Gooooo Tony !!!
go ! go ! go ! Romain !!
coucou Manu : o)
Gooooo Tony !!!
go ! go ! go ! Romain !!
coucou Manu : o)
GG Pierre même sans être en TF il doit ressentir le même frisson lol , il va prendre 500k ou 880k sur un staking , quel homme !! et quel parcourt pour Tony , le mec a réussi a vaincre ces démons et il est la , à 3 left du ME des WSOP et bientôt en HU ,alors que peu être au début de l’été il n’avait même pas prévu de le faire j’admire le bonhomme . GG
Miles ahead
Main Event - On connaît les trois derniers joueurs de la finale Tony Miles large chipleader avec plus de 60% des jetons John Cynn en embuscade Michael Dyer short stack après une journée galère Nicolas Manion dernier sortant du jour (4e, 2 825 000 $)
La photo ci-dessus a beau avoir été prise en début de journée, elle n'en reste pas moins d'actualité, peu après minuit ici à Las Vegas. Souriant, en confiance, sûr de son jeu et porté par un rail en folie, Tony Miles a joué la partition parfaite aujourd'hui. Quatrième tapis sur six au départ de cette deuxième journée de finale, le grinder de Floride a remporté chacun des gros pots qu'il a joué aujourd'hui, avant de faire parler son agressivité et mettre une pression de tous les instants sur ses adversaires, lors d'une longue phase de jeu en 4-handed. Résultat des courses : Tony se présentera demain dans la peau du chipleader et avec le costume de grandissime favori pour le titre et les 8,8 millions de dollars à la gagne. Avec 238 900 000 jetons devant lui, le petit protégé de Pierre Calamusa possède plus de 60% des jetons en circulation et est désormais tout proche de la consécration.
Le coup clé pour Tony fut sans aucun doute ce lancer de pièce à 90 blindes, remporté avec As-Roi contre la paire de 10 de Joe Cada. À ce moment-là, non seulement Miles privait de doublé le Champion du Monde 2009, de loin le joueur le plus expérimenté et le plus dangereux de la table, mais il se propulsait en même temps autour des cent blindes, réduisant considérabement l'écart avec celui que l'on pensait jusque-là irratrapable, Michael Dyer. Miles - Dyer : incontestablement le match de la journée, remporté sans coup férir par le premier. D'abord sur un gros pot où Miles floppait brelan contre deux paires et profitait d'une line étrange de Dyer pour passer leader une première fois. Ensuite sur cette main à plus de 100 millions, remportée avec un brelan d'As, suite à un nouveau call/muck de Dyer. Le début de la fin pour ce dernier, dont le tapis ne cessera de diminuer par la suite, alors que celui de Miles prendra le chemin inverse.
"C'est un rêve qui devient réalité, s'est exprimé Tony une fois cette journée magique pliée. J'ai été au fond du fond dans ma vie, et maintenant, je ne pourrais pas être plus haut," enchaîne-t-il, faisant référence à son passé trouble, marqué par des addictions à la drogue, à l'alcool et au jeu. Et là où certains médias américains se complaisent dans la description détaillée des passages les plus sordides, nous choisirons ici de nous concentrer sur l'essentiel, le jeu. "J'ai une très bonne routine depuis maintenant plusieurs jours, poursuit Tony. Pierre m'aide beaucoup sur ce point, on se prépare ensemble avant chaque début de journée. Je me rapproche aussi d'autres joueurs français et du Team Winamax. Ils forment une vraie famille, c'est très stimulant." Une proximité nouvelle qui l'a convaincu à porter (et de quelle façon !) le W rouge sur lui aujourd'hui et qui lui donne aussi quelques envies d'ailleurs. "Je suis très motivé à l'idée de partir pour une longue période en France et en Europe. J'ai vécu en Allemagne très jeune, mais je n'y suis jamais retourné depuis. Ça me plairait de jouer le circuit européen et de rencontrer de nouvelles personnes." Plus près de nous, lorsqu'il s'agit d'évoquer ses chances de victoire demain, Tony préfère légitimement ne pas s'enflammer. "Je reste humble. C'est du poker, tout peut arriver."
Parce que tout peut effectivement arriver, Tony Miles va devoir se méfier de celui qui sera demain son principal adversaire, un joueur que nous n'avions que peu ou pas considéré jusque-là, le discret mais efficace John Cynn (photo). À l'inverse de la veille, où il avait démarré pied au plancher avant de davantage contrôler, le joueur de l'Illinois a mis plus de temps avant de rentrer dans la partie aujourd'hui. Après avoir perdu la majorité des coups dans lesquels il est rentré, Cynn s'est offert un double up salutaire contre Nicolas Manion, sur un coup où ce dernier a envoyé trois barrels en bluff alors que John avait payé deux fois avec un flush draw qui a fini par rentrer sur la rivière.
