WSOP 2019 - Main Event - 1C

Level 1 : qui a dit que le poker était sur le déclin ?

Level 1 : 300 / 500 BB ante 500 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

Full House
Les amis, vous êtes nombreux. Très nombreux. A midi, aussitôt le coup d'envoi donné (par le Champion du Monde 2009 Joe Cada, moins de 24 heures après avoir été privé de bracelet par Joao Vieira), nous avons immédiatement commencé notre exploration des salles de bal des WSOP.

Résultat : elles sont toutes pleines à ras-bord ! Faisons les comptes :

Amazon Room : sans surprise déjà remplie à pleine capacité avec 122 tables occupées.
Brasilia : même topo, je n'ai vu qu'une seule table vide. 97 tables remplies en tout.
Pavilion : si ce n'est pour quelques cash-games qui traînent dans un coin, une poignée de satellites « une table », et une dizaine de tables vides (où des croupiers se tiennent cependant prêts, avec des stacks de départ devant eux), la plus grande salle des WSOP est pleine aussi. Dur dur de compter tout cela avec exactitude, mais cela représente 190 tables environ. A noter que la zone « King's Room » sponsorisée par le casino de Rozvadov, n'est pas utilisée pour le Main Event.

Miranda
Ajoutez à cela la petite Miranda Room (25 tables) et vous obtenez un Day 1C proprement monumental. Attendez, attendez, c'est pas fini : la salle de poker "normale" du Rio, située à un bon kilomètre des WSOP, à l'autre bout du couloir, a été mise à contribution aussi. On peut donc rajouter environ 20 tables supplémentaires à notre décompte.

Faisons les comptes : nous estimons à 454 le nombre de tables actives dès le coup d'envoi du Day 1C. Et les organisateurs en ont encore sous la pédale, puis le guide officiel des médias WSOP nous apprend que le Rio dispose de 523 au total.

Va t-on devoir jouer en 10-handed ?

Brasilia
Le Day 1C a débuté avec des 8 joueurs par table maximum. La file d'attente pour les inscriptions ne désemplit pas : les joueurs ayant acheté leur ticket après le coup d'envoi ont rejoint le siège 5 de chaque table, faisant passer chaque table au format 9-handed. C'est théoriquement le maximum admis sur le Main Event. Va t-on cependant devoir franchir le pas et jouer en 10-handed, à l'ancienne ? En coulisses, les organisateurs espèrent que cela ne sera pas le cas : aux joueurs qui vont arriver en retard, pour s'inscrire, on va fortement leur conseiller de s'inscrire pour le Day 2 (rappel : débuter son Main Event au Day 2, cela veut dire commencer avec 75 blindes. C'est pas si mal !)

Short handed
Quand on vous dit que les tables sont 8 ou 9-handed, c'est en théorie seulement. En pratique, en début de tournoi, beaucoup de tables ne sont pas remplies. Pourquoi ? Parce que beaucoup de joueurs s'étant inscrits depuis longtemps choisissent de ne pas arriver pile à l'heure : ils se pointent avec 30 minutes, une heure, deux heures (ou plus) de retard, laps de temps durant lequel les tables se remplissent petit à petit.

La structure du Day 1

Structure
Qui c'est qui kiffe la structure du Main Event ? "Moi, moi !"

Un énorme stack de 60 000 jetons au départ, des rounds s'étalant sur deux délicieuses heures : qui peut s'assoir à la table du Main Event et dire « J'ai une plus belle structure que toi ? »



































Level Blindes BB Ante
1 100/200 200
2 200/300 300
3 200/400 400
4 300/500 500
5 300/600 600

Main Event 2019 : le programme

KING
Le Main Event : le tournoi des rois

Les Day 1A et 1B ont rassemblé un total de 3 248 joueurs combinés (sans re-entry possible, évidemment). Pour battre les chiffres de 2018, il faudra dépasser les 4 626 joueurs sur ce Day 1C. Spoiler : c'est bien parti pour. En ce qui concerne le record historique de 2006, l'année de Jamie Gold (8 773 joueurs), il sera battu une fois dépassé le chiffre de 5 525 joueurs. Après les premiers pointages que nous venons d'effectuer ci-dessous, et en prenant en compte la grande nouveauté de cette année (à savoir qu'il est possible de sauter complètement le Day 1 en s'inscrivant directement sur le Day 2A/2B ou Day 2C, nous y croyons de plus en plus.



























































Mercredi 3 juillet Day 1A
Jeudi 4 juillet Day 1B
Vendredi 5 juillet Day 1C
Samedi 6 juillet Day 2A / 2B
Dimanche 7 juillet Day 2C
Lundi 8 juillet Day 3
Mardi 9 juillet Day 4
Mercredi 10 juillet Day 5
Jeudi 11 juillet Day 6
Vendredi 12 juillet Day 7 (jusque 9 joueurs)
Samedi 13 juillet pause
Dimanche 14 juillet Finale (jusque 6 joueurs)
Lundi 15 juillet Finale (jusque 3 joueurs)
Mardi 16 juillet Dernier jour

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Stats
Les chiffres des dernières éditions du Main Event. Aucun doute sur le fait que l'édition 2018 sera battue : on vise rien de moins que le record absolu de 2006 !

Queue
La file d'attente à 12h20

Haut la main, sans forcer, le tweet de la semaine :

Up all night but I managed to scrape together $10K for the main pic.twitter.com/XLm4CSQ7zg

— Jamie Kerstetter (@JamieKerstetter) 5 juillet 2019

Level 1 : il manque juste les Couzins Zinzins

Level 1 : 100 / 200 BB ante 200 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

De retour sur les lieux du crime

Antoine Labat
Le meilleur Français du Main Event 2018 est en place dans l'Amazon Room ! Quoi de neuf, Antoine Labat ? "Oh, pas grand chose", lâche t-il. Depuis sa neuvième place à 1 million de dollars il y a un an, le parisien a continué de voyager sur le circuit, collectant notamment 440 000 livres sterling en octobre dernier à Nottingham, sur une grosse étape du partypoker Millions.

On s'en souvient, c'est une incroyable confrontation KK/KK/AA qui avait scellé son élimination du Main Event. Est-ce qu'on le reconnaît encore comme protagoniste principal de ce coup entré dans la légende ? « Non… Et tant mieux ! » Entre les coups, Antoine a du mal à rester assis. « C'est dur de rester calme ! » Il faut dire qu'avec 38 000 jetons après deux heures, son tapis a déjà fondu de presque moitié. « Des flush draws qui rentrent pas… Et je n'ai pas tenté de bluffer, car il ne faut pas bluffer sur le Main Event ! Il y a aussi un joueur qui m'a suckout pour 20 000. »

Antoine note tout de même qu'on joue serré à sa table. « C'est parce que c'est le Level 1 », explique t-il. « Ils vont forcément se désserer un peu ensuite. Il faudra que je sois encore là quand ça arrivera ! » C'est tout le mal qu'on souhaite à Antoine. Après tout, on a déjà vu des joueurs faire la finale du Main Event deux années de suite, tel Johnny Chan (87, 88 et 89) ou Dan Harrington (2003 et 2004).

Faudra tous les battre pour gagner !

Julien_Sitbon

Chaud bouillant pour ce qui constitue son quatrième Main Event, Julien Sitbon m’avoue qu’il y pense depuis six mois. Le problème en ce début de Day 1C, c’est la table qu’a tirée Julien. Une table pratiquement full regs, avec notamment Dario Sammartino. Toujours souriant, Julien m’explique que " ça ne change rien, faudra tous les battre pour gagner ! «  Pour l’instant, le Main Event n’a jamais trop réussi à l’ex-comédien reconverti en serial perfeur. En quatre participations, il n’a jamais fait mieux que la fin du Day 2. J’ai quand même réussi à lui poser la question  » T’as jamais fait ITM ? « . On dirait que la fatigue commence à se faire sentir !

Sept ans plus tard

Francois Tosques

Cela fait déjà déjà sept ans que François Tosques a vécu l’un des plus grands moments de sa carrière de joueur de poker, quand il avait deep run le Main Event, finissant 174e pour 44 655 $, l’année où Gaëlle Baumann avait bullé la table finale. Il n’avait pas non plus l’air ravi de son seat-draw.  » Je crois que je suis le plus vieux à table ! « . Il a bien démarré son Day 1C avec déjà un bénéfice de 15%, grâce à deux brelans floppés. Même s'il n'y a pas encore de raison de s'enflammer, il est déjà ravi de bien débuter et, plutôt que de me parler de lui, il préfère m’évoquer son pote Jonathan Therme, dont le rêve est déjà terminé sur le Big One. Il n'y a vraiment que sur ce tournoi où l'on sent que les éliminations des joueurs émeuvent leurs proches, comme si ça leur faisait penser à leur possible élimination.

De l'autre côté

Tom_Jarry

Pas sûr que cette nouvelle va vous réjouir, amis lecteurs, mais ce petit gars sur la photo a une copine qui a empilé 222 000 jetons hier. Vous voyez de qui je parle ? Quand je demande à Tom Jarry, alias « Tarym », s’il compte faire mieux que Sarah Herzali, il m’avoue que les odds sont pas très élevées. Pour la première fois au départ du Main Event, Tom n’a pas l’air très impressionné.  » Y a peut-être un reg à ma table, mais encore, c’est pas certain vu la montre, qu’il porte. Tout le reste semble vraiment ok ". Celui qui commente des tables TV en français depuis des années maintenant passe aujourd’hui de l’autre côté de la barrière et a pour l’instant l’air de prendre son pied, malgré un démarrage compliqué. Ne vous en faites pas, en tant que bon joueur de cash-game, il devrait bien s'en sortir sur cette structure tellement deep.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

TJ Cloutier
3 : Le nombre de fois que TJ Cloutier (photo) a atteint le podium du Main Event… Sans le gagner ! Le légendaire Texan a terminé en 2e place en 85, en 3e place en 98, puis encore en 2e place en 2000, l'année de Chris Ferguson. A moitié à la retraite, Cloutier est désormais plus facile à trouver dans les deepstack quotidien à 200 balles dans la section highstakes, mais on ne va pas lui reprocher de continuer à essayer d'améliorer son score sur le Main Event.

