WSOP 2018 - Main Event - 2A/2B

Level 6, ce prizepool est un délice

Main Event Day 2A / 2B - Level 6 (300 / 600 ante 100)

Avant d'attaquer la première fournée Day 2 (elle rassemble les survivants des Day 1A et 1B, presque 2 500 joueurs en tout, mais attention : ces deux « flights » ne vont jamais se rencontrer aujourd'hui, les deux Day sont joués séparement), un petit mot sur la répartition des prix : la dotation totale de 74 015 600 dollars constituée par les 7 874 participants sera redistribuée aux 1 182 joueurs les mieux classés. Le premier joueur ITM se consolera avec un min-cash de 15 000 dollars : hé, c'est toujours mieux que de sauter à la bulle, hein ? C'est bien entendu le sommet qu'il faudra viser pour devenir riche, très riche :

Red Rock
Les places payées ? C'est par là

Vainqueur : 8,8 millions de dollars Runner-up : 5 000 000 $ 3e : 3 750 000 $ 4e : 2 825 000 $ 5e : 2 150 000 $ 6e : 1 800 000 $ 7e : 1 500 000 $ 8e : 1 250 000 $ 9e : 1 000 000 $

Le reste de l'échelle des prix (je vous mets pas tout, sinon ça serait interminable) :

10e : 850 025 $
20e : 282 630 $
50e : 156 265 $
100e : 57 010 $
250e : 42 980 $
500e : 26 535 $
750e : 19 900 $
1000e : 15 920 $
1063e : 15 000 $
1064e : une entrée offerte pour le Main Event 2019 (à confirmer)
1065 : les yeux pour pleurer

133 Français au Day 2 : (presque) un record

Les inscriptions pour le Main Event sont closes : il est l'heure de tirer un premier bilan, celui de la participation Française. Comme d'habitude, nous ne pouvons faire nos calculs qu'en début de Day 2, car la liste complète des participants à chaque Day 1 n'est jamais rendue publique.

Français du Day 2
Sur ce Main Event 2018, 8 joueurs français ont franchi le Day 1A, suivis par 39 sur le Day 1B, puis enfin 86 sur le Day 1C. Cela nous donne un total de 133 qualifiés tricolores pour le Day 2 : un chiffre en augmentation de 13% depuis 2017 ! Si l'on prend en compte le fait que 25% environ des participants sont éliminés sur le Day 1 (et qu'à structure identique, les tournois de poker se suivent et se ressemblent), on peut estimer à la louche l'affluence française sur cette édition 2017 à 170 joueurs, grosso modo.

Après quelques années creuses, nos Frenchies semblent être de retour en force à Las Vegas. Comment expliquer cette augmentation ? Un élément de réponse partiel, qui nous concerne : l'offre de satellites Winamax, exclusive en France, n'a jamais été aussi riche qu'en 2018, grâce notamment à l'introduction des qualifications Expresso. Au total, Winamax a inscrit 29 joueurs sur le Main Event (hors Team Pro et WIP), se décomposant comme suit :

5 vainqueurs KING5
10 qualifiés Expresso à 6 €
13 vainqueurs de satellites à 500 €
1 joueur qui s'est payé le buy-in dans la boutique VIP, grâce à ses Miles

Quelques paramètres sont à prendre en compte pour mieux apréhender le tableau ci-dessus :

En 2008, le tapis de départ était de 20,000 : le rythme d’éliminations le premier jour était donc plus élevé.
En 2009, le tapis de départ a été gonflé à 30,000 (et est resté le même jusque 2016), mais quatre niveaux seulement étaient joués lors du Day 1.
En 2010, quatre niveaux et demie ont été joués le premier jour.
Entre 2011 et 2015, la structure est restée inchangée : cinq niveaux le premier jour (et toujours 30,000 jetons au départ), donnant deux heures de plus aux joueurs pour sauter par rapport à 2009.
Depuis 2016, le tapis de départ est de 50,000, et cinq niveaux sont joués le premier jour, ce qui fait mécaniquement baisser le taux d'éliminations sur le Day 1.