Se contentant de jouer des petits pots, laissant les leaders Miles et Dyer s'écharper, Cynn s'est chargé de la dernière élimination de la journée (photo), celle d'un Manion en sursis depuis plusieurs heures. Sa paire de Rois est restée devant le As-10 de l'ami Nic, récompensé de 2 825 000 $ pour sa quatrième place, au terme d'une finale où il n'aura finalement fait que perdre des jetons à un rythme aussi régulier qu'alarmant. Manion restera quoi qu'il arrive le vainqueur de cet énorme setup à dix joueurs restants qui a précipité la formation de la finale. Bien loin de ces préoccupations John Cynn grimpait de son côté à son plus haut niveau depuis le début du tournoi, 128 700 000 jetons. Dans la peau de celui qui n'aura pas grand-chose à perdre mais avec tout de même 80 blindes pour s'exprimer, il peut encore créer la surprise.
Encore faudra-t-il se débarasser d'un Michael Dyer que l'on a peut-être vu atteindre ses limites aujourd'hui. En position idéale avec un tapis deux fois plus important que son poursuivant direct au moment de reprendre aujourd'hui, celui dont la fréquence de c-bet était tellement élevée qu'elle a donné lieu à la création d'un compte Twitter parodique, s'est quelque peu envoyé en l'air contre Tony Miles et a manqué de réussite pour finir, faisant notamment doubler Manion peu avant son élimination. Avec un maigre tapis de 16 blindes pour attaquer l'ultime Day de ce Main Event, il va lui falloir plus d'une bonne rencontre pour espérer revenir dans la course.
Chipcount Siège 1 - John Cynn (USA) 128 700 000 (80BB) Siège 2 - Tony Miles (USA) 238 900 000 (149BB) Siège 3 - Michael Dyer (USA) 26 200 000 (16BB)
Il reste 50 minutes sur le niveau 800 000 / 1 600 000, ante 200 000
Les trois derniers joueurs de ce Main Event célèbrent ensemble leur accession au Day 3 de cette finale, avant de revenir s'affronter samedi.Les trois derniers prix à distribuer
Vainqueur : 8 800 000 $ Runner up : 5 000 000 $ 3e : 3 750 000 $
Les six premiers éliminés de la finale
4e : Nicolas Manion (USA) 2 825 000 $ 5e : Joe Cada (USA) 2 150 000 $ 6e : Aram Zobian (USA) 1 800 000 $
7e : Alex Lynskey (Australie) 1 500 000 $ 8e : Artem Metalidi (Ukraine) 1 250 000 $ 9e : Antoine Labat (France) 1 000 000 $
La dernière journée du Main Event démarrera à 17h30 (2h30 en France), samedi 14 juillet
Énorme story et stacking pour le vietfou!
Le meilleur reste encore à venir
Romain Lewis s'incline en troisième place face à Shaun Deeb et Paul Volpe C'est la conclusion d'un fantastique été pour le Bordelais : trois finales, deux places de runner-up, et 840 000 dollars de gains à Las Vegas ! Event #74 : Big Blind Antes NLHE 6-handed Championship 10 000 $
Lorsque les organisateurs des World Series of Poker ont révélé en début d'année que le calendrier de la 49e édition comporterait une multitude d'épreuves supplémentaires organisées au beau milieu du Main Event, ce qui n'était pas arrivé depuis 2006, nous tirions déjà la langue côté médias. C'était sûr : cela allait nous donner pas mal de boulot supplémentaire. En soit, le Main Event est déjà une bestiole tentaculaire faisant exploser le compteur d'heures supp' de n'importe quel couvreur sérieux, surtout quand, de notre côté, quatre Français parviennent jusqu'au Day 7, comme ce fut le cas l'an passé. Avec pas moins de 13 épreuves débutant après le Big One, on risquait le surmenage ! Maintenant que la plupart de ces épreuves sont derrière nous, que dire ?Hé bien : on en redemanderait presque. C'est simple : ces derniers jours, nous avons eu à boire et à manger tous les soirs, tellement que parfois, le Main Event est passé au second plan, la faute à la mémorable deuxième place de Leo Margets sur le Double Stack, une nouvelle presque victoire de Romain Lewis dans une variante qu'il connait à peine, le PLO, le 15e bracelet de Phil Hellmuth, ou encore la doublette Française Pecheux/Tosques en finale du Little One for One Drop.