1 : Le nombre de niveaux qu'a tenu Phil Ivey dans l'édition 2019 du Main Event, dix ans après sa 7e place l'année de Joe Cada et Antoine Saout. Après 90 minutes de jeu à peine, l'homme aux dix bracelets a tout envoyé avec un tirage couleur comme s'il jouait une vulgaire boucherie à 1 000 balles et s'est fait payer par deux paires qui sont restés en tête. Certes, Phil avait déjà perdu la moitié de son stack quand est survenu le coup, mais on attend toujours mieux de celui qui, malgré sa rareté sur le circuit ces dernières années, reste considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du poker.

2 : Le nombre de joueurs disqualifiés durant le premier niveau du Day 1C. C'est beaucoup. Que s'est-il passé ? D'après PokerNews, un joueur se serait, juste après avoir gagné un petit pot, emparé du stack entier du joueur assis à sa gauche. L'articulet précise que ce joueur souriait au moment de faire ce geste, mais cela n'a pas du tout faire rire les organisateurs qui ont immédiatement appliqué la sentence la plus radicale : sortir le joueur du tournoi, et même du casino puisque la sécurité s'est chargée de l'escorter jusqu'à la sortie. Ses jetons quittent le tournoi… mais pas son buy-in de 10 000 $. Et le deuxième joueur disqualifié, me direz-vous ? Réponse un peu plus bas.

« Il y a tellement de monde, il paraît que les prochains inscrits vont être assis aux tables de black-jack du Gold Coast. » - Signé : un couvreur s'amusant à répandre des rumeurs farfelues en salle de presse.

30 : en mètres, la taille de la file d'attente pour aller pisser durant la pause. « A ce tarif-là, mieux vaut venir équipé d'une couche », glisse un couvreur ayant choisi de se retenir en attendant la fin de la pause.

On vous a gardé le meilleur pour la fin. Niveau 1 du Main Event : un joueur décide de faire tapis sans regarder ses cartes, puis se met à… Non, je ne peux pas l'écrire. C'est trop. Je vous laisse regarder :

Uhhhhhh what is going on at the #WSOP main event??? Player shoves blind, drops his pants, then throws his shoe on the table (video via @blattsmullet) pic.twitter.com/oHGk5pjlnJ

— Scott Davies (@sdaviespoker) July 5, 2019

En attendant des nouvelles des dézanusseurs toulousains, les vainqueurs du KING5 2019, cet article est dédié à une équipe de joueurs ayant marqué l'histoire de notre tournoi freeroll par équipes : les Couzins Zinzins, qui avaient il y a quelques années tué le game sur le concours vidéo permettant d'obtenir des jokers sur les premiers stades de la compétition, avec une chanson qui nous trotte encore dans la tête bien des années plus tard. Vous nous manquez et on ne vous oublie pas !

Level 2 : où l'on continue de repérer les bleus

Level 2 : 200 / 300 BB ante 300 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

Tu nous avais manqué, Mikedou !

Ludovic Riehl
Tellement heureux de retrouver l’ancien membre du Team Winamax Ludovic Riehl, j’ai décidé d’établir un campement près de sa table pour le voir prendre la première grosse décision de son Main Event. Ca se passe river sur un tableau 698K6. Il y a déjà une belle tripotée de jetons au milieu (14 600 à vue d’oeil), Ludovic est au cut-off et fait face à une mise à 8 000 de la grosse blinde. Il va prendre plus de cinq minutes pour prendre une décision, pas du tout confortable à l’idée de payer avec une top paire contre un joueur qu’on pourrait facilement qualifier de récréatif. " I have a king ! ", dit Mikedou, au bout de trois minutes à tanker. Il finit par payer avec K2 et c’est bon face à la paire de Dix adverse.

Comment ça, maintenant, on raconte des Hand Histories dès le deuxième niveau du Main ? Oui, mais ça, c’est uniquement parce qu’on l’aime bien notre Mikedou national ! Quand je lui demande des nouvelles, il préfère me parler du mec qui a lancé sa chussure sur le croupier après s’être mis à poil (vidéo que vous avez sans doute déjà regardée sur le post précédent). Que devient-il ? Il grinde, dans l’ombre, avec notamment quelques beaux résultats sur ce Vegas, avec une victoire sur un 400$ Deepstack du Rio pour 13k$ et 8 places payées sur des tournois entre 400 et 3 000 $ de buy-in.

Qualifié avec une demie blinde !

Philippe_Ktorza
On ne l’a pas vu une seule fois pendant cette 50e édition des WSOP, mais Philippe Ktorza n’aurait manqué pour rien au monde le Main Event. Pour l’ex-Team Pro PMU vivant désormais sous le soleil de Los Angeles, la voie des satellites était la meilleure manière d'économiser un peu d’oseille et gratter son ticket pour le Big One sans avoir à sortir une liasse de sa poche. Plutôt que me raconter des mains de son Main Event (qui peuvent attendre, avouons-le), il m’explique qu’il a obtenu son ticket avec... 0,5 blinde.

A 135 joueurs restants sur le satellite pour 134 tickets (oui, les satellites du Rio sont gigantesques !), Philippe Ktorza se retrouve à tapis blind, comme trois autres joueurs évoluant sur d’autres tables. Philippe a le plus petit tapis de tous et est super bien parti pour finir à la place du con. Même le dévoilement du showdown sera dramatique. Avec son KT, Philippe doit tenir contre 96, et ça vient K6A9A. " Ca se joue à rien ! «  L’histoire est est en marche, espérons qu’elle ait servi à quelque chose pour que l’aventure continue sur ce Main Event.

1% chacun pour vibrer

Jo_Guez

Trader chez Winamax depuis plusieurs années, Jonathan Guez, affectueusement surnommé " Le stagiaire balla " quand il travaillait alors sur la Maison du Bluff, rechigne jamais à se faire un kif dans la vie. Il y a six ans, je l’avais vu prendre part au 10k$ PLO des WSOP et disputé quelques beaux coups de cartes avec Jason Mercier ou Vanessa Selbst. Il avait bust en Day 2 après avoir monté un beau stack. Cette année, Jonathan s’est chauffé pour venir jouer le Main Event pour la première fois. " C’était la 50e édition, et puis c’est une année impaire, y a pas de grands événements sportifs, j’avais coché le Main sur mon calendrier. «  Quand je lui demande s’il a vendu des parts, Jonathan me rassure en me disant qu’il a cédé 30%, mais tien à me préciser que personne n’a plus de 1%.  » Si quelqu’un voulait me prendre des parts, je lui lâchais 1%. Collègues, amis, frangins, tous ont souhaité vivre le rêve par procuration. Venu à Vegas avec trois amis et logé au Bellagio, Jonathan a déjà eu l’occasion de vibrer, pendant le deep run de son pote J-P Bet sur le Crazy Eights. Il avait utilisé la méthode du cure-dent magique pour deep run. Comme cela avait bien fonctionné, Jonathan l’utilise à son tour sur le Main Event et comme le faisait J-P, il changera de cure-dent après chaque niveau.  » J’en ai cinq ! ", me lance-t-il avant de placer un 3-bet, en toute détente.

Il fait tout en double

Partenaire exclusif des WSOP en France depuis 2014, Winamax a le plaisir d'offrir chaque année deux types de sattelites bien distincts. Il y a ceux qui se butent pour remporter une qualification pour le rêve absolu, le Main Event (via les sats à 500 € ou les Expresso 6 €), et il y a ceux qui se contenteraient bien de deux petites épreuves WSOP (One Drop et Double Stack 1 500 $) pour seulement 125 €.

Abdulaziz Abdulaziz
Parmi la galaxie de joueurs Winamax ayant participé aux WSOP 2019 (plus de 80 si l'on compte les gagnants KING5, les vainqueurs de packages club, les achats dans la boutique VIP, etc), un seul joueur peut se vanter d'avoir remporté ces deux satellites : Abdulaziz Abdulaziz. Non, il ne s'agit pas d'une erreur de frappe : il faut croire qu'avec un tel patronyme, on voit les choses en double.

« A1hoarder » (son pseudo actuel) est sur une bonne dynamique en 2019, puisqu'il a remporté dès janvier l'un des plus gros tournois de l'année sur Winamax : le Highroller 1 000 € des Winamax Series. Une gagne à 60 000 € qui lui a permis d'attaquer sereinement la campagne WSOP… et de remporter nos deux satellites le même soir, le 19 mai !

Joueur récréatif de longue date (les anciens se rappelent qu'à 18 ans, il disputait la finale de l'EPT Monte Carlo, c'était en 2005, lors de la première saison EPT !), Abdulaziz redécouvre Vegas, qu'il n'avait pas visitée depuis 2004. Parmi ses petits plaisirs : le In-N-Out Burger (il me confie qu'il n'a pas pu résister à l'envie d'en commander trois d'un coup dès son arrivée, profitant des subtilités du menu secret permettant de customiser chaque sandwich), et surtout le poker à l'américaine. « Les joueurs ici, c'est quelque chose ! Tout le monde est poli, on encaisse les bad beat sans broncher, le jeu est fluide… Quel confort ! C'est pas pareil en Europe. »

Sur le Main Event, Abdulaziz découvre une structure légèrement modifiée depuis son dernier passage sur les WSOP. « Il y a plus de jetons, mais j'ai l'impression que ça joue plus facilement plus cher. Ils en mettent partout plus facilement ! » Une stratégie qui n'est pour le moment pas cette d'Abdul : « Je joue trop dur, je pense, dans ma selection de mains. » « Dur » autrement dit serré : terme employé par les joueurs de cercle, l'un de ceux qu'a été Abdul à la grande époque de l'ACF.

Après trois heures de jeu, notre double qualifié tourne autour du stack de départ. Un call « un peu trop ambitieux » avec la quatrième paire (en face : brelan) lui a fait perdre quelques jetons, mais le chemin est encore long.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Joe_Cada
La nouvelle va sans doute faire plaisir à Antoine Saout. Joe Cada, l'homme qui avait volé le bracelet de champion du monde à la France en 2009 en chattant l'un des plus célèbres 20/80 de l'histoire, est déjà dehors.

