 650 $ 26e - Zackary Koerper (USA) 324 650 $ 27e - Oliver Bithell (UK) 324 650 $

mario navarro

28e - Yuri Dzivielevski (Brésil) 261 430 $ 29e - Luke Graham (USA) 261 430 $ 30e - Mario Navarro (Espagne) 261 430 $ 31e - Christopher Ahrens 261 430 $ 32e - Daniel Charlton (UK) 261 430 $ 33e - Thomer Pidun (Allemagne) 261 430 $ 34e - Steven Parrott (USA) 261 430 $ 35e - Corey Burbick (USA) 261 430 $

La preuve par neuf

Qui sont les neuf finalistes du Main Event 2019 ?

Finale Main Event
Photo : Joe Giron / WSOP.com

Ils ne sont plus que neuf, sur un total de 8 569 participants, à pouvoir prétendre au titre suprême du poker et au premier prix de 10 millions de dollars. Ils viennent de six pays différents. Vous ne les reconnaîtrez pas tous, loin de là, mais chacun a bataillé plus de 75 heures à table au cours des dix derniers jours pour en arriver là où il est. Qui sont les grands élus du Main Event des WSOP 2019 ? On vous dit ce qu'on sait.

Informations compilées par Benjo et Flegmatic à l'aide du bureau de presse des WSOP, PokerNews.com et nos observations perso.

Siège 1 : Hossein Ensan 55 ans, Allemagne (né en Iran) 177 millions (177 BB)

En plus d'être le chipleader avec une marge d'avance presque jamais vue au départ d'une finale de Main Event WSOP (son poursuivant direct, Gary Gates, est à près de 80 blindes derrière), le doyen de cette TF est aussi le seul à avoir déjà goûté aux joies d'un titre majeur. C'était à Prague en 2015, sur un Main Event EPT qui lui avait rapporté plus de 750 000 €. Et ce, moins de 16 mois après avoir déjà terminé sur le podium à Barcelone pour 650 000 €. Autant dire - un peu d'auto-congratulations - que nous avions eu le né fin en vous le pointant du doigt au milieu du Day 5. Surtout que ce natif d'Iran, qui a émigré en Allemagne à 25 ans, a ensuite poursuivi sur sa lancée, remportant en 2017 le Main Event des WSOP-Circuit de Rozvadov pour 184 000 €. De quoi le faire désormais culminer à 2,6 millions de dollars en live, avec une occasion en or devant lui pour au moins doubler ce total. Pas si mal pour quelqu'un qui se définit encore comme un "simple amateur", de la même manière qu'il se décrivait comme "simple peintre", du temps de ses années avec un pinceau à la main. S'il vient à remporter le deuxième plus gros Main Event de l'histoire, nul doute que ses oeuvre passées vaudront tout de suite un tout autre prix. "J'ai de l'expérience en Hold'em depuis 2002, a-t-il tout de même soufflé à nos confrères de PokerNews. L'expérience est plus importante que les livres." Et de ça, Hossein Ensan en a à revendre.

Siège 2 : Nicolas Marchington 21 ans, Hornchurch (UK), vit à Londres 20,1 millions (20 BB)

Après le doyen, place au minot ! À tout juste 21 ans, Nick Marchington a l'occasion de devenir le plus jeune vainqueur de l'histoire du Main Event des WSOP, devançant Joe Cada de quelques mois. Un problème toutefois, l'Anglais partira avec le plus petit tapis des finalistes (à également avec Timothy Su), après avoir pourtant longtemps occupé le fauteuil de chipleader lors du Day 7. En cause, un bluff un peu trop ambitieux et dans le mauvais timing contre Hossein Ensan, qui a permis à l'Allemand de prendre la tête du tournoi. Pur produit de cash game online, qu'il pratique assidûment depuis ses 18 ans, Nick ne s'est mis que tout récemment aux tournois et au live. Pour preuve, une page Hendon Mob à seulement 12 415 $, où ne figure qu'un seul résultat, obtenu... il y a moins d'un mois, sur un Deepstack à 800 $ des WSOP. "Je pense qu'en arrivant ici, j'ai considérablement sous-estimé tous les aspects qui font du live un monde à part, a avoué le Britannique à la presse. Pendant mes premières semaines ici, j'ai joué assez mal (...). Je pense être un bien meilleur joueur aujourd'hui qu'il y a un mois, même si j'ai encore beaucoup de travail à faire !" Un travail qui devrait commencer dès les premières minutes de cette finale, avec un tapis de 20 blindes qui ne lui laissera que peu de marge de manoeuvre.