Et en ce jour où le Main Event est passé de six à trois joueurs, nous avons été une nouvelle fois distraits par plusieurs tournois annexes : le coup d'envoi d'un gros High Roller à 50 000 $ (Mustapha Kanit et Benjamin Pollak figurent parmi les qualifiés pour le Day 2), et surtout la finale d'une des épreuves préférées des pros, le 10K$ 6-max. Le héros du jour ? Romain Lewis, encore lui !
C'est en position de chip-leader que Romain a attaqué ce qui était sans doute la plus difficile de ses trois finales de l'été. Six heures plus tard, c'était malheureusement sans bracelet qu'il quittait le podium télévisé, mais sans regrets ni frustration d'aucune sorte. Son été phénoménal se concluait par une troisième place bonne pour 325 000 dollars, mais surtout, les objectifs de fond étaient atteints : tout au long de ses cinq semaines à Vegas, Romain a joué le meilleur poker de sa jeune carrière - 22 ans ! - et gagné au passage le respect de nombre de pros contre qui il a joué sans peur et sans pression, y compris ce soir, lors d'une dernière ligne droite disputée contre deux "Américains à casquette" ayant gagné chacun un bracelet cet été. "C'est beau !" nous disait Romain peu après sa sortie, déjà tout sourire. "Ces mecs, ils n'ont pas peur, c'est pas évident de jouer contre ces mecs qui ont dix ans d'expérience au moins. Moi, à côté, je commence à peine. Espérons que dans cinq ou six ans, ce sera à mon tour de mettre la pression sur les petits jeunes !" Le bracelet devra attendre, mais au poker, on ne le rappelera jamais assez, le résultat importe moins que le chemin emprunté pour y parvenir. Et le chemin de Romain, depuis juin, était résolument pavé d'or. Le capital de confiance (et de dollars !) accumulé au cours de ces WSOP 2018 lui assure de revenir en Europe plus solide, mentalement et techniquement. Le meilleur reste à venir, définitivement.Main #38 - Romain relance au bouton et se fait payer par Volpe. Le flop tombe A
Main #41 - Romain relance avec une paire de 8 : Shaun Deeb 3-bet avec 10
Main #48 - Romain défend sa BB avec 8
6
après une relance de Deeb. Le Team Pro floppe un tirage sur K
Q
2
et paie 275 000 supplémentaires. Le turn 5
n’avance pas la situation de Romain. Deeb mise 825 000, et Romain paie après un long temps de réflexion. Faisant face à une rivière J
et une mise all-in de Deeb (qui détient Roi-Dame), il ne pourra qu’abandonner, tombant ainsi à 27BB.
Paul Volpe
Main #60 - Après avoir gagné quelques petits coups, Romain reprend véritablement des couleurs grâce à la main favorite de Davidi Kitai, Q
8
, qui remporte un showdown face à Paul Volpe sur un board Q
10
6
Q
5
.
Main #65 - Muni de Q
Main #73 - Romain slowplaye une paire d’As et parvient à extraire quelques jetons de Shaun Deeb sur un board 10-6-7-2-5.
Main #87 - Romain n’a pas joué cette main, mais elle n’en reste pas moins cruciale : une escalade de relances préflop entre Volpe et Deeb, culminant avec un 6-bet all-in du second avec une paire de 6. Volpe n’était pas en bluff avec sa paire de 10 : il double son tapis, laissant Deeb avec 13BB….
Main #88 -… qu’il engage dès la main suivante avec 6
Main #91 - La dernière main de l’été de Romain Lewis : un Roi-9 ne s’améliorant pas contre le A-10 de Paul Volpe, qui lui glissera quelques mots d’appréciation à l’oreille avant de le laisser partir encaisser son prix de 325 842 dollars. Pour la troisième fois consécutive cet été, Romain collecte le plus gros gain de sa carrière : avec ses sept ITM sur les WSOP cet été (dont deux places de runner-up), Romain totalise 839 741 dollars de gains. On ne saurait que trop lui conseiller de se munir de bonnes lunettes de soleil pour les années à venir : son futur s’annonce brillant !
Samedi 14 juillet : le jour du sacre
C'est en ce jour de fête nationale que l'on connaîtra le vainqueur du Main Event 2018 ! Au milieu de cette liesse, nous surveilleront également deux finales, celles du High Roller à 50 000 $ et du H.O.R.S.E. à 3 000 $.