La Marseillaise devait résonner aujourd'hui au Rio, durant la première pause du Day 1C, en l'honneur de la victoire de Jérémy Saderne sur le Mini Main Event il y a 48 heures. Sauf que l'avertissement, posté sur le compte Twitter @WSOP, nous est parvenu trop tard. Nous avons manqué la putain de cérémonie ! Vraiment ? En fait non : renseignement aupris de notre collègue Florence, il s'avère que le principal intéressé a lui aussi oublié de se pointer. Un bracelet, cela fait tourner la tête.

7 825 : le nombre total de joueurs inscrits, un chiffre relevé aux alentours de 16H. Ceux qui ne se sont pas encore décidés ont encore toute la journée d'aujourd'hui et de demain pour réfléchir. En attendant, les chiffres de 2018 sont battus : ce Main Event 2019 sera au moins le second plus gros de l'histoire, et les 8 773 joueurs de 2006 sont encore atteignables !

Adrian Mateos
Repéré au fin fond de l'Amazon Room : Adrian Mateos. Après avoir pris un long break à la moitié des WSOP, la maquina joue ses derniers cartouches sur les WSOP 2019. La partie la plus intéressante du programme est à venir pour l'Espagnol habitué des tournois très chers : les deux énormes Highroller à 50 et 100K vont arriver d'ici quelques jours
Cowboy
Il y a ceux qui participent au concours de la plus belle chemise, il y a ceux qui rêvent d'être élus "meilleur chapeau"... et il y a ceux qui jouent sur les deux tableaux

Level 3 : où l'on est un peu à l'étroit

Level 3 : 200 / 400 BB ante 400 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

Les Dézanuseurs feront-ils mieux que les Flambeurs ?

Dezanusseurs Toulousains
Après l’épopée des Flambeurs sur le Main Event 2018, avec à la clef deux beaux deep runs pour Pedro (167e pour 49 335 $) et Romain (412e pour 33 305 $), cette année, place aux « Dezanuseurs » toulousains, vainqueurs de l’édition 2019 du King5 et en place aujourd’hui sur le Day 1C du Main Event après avoir profité de la soirée des joueurs Winamax organisée sur le toit du Palms, en face du Rio.

Les Dezanuseurs, qui se connaissent depuis dix ans et jouent tous les lundis soirs dans l’association Toulouse Hold’em, ont l’air d’un groupe bien soudé. Alexis, Jean-Baptiste, Rémi, Sébastien et Nicolas sont arrivés quelques jours avant la grande échéance pour se préparer chacun à leur manière. Certains ont opté pour des sessions de cash-game, d’autres se sont offerts un petit 600 $ au Venitian pour s'échauffer. Nico, président de l’association pendant 7 ans, a déjà brillé sur les tables puisqu’il a dealé le 150 $ Stud Hi/lo de l’Orleans pour 2 200 $, une belle entrée en matière pour cet amateur de variantes.

" C’est une aventure formidable, ce King5, me raconte Rémi, on se connaît depuis dix ans, on a abordé cette compétition sereinement, sans se mettre de pression. Quand on est arrivé à 8 left et qu’on savait qu’on allait à Vegas, on était déjà soulagé. Puis, on s’est dit qu’il fallait maintenant viser la victoire. On a vraiment décidé de faire tout ensemble, on a pris une villa, loué une voiture pour se faciliter la vie. Hier, on s’est fait un vrai jour off avant de démarrer, histoire d’être frais et dispo pour ce Main Event. On a évidemment swappé entre nous et c’est clair qu’on a envie d’aller loin dans le tournoi. Sébastien nous a préparé un petit-dej de rois ce matin et on est prêt à se battre pour faire le mieux possible sur ce tournoi. "

Même s’ils m’évoquent un contexte très favorable pour progresser dans leur jeu, avec beaucoup de joueurs pro dans leurs connaissances, les Dezanuseurs n’ont que peu d’expérience sur les tournois live du circuit, Nico m’expliquant qu’il avait seulement participé à 3 tournois live avant ce Vegas, alors que Rémi et Sébastien ont un peu plus d’expérience, avec quelques apparitions à Dublin, la Grande-Motte ou au Florida Poker.

Sebastian

Sébastien (photo) est d’ailleurs déjà venu à Vegas. C’était en 2011 et à l’époque, il avait fait très mal à Davidi Kitai … sur le Main Event. Qualifié sur Winamax à cette occasion, il avait terminé sa belle aventure à la 494e place, pour un gain de 23 876 $, un deep run dont il a l’air de se souvenir dans les moindres détails.

Qualifiés sans payer le moindre centime, ils ont tous une chance de décrocher un pactole à 7 chiffres. Hasard du seat draw, quatre des membres du King 5 ont atterri à quelques mètres dans la section Silver de la Brasilia Room. Seul Sébastien est isolé, mais a la chance de démarrer son Main Event dans l'Amazon Room, autrement la salle où le tournoi se terminera d'ici douze jours. Espérons que les membres des Dezanuseurs parviennent à aller loin dans le Main Event, histoire qu'on puisse regretter un peu de ne pas avoir braqué une caméra sur eux cette année !

Un marathon, pas une course

Ivan Deyra
Quatrième visite consécutive de Las Vegas pour Ivan Deyra, et quatrième tentative sur le Main Event des WSOP, au cours de son troisième été en tant que Team Pro. Le saviez-vous ? ValueMerguez a joué 100 % de ses Main Event en freeroll, ayant toujours, année après année, réussi à remporter l'un des satellites online organisés sur Winamax. Mais Ivan, qui a deep run plusieurs fois des side events des Championnats du Monde (dernier exemple en date : une 8e place sur le Double Stack il y a trois semaines), est toujours à la recherche de sa première perf sur le "Big One".

« C'est l'un des trucs sur lesquels j'ai travaillé depuis l'été dernier, la patience », explique Ivan. « Il faut garder en tête que le tournoi dure dix journées entières, c'est complètement différent et cela demande beaucoup d'énergie. Dans le passé, j'ai pu avoir tendance à vouloir prendre tout les spots. » Pour adapter sa stratégie, Ivan zieute du côté de quelques illustres compatriotes ayant connu les joies d'un Main Event s'étalant sur 7, 8 voire 10 jours. « On va la jouer commes les vieux vicelards français, les Saout, Pollack et Réard ! »

Ces deux derniers jours, Ivan a pu vivre deux tables finales en succession. Non pas à table, mais dans les gradins de celles disputées (et gagnées) par Jérémy Saderne et Joao Vieira : c'est qu'on peut toujours compter sur le bon poto Merguez pour lancer les chants, applaudir à tout va, appeler les cartes. Au lendemain de ces deux victoires, il ne reste plus beaucoup de voix à Ivan mais la motivation est au sommet. « Voir des copains gagner, ça booste à fond, c'est sûr. Mais quand on s'assoit au Day 1 d'un tournoi aussi long, il faut savoir mettre tout ça de côté. »

Les décibels ne monteront pas aujourd'hui, donc : l'heure est au grind. « J'ai 72 000 », compte-t-il après quatres heures de jeu. « Une petite flush floppée… Tranquille. » Sur les genoux d'Ivan, un repas préparé par ses soins ce matin. « Hummus, avocat, brocoli… C'est le menu TF ! »

Déjà un grand cru ?

Bogdan
Rencontré hier durant notre petite heure passée à la Players Party Winamax - le temps d'attraper une petite Corona en somme, nous ne sommes pas des animaux - Bogdan, qualifié Winamax de son état, semble pour l'instant vivre « le rêve » - pour citer un joueur français bien connu déjà apparu dans ces colonnes aujourd'hui - pour ce qui est son tout premier Vegas et donc son tout premier Main Event. Rentré sagement à son hôtel hier soir après deux verres, ce jeune Roumain expatrié dans le sud de la France depuis un an a pris ce Big One par le bon bout, avec un tapis qui dépasse déjà les 130 000, soit plus de deux tapis de départ. « J'ai joué deux gros coups contre le joueur juste à ma droite, précise-t-il. C'est de loin le meilleur joueur de la table. Il m'a dit qu'il venait de Bulgarie et personne ne vient de Bulgarie pour jouer le Main par hasard. »

Le premier coup démarre par une ouverture au bouton du joueur en question. « Je flat paire de 4 en SB et le flop vient Valet-10-4 avec deux trèfles. Je check/raise de 1 000 à 3 000 et il surrelance à 10 000. Check/check sur le 8 au turn. River doublette du 8 et il fait 30 000, soit un overbet. Je finis par jeter. Pour moi ici il a soit paire de 10, soit paire de Valet. Son seul bluff, c'est Valet-10. Mais c'était fou comme main, ça a duré dix minutes ! » À peine le temps de respirer que les affaires reprennent peu après. « En bataille de blindes, il limp, je relance à 3x et il re-raise à 4x. J'ai les Valets, je paie. Il c-bet sur Valet-8-3 avec un coeur. Turn 6, il check et je fais 80% du pot. River deuxième 6, j'envoie un gros overbet et il call/muck. Je le vois bien sur QQ+ ici. »

Pendant que d'autres ont pour principe d'éviter les gros pots dans les premières niveaux, vous comprenez donc que ce n'est pas exactement le genre de la maison. Actuellement à mi-chemin d'un Master en oenologie entre Bordeaux et Montpellier, Bogdan est quasiment en freeroll sur ce Main Event, pour s'être qualifié chez nous à partir de… 50 € ! « J'ai joué un premier super sat' puis le satellite officiel à 500 €. Je suis tombé à une blinde avant de gagner le ticket ! » Quoi qu'il arrive sur ce tournoi, 2019 s'annonce déjà pour lui comme un grand millésime !

Shaun a eu chaud

Shaun Deeb
Ça part en 3-way all-in à la table de Shaun Deeb et c'est l'Américain qui possède le plus petit tapis. Les cartes de tout le monde sont déjà retournées et le board dévoilé alors Alexandre Saulnier, assis à la droite du WSOP Player of the Year 2018 vient éclairer ma lanterne.

« Tout est parti préflop, explique-t-il. Un premier joueur a open avec paire de 10, payé par Shaun qui a moins de vingt blindes au départ du coup. Là-dessus, papi à sa gauche fait tapis avec une paire de 5. L'open raiser reshove et Deeb, qui n'a pas grand-chose à ajouter, réfléchit et call avec QJ. » Flop 1085, turn 9 et river 3 : le croupier s'est fait plaisir en offrant un petit quelque chose à tout le monde mais, à l'arrivée, on dirait bien que le vainqueur du High Roller PLO à 25 000 $ de l'an dernier va pouvoir continuer de défendre ses chances sur ce Main Event. Et si vous trouvez qu'il a l'air un peu tilté sur la photo ci-dessus, c'est qu'il a dû batailler avec un croupier quelque peu perdu pour que tout le monde récupère le juste nombre de jetons. Relax Shaun!