Siège 3 : Dario Sammartino 32 ans, Naples (Italie), vit à Florence 33,4 millions (33 BB)

Sans aucun doute LA star et le joueur que vous avez le plus de chances de connaître parmi cette promotion 2019. Régulièrement listé parmi "les meilleurs joueurs du poker toujours en quête d'un bracelet", Dario Sammartino disputera dimanche sa neuvième finale WSOP, la troisième cette année (après une troisième place sur le H.O.R.S.E. Championship et une quatrième place sur un 1 000 $ Online), avec comme objectif de dépasser son meilleur score de 1,6 million de dollars, quand il avait décroché la médaille de bronze du High Roller for One Drop en 2017, derrière ElkY et Doug Polk (comme le Français, il est également un ancien gros joueur de StarCraft). D'ailleurs, en cas de nouveau podium, le beau Dario aux 8 millions de dollars de gains passerait numéro 1 de la All-Time Money List transalpine, subtilisant le trône à l'un de ses meilleurs potes sur et en dehors du circuit, notre Mustapha Kanit adoré. Pourtant, depuis un peu plus d'un an, le poker n'est plus au centre de la vie du Napolitain (même s'il a tout de même amassé plus de 500 000 $ aux tables en 2018). "Je ne suis pas retraité, a-t-il tenu à préciser, je ne joue simplement plus au poker à plein temps. Cela fut ma priorité numéro 1 pendant longtemps, mais maintenant je n'y consacre plus autant d'importance." Il a même monté avec un ami une entreprise appelée Rent, Sell, Cars, par le biais de laquelle les deux hommes louent leurs rutilantes Ferraris. On est balla ou on ne l'est pas. Tombé malade au début du Main - "J'ai été vraiment mal pendant trois ou quatre jours, j'ai dû prendre énormément de médicaments." - Sammartino a joué un joli numéro de short stack durant une bonne partie des Day 4 et 5, allant jusqu'à boucler ce dernier avec le 105e tapis sur 106, avant de prendre son envol durant les journées suivantes. Malgré un coup d'arrêt subi lors des demi-finales, où il a fait doubler Nick Marchington après avoir mal lu son stack, Dario Sammartino aura tout de même un peu plus de 30 blindes pour s'exprimer dimanche. Au vu de ce qu'il nous a montré précédemment, cela semble bien assez pour que ses adversaires le considèrent comme un gros danger potentiel.

Siège 4 : Kevin Maahs 27 ans, Chicago (Illinois) 43 millions (43 BB)

À 27 ans, et tout comme Nick Marchington, Kevin Maahs célèbre comme il se doit sa première venue aux World Series of Poker, lui qui n'avait jusque-là que peu quitté la scène des tournois du Midwest, avec dix résultats depuis 2016 récoltés principalement entre Milwaukee et sa ville natale de Chicago, pour un peu plus de 60 000 $ de gains. Sur ce Main Event, l'ami Kevin fait partie de la poignée de joueurs qui ont préféré faire leur apparition au Day 2, avec 75 blindes devant eux. "Cela correspond plus à mon style de jeu, précise-t-il. Je me sens plus à l'aise dans le jeu short-stack et je n'ai d'ailleurs jamais vraiment eu de gros tapis tout au long du tournoi." Après avoir signé un double up chanceux lors du Day 6, lorsque sa paire de Rois s'est transformée en couleur sur la rivière pour craquer les As de Chang Luo, Kevin Maahs a pu faire parler sa science du timing lors du Day 7, doublant à pas moins de quatre reprises, dont trois fois avec les As et une fois avec As-Roi contre les Dames de Michael Niwinski. "Je pense avoir une bonne place au Siège 4 (avec la position sur le chipleader et Sammartino NDLR). Je n'ai encore jamais été chipleader et je me sens bien au milieu du peloton." En embuscade, prêt à sortir... de la masse.