11h (20h en France) : Event #75 - The Closer NLHE 1 500 $ (Day 1C)
Troisième et dernière journée de départ pour cette ultime épreuve de Hold'em de l'été accessible aux bankrolls modestes. Vendredi, trois Français ont gagné leur place pour le Day 2 parmi les 96 joueurs qualifiés au total : Minh Tran (20e), Édouard Echinard (24e) et Daniel Pauly (55e). Event #75 - The Closer NLHE 1 500 $ : les 54 survivants du Day 1A Event #75 - The Closer NLHE 1 500 $ : les 96 survivants du Day 1B
14h : Event #76 - H.O.R.S.E 3 000 $ (Day 3 et Finale)
Quelques jours après sa deuxième place sur un tournoi de PLO8 à 1 500 $, Bruno Fitoussi reverdit cette année aux WSOP. Il sera au Day 3 de ce tournoi qui laisse la part belle aux jeux de Limit, avec le quatrième tapis parmi les 19 derniers joueurs. Autour de la légende tricolore, du beau monde, forcément, à commencer par le chipleader Brian Hastings, Jeff Madsen (3e), le nouvel entrant au Hall of Fame, en course pour le titre de Player of the Year, John Hennigan (6e) ou encore un Jeff Lisandro lanterne rouge (16e). Tout le le monde est assuré de 6 524 $, en espérant décrocher le bracelet et les 233 202 $ au bout du chemin. H.O.R.S.E 3 000 $ : le chip-count complet du Day 3
14h : Event #77 - Big Blind Antes NLHE High Roller 50 000 $ (Day 2 et Finale)
Un petit field de départ de 128 inscriptions (re-entries inclus), 31 joueurs de retour pour le Day 2, 20 places payées, un chèque de 1 650 773 $ à la gagne et de nombreuses têtes connues : tels sont les points clés de ce tournoi inédit aux WSOP. Deux visages nous intéresseront tout particulièrement, ceux de Benjamin Pollak (12e), dernier Français en vie, et de Mustapha Kanit (16e), ultime représentant de la caste des W rouges - les choses se sont rapidement terminées pour Sylvain Loosli, Adrian Mateos et Davidi Kitai. Comme on pouvait s'en douter, leurs adversaires sont des habitués de ces joutes high stakes : Jake Schindler (2e), Isaac Haxton (3e), Elio Fox (4e), Juan Pardo (6e), Nick Petrangelo (8e) et Jason Koon (10e) ne sont qu'un maigre échantillon tiré d'un field rempli de stars internationales. NLHE High Roller 50 000 $ : le chip-count complet du Day 2
17h30 : Event #65 - Main Event 10 000 $ (Finale : dernier jour, 3 joueurs restants)
Le grand jour est enfin arrivé ! Celui où l'on va connaître le successeur de Scott Blumstein, qui repartira avec le titre de Champion du Monde, le jackpot à 8,8 millions de dollars et la gloire éternelle. Le chipleader et protégé de Pierre Calamusa Tony Miles est le grand favori pour l'emporter, avec un net avantage sur John Cynn, tandis que Michael Dyer reviendra avec un très petit tapis. L'excitation promet d'être à son comble autour du Mothership ESPN ! Notre résumé de la deuxième partie de la finale
Y’a que moi qui trouve pas terrible le move de Cada, et celui de Myer river ? Miles va jamais rien fold et on a pas besoin de bluffer à part des randoms A4ss ou A5ss bref just check, Miles est en train de GU avec air ou va x/c
Ca ne m’a jamais fait vibrer les histoires de démons intérieurs.
Je ne crois pas un seul instant que les histoires de Pierre ou Tony se termineront en happy end au final.

le mec est a 3 left du ME et pierre va prendre 500k minimum sur le coup , si tu voit pas la happy end y’a un problème lol
Gora Pizz:
Y'a que moi qui trouve pas terrible le move de Cada, et celui de Myer river ? Miles va jamais rien fold et on a pas besoin de bluffer à part des randoms A4ss ou A5ss bref just check, Miles est en train de GU avec air ou va x/c
VGG Romain !!!
Cyrilette016:
Y'a que moi qui trouve pas terrible le move de Cada, et celui de Myer river ? Miles va jamais rien fold et on a pas besoin de bluffer à part des randoms A4ss ou A5ss bref just check, Miles est en train de GU avec air ou va x/c
Turbo chatte ou turbo skill ?
Le High Roller 50K$ est-il un infâme concours de flips ? Event #77 : Big Blind Antes NLHE High Roller 50 000 $ (Day 2 et Finale)
Seulement cent minutes de jeu ont été nécessaires pour passer de 32 à 18 joueurs dans une épreuve figurant pourtant au sommet du classement des plus chères de l'été : le High Roller à 50 000 dollars joué avec les très populaires "BB Antes". Il faut dire que la structure de ce tournoi mérite presque le label "Turbo" : des niveaux de quarante minutes, quelques niveaux de blindes escamotés, et la présence d'un outil désormais incontournable dans les tournois chers : la "Shot clock", qui ne laisse que trente secondes à chaque jouer pour chacune de ses décisions (avec, tout de même, quelques jokers en cas de spot bourbax).Les pros ont contume de le dire : une structure turbo diminue considérablement leur « edge » face aux amateurs. Traduction : moins il y a de blindes sur la table, moins les joueurs forts le sont (forts). Dans le cas présent, des amateurs, des « moins forts », je n’ai pas l’impression d’en avoir vu autour des trois dernières tables : les joueurs qui viennent d’entrer dans l’argent de cette épreuve pour riches affichent tous ou presque une Hendon Mob longue comme le bras.