Quant à Alexandre, il ne semble pas être le joueur le plus chanceux du monde au seat draw, puisqu'il avait dû subir l'an passé un certain Dominik Nitsche à sa gauche pendant une bonne partie du Day 2. Ce qui n'avait pas empêché cet habitué du CP et grand pote de Salette d'atteindre les places payées le lendemain. Nul doute qu'il signerait bien pour un scénario similaire.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

2. Le nombre de verres consommés par Aladin Reskallah à la Players Party Winamax. Mais attention, vous risquez d'être un peu déçus. « Ouais, j'ai pris deux Perrier et je suis allé me coucher. » Autant vous dire que ce ne fut pas exactement le cas de tout le monde…

Martin Jacobson
Aussi 2. Le nombre de Champions du Monde croisés dans la section Red de la Brasilia : Martin Jacobson (2014) et Joe McKeehen (2015, photo ci-dessous). Fun fact pour épater vos amis lors de votre prochain verre en terrasse, le Suédois et l'Américain partagent un point commun : depuis leurs bracelets respectifs, aucun des deux n'a réussi à atteindre ne serait-ce que les places payées sur le Big One. Alors, ça vous épate ?

Joe McKeehen
"J'ai failli commencer au Day 2 et puis j'ai vu des stacks de 400 000, ça m'a donné envie d'attaquer dès aujourd'hui." Signé : un joueur français amateur de Super High Rollers et finaliste du Main Event en 2017 (c'est bon, vous avez trouvé ?) qui compte bien profiter de ce Day 1C pour monter quelques belles petites pilasses.

Casquettes

Battle de casquettes en Brasilia. Vous êtes plutôt arc-en-ciel ou moumoute verte ? Votez et réagissez au 32 16 !

Après Guillaume Diaz lors du Day 1A, au tour d'Adrien Delmas de quitter le Main Event beaucoup trop tôt. Deux petites heures après avoir pris place à une des tables de la lointaine poker room du Rio, Ragnarok235 tweetait : "Bon... KKvAA. Bust, encore pleins de beaux tournois à jouer." Il faut effectivement voir le verre à moitié plein : cette année, un nombre record de 16 bracelets seront distribués sur des épreuves organisées après le coup d'envoi du Main Event.

On vient de l'apprendre : la barre des 8 000 inscrits à été franchie au cours du Level 3. Un chiffre qui comprend les inscrits directs pour le Day 2 (dont un certain Pierre Calamusa). Le record semble encore assez loin : on peut imaginer qu'à mi-journée, le rythme des inscriptions va désormais se ralentir un poil. Mais il reste encore quelques gros sats au programme demain : ils seront qualificatifs pour le Day 2C de dimanche.

5 : C'est le nombre de repas apportés à la table d'Aurélie Quélain par le même livreur. Sur les sacs contenant la bouffe, le logo d'une boîte que je ne connais pas - un concurrent au tout puissant All American Dave ? Quoi qu'il en soit, Aurélie ne semblait pas avoir faim, et c'est d'un air amusé qu'elle a observé 62% de ses adversaires ouvrir simultanément leurs sachets repas.

Level 3 : Kitbul montre déjà qui est le papa

Level 3 : 200 / 400 BB ante 400 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

Le timing, la clé de la réussite

Le run good dans un tournoi de poker, cela ne concerne pas que ceux qui sont assis à la table : nous autres observateurs privilégiés, payés pour vous raconter ce qu'il se passe heure par heure, on a aussi le droit de "chatter" de temps en temps. C'est ce qui vient de m'arriver lorsque, me baladant un peu au hasard au milieu de l'océan de joueurs de la Pavilion Room (227 tables quand même), je tombe sur Davidi Kitai. Petit hochement de tête pour saluer notre génie préféré, tiens, le voilà qui paie une relance à 1 000 en début de position, et se voit imiter par deux autres joueurs. Davidi en multiway au Level 3 du tournoi le plus deep du monde ? Evidemment que je vais rester, histoire de voir si la magie belge va opérer.

Davidi_Kitai
Le flop tombe 928. Le relanceur initial check et Davidi donk-bet directement. Je suis content d'être resté.

Un seul joueur paie (son voisin de gauche, donc pas le PFR) et le turn tombe K. Davidi check, son voisin mise 6 000, et... Davidi check/raise à 20 000 ! Je suis très content d'être resté.

L'adversaire de Davidi veut rester dans le coup : c'est payé. Le pot fait maintenant 50 000 au bas mot et j'ai du mal à contenir mon excitation avant même que la rivière, un deuxième 8, ne soit retournée.

Davidi check. S'il était à tirage (mettons, Valet-10, à trèfle ou pas), c'est manqué. S'il est light avec une pocket paire ou un petit bout du flop, il va peut-être lui falloir hero call. Mais son adversaire va check lui aussi, et le showdown me confirmera que je suis meilleur devant une table qu'avec des cartes en main : Davidi retourne une véritable bombe sous la forme d'un pocket paire 99. "Nice hand," dit son adversaire : on ne verra pas ses cartes.

"Je l'ai jouée tricky, je me demande ce qu'il pouvait avoir", se demandera Davidi après avoir encaissé les jetons, faisant grimper son stack à 83 000.

In a poker room far, far away...

Poker Room
Il y a tellement de monde sur ce Day 1C que certains retardataires ont été envoyés jouer leur Main Event à plus de 10 minutes et un kilomètre à pied de l’Amazon, dans la salle qui sert d’habitude à accueillir les parties de cash-game low-stakes du Rio, sobrement appelée Poker Room.

Isolées du reste du field, vingt tables sont réparties à l’intérieur de la salle et tout autour, pour accueillir ces joueurs qui rêvent eux aussi de devenir le nouveau John Cynn mais qui vont devoir le faire en écoutant les explosions de joie des gamblers de casino tout autour d'eux. Sur ces tables, quatre français évoluent au milieu des bruits de machines à sous pour leurs débuts dans l’épreuve.

Loosli

4e en 2013 et 18e en 2018, Sylvain Loosli connaît la route qui mène vers les derniers jours de compétition du Main Event. Quand je lui demande ce qu’il ressent à l’idée de jouer dans cette Poker Room loin des mythiques salles du Rio, il confesse que c’est un peu de sa faute. " Je suis arrivé assez tard pour aller chercher mon ticket, je pense que c’est pour ça que je me retrouve ici. Ce qui est ennuyeux, c’est que tu ne peux pas passer tes pauses avec tes potes, t’es trop loin. Le bruit des machines à sous est bien gênant, mais je mets la musique et ça passe. C’est sûr que c’est pas la même ambiance mais ça reste le même tournoi. J’ai eu beaucoup de réussite à deux reprises sur le Main, j’espère que cette année, ça se passera encore comme ça ! "

Saderne

Ensuite, c’est un Jérémy Saderne tout sourire que je retrouve également ici. " Je crois que j’ai raté ma cérémonie ", me dit-il, un peu honteux. En effet, la cérémonie de bracelet pour sa victoire sur le Mini Main Event était prévue aujourd’hui à 14h et Jérémy m’avoue avoir complètement zappé. Naïvement, il me demande si elle a eu lieu. " Tu penses qu’on l’a donné à qui, ton bracelet ? ". Jérémy avait bien envie d’entendre la Marseillaise, espérons qu’une nouvelle cérémonie puisse être organisée pour lui, pour que le clan français puisse chanter tous ensemble les paroles guerrières de notre hymne national. Jérémy me confie qu’il n’éprouve pas trop de difficultés à se re-motiver après sa victoire, sans doute parce que c’est le plus beau tournoi de l’année. Ce qui lui fait tout bizarre, par contre, c’est d’avoir si peu de jetons devant lui. C’est vrai que quand on a fait des relances à plusieurs millions, annoncer " Eight hundred " doit faire un peu bizarre.

Enselme

A l’intérieur de la Poker Room, son pote Arnaud Enselme est coincé dans un coin à côté d’un mec déguisé en cow-boy. Pour Arnaud, le début de ce Day 1C est plutôt compliqué. Rapidement monté à 70 000, il a de son propre aveu " joué trop de coups, et de manière beaucoup trop passive " pour descendre à 35 000. Je lui reparle de la table finale de Jérémy Saderne et il a des étoiles dans les yeux au moment d’en parler : " Je pense que c’est un des plus grands moments que j’ai vécu ". On n’oubliera pas de sitôt le saut qu’il a fait au-dessus de la balustrade pour aller serrer dans ses bras Jérémy après l’arrivée du 6 sur la rivière !

Basou

Enfin, c’est tout au fond de cette Poker Room que je retrouve Basil « Basou » Yaïche. Avec un sourire, il me dit qu’on l’a emprisonné là pour son premier Main Event. Et oui, même si on aurait pu croire que l’ex-high staker ait déjà joué le plus beau tournoi du monde, ce n’est pas le cas et il est un peu déçu de devoir le jouer dans une salle comme celle-là. Désormais joueur amateur en vacances pour venir kiffer quelques events des WSOP, Basou n’en oublie pas son esprit de compétiteur et a bien envie de briller sur ce tournoi, ne serait-ce que pour donner un bon coup de boost à ses activités théâtrales.

Etat des tapis de nos quatre mousquetaires de la Poker Room :

Jérémy Saderne 52 000 Sylvain Loosli 36 000 Arnaud Enselme 35 000 Basil Yaïche 30 000

La bande à Basile

Basile Leleu

Alors que je me lamentais de ne pas avoir trouvé de Français notable dans les sections White et Black de la Pavilion Room, j'aperçois Basile Leleu (photo) dans le rail de cette dernière. "J'attends qu'une table se libère pour aller jouer un satellite une table à 1 000 $ pour le Main Event," précise le Parisien. Car oui, même lors du dernier des Day 1, une poignée de Sit&Go qualificatifs continuent de tourner, d'autant plus cette année que les joueurs peuvent late reg jusqu'au départ du Day 2. "Si jamais ça passe, c'est ce que je ferai d'ailleurs, précise Basile. Je suis un gros joueur d'Expresso - même si j'ai pas mal levé le pied depuis quelques temps -, donc commencer à 75 blindes, sur des niveaux de deux heures en plus, ça me fait parfaitement."