Siège 5 : Timothy Su 25 ans, Allentown (Pennsylvanie), vit à Boston 20,2 millions (20 BB)

Au poker, tout le monde a sa chance, y compris lorsque l'on parle du plus beau et du plus long tournoi du monde : témoin Timothy Su, finaliste du Big One alors que son total de gains en live ne dépasse pas les 3 000 $. Se définissant comme un geek, le programmeur informatique de Boston est un grand fan de musique classique, pratiquant même trois instruments différents au sein d'un orchestre (piano, violon et hautbois) "Il y a pas mal de similitudes entre la musique, la programmation et le poker", explique t-il. "Sur chaque discipline, on dispose d'une grande liberté dans ses choix." À la table, Timothy a exercé cette liberté au cours du Day 6 en jouant le plus agressivement possible un tirage quinte sur le turn, envoyant le tapis face à un Sam Greenwood détenant les As : le tirage rentre sur la rivière ! Ce style "high variance" lui a coûté pas mal de jetons en demi-finales : longtemps chip-leader, il devra se contenter de 20BB pour entamer la journée de poker la plus importante de sa vie.

Siège 6 : Zhen Cai 35 ans, Lake Worth (Floride) 60,6 millions (61 BB)

Tiens, un pote d'un pote ! L'an passé, nous avions découvert le futur runner-up Tony Miles avant tout le monde, grâce à sa connexion surprise avec Pierre Calamusa. La rencontre inattendue de cette année implique encore une fois Tony Miles : Zhen Cai n'est autre que son meilleur pote depuis huit ans, et les deux vivent ensemble en coloc' à Vegas le temps des WSOP, en compagnie de Pierre et Victor Choupeaux. Ce qui nous a donné l'occasion de le saluer dès la fin du Day 1C, lorsque la troupe est venue saluer les joueurs du Team Winamax après la conclusion de la partie.

Photo souvenir Day 1C

Fin du Day 1C : personne ne le sait encore, mais le joueur à la gauche de cette photo sera encore en course sept jours plus tard...

Se décrivant comme un pro de Pot-Limit Omaha en cash-game, Zhen trouve le temps de jouer des tournois de temps en temps. Jouant principalement en Floride, on l'a vu soulever le trophée WSOP Circuit - une bague et non un bracelet - en 2010 au casino Harr's de La Nouvelle Orléans. "C'est un type génial", dit Miles. "Un de mes premiers coachs et mentors dans le poker. L'an passé, il était là pour moi jusqu'au bout : c'est à mon tour de le soutenir." Le papa d'un fils de 4 ans (prénommé Chance !) pourra aussi compter sur les bonnes ondes de sa femme Jessica et du reste de sa famille, tous arrivés à Vegas en fin de Day 7.

Siège 7 : Garry Gates 37 ans, Titusville (Pennsylvanie), vit à Las Vegas 99,3 millions (99 BB)