Des pros qui jouent contre des pros avec une structure dégueulasse : n’aurait-on pas affaire à une bonne grosse loterie, ou le meilleur joueur sur le court terme sera avant tout celui capable de gagner le plus de flips ? Même si le facteur chance augmente avec de tels paramètres, il reste tout de même encore un peu de place pour le facteur « skill », selon Mustapha Kanit, qui figure parmi les joueurs encore en course, et assurés d’un payout minimum de 74 000 dollars : « Avec mon expérience sur les gros SNG turbo en ligne, je pense avoir parfois un petit avantage sur les pros du cash-game encore en course. » Il est vrai que le poker avec trente blindes ou moins est complètement différent de celui pratiqué avec 100 ou 200BB : on pourrait presque parler d’un jeu différent, tant les stratégies à y appliquer sont opposées. Seul Français ITM, Benjamin Pollak avance que le rythme frénétique peut faire déjouer certains pros : « Quand ça va vite comme ça, la patience peut être un atout. Certains vont jouer trop vite, et s’envoyer en l’air. »
La stratégie du jour aura donc beaucoup à voir avec la sélection des mains préflop, un bon timing dans l'agressivité, et une connaissance parfaite des mains avec lesquelles faire tapis selon le tapis et la position de chacun. Au moment où j'entre dans la zone de jeu de l'Event #77, le compteur affiche 18 joueurs restants et autant de minutes à jouer avant le break. C'est à ce moment que Mustapha est déplacé à…
La table 446
1/ Siège vide
2 / Chris Hunichen
3/ Jason Koon
4/ Mustapha Kanit (Team Winamax) avec 1 000 000
5/ Ben Yu
6/ Jake Schindler
7/ Elio Fox
8/ Siège vide
Blindes : 25 000 / 50 000, avec une « BB ante » de 50 000. Tapis moyen : 1,77 million, soit 35BB.
Main #1 : Mustapha s’installe et se met immédiatement à déconner : quelqu’un le salue et il fait semblant de s’excuser : « Sorry, no speak the English. The big and the blind ! » Sa grande marque de fabrique, celle qui fait de lui un joueur si agréable, malgré les casse-têtes qu’il pose à tous ses adversaires, les pros comme les amateurs. Mustapha pose sa BB et voit Jason Koon limper sa SB. Muss fait ensuite face à un bet sur le flop A
Main #2 : « Salam aleykoum ! » Mustapha salue à son tour ses adversaires. Mais pas en Anglais, donc. De petite blinde, l’Italien limp. Ben Yu lui demzande la hauteur de son tapis. « A peu près 950 000 », répond Muss. Ben Yu annonce « all-in », et Muss snap fold.
Main #3 : Mustapha est au bouton. Au hi-jack, Chris Hunichen relance. Mustapha dit « all-in ». Snap-call de Hunichen. On comprend leur empressement : tous les deux ont As-Roi. Le board apporte trois trèfles et un pique : Mustapha en avait un de chaque. « Donc logiquement, tu devrais gagner », rigole Hunichen. Mais le pot est splitté, bien entendu.
Main #4 : Tout le monde passe jusque Mustapha au cut-off : il fait de même.
Main #5 : Mustapha est UTG+1 : il jette ses cartes.
Main #6 : Mustapha est UTG : il [synonyme du verbe « fold »].
Jason Koon
Main #7 : Muss est de grosse blinde. Jason Koon limp depuis la SB. Muss check et le flop tombe 10
9
3
. Jason checke. Muss mise 50 000. Jason répond avec un check/raise à 175 000. Mustapha réfléchit : l’horloge tourne, le croupier surveille le chrono sur l’iPad, et finit par annoncer : « dix secondes ». Mustapha avance l’un de ses « jokers de temps » devant lui, lui donnant droit à trente secondes de plus. Dix secondes plus tard, il annonce « all-in ». Jason Koon passe aussitôt. Avant que le croupier ne commence à mélanger, Ben Yu se saisit du paquet de cartes, et retourne la deuxième carte, le turn, donc, et la révèle : un J
. « Fais chier ! » soupire Koon. Absolument personne ne s’émeut de ce geste de Yu qui, dans n’importe quel tournoi entre joueurs anonymes, aurait valu à son auteur un tour de pénalité, grand minimum.