FR ITM ME
La bulle est encore loin (elle n'arrivera pas avant la fin du Day 3, ou le début du Day 4), mais il n'est pas trop tôt pour se projeter. Combien de perfs en 2018 ? Allez, on vous file notre safe bet : 30 Français ITM, minimum

Sous Pavillion tricolore

Si l'on connaît les visages et noms de tous les joueurs français qualifiés via le Day 1A, et qui ont été regroupés dans l'Amazon Room, on ne peut pas en dire autant de ceux qui ont joué le Day 1B. Nous avons donc profité d'avoir sous la main un seat draw tout beau, tout neuf, pour partir à la rencontre de ceux que l'on a zappé il y a deux jours, en espérant qu'ils nous pardonneront de ce petit retard.

Nicolas Dumont - Francis Lalanne

Difficile aujourd'hui de passer à côté de Nicolas Dumont sans remarquer son maillot résolument vintage, floqué du plus grand numéro 10 que l'Équipe de France a jamais connu (désolé Michel). Quelques mois après sa retentissante et inattendue victoire sur l'EPT Monte-Carlo, qui lui a rapporté la bagatelle de 712 000 €, Nico s'est mis en jambes sur un petit Deepstack du Venetian, avant de venir disputer le plus beau tournoi de la planète. Clin d'oeil du tirage de tables, notre Zizou du jour évoluera quatre crans à la droite de Francis Lalanne. À moins que ce ne soit un énième sosie de merde.

Julien Loire

Deux ans après avoir cartonné sur le Strip, avec deux troisièmes places sur des tournois du Venetian à 600 $, pour près de 70 000 $ de gains, Julien Loire va tenter de se couvrir d'or à nouveau cet été. Pour l'instant, son Main Event démarre tranquillement, puisqu'il attaque ce Day 2 avec un tapis légèrement inférieur au stack de départ.

Mohamed Mokrani - Anthony Lapisardi

Présent chaque été au Rio depuis le début des années 2010 après avoir longtemps écumé les cercles de jeux parisiens, Michel Akrich fait partie de ces inconditionnels qui ne manquerait le Main Event pour rien au monde.

Neil Blumenfield - Felix Merdinger
Tout à droite sur la photo, Felix Merdinger va aujourd'hui pouvoir en découdre avec le November Nine 2015 Neil Blumenfield.

Mohamed Mokrani - Anthony Lapisardi
Parfois, on tombe même sur deux compatriotes assis non loin l'un de l'autre (peut-être sans qu'ils le sachent eux-mêmes d'ailleurs). Ici, Mohamed Mokrani (tout à gauche) fait face à Anthony Lapisardi (tout à droite).

Vincent Chauve
Je ne vous cache pas que la déception fut de taille au moment de découvrir que Vincent Chauve a un peu plus de cheveux sur le caillou qu'Harper ou Sylvain Loosli.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"- Quand ton nom de famille c'est "Chauve", c'est quoi le pire : être chauve, ou pas être chauve ? - ... Sinon, ça va toi ?" Un couvreur semble t-il fatigué posant des questions fatiguées à un autre couvreur.

"Ton qualifié random, il a une bonne tête de qualifié random." Signé : un couvreur français se moquant gentiment du poulain d'un autre couvreur français.

Photos & articles par Benjo, Flegmatic et Veunstyle

Level 7, où des têtes connues prennent la poudre d'escampette

Main Event Day 2A/2B - Level 7 (400 / 800 ante 100)

amazon

Chausser vos crampons, échauffez vous bien, et suivez le guide : il se passe beaucoup de choses en Amazon, la salle ou se trouve la table télévisée, encore éteinte à cette heure-ci. Les choses vont évoluer bientôt, et ESPN devrait mettre en route le vaisseau très vite. Comment le sait-on ? Suivez le guide je vous ai dit !