Malgré cela, le plan était plutôt de jouer dès aujourd'hui. "J'ai déjà fait deux sats hier mais sans réussite. Ce qui résume d'ailleurs un peu mon Vegas jusque là. Je suis plutôt content de comment j'ai joué, les cartes n'ont juste pas été de mon côté. Je suis down de 7 000 $, après avoir notamment joué le 888, un 600 $ au Venetian et pas mal d'autres Events." Arrivé à Sin City en sa qualité de qualifié Winamax, Basile sait aussi que ses plus beaux tournois restent à venir : "Il me reste à jouer le Double Stack à 1 500 $ et le Little One for One Drop. D'ailleurs, j'ai gagné ce sat' online contre Timothée, un pote avec qui je suis venu et qui lui a gagné son ticket pour le Main sur le sat' à 575 $ d'hier."

Timothée Colcher

"Clairement, je préfère avoir gagné ma place sur ce sat' là que sur le online !," lâche Timothée (photo), confortablement assis en table 182 avec un stack qui avoisine les 100 000 jetons. "J'ai gagné un gros coup contre Rainer Kempe, résume le Français, quatrième du dernier Main Event des WSOP-Circuit à Cannes, où il avait remporté 39 500 €. Mais ça va, la table est OK : mi-reg' mi-récréatifs." Et avec ce bon départ, voilà qui devrait encore un peu plus faciliter les choses.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Cela fait un mois qu'il parle de vous, les Français de Vegas, jour après jour. Vous allez maintenant entendre parler de lui au cours des jours à venir :

Dernier jour de taf pour moi cette année avec @Winamax sur les @WSOP, mais pour prolonger le plaisir, je serai au départ du Main Event en late reg sur le Day 2C. Me reste quelques parts à vendre, hésitez pas à me contacter en MP. #OneTime

— Victor Saumont (@tapis_volant_) July 6, 2019

Baseball

C'est bien sympa votre Main Event, mais bon quand même il y a deux matchs de baseball à la télé !

Shinny
Quand on disait de venir en habits de lumière pour jouer le plus beau tournoi du monde, il ne fallait pas forcément prendre cela au sens propre...

Level 4 : la terre tremble (littéralement)

Level 3 : 200 / 400 BB ante 400 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

Pour la deuxième fois en 48 heures, un séisme d'importance a secoué une zone rurale de la Californie : ses effets se sont fait sentir à 250 kilomètres de là, en plein coeur des World Series of Poker. Les rumeurs prétendent que le Rio va bientôt être détruit et remplacé par un nouveau casino ou stade de football : aujourd'hui, il a tremblé dans ses fondations !

Nous étions en salle de presse quand quelque chose à commencé à remuer sous nos pieds. Stupéfaction chez les européens peu habitués à ces manifestations de la planète Terre, baîllements chez les californiens pour qui les tremblements de terre sont une occurence quasi hebdomadaire. Le séisme a duré une bonne quinzaine de secondes, et d'après les premiers compte-rendus, il serait noté 7.1 sur l'échelle de Richter : ce n'est pas rien.

La vidéo suivante ne montre pas le tremblement de terre en lui-même (il n'était heureusement pas assez puissant pour être visible à l'oeil nu), mais les réactions des joueurs du Main Event sont parlantes :

Holy shit, huge earthquake @ WSOP. Entire room erupts. Ceiling swinging like crazy! I’m outa here. pic.twitter.com/VbRuj22nfL

— Ian Chan (@chanian) 6 juillet 2019

Il restait 41 minutes à jouer dans le Level 4 : face à l'évènement (qui a immédiatement fait se multiplier les tweets au Rio), le Main Event a été mis en pause-dîner plus tôt que prévu. Notre plan de nous barrer du Rio avec cinq minutes d'avance sur les joueurs (histoire d'éviter la queue à notre cantine préférée Roma Deli) tombe lamentablement à l'eau. Bordel !

La secousse a au moins duré 15 secondes. Peut être plus https://t.co/2u8WwLT0kv

— William Reymond (@WilliamReymond) 6 juillet 2019

Ces pros qui risquent bien plus que le buy-in

Mike McDonald
Révélé par sa victoire en 2008 sur une étape EPT qui n'existe plus (Dortmund, Allemagne), Mike McDonald a accumulé au cours des neuf années suivantes plus de 13 millions de dollars de gains, en plus de ses nombreuses perfs online sous le pseudo "Timex". Depuis deux ans, le Canadien désormais âgé de 29 ans se fait plus rare sur le circuit. Encore un jeune retraité ! Il faut dire que "McD" s'est lancé à fond sur le juteux marché des cryptomonnaies, et a gardé un pied dans le poker en lançant PokerShares, son site de bookmaking entièrement dédié aux tournois, où il risque son propre argent face à des parieurs du monde entier.

Bref, nous avons-là affaire à un amateur d'action, et pour son retour aux affaires sur le Main Event, McDonald n'a pas pu s'empêcher d'épicer un peu la partie en rajoutant un gros bet par-dessus le buy-in de 10 000 $ :

Let's run it back: I'll crossbook myself against anyone in the WSOP main. Terms: 1) Max 20%, min 5% 2) Any payout >2.5mm is treated as 2.5mm 3) You lay 1.1-1 (this will come down if you wait a few days I just want to get laid a price against those who will obviously get capped)

— Mike McDonald (@MikeMcDonald89) 29 juin 2019

Essayons de traduire un peu ce tweet très techique, que seuls les initiés comprendront du premier coup. D'abord, qu'est-ce que le crossbook ? Les joueurs highstakes en raffolent : à l'époque où il donnait tous ses gains à des oeuvres de charité, Barry Greenstein payait ses factures avec cette pratique.

« Crossbooker », c'est tout simplement parier son propre résultat final dans un tournoi donné.

Exemple : je joue le Main Event et je parie contre Mustapha Kanit. Je me mets d'accord avec lui pour crossbook 10% de notre action. Mustapha run good mais bust en 600e place, pour un min-cash à 25 000 dollars. Moi, je suis en super forme et je vais jusqu'en 25e place pour 300 000 dollars. Résultat des courses : je paie à Mustapha 10% de son min-cash (2 500 dollars) mais lui me doit le même pourcentage de mon gain, soit 30 000 dollars. Je gagne donc un total de 27 500 dollars contre lui, en plus de mon gain sur le Main Event.

Avec ce tweet, Mike McDonald a de fait annoncé qu'il était prêt à crossbook n'importe qui pour un pourcentage compris entre 5 et 20%. Afin, tout de même, d'éviter la cagoule ultime où un pro comme Stephen Chidwick casserait la baraque et gagnerait le Main Event (ce qui lui coûterait, si Chidwick avait pris le maximum bet de 20%, quelque chose comme 2 millions), McDonald s'est protégé en fixant un cap de gains sur le tournoi de 2,5 millions de dollars (pertes/gains potentiels : 500 000 $), et en « layant » 1,1 contre 1. Traduction : une perte de 1 million lui coûterait en fait 900 000 balles. Ce qui est déjà pas mal.

Regardez les réponses au tweet initial de McDonald : son offre a généré un maximum d'enthousiasme chez les pros, certains misant carrément sur les performances d'autres joueurs qu'eux-mêmes comme Phil Ivey, Adrian Mateos, Davidi Kitai, Stephen Chidwick, et d'autres top pros du circuit.

Avance rapide deux heures après le début du Day 1C : Mike McDonald a déjà plus que triplé son stack ! Certains commencent déjà à trembler. Evidemment, il est encore trop tôt dans ce tournoi de dix jours pour tirer des plans sur la comète, mais de notre position d'observateurs, on se prend à rêver des scènes vécues en 2010, lorsque Tom Dwan avait, déjà, tout misé sur sa propre tête et bien failli broke la planète high sakes tout entière

Back in 2010

Gregoire_Auzoux

La dernière fois que j’avais croisé Grégoire Auzoux, je crois que c’était il y a 9 ans quand il terminait runner-up de Deepstack Club Poker à l’Aviation Club de France. Je me souviens que j’avais été choqué à l’époque parce qu’un deal avait été conclu en accordant la victoire à JP Bot sans que les joueurs continuent à jouer.

Quelle surprise de tomber sur lui assis sur ce Day 1C du Main Event ! J’ai bien mis une dizaine de secondes à me souvenir d’où je le connaissais, ce qui nous arrive régulièrement en tant qu’observateurs du poker. Installé à Malte depuis quelques années où il gère une boîte de marketing qui s’occupe de conseiller les sites de jeu en ligne, Grégoire Auzoux continue de jouer à un rythme pas très soutenu. On se souvient de sa plus grosse perf’ à ce jour, quand il a terminé runner-up du Winamax Poker Tour derrière Mathieu Philibert pour 64 000 €. A Vegas depuis une semaine, il s’est déjà permis le luxe de remporter le 1 000 $ H.O.R.S.E du Binions pour 23 000 $, de quoi commencer son séjour sereinement avant d’attaquer le gros morceau de son programme, le Main Event. Pour l’instant, tout se passe pour le mieux pour Grégoire qui pointe déjà à 100k à une table qu’il me décrit comme relativement facile.

Ca castagne déjà à Vegas

Rémi Castaignon PH

Arrivé il y a peu à Vegas, Rémi Castaignon, vainqueur de l’EPT Deauville en 2013, a déjà posé ses marques dans la ville du vice.

Auteur d’un deep run frustrant sur le Crazy Eights, où il est passé de « 1 million to zero » en l’espace de trois coups perdus contre Jesse Sylvia, Rémi Castaignon s’est bien rattrapé depuis en dealant le 1 700$ du Planet Hollywood pour 160k$. " Ca fait bien plaisir pour débuter le séjour ", me confiera-t-il sans s'étendre plus que ça sur cette perf' magnifique.