Main #8 : Muss est de petite blinde et abandonne après une relance au bouton de Jason Koon. Ce dernier va remporter un joli pot avec un 3-barrel flop, turn, rivière contre Ben Yu (BB), qui finit par abandonner sur la rivière après avoir utilisé un time bank.
Main #9 : Muss est au bouton et fold après avoir vu le joueur UTG relancer.
Main #10 : Muss est au cut-off et ne joue pas le coup. Il part en pause avec 1,2 million. Il reste 17 joueurs et les blindes vont passer à 30 000 / 60 000 avec une BB ante de 60 000. Tapis moyen : 30 BB à peine.
Les deux joueurs les mieux classés remporteront plus de un million de dollars chacun. On peut donc aussi considérer cette épreuve, qui a rassemblé 128 inscrits (re-entry inclus) comme un satellite pour le Big One for One Drop, qui débute demain avec un buy-in similaire…
Nick Petrangelo est encore en course, de même que… Isaac Haxton
Dyer hard
Michael Dyer termine troisième de ce Main Event et remporte 3 750 000 $ Le heads-up attendu entre Tony Miles et John Cynn va démarrer
Il était celui qui avait le moins de jetons aujourd'hui. Celui qui avait le moins de supporters aussi. À table et dans le rail, Michael Dyer n'avait pas les moyens de lutter avec Tony Miles et John Cynn en ce dernier jour de finale. Pour le Texan, tout s'est joué la veille, le temps de quelques heures où rien n'est allé dans son sens. Deux gros coups perdus contre Miles, de précieuses blindes qui s'évaportent en faisant doubler le short stack Nicolas Manion, et Michael est passé en un rien de temps de chipleader que l'on pensait intouchable à petit tapis en grand danger.
Avec 17 blindes devant lui aujourd'hui, Dyer devait vite trouver de bonnes cartes pour espérer tout envoyer au milieu, et n'a pas eu besoin d'attendre longtemps. Sur les quatre premières mains, il reçoit As-Dame et deux fois Roi-Dame, s'engageant à chaque fois à tapis mais sans être payé. Il lui faut attendre de longues minutes, et de nombreux passages des blindes, pour qu'il trouve deux cartes avec quoi pousser ses douze dernières blindes, un A
et un 10
. Malheureusement pour lui, Tony Miles avait ouvert avec le pointure juste au-dessus, A
J
et ne perd pas de temps avant de payer le tapis de Michael.
Comme il l'a fait à chaque coup à tapis depuis le début de cette finale, Tony se précipite vers son rail, où l'attendent notamment Pierre Calamusa et Shaun Deeb (pour la petite histoire, ce dernier est un grand pote de Tony, sa femme étant l'une de ses meilleures amies). Comme il l'a fait à chaque coup à tapis depuis le début de cette finale, Michael reste prostré à son siège, la tête dans les bras. C'est impuissant qu'il regarde le croupier dévoiler un flop Q
5
3
, puis un turn J
, qui confirme l'avantage de Miles, mais lui offre également une gutshot. La river est une Q
. Le reste se savoure en images.
Michael Dyer quitte ce Main Event en troisième place, pour un gain mirobolant de 3 750 000 $. Son interview post-élimination avec Joe Stapleton fut aussi courte et laconique que le monsieur était discret. On ne va pas se mentir, il ne sera pas le finaliste de Main Event WSOP le plus évident à retrouver les prochaines années au sein d'un field de plusieurs milliers de joueurs. Il laisse surtout Tony Miles et John Cynn se battre pour le titre et les 8,8 millions de dollars à la gagne. On vous présente ça tout de suite.
Saurez-vous retrouver sur cette photo celui qui sentait qu'il allait être dur de faire mieux que troisième aujourd'hui ?Pour la légende… et quelques dollars de plus
Il étaient 7 844 au départ le 2 juillet : douze jours plus tard, ils ne sont plus que deux à pouvoir prétendre au titre suprême du poker et au premier prix de 8,8 millions de dollars Tony Miles et John Cynn entament le dernier duel à égalité parfaite La vie de l'un d'entre eux s'apprête à changer à tout jamais Event #65 : Main Event NLHE 10 000 $ (Heads up)
18h45, Las Vegas. Le duel final du plus beau, du plus gros, du plus richement doté, du plus long (dix jours !) tournoi de poker de la planète va débuter. Il va opposer...Gains en live avant le Main Event : 54 333 dollars
Gains en live avant le Main Event : 944 786 dollars (11e du Main Event en 2016)
Egalité parfaite entre les deux prétendants au titre suprême du poker ! C'était quand, la dernière fois que cela est arrivé ? Je ne saurais dire. Cela n'arrive pas tous les ans, c'est sûr !Toujours est-il que les deux vont devoir maintenant sortir de leurs tripes et de leur cerveau la partie de poker de leur vie, celle que, dix jours plus tôt, 7 844 joueurs venus de 150 pays rêvaient de disputer. Chacun dispose de ses qualités (et faiblesses) propres, de même que des sections de supporters très bruyantes. C'est donc un match passionnant qui s'annonce, et qui pourrait durer des heures : Tony et John entament le dernier match du Main Event 2018 avec plus de 120BB chacun !