La maison du bust

jean montury

"On est maudit cette année, on ne monte pas un jeton dans la maison !" Jean Montury commence à broyer du noir. Day 2 du Main Event, 7e niveau, et déjà un éliminé parmi les colocs de sa villa : Adrien Allain n'est plus. Le numéro 2 Breton a tout tenté, muni d'une paire de Dix, mais s'est fracassé les dents contre une paire d'As, selon Jean. Comme depuis le début de l'été, Adrien Allain n'aura pas réussi grand chose. "Je ne peux rien faire à chaque fois", clamait-il en permanence. Vivement quand même la routourne tourne vite, car cet été sera à vite oublier. Et toi Jean Montury ? "Bof, rien non plus, j'ai 34 000. Tout à l'heure j'ai eu un spot avec As-Dame, un peu compliqué, j'ai préféré passer. Si je passe, je suis sur de ne pas sauter au moins !", me glissait-il en plaisantant... ou pas d'ailleurs. C'est une théorie qui tient la route.

paul pires trigo

Quant à l'autre coloc' de Jean cet été, Paul Pires Trigo, la journée est plus marrante, car Paul swing pas mal, mais le résultat n'est toujours pas mirobolant, avec un tapis d'une trentaine de milliers de jetons.

La magie opère gentiment

chalot esfandiari

Dans l'entrée de l'Amazon, une table attire les railbirders, déjà présent à 14h au Rio. On y retrouve notamment le magicien Antonio Esfandiari, capuche noire sur la tête, face à un Français, Benjamin Chalot, chapeau beige sur la sienne. L'Américain a déjà fait gonfler son tapis de 80 000 environ à 120 000, après "avoir remporté un gros coup contre un autre joueur là bas, à l'autre bout de la table", me confiait Benjamin. Et contre toi ? "Ah non contre moi c'est l'inverse, il les a tous perdu." J'ai bien envie de crier un "alors c'est qui le patron", mais il est encore un peu tôt pour chambrer. Car si Benjamin gagne ses coups contre Antonio, ce n'est pas le cas contre les autres : "J'ai perdu pas mal de petits pots ici et là, pour l'instant, ce n'est pas fou." Tapis estimé à environ 65 000, soit 20 000 de moins que depuis le début.

Une légende s'éclipse

Erik Seidel

Les Français dans cette salle étant soit plutôt rares, soit plutôt éliminés, comme Bruno Fitoussi ou Adrien Allain donc, soit même ils ont disparu (comme Kalidou Sow, dont la table originale à casser), du coup, jetons un oeil sur les étrangers de ce tournoi. Et pourquoi pas sur cette table, ou l'on retrouve un peu de tout. Du Jason Koon au premier plan, suivi deux sièges plus loin d'Erik Seidel, et tout au fond de cette photo, c'est la petite Lexy Gavin qui complète le casting. Et depuis cette photo, les choses ont plutôt évolué, puisque Drea, la masseuse, a du se trouver un autre client. En effet, Seidel a pris la porte dans ce tournoi, éliminé par Lexy Gavin. Le spot ? Set over set, calmement? Sur AT9Jx, la demoiselle possédait AA, alors que Seidel pensait avoir trouvé le bonheur sur la turn, avec JJ !!

joe hachem

Une photo bien fade, d'un joueur bien triste aujourd'hui, puisque déjà éliminé, le Champion du Monde 2005, Joe Hachem

bart lybaert

Plus tard, quand je serai grand, je veux la même vie que Bart Lybaert, toujours en détente, toujours avec des jetons, toujours avec une masseuse sur le dos

mikiyo aoki david tuchman

Hier, David Tuchman faisait le pitre, aujourd'hui, c'est bataille de poker face avec Mikiyo Aoki. Les esprits détendus du jour 1 ont laissé place à la guerre mentale du jour 2. Fini de rigoler !

kevin pollak

Et voilà comment on fait pour deviner les prochaines tables télévisées : on se balade entre les tables, et dès qu'on repère un acteur, entouré d'un crew ESPN, qui fait signer des décharges à tous les joueurs de la table, avant de les prendre un à un en photo, c'est qu'on a trouvé la future table TV. En l'occurence ici, l'acteur star se nomme Kevin Pollak.