Ne cherchez plus le plus gros rail de la finale du Main Event 2019 : vous l'avez trouvé. Pourtant, la majorité d'entre vous n'avait probablement jamais entendu parler de Garry Gates avant de le voir monter des pions durant la seconde moitié du tournoi. Si le résident d'Henderson (banlieue de Vegas) sera soutenu par des centaines de joueurs et amis en finale, c'est parce qu'il fait partie de l'industrie du poker depuis une douzaine d'années. D'abord au sein de PokerNews, où il fut simple "couvreur" - ce passionné ultime était arrivé à Vegas sans un sous en poche mais avec des rêves plein la tête ! - avant de prendre la tête de l'équipe de reporting, puis chez PokerStars, où on l'avait placé en 2010 à la tête des évènements live de PS organisés sur le sol américain. Bad beat : quelques mois plus tard, le 15 avril 2011, le Black Friday mettait un coup d'arrêt brutal au poker en ligne au pays de l'Oncle Sam et aux projets live de la salle au pique rouge. Mais Garry, un type hautement compétent, travailleur et en plus de ça jovial, a gardé son job sans problème. De nos jours, il s'occupe des relations avec les joueurs, écoutant leurs remarques et leurs critiques au quotidien pour améliorer les produits de PS, et est une présente constante sur les circuits live de PS. Pas étonnant, donc, que ce type adorable connaisse tout le monde dans le milieu ! C'est aussi à lui qu'on doit la distribution des 300 "Platinum Pass" à 30 000 dollars durant les douze mois qui ont précédé l'historique PSPC aux Bahamas.

Ne jouant au poker sérieusement que durant les vacances d'été (les WSOP sont parfaits pour cela !), Garry le "travailleur de l'industrie" cumule tout de même 243 000 $ de gains en live, et avait déjà atteint les places payées du Big One en 2011 et 2017. Il a vécu des Main Events pires que celui-là, chattant notamment une énorme confrontation AK/KK (As on the river !) contre Robert Heidorn durant le Day 6 avant d'être du bon côté de ce matchup le lendemain, cette fois contre Hossein Ensan.

Garry Gates WSOP 2008
Main Event 2008 : de l'eau a coulé sous les ponts depuis l'époque où Garry Gates était couvreur (et nul en prob bets, dirait-on)

Onze ans après avoir honoré un pari stupide contre la pro canadienne Evelyn Ng sur le Main Event 2008, qui l'avait contraint à passer le premier niveau du Day 1 déguisé en César, un bol de raisins à la main (une sombre histoire de partie de Guitar Hero ayant mal tourné, nous avions raconté l'anecdote dans notre coverage de l'époque), Garry Gates vit donc l'été de sa vie, et nous n'aurons évidemment aucun mal à être impartiaux devant ce confrère et ami, un ex-couvreur, un vrai passionné comme nous, en compagnie de qui on a bourlingué sur tous les tournois du monde au cours des douze dernières années. Allez mon gars Garry !

Siège 8 : Milos Skrbic
30 ans, Sremska Mitrovica (Serbie), vit à San Diego

24,4 millions (23 BB)

1,6 millions de dollars au compteur pour le Serbe depuis 2011, mais ce n'est qu'en 2018 que Milos Skrbic a véritablement commencé à percer, avec une 5e place sur le Main Event des WSOP Europe à Rozvadov en octobre de cette année-là, puis une place de runner-up sur le WPT de Noël organisé au Bellagio. Désormais installé à San Diego, Californie, Milos a commencé le poker il y a dix ans au cours ses études vétérinaires. PokerNews décrit son chemin vers la finale comme « smooth », notant qu'il n'a vraiment quitté les hauteurs du classement, et a remporté une quantité incalculable de pots sans showdown. « J'ai eu des belles mains. J'ai fait de bons value bets et de bons calls. Je joue bien ! »

Siège 9 : Alex Livingston
32 ans, Halifax (Canada), vit à Las Vegas

37,8 millions (38 BB)

Le pro partage son temps entre sa ville natale canadienne d'Halifax et Las Vegas. Son accession en finale a des allures de revanche : en 2013, Alex Linvingston avait chuté à une frustrante 13e place - cela lui avait tout de même rapporté un pactole de 451 398 $. L'ancien champion d'échecs sera quoi qu'il arrive millionnaire au terme de cette édition 2019, et peut espérer beaucoup mieux avec ses 38 BB. Après avoir été à l'université de Tufts (Boston), Livingston a racheté une pizzeria à Brooklyn. Pendant son temps libre, il alterne entre le golf, le bowling et la NBA à la télévision. Un type somme toute normal, quoi !