Le gagnant remportera 8,8 millions de dollars, le runner-up se contentera de 5 millions « seulement » : c’est donc un match de poker à 3,8 millions que disputent Tony et John, en direct sur ESPN. De quoi donner le tournis aux esprits les plus stables. A ce stade, le soutien moral et technique du rail peut faire la différence. Tony Miles dispose d'un Pierre Calamusa ayant suivi Tony pas à pas tout au long de la semaine, et d'un Shaun Deeb venu en renfort au lendemain de sa victoire sur le 10K 6-max. Après vérifications, les deux se connaissent depuis longtemps : l'épouse de Deeb est tout simplement la meilleure amie de Tony !
Attendez, arrêtez tout, on nous annonce dans l'oreillette que ni Tony ni John ne vont gagner le Main Event. Il s'avère que le lauréat 2018 est…
Laurence, en charge des RP chez Winamax, qui a réussi à récupérer le bracelet tandis que tout le monde avait le dos tourné. A l’heure où nous écrivons ces lignes, on ignore si la sécurité à ratrapper Lolo. Félicitations, en tout cas.
Ça aurait pu se terminer là
En difficulté depuis le début du duel, Tony Miles execute une manoeuvre risquée pour remonter la pente John Cynn reste cependant en tête après 2h30 et 44 mains jouées
Cela fait maintenant plus de deux heures que l'auditoire massé autour du podium ESPN assiste à un duel haletant, bruyant, en tous points passionnant. Quel bilan tirer après presque cinquante mains ? D'abord : les jetons sont surtout partis du côté de John Cynn, qui a rapidement pris l'ascendant grâce à plusieurs board et décisions de qualité. Ensuite : Tony Miles ne manque cependant pas de ressources, ayant sorti quelques tours de magie de sa poche pour remonter. Enfin : ce duel est riche en coups passionnants, qui ne manqueront pas d'être analysées par les experts sur les forums et Youtube.
Les deux coups les plus importants du duel (jusqu'à présent) ont vu Miles se montrer tour à tour malchanceux, puis audacieux. On rembobine.
Main #272 : Désormais en net désavantage avec 146 millions contre 247 millions (la faute à l’agressivité de John Cynn, et pas mal de showdown gagnants, durant les deux premières heures du duel), Tony Miles défend une relance à 6 millions. Le flop tombe 8
Main #276 : L’écart s’est donc un peu plus creusé : Miles n’a plus que 125 millions (62BB) contre 269 millions (135BB) chez Cynn. Ce dernier débute ce coup avec une relance à 5 millions au bouton. Tony Miles défend, et les deux voient tomber un flop 3
4
J
. Miles check/call 4,5 millions. Le turn est un 3
a priori anodin. Miles check, mais c’est pour mieux check/raise à 20 millions après le deuxième barrel à 6,5 millions de Cynn. Ce dernier paie : un très gros pot est en train de se constituer. Et ce n’est pas fini : la rivière est un K
, et Miles prononce les deux mots magiques : « all-in ».
Mais John Cynn décidera finalement qu’il ne souhaite pas prendre le risque de relancer son adversaire. Dommage, incroyablement dommage : s’il avait eu le courage (la folie ?) de payer, le Main Event se serait terminé sur le hero call le plus légendaire de son histoire. Car en face, Tony Miles avait tout envoyé avec… hauteur 7 ! Un 7
et un 5
ne constituant rien d’autre qu’un tirage ventral raté, et transformé en bluff dès le turn.
Si Tony Miles est actuellement en train de montrer quelques faiblesses techniques face à un John Cynn ultra solide, il n’a aucune leçon à recevoir en matière de courage et de gonades ! Trente minutes après cet énorme coup, une bronca générale s’élèvera dans le public, au moment où la diffusion ESPN parvenait à ce moment en décalé : l’information a circulé à toute vitesse dans les gradins. « Seven high like a boss », hurlera un William Kassous admiratif.
Les positions après 44 mains jouées en heads up :
John Cynn 240 000 000
Tony Miles 155 000 000
Il est 21 heures à Las Vegas et les blindes vont bientôt passer à 1,2 million / 2,4 millions avec une ante de 400 000.