Randall

Ah... ba il est où l'orchestre ? Elle est où la chérie tout excité à ses côtés ? Et les jetons. Il est loin de le temps où Rendall faisait son entrée en fanfare, si loin !

Lacey Jones

Finir le tour d'Amazon et tomber sur Lacey Jones. Je crois qu'après avoir vu ça, on peut poster tranquille. Enfin, le plus tard possible, mais on peut. Ah putain, ah quel pied !

En attendant la France

Pierre Calamusa

Placé dans une Miranda Room dont les quelques effluves de nourriture en provenance de la Poker Kitchen ont suffit à me donner une faim de loup, Pierre Calamusa prie désespérement que le croupier lui serve de quoi s'amuser un peu aujourd'hui. Arrivé avec 66 800, LeVietF0u était assis devant... 60 000 pions au moment de notre passage. Soit le stack typique de quelqu'un qui n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Conséquence directe, Pierrot semblait être plus concerné par le quart de finale de l'équipe de France contre l'Uruguay, qui se joue vendredi à 7 heures du matin. "Il y a moyen d'aller au Drai's ?, a lancé à la cantonnade le Grenoblois, se souvenant des bons moments passés dans ce club/rooftop du Strip, où le clan français s'était notamment réuni durant l'Euro 2016. Attends Pierre, tu es prêt à te lever aux horaires pour aller là-bas ? "Mais bien sûr frère !" Cela dit, au vu de l'énergie déployée au petit matin par LeVietF0u devant les matchs contre le Pérou et l'Argentine, nous n'aurions pas dû être surpris.

Le Fleur et les épines

Alexis Fleur

Autre Français repéré en Miranda - nous avons aussi vu le Champion WSOP William Reymond - Alexis Fleur vit un départ mouvementé. "Je crois que je n'ai pas tiré la meilleur table, se lamente le runner-up du SISMIX 2016. Il y a pas de mal de mecs avec beaucoup de jetons et les deux types à ma gauche ne me laissent pas faire ce que je veux." Parmi ces deux-là, le Parisien a reconnu comme nous le vainqueur de l'EPT Prague 2017 Jasper Meijer Van Putten. "Lui joue bien mais c'est surtout celui directement à ma gauche qui m'embête. Tout à l'heure, j'ai open 10-9 off sur la grosse blinde d'un joueur qui n'a que 20BB, il a 3-bet light Valet-8 suités et s'est retrouvé obligé de payer le tapis du short. Le pire, c'est que s'il n'avait pas shove, l'autre je l'aurai snap call." Même avec un tapis qui tourne toujours autour des 180 000, Alexis reste concentré comme jamais. "Il y a tellement de choses à prendre en compte sur ce tournoi. Là par exemple, j'ai plus que ce que sera la moyenne à la fin du Day 2." Bien vu Alexis. On le dit, on le répète, mais ce qui fait la beauté et le charme de ce Main Event, c'est sa structure incomparable. Prenez votre temps les gens.

La fausse note de trop

Après Romain Lewis et Gaëlle Baumann, un troisième membre du Team Winamax nous quitte en mois de deux niveaux, Patrick ■■■■■. Plongé dans l'anonymat de la gigantesque Pavillion Room, le Boss a ouvert avec une paire de Valets avec 26 000 jetons au départ du coup. Trouvant deux payeurs, il se fait ensuite check/raise à tapis sur un board 9-4-3 et tombe contre une paire de 4 transformée en brelan. Pas de rappel cette fois pour P14B, qui ne signera pas de nouveau deep run sur le Main Event, trois ans après sa 237e place. Une sortie qui s'ajoute à celle d'un autre joueur qualifié via le Day 1B et avec qui Patrick avait partagé plusieurs heures de jeu sur le "5K 6-max", Yann Brosolo.