Les récompenses

Vainqueur : 10 millions de dollars
Runner-up : 6 millions
3e : 4 millions
4e : 3 millions
5e : 2,2 millions
6e : 1,85 millions
7e : 1,525 millions
8e : 1,25 millions
9e : 1 millions

Le programme de la finale

Dimanche, 18h30 (3h30 du matin en France) : début de la finale avec 91 minutees et 35 secondes restantes sur le Level 37 (500K/1 million, BB ante 1 million). Le bouton sera au siège 1. On joue jusqu'à ce qu'il ne reste plus que six joueurs.

Lundi, 18h30 : finale à six. Trois éliminations de plus, et on s'arrête encore.

Mardi, 18h30 : On termine l'histoire ! Et par la même occasion les WSOP 2019.

Samedi 13 juillet : ne demandez pas le programme !

Pavilion Room
Vos couvreurs préférés sont off aujourd'hui, histoire de reprendre des forces avant la finale du Main Event et les trois dernières journées de reportage avant le retour en Europe. Voici les six tournois que nous ne suivrons donc PAS aujourd'hui…

Event #84 : The Closer 1 500 $ (Day 1B) : deuxième flight de départ pour le tournoi de clotûre, qui en compte trois au total.

Event #80 : Mixed NLHE / PLO 1 500 $ (Finale) : cinq joueurs restants à l'heure où nous écrivons ces lignes, dont l'un des membres de la fratrie Greenwood (il s'agit cette fois de Luc).

Event #82 : Double Stack NLHE 1 500 $ (Finale) : plus que 9, dont le patron du magazine Card Player Barry Shulman, déjà détenteur de plusieurs breloques.

Event #83 : High Roller 100 000 $ (Finale) : LA grosse partie du jour ! Près de 2,8 millions à gagner et un casting où l'on retrouve Daniel Negreanu, Nick Shulman, Igor Kurganov…

Event #85 : PLO 6-handed 3 000 $ (Day 2) : 835 joueurs au départ, 173 survivants pour 126 places payées. Bruno Fitoussi, Basile Yaiche, Joao Vieira et Yoh_Viral sont au Day 2.

Event #86 : NLHE 6-handed Championship 10 000 $ (Day 1) : dernier gros tournoi de l'été pour les pros. On retrouvera la quasi-totalité des joueurs du Team Winamax encore présents à Vegas. En plus des équipes de Dans la Tête d'un Pro, qui espèrent bien chatter une troisième et dernière fois sur cette campagne des WSOP 2018.

Dario remet une pièce dans le jukebox

Dario Sammartino double son tapis une seconde fois Main Event 10 000 $ (Finale - 3 joueurs restants)

20h28 à Las Vegas, on joue la 58e main de la journée, une de plus va faire hurler le rail de Dario Sammartino. L'Italien défend sa grosse blinde face à une relance au bouton d'Alex Livingston et le flop tombe Q64. Dario check-call un c-bet de 5 millions : d'ici une seconde, tout va partir en cacahouète.

Turn : 10. Dario checke encore, Livingston envoie un deuxième barrel bien gras (23 millions) et Dario… envoie son tapis ! 79 millions au total : Livingston paie dans la foulée.

Le canadien s’estime probablement devant avec ses Rois, mais Dario a trouvé le turn parfait pour placer son 106 en tête. Il lui faut juste éviter une doublette « counterfeit » sur la rivière, ce qui sera fait après qu’un inutile J soit retourné sur la rivière.

Rail Dario
Les chants redoublent dans les gradins : Dario est presque étouffé par ses supporters, mais il double à 182 millions, une demi-heure seulement après être retombé à 25BB en payant perdant un value-bet rivière du même Livingston, qui était quasi max avec une quinte trouvée sur la rivière. Résultat : au cours de ce niveau 41 à rebondissements, Livingston est passé de chip-leader à la queue du peloton. Relativisons : le Canadien possède encore 50 blindes...
Dario / Alex

Joueur Stack Blindes
Hossein Ensan (Allemagne) 218.200.000 91
Dario Sammartino (Italie) 182.600.000 76
Alex Livingston (Canada) 114.000.000 48