Partis pour rester
Cinq heures après le début de leur match, John Cynn et Tony Miles sont toujours fermement installés à leur siège L'avantage numérique et technique reste cependant dans le camp de John Cynn
23h47 à Las Vegas : cela fait maintenant presque quatre heures et 105 mains que John Cynn et Tony Miles s'affrontent pour le titre suprême du poker. Même si les écarts se sont quelque peu creusés, et que les blindes progressent, on ne se risquera pas à prédire un dénouement rapide : les deux compétiteurs ne semblent pas tout à fait prêts à mettre fin au plus beau moment de leur carrière de joueur. Et même si l'on commence à trouver le temps long, avouons-le : le spectacle qu'ils nous offrent est loin d'être chiant.
Juste après l’incroyable bluff réussi à la fin de la main #276, Tony Miles est immédiatement parvenu à revenir à l’équilibre, avec une paire de 2 gagnante sur un board 7Malheureusement pour Tony, l’embellie sera de courte durée, le grinder venu de l’Utah perdant dans la foulée plusieurs pots, la faute à une stratégie semble t-il un poil trop serrée : folds rivière, folds sur le flop après avoir payé un 3-bet… Des schémas de jeu résumant bien le duel dans l’ensemble, sans compter que lorsqu’on a vu un showdown, celui-ci fut souvent à l’avantage de Cynn, qui, peut-être échaudé par le bluff raconté précédemment, eut ensuite le nez creux avec un joli call hauteur As.
John Cynn semble avoir l’avantage technique dans ce heads-up, et aussi l’avantage des astres : témoin ce full, le deuxième du duel, trouvé avec une paire de 5 et rentabilisé tout au long d’un board 9
« Vous croyez qu’on connaîtra le gagnant avant que la France devienne Championne du Monde ? » - Signé : un compatriote qui aimerait bien dormir une poignée d’heures avant de se lever pour la finale, qui débutera à huit heures, heure de Las Vegas.
owned27:
Ca ne m'a jamais fait vibrer les histoires de démons intérieurs.
Je ne crois pas un seul instant que les histoires de Pierre ou Tony se termineront en happy end au final.
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PS : plus de logo Winamax pour Tony… Tant pis, on va vibrer pour Pierre alors.
Retour à la case départ
Tombé à moins de 30 blindes, Tony Miles revient à égalité parfaite Tout est à refaire pour John Cynn
Est-ce l'heure avancée de la nuit, un peu d'impatience des deux côtés, les niveaux de blindes qui augmentent ou tout simplement un peu des trois, toujours est-il que le long duel opposant Tony Miles à John Cynn vient de s'animer, d'un coup d'un seul, en quelques minutes seulement. Alors que le premier était repassé brièvement en tête, à la faveur de trois pots remportés consécutivement, le retour de break et les six premières mains du niveau 1 500 000 / 3 000 000 ont été complètement à l'avantage du second. Conséquence directe, Cynn créait le plus gros écart depuis le début de ce duel, avec plus de 100 blindes contre moins de 30 pour Miles.
Arrive alors la 367e main de cette finale. Elle démarre par une ouverture à 7 millions de Tony, payée par John. Rien n'est misé sur un flop J
6
3
, avant que Cynn n'opte pour un delayed c-bet à 9,5 millions sur le 6
au turn. La rivière apporte un 4
et un deuxième péchon à 14,5 millions de l'ami Johnny. La réponse de Miles ? Tapis, pour 74 millions.
Comme lors du fameux coup où il s'est fait bluffer avec hauteur 7, il faut plusieurs minutes à Cynn pour prendre sa décision. Ce bluff a-t-il contribué à faire pencher la balance ? L'envie d'en finir était-elle trop pressante ? Ou pensait-il tout simplement que son J
8
allait suffire à l'emporter et faire main sur le titre de Champion du Monde ? Problème, Tony Miles avait cette fois les papiers bien en règle, avec un A
6
transformé en brelan. Tony peut lever les bras bien haut, et son rail d'exulter en même temps que lui. Il est complètement back in the business !
Et il ne s'arrête d'ailleurs pas là. Trois mains plus tard, sur le turn d'un board Q
4
3
7
, après avoir 3-bet préflop, Tony envoie 15 million sur le flop puis son tapis de 119 million en overbet turn. Il faut cette fois moins de temps à Cynn pour lâcher l'affaire. Et cette ainsi que, près de sept heures après le lancement de ce heads-up, Tony Miles et John Cynn se retrouvent à égalité (presque) parfaite, leur tapis n'étant séparés que par une petite blinde. Mais, entre nous, vous êtes préssés vous ?
John Cynn 198 000 000 Tony Miles 195 000 000