Level 7, ce tournoi vaut son pesant de cacahuètes

Main Event - Day 2A/2B (Level 7 : 400 / 800 ante 100)

Comme lors des Day 1A et 1C, la pause-dîner du jour arrive tellement tôt qu’on ne peut plus parler de dîner à proprement parler : les joueurs vont disposer de soixante minutes pour manger dès 15h30. C’est aussi le moment choisi par les organisateurs pour mettre en place le freeroll reservé aux journalistes. Comme chaque année, l’équipe de reporters Winamax participe, avec une seule règle : le premier éliminé est obligé de retourner couvrir le Main Event !

Amiel sur la bonne voie

Alexandre Amiel
Très bon début de Day 2 pour Alexandre Amiel : « Je suis parti avec 64 000, j’ai maintenant 145 000. Plein de petits coups pour monter à 100 000, puis aucun mérite pour les 45 000 suivants : brelan contre brelan. Je t’épargne les détails, c’est suffisant, non ? » Effectivement, c’est on ne peut plus concis, Alex. "A la place, je peux te raconter l’élimination de Barry Schulman [patron du magazine Card Player et vainqueur des WSOP Europe en 2010, NDLR], c’est beaucoup plus intéressant. J’ai rarement vu un truc aussi dingue. Ca se passe contre un mec qui a littérallement joué deux coups depuis le début de journée. Deux coups en deux heures ! D’ailleurs, il vient de doubler, d’ailleurs, et il est encore en train d’empiler les jetons quand Schulman relance. Arrive le tour de l’autre mec : il regarde ses cartes, et bondit tellement fort que la table se soulève. Il 3-bet à 7 000. Parole à Schulman qui annonce tapis… pour 95 000 ! L’autre mec n’a pas remarqué, il bavarde avec sa voisine, il croit que le coup est fini, il lui montre ses cartes, puis les retourne pour toute la table. Deux Rois ! Un floor est appelé, il dit que le coup est valable, les cartes sont vivantes. Payé ! Schulman montre… deux Dames ! 160BB avec deux Dames ! Peu importe comment tu prends le coup, peu importe les cartes, c’est vraiment mal joué. Contre l’épouvantail de la table, en plus !"

Diabolique

David Ritter
Il fait partie des personnages qui, chaque année, donnent au WSOP leur aspect festif. Pas un professionnel étalbi, pas un régulier : juste un amateur voulant prendre du bon temps… Et se faire entendre : chaque année depuis 2006, nous avons vu David Ritter ponctuer le « Shuffle up and deal » par un bon gros coup de cymbales. Je viens de voir l’Américain miser 10 000 sur la rivière d’un board où deux 8 étaient apparus au flop. Son adversaire paie : Ritter montre… une pocket paire de 8 ! Un carré, messieurs dames. Ritter grimpe à 65 000 après cette main. « Il est connu, ce mec ? » me demande un railbird en me voyant prendre une photo. « En quelque sorte », réponds-je avant d’expliciter un peu. Ritter a accumulé 13 places payées sur le circuit live et 64 917 depuis 2003.

Brag !

David Bach
Le pourcentage de détenteurs de bracelets portant au poignet le trophée le plus célèbre du poker est minuscule. Outre Alan Smurfit, on peut toujours compter sur David Bach pour exhiber l’une de ses trois breloques. Il me semble qu’il s’agit de sa première que l’on voit sur la photo, la plus belle de toutes, remportée sur le HORSE à 50 000$ en 2007.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Apercu à la table de Julien Sitbon : deux 5 retournés sur la table. « Cela faisait une demi-heure qu’on jouait avec 53 cartes », rigole t-il. « Ce qui est drôle, c’est que la croupière précédente avait appelé un superviseur parce qu’il lui manquait un 5 de coeur dans son paquet…. »

« Je veux bien que tu parles de moi, mais seulement à la fin de la journée. Sinon, je vais recevoir une tonne de messages dans la seconde. » Signé : un Français qui a monté un tapis de 260 000 en moins de deux niveaux et qui préfère rester incognito pour ne pas alerter un fan club visiblement envahissant.