On se souvient de son deep run sur le Main Event 2017 (540e pour 24 867 $) alors qu’il avait réalisé un début d’été catastrophique. Cette année, Rémi Castaignon a pris place sur le plus beau tournoi du monde en pleine confiance. Pour l’instant, il connaît un départ timide avec seulement 25 000 devant lui après trois niveaux écoulés, mais m’a promis que la prochaine fois que je viendrais le voir, il aurait 100 000 devant lui.

Le retour des ballas ?

Fedor Holz

Comme chaque année, le Main Event est aussi l'occasion de voir ou revoir des têtes peu ou pas croisées depuis le début des WSOP. À l'image de l'Allemand Christoph Vogelsang, qualifié hier lors du Day 1B, d'autres grands habitués des tournois les plus chers de la planète ont retrouvé le chemin du Rio spécialement pour le Big One. Parmi ceux-là, un joueur que l'on a bien eu du mal à reconnaître, d'une part parce qu'on ne le voit plus que rarement autour d'une table et d'autre part parce qu'il nous a paru bien changé, Fedor Holz.

L'été dernier, le jeune prodige d'outre-Rhin avait signé deux tables finales, et non des moindres, d'abord en terminant 9e du High Roller à 100 000 $, avant de boucler son été par une deuxième place sur le Big One for One Drop à un million de dollars, derrière Justin Bonomo. Cette année, il semblerait que l'ami Fedor ait coché sur son calendrier la fin du festival, alors que des épreuves à 50 000 et 100 000 billets pointent le bout de leur nez. Non, cette année encore, les finalistes du Main Event ne seront pas les seuls à se battre pour des millions de dollars. À noter que le Turc Orpen Kisacikoglu figure également dans la liste de ces ballas réapparus comme par miracle.

Level 5 : secoués mais indemnes

Level 5 : 300 / 600 BB ante 600 Main Event 10 000 $ (Day 1C)

On se remet doucement des évènements d'avant la pause-dîner… Il est minuit à Las Vegas et il ne reste plus qu'une heure à jouer en ce Day 1C aussi énorme que mouvementé.

Tremblement de terre : un move EV- ?

Va t-il falloir maintenant incorporer un potentiel tremblement de terre à une stratégie GTO ? Les secousses sismiques sont-elles EV- ? On peut le penser en découvrant ce tweet de Davidi Kitai :

Je reçois AA, j’open je me fais 3b par le bouton, je 4b je sens qu’il va se level et là toute la salle commence à trembler, il est pris de panique et dit ok je fold! Sauvé par un tremblement de terre ... il a duré très lgtps cet earthquake, ça fout bien les boules en tt cas!!

— Kitai Davidi (@KitBul) 6 juillet 2019

Tonin garde le sourire

Antonin Teisseire

"Le croupier me dit de me pousser alors que je ne peux pas plus bouger, j'ai le mélangeur automatique dans les genoux et les fils dans les pieds. Heureusement que j'ai des jetons !" L'essentiel est sauf pour Antonin Teisseire, rélégué dans un coin de la Pavilion à une table qui donc tout pour lui mettre des bâtons dans les roues, sans réussite pour le moment, le Champion WSOP pointant pour l'heure à 170 000. De quoi le mettre tout en haut du peloton de tête tricolore.

"J'ai gagné plein de petits coups, attaque Tonin, mais il y en a eu un plus gros que les autres. Sur 200 / 500, j'ouvre à 1 300 avec les Rois, payé trois fois. Là-dessus, le bouton fait 7 500 et il n'y a que moi qui paie. Flop Roi-Dame-5, il c-bet 9 000. Turn 4, il fait 15 000 avec autant derrière. Je shove et il paie avec les As. Et sinon ils sont comment les Wina ? Et les Français ?" Tu ne crois pas si bien dire Tonin, c'est justement la question à laquelle nous allons tenter de répondre dans l'heure qui vient, histoire de vous offrir l'article de conclusion le plus complet possible. Ce que l'on peut vous dire dès maintenant, c'est que la liste est longue et qu'il va nous falloir couvrir pas mal de terrain pour espérer (re)trouver la trace de nos chers compatriotes. À très vite.

Alors que revoilà Sarda

Jérémy Sarda
"Je suis refait ! C'est génial !" Peu avant la pause-dîner, c'est un Jérémie Sarda proprement extatique que nous avons retrouvé au fond de la Brasilia Room. Je regarde le stack du jovial français : 25 000 à tout casser, même pas la moitié du capital initial. "Ouais, mais tout à l'heure j'avais 2 000 !" Effectivement, dans ce cas on peut comprendre la jubilation : ses 25 000 doivent avoir le goût de 200 000. Jérémie s'est notamment refait en passant un 20/80 avec deux Valets contre deux Rois. "Et sinon, ça va toi ? Hein ? Joao Vieira a gagné un bracelet ? Pierre fait quatrième ? Trop bien. J'ai rien suivi du tout ! Je suis arrivé ce matin de Tel Aviv." Et effectivement, aux pieds de Jérémie se trouve un sac de voyage faisant deviner que le Français s'est pointé au Rio directement après l'aterrissage de son vol.

Lasciatemi cantare

Mustapha Kanit

Pas de Kool Shen, occupé pour cause de tournée estivale dans la France des festivals avec le Suprême NTM. Pas de Patrick ■■■■■, qui n'a pas réussi à libérer deux semaines dans son agenda de ministre cumulateur de mandats. Pour la première fois depuis fort longtemps, aucun chanteur du Team Winamax n'a répondu à l'appel du Big One cette année ? Aucun, vraiment ? Un petit coup d'oeil aux dernières stories Instagram en date de Dario Sammartino, dans lesquelles nos Mustapha Kanit et Adrián Mateos nationaux se sont fait afficher en flagrant délit de karaoké, devrait vous dissuader du contraire.

Et côté poker, ça donne quoi ? Aux dernières nouvelles, le premier menait les troupes de nos W rouges avec plus de 130 000 jetons, quand le second remontait au niveau du tapis de départ après avoir sorti un short stack. Une petite chanson pour fêter ça ?

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Une deuxième élimination à déplorer au sein du Team, celle de Sylvain Loosli. Installé avec une poignée d'autres joueurs dans la Poker Room, le November Nine 2013 a joué son dernier coup peu avant le tremblement de terre. "Je n'ai pas pu gagner un coup aujourd'hui", a t-il expliqué à ses coéquipiers. Sylvain est éliminé dès le Day 1 : c'est la première fois que cela lui arrive en sept participations !

"Il y a des Français, ils vont être jaloux de mon stack au début du Day 2." - Signé : notre reporter Tapis Volant qui, désormais débarrassé de ses obligations professionnels, va rejoindre le Main Event en toute dernière minute. Avec 60 000 de tapis de départ au départ du Day 2C, il est vrai qu'il possèdera un plus gros stack que pas mal de ses compatriotes qui ont joué l'un des trois Day 1.

Des nouvelles du fameux "mec à poil" dont on vous a parlé un peu plus tôt : après s'être fait jeter du Main Event (et accessoirement du Rio), notre "héros" a été aperçu au casino Luxor. Plus ou moins dans le même état (attention : NSFW).

"J'ai trouvé une Rolex par terre, j'ai trouvé un jeton de 100 $ par terre : cette journée est complètement folle !" Signé : un superviseur de la Pavilion Room qui doit être bien content de s'être levé ce matin. [NDLR : Le personnel d'un casino n'est-il pas censé remettre tout objet trouvé au service du même nom ?]

Tony Miles

Révélation exclusive : d'après cette photo inédite prise par l'un de nos envoyés spéciaux, Tony Miles, fameux runner-up de l'an dernier et nouveau meilleur pote de Pierre Calamusa, est en fait un elfe.

Twitter : pour quelques LOL de plus

Une poignée de tweets qui nous ont fait marrer en cette journée pour le moins animée...

Wish I played an earlier flight so I could at least say I made dinner break

— slovesthepoy (@shaundeeb) 6 juillet 2019

To some at my starting table the most conversation worthy thing about a guy whipping his cock out and going AI dark was "what's the min edge to call AI?"

— Sam Greenwood (@SamGreenwoodRIO) July 6, 2019

So far during the @Wsop Main event we’ve experienced a naked man throwing shoes at the dealer and getting DQ’d someone stealing chips and getting DQ’d/Arrested multiple earthquakes and @AllenKessler bagging heaps is this the end of the world?

— Rex Clinkscales (@RexClinkscales) July 6, 2019

Pre 2019: "If a guy open jammed on the first hand of the WSOP Main Event would you call with AA?KK?"

Post 2019: « A guy shoves on you, shows you Q3o and his cock and then throws his shoe at you while you're in the tank and you've got 5s closing the action. What do you do? »

— Chris Kruk (@KrukPoker) July 6, 2019

Le grain de folie, ingrédient secret du Main Event

Près de 5 000 joueurs au départ d'un Day 1C mouvement ayant eu parfois l'air d'un cirque géant Main Event 10 000 $ (Fin du Day 1C)

Main Event 1C
Un joueur disqualifié pour s'être emparé de la pile de jetons de son voisin (il plaisantait semble-til, mais cela n'a pas du tout plu au staff). Un autre disqualifié, encore, cette fois pour avoir... baissé son short et exposé son intimité, avant de se déchausser et de jeter l'une de ses baskets sur la table. Et puis, aux alentours de 20 heures, un tremblement de terre. Il s'est passé tout cela, et bien d'autres choses, au cours d'un Day 1C qu'on ne risque pas d'oublier de sitôt.

SI vous ne nous croyez pas, scrollez pour consulter nos compte-rendus horaires de cette folle journée : tout y est. Vous y apprendrez aussi, avec un peu moins de surprise cette fois, que cette troisième et dernière journée de départ du Main Event fut la plus grosse des 50 éditions des WSOP (4 900 joueurs !), remplissant le Rio à pleine capacité et permettant à cette édition 2019 de battre tous les records… sauf un : celui de 2006. Mais la grande nouveauté de cette année, c'est qu'il sera possible de s'inscrire jusqu'au coup d'envoi du Day 2C, d'ici 36 heures : avec déjà plus de 8 100 joueurs inscrits au total et des satellites qui vont tourner toute la journée de dimanche, les 8 776 joueurs du record restent donc atteignables !