« Quelqu’un a très mal lu le sac de Michael Mizrachi hier soir, parce qu’il apparaît dans le chipcount du Day 1B sous le nom de Michael Marrocco. » Signé : notre confrère de PokerNews William qui a visiblement l’oeil pour dénicher les petites erreurs dans les récaps chiffrés de fin de journée. Profitons-en pour vous donner par la même occasion le tapis du Grinder en fin de Level 7 : un peu plus de 200 000 sur ses 166 200 de ce matin.

11 : le nombre de tables du Main Event encore en activité dans la zone Black de la Pavillion Room. Alors que les éliminations s’enchaînent sur le Big One, elles sont progressivement remplacées par le fameux Deepstack quotidien à 250 $.

nicolas cardyn
Qualifié grâce au KING5 l’an passé, et 74e au final de ce Main Event, Nicolas Cardyn retente sa chance en solo cette fois : « Je ne pense pas que j’arriverai le gagner une seconde fois ce KING5, ce n’est quand même pas évident ! » Et si en 2017, Cardyn était en souffrance en permanence, cette année, tout semble beaucoup plus fluide, lui qui pointe à 150 000 désormais.

michel abecassis
Michel Abecassis, comment ça va ? « Bien, très bien même, j’ai 130 000, mais il ne se passe rien là, je n’ai pas grand chose à te dire malheureusement. » Dis nous qu’il te reste des jetons Michel, et ça suffira à notre bonheur. « Mais il reste qui dans le Team ? Ivan, c’est fini, Romain aussi, Gaëlle a bust… Ah mais si, il y a Pierre, Joao, Adrien, Leo et Mustapha Kanit. Bon, ça va, je ne suis pas seul. »

John Hesp
Les caméras d’ESPN ne quittent pas John Hesp, le héros du Main Event 2017. Pour l’instant, elles n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent : l’Anglais est de bonne humeur (comme d’habitude), mais son tapis fait grise mine.

Level 8, les gens bust de plus en plus vite

Main Event Day 2A/2B - Level 8 (600 / 1 200 ante 200)

Petit à petit, l'Amazon, qui avait ouvert ses portes aux 925 joueurs du Day 2A ce matin, se vide gentiment. Problème, quelques Français assis sur ces tables ont également disparu. On fait un point sur cette section du Rio.

Bonomo cherche Trigo

Bonomo
Paul Pires Trigo est le dernier survivant de la bien nommé colloc Française « La Maison du Bust » après les éliminations de ses deux colocataires sur Vegas, Adrien Allain en début de journée, et Jean Montury plus récemment. Le vainqueur de l'EPT Malte a lutté très longtemps aujourd'hui, traversant un désert de cartes sans avoir le droit à la moindre goutte d'eau. Et quand il voit un oasis, il réalise que c'est un mirage. En terme de poker, ça veut dire qu'il est parti à tapis avec Roi-Dame, payé par une paire de 9, que le flop est venu JTx mais que Jean n'a jamais trouvé de quoi compléter de tirage, ou même faire une simple paire. « J'ai l'impression de ne pas jouer ce tournoi », disait-il un peu plus tôt, comme pour justifier d'une horrible journée.

Du coup, « PPT » est donc le dernier soldat de cette coloc décidément maudite. Installé à la table de Justin Bonomo, Paul ne fait pas de bruit, présentant un petit 34 000. Ce n'est pas faute d'avoir essayer de soutirer des jetons à l'Américain. Paul m'a raconté une main qui a quelque peu fait basculer son destin, au cours de laquelle il défend sur un open au bouton de Bonomo. Sur A2Q75, il check/call encore 2 000 avec sa top pair (flop), puis 10 000 (turn), avant d'entendre « all in » (rivière). Il n'a alors rien sur faire d'autre que de fold. Bonomo lui, pointe à une centaine de milliers de jetons.

Tout est beau pour