Aujourd'hui, nous avons donc navigué à travers des mers entières de joueurs dans les salles Amazon, Pavilion, Miranda, Brasilia, nageant même jusqu'à la lointaire poker room du casino. Nous avons croisé nombre de stars, et une cinquantaine de français, amateurs en plein kif, pros endurcis, jeunes lascards et vieux briscards mélangés. Certains ont brillé, d'autres ont (déjà) chuté, la plupart ont kiffé. On fait le point.

Il seront 9 pros du Team au Day 2

Team Winamax
Le Team : Ivan, Joao, Davidi, Adrian en compagnie de Zhen, Victor Choupeaux et Tony Miles (comme souvent, ce diable de Mustapha Kanit a réussi à s'échapper avant qu'on ne puisse le coincer pour la photo de fin)

Au sortir de ce Day 1C en tous points mémorable, chacun avait sa petite anecdote à propos du moment où les WSOP ont été secoués. « J'avais deux paires max ! », rigole Ivan Deyra. « Et là, le mec check en tapant du poing sur la table : la table se met à trembler. Je me suis dit tiens, elle est endommagée. D'ailleurs, le mec a profité de la confusion pour essayer de mettre 4 000 alors qu'il venait de check ! Au final, j'ai trouvé le full sur la rivière. Il n'avait plus beaucoup de jetons, j'ai tenté le trap mais il a check derrière. » Un peu plus tôt, Ivan faisait une quinte sur un board A854 avec 7-6 dépareillés et jouait un pot de 120 000 contre As-8. ValueMerguez ira donc au Day 2 avec un amas de jetons imposant : 139 000.

Au terme de sa première journée de poker en tant que Champion du Monde, Joao Vieira se disait crevé, et n'avait visiblement qu'une envie : passer au Day 2, et profiter du jour de repos de demain. Mission accomplié, avec un stack au dessus de la moyenne : 80 000. Davidi Kitai (qui a lui aussi vécu un moment inédit au moment du tremblement de terre) se situe dans les mêmes eaux avec 87 400. Avec 48 300, la maquina Adrian Mateos est en dessous de la moyenne, à l'inverse d'un Mustapha Kanit qui, tout frais arrivé à Vegas (il s'agit seulement de son deuxième tournoi de l'été) pointe à 118 400 en fin de Day 1.

Après les éliminations de Guillaume Diaz (1A), Sylvain Loosli et Adrien Delmas (1B), nous retrouverons un total de 9 pros du Team au Day 2 du Main Event, sur un total de 14 possibles (les artistes Bruno Lopes et Patrick ■■■■■ ont été excusés en raison de leurs tournées estivales respectives) Aux noms ci-dessus, ajoutez Romain Lewis, Gaëlle Baumann et Leo Margets, qui avaient franchi le Day 1A hier, et Pierre Calamusa. Ce dernier n'a pas encore joué : il ne prendra son départ qu'au Day 2. LeVietF0u concède un clair choix de « fainéant » (« tu rates toute la value contre les amateurs du Day 1 ») mais a préféré se reposer au maximum après un 5K 6-max qui l'a mis sur les rotules.

KING5 : Les Dezanuseurs reçus 4 sur 5

King5

Nicolas, Rémi, Jean-Baptiste, Sébastien et Alexis

A quelques minutes de la fin de journée, Les Dezanuseurs, vainqueurs de l’édition 2019 du King5, pensaient qu’ils allaient rallier le Day 2 en équipe et imiter les Flambeurs qui avaient réalisé un 5 sur 5 en 2018. Malheureusement, les trente dernières minutes de jeu ont été fatales à celui qui avait pourtant le plus gros tapis du groupe.

Alexis pointait à 130 000 et semblait serein pour emballer des jetons dans le sac, mais il a tout perdu en trois coups. D’abord, il fait doubler un short-stack avec A8 contre AA sur un flop 842 dans un pot 3-bet, puis il perd un énorme pot avec deux Rois contre Deux dames sur une main 4-bet preflop où son adversaire trouve une Dame sur le flop. Pas trop d’issue sur ce coup là et de regrets à avoir, il se retrouve crippled, ces 5 dernières blindes partiront sur la dernière main du Day avec As-Dame contre la paire de 6 de son futur bourreau. Au moment de la fin de journée, Alexis me confiait avoir " envie de pleurer ". Il se voyait déjà au Day 2 avec tous ses potes et m’expliquait que ça confirmait son run de Vegas, où il a enchaîné les mauvaises sessions. « J’avais l’impression que ça pouvait être mon one time, mais bon, maintenant, on va suivre les copains sur la fin du Main, en espérant qu’il y ait des deep runs.

C’est sur cette fin amère que se termine ce Day 1C pour les Dezanuseurs. Mais, même s’ils ont tous l’air attristés de laisser un des leurs sur le carreau, les toulousains ont de quoi être fiers avec quatre représentants au Day 2.

Nicolas_King5

En tête du chip-count, Nicolas a amassé 118 100 jetons sur ce Day 1A après avoir été très actif à sa table. " J’ai un coup qui m’a permis de décoller, sur la première main du dernier niveau, sur 300/600, je relance à 1 500 avec As-Dame et je suis payé par un papy de SB et par la BB. Tout le monde checke sur le flop J-T-8. Sur la turn K, je fais quinte max et la SB fait 2 000, payé par la BB, je me contente de payer. Sur la river 7, il fait 3 500, je raise à 13 500. Il re-raise à 25 000 (avec 7 000 derrière), je le mets à tapis et il paye avec deux Valets. " Nicolas m'avouait avoir vraiment apprécié cette journée et avoir pris un maximum de plaisir, en plus d'avoir amassé un bon paquet de jetons en prévision du Day 2.

Rémi a également connu une belle journée au Rio avec 102 100 jetons dans le sac. " J’ai eu de bonnes sensations et la chance de toucher pas mal de petits jeux. Quand j’ai pris mon premier gros coup avec une paire d’as, ça m’a rassuré d’avoir 10k de plus pour la suite. J’ai ensuite réussi à rentabiliser mon premier full sur le Main Event, contre un brelan d’as. J’ai fait un carré aussi, où j’ai pris encore pas mal de jetons, j’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à la table. " Quand je lui demande ce que ça fait de voir un de ses collègues quitter le navire avant le Day 2, Rémi se montre philosophe. " On se fixe toujours des objectifs assez élevés, c’est clair qu’on voulait vraiment tous passer le Day 1 et on avait tous un bon tapis à la dernière pause. C’était illusoire de penser qu’on allait tous faire ITM, il faut bien des sortants. Par rapport à la dynamique de groupe, c’est sûr que ça casse un peu la magie. Mais bon, on va être avec lui, il va lui falloir un peu de temps pour s’en remettre, on va être présent et ça va le faire. "

Jean-Baptiste emmène 61 700 jetons au Day 2. Pas un gros bénéfice, certes, mais largement de quoi jouer à la reprise sur 400/800. " J’avais une table assez difficile avec le pro Maxime Chilaud. J’ai eu une grosse période de désert de cartes. Ca m’a permis d’asseoir une image de joueur tight, j’étais assez respecté à chacune de mes relances. Ca m’a permis de me maintenir, je suis monté à 73k au max. Je touchais pas spécialement de jeu, mais grâce à cette image, j’en profitais. J’attendais vraiment la fin de la journée, parce qu’il y avait que deux spots à la table. "

Seul joueur de l’équipe à avoir déjà joué le Main, c’était en 2011 et il avait terminé 494e, Sébastien ferme la marche avec un tapis de 45 000 jetons, après une journée compliquée. " J’ai eu un jour assez dur, j’étais bien card dead, me confie-t-il. En fin de journée, j’ai fait des paires, j’ai un peu grind, jusqu’à monter à 70k. Et puis, j’ai perdu un gros pot avec deux Dames contre deux Valets. Le plus important, c’est de passer au Day 2. Et c’est déjà beau d’être à 4. Quand j’avait joué le Main en 2011, c’était mon rêve de faire le Main Event, et ça l’est toujours. Jouer avec Davidi, à l’époque, c’était génial. T’es fan de tous ces joueurs, et puis un jour tu les vois, et puis un jour, tu joues avec, c’est comme un rêve qui se réalise. "

Les Dezanuseurs sont conscients que la route est encore longue pour rallier les places payées sur cette 50e édition du Main Event, mais soudés comme jamais, ils ont l’air en toute confiance pour tenter d’écrire la belle histoire et nous faire vibrer encore pendant plusieurs jours.

Mohamed Mamouni loin devant les autres

À l'image de la veille, ils étaient une grosse cinquantaine de joueurs tricolores à être apparu sur nos radars aujourd'hui sur ce Day 1C. Problème pour nous autres pauvres petits couvreurs, face à un Rio rempli à ras bord et un Main Event qui s'étend sur quatre salles pleines et une vingtaine de tables à l'autre bout du centre de convention, dans la poker room du casino, difficile voire impossible de trouver tout le monde, à commencer par celui qui semble être notre chipleader national du jour selon nos confrères de PokerNews, du haut de ses 284 000 jetons, Mohamed Mamouni. Nous saurons nous rattraper dimanche à l'occasion du Day 2C pour savoir un peu plus précisément comment s'est déroulée sa journée.

Maxime_Chilaud
En attendant, ce que l'on peut faire, c'est vous donner quelques nouvelles de l'un des meilleurs éléments français du jour, qui plus est qualifié sur Winamax à partir d'un satellite à 500 €, Maxime Chilaud. Nos déambulations nocturnes nous ont aussi fait rencontrer un Victor Choupeaux "très content d'avoir rangé des jetons dans un sac," au terme d'une journée "assez compliquée", passée en compagnie d'une majorité de professionnels "dont Jeff Gross, qui était sans doute le moins bon joueur de la table." Un petit tacle gratuit au passage, les puristes apprécieront. Une situation qui a en tout cas tout d'un comble sur un Big One réputé pour ses fields remplis d'amateurs, ce qui n'a tout de même pas empêché Choop de terminer avec 100 000 pions.
Bières
C'est une tradition qui perdure depuis plus de 10 ans aux WSOP : le dernier niveau de la journée est le "beer level"

Pour le reste, voici une liste forcément incomplète de 45 noms qui a de quoi mettre en appétit. Professionnels en mission ayant déjà les joies d'un deep run (voire d'une finale) sur le Big One, têtes connues que l'on a trop peu eu l'occasion de croiser jusque-là, amateurs éclairés en quête de one time, rookies en plein kiff', inconnus notoires (pour l'instant) : toutes les catégories sont représentées, alimentant la richesse et la diversité du plus beau tournoi du monde.

Chipcount (indicatif) du clan français : 46 noms Liste non-exhaustive : le classement complet arrivera un peu plus tard

Mohamed Mamouni 284 000 Maxime Chilaud 170 000 Antonin Teisseire 160 000 Ludovic Riehl 145 000 Benoît Lam 140 000 Ivan Deyra (Team Winamax) 139 000 Farid Bouares (Qualifié Winamax) 130 700 Romain Vial (Qualifié Winamax) 130 000 Sonny Franco 120 000 Nicolas Hans (KING5) 118 100

Samy Boujhmala 115 000 Bogdan (Roumanie, Qualifié Winamax) 110 000 Serge Chechin 105 000 Rémi Gohlke (KING5) 102 100 Yann Cohen 102 000 Victor Choupeaux 100 000 François Tosques 95 000 Martial Blangenwitsch 90 000 Timothée Colcher 90 000 Mesbah Guerfi 90 000

Arthur Conan 85 000 Grégory Caubet 80 400 Corentin Ropert 80 000 David Pecheur 80 000 Adrien Favre 74 300 Patrick Sacrispeyre 72 000 Arthur Conan 70 000 Alexandre Saulnier 65 000 ElkY 65 000 Jean-Baptiste Alaux (KING5) 61 700

Abdulaziz Abulaziz (Qualifié Winamax Qualifié Winamax) 57 000 57 000 Romain Cabrillon (Qualifié Winamax) 53 000 Aurélie Reard 54 000 Benjamin Pollak 52 000 Hugo Lemaire 50 000 Philippe Ktorza 50 000 David Benyamine 45 000 Sébastien Bergot (KING5) 45 000 Clément Richez 35 000 Basil Yaïche 30 100

Freddy Caisson 23 500 Antoine Labat 20 000 Nicolas Cardyn 16 000 Tom Jarry 11 500 Jérémy Saderne 9 000

Outre les membres du Team Winamax et le malheureux Toulousain déjà cité, nous malheureusement en mesure de vous certifier les éliminations d'une poignée de nos compatriotes, comme le revenant Clément Thumy, Jérémie Sarda, Rémi Castaignon, Sébastien Comel ou encore Julien Martini, à qui Vegas semble plus que jamais se refuser, en tout cas cet été.

Du côté du reste du monde

Quand on fait face à un field aussi massif engagée dans un tournoi avec une structure aussi lente (seulement 25% de sortants en dix heures de jeu), on remarque surtout les absents : ceux qui ont sauté très vite, et ceux qui n'étaient tout simplement pas là. Phil Ivey et Joe Cada appartiennent à la première catégorie (une heure de jeu à tout casser pour Ivey), tandis qu'un autre Phil (Hellmuth) n'a pas encore été vu au Rio cette semaine. Impossible d'imaginer Phil manquer le Main Event : on en conclut donc qu'il préfere jouer avec 70 blindes, et sera bien là pour l'un des deux Day 2.

Du côté des présents, Mike McDonald termine parmi les chip-leaders d'une journée entamée comme un boulet de canon : le canadien possédait déjà 4 tapis de départ après une heure de jeu. Ce qui lui a permis de twitter avec ironie : « 306 000 en fin de journée. Je n'ai pas réussi à faire grand chose après le Level 1. » Josh Arieh, Leon Tsoukernik, les frères Greenwood, Maria Konnikova, Loni Harwood, Johnny Chan et le tenant du titre John Cynn figurent parmi les (très) nombreux grands noms ayant composé leur ticket pour le Day 2.

Samedi 6 juillet : demandez le programme

Chips
Première journée de réunification ce samedi, entre les survivants des Day 1A et 1B, pour un field de 2 383 joueurs, en plus de la poignée de petits malins qui auront choisi le premier de ces deux Day 2 pour enfin se lancer dans le grand bain. Dans notre viseur, pas moins de 66 joueurs français, dont deux W rouges (Romain Lewis et Gaëlle Baumann, accompagnés de Leo Margets), un illustre ancien de la maison (Michel Abécassis), un WIP en pleine forme (Moundir) et un Quentin Roussey qui comptera parmi les chipleaders. Attention, tout ce beau monde devra être de retour dès 11 heures, pour pouvoir jouer cinq niveaux plein de deux heures supplémentaires.

Quant à ceux dont le Big One s'est terminé plus tôt que prévu ou qui n'avaient pas 10 000 $ à poser sur la table, la première des trois journées de départ du Little One for One Drop à 1 111 $ leur tend les bras à partir de midi. Un tournoi qui réussit plutôt bien aux Français ces derniers temps, avec pas moins de trois finales en trois ans, signées Guillaume Diaz (2016, 9e), Jimmy Guerrero (2017, 4e) et enfin Erwann Pécheux et François Tosques (2018, 8e et runner-up). On signe où pour le 4 à la suite ?

Rendez-vous samedi à 11h (20h en France) pour le Day 2A/2B
Le chip-count du Day 1C sera publié durant la journée de samedi

Benjo, Tapis_Volant & Flegmatic

3 664 joueurs franchissent le Day 1C (!)

Bryce Canyon
Bryce Canyon, Utah

Day 1C : 4 879 joueurs / 3 664 restants (dont 79 Français) Chipleader : James Henson (USA) 316 100

CLIQUEZ ICI POUR LE CLASSEMENT COMPLET ET DEFINITIF DU DAY 1C

(Classement du Day 1B)
(Classement du Day 1A)

Une heure, montre en main : c'est le temps qu'il nous a fallu pour parcourir le classement complet des 3 664 survivants du Day 1C. Il faut bien cela pour passer au peigne fin le listing du plus gros Day 1 de l'histoire du Main Event, et donc du poker. La bonne nouvelle, c'est que c'était la première et la dernière fois de l'année que nous effectuions ce travail de fourmi.

Nos recherches n'ont pas été vaines car elles ont permis de faire apparaître une foule de Français que nous n'avions pas encore repéré dans l'océan de tables. En combinant les Day 1A, 1B et 1C, on arrive à un total de 145 tricolores qualifiés pour le Day 2. C'est un record ab-so-lu, et qui ne prend même pas en compte la poignée qui ont choisi de s'inscrire directement sur le Day 2A/2B ou 2C. Pfiouuuuuuu.

Top 10

James Henson (USA) 316 100
Mike McDonald (Canada) 306 300
Joshua Ray (USA) 304 200
Robert Kokoska (Rep. Tchèque) 285 000
Mohamed Mamouni (France) 284 000
Barry Donovzan (UK) 280 1000
Robert Layne (USA) 280 000
Dylan Meier (USA) 277 700
Yervand Boyadjian (USA) 277 400
Tom Cannuli (USA) 275 000

79 Français

Mohamed Mamouni 284 000
Joseph Sabe 256 700
Grégoire Auzoux 184 800
Antonin Teisseire 172 500
Maxime Chilaud (Qualifié Winamax) 170 300
Serge Chechin 166 000
Olivier Brun 159 000
Laurent Ravier (Qualifié Winamax) 150 800
Pierre Merlin 146 400
Ludovic Riehl 144 900

Ivan Deyra (Team Winamax) 139 000
Smain Mamouni 134 400
Farid Bouares (Qualifié Winamax) 130 700
Romain Vial (Qualifié Winamax) 130 600

Sonny Franco 122 900
Alexandre Fradin 120 000
Benoît Lam 120 000
Mathieu Rabailison 119 300
Nicolas Hans (Vainqueur KING5) 118 100
Samy Boujmala 114 700

Samy Ouellani (Qualifié Winamax) 113 400
Rémi Gohlke (Vainqueur KING5) 102 100

Yann Cohen 102 000
Victor Choupeaux 100 500
François Tosques 99 400
Rodney Assous 98 200
Timothée Colcher 90 800
Jean-Jacques Zeitoun 90 200
Corentin Ropert 90 000
Thomas Zimmerman 86 600

Martial Blangenwitsch 86 000
Benjamin Souriau 86 000
Julien Polge 84 700
Vincent Meli 83 500
Mesbah Guerfi 83 200
Dimitri Joubert 83 100
Thomas Eychenne 81 400
Anthony Kazgandjian 80 500
Grégory Caubet 80 400
Hugo Peyrucq-Ferrand (Qualifié Winamax) 79 400

Jonathan Guez 78 900
Adrien Favre 74 300
Patrick Sacrispeyre 74 000
Arthur Conan 71 000
Nicolas Dumont 70 900
David Pecheur 69 000
Alexandre Saulnier 65 800
Jean-Baptiste Alaux (Vainqueur KING5) 61 700
Baptiste Carteau 60 700
Kévin Abécassis 60 500

Bertrand « ElkY » Grospellier 59 700
Benjamin Pollak 58 800
Abdulaziz Abdulaziz (Qualifié Winamax) 57 200
Albert Bayan 56 000
Romain Cabrillon (Qualifié Winamax) 53 900
Aurélie Réard 52 200
Roger Taieb 52 000
David Benyamine 50 600
Hugo Lemaire 50 300
Philippe Ktorza 47 700

Christophe Pommier 46 000
Ugo Ziller 45 100
Sébastien Bergot (Vainqueur KING5) 45 000
Ouri Cohen 44 900
Roland Rozel 42 800
Clément Richez 35 000
Massimiliano Rosi 31 800
Ludovic Periaux 31 500
Basil Yaiche 30 600
Rodolphe Rey 28 200

Antoine Labat 25 900
Pierre Milan 25 700
Freddy Caisson 23 700
Adel Ben Messaoud 18 500
Nicolas Cardyn 15 700
Axel Hallay 14 300
Frédéric Roirand 12 700
Tom Jarry 11 500
Jérémy Saderne 9 000

Et aussi…

Beaucoup, beaucoup de monde. On va se contenter du service minimum :

Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 118 600
Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax) 87 400
Joao Vieira (Portugal, Team Winamax) 80 000
Adrian Mateos (Espagne, Team Winamax) 48 700

Blindes au départ du Day 2 : 300/600, BB ante 600
Chipcount complet du Day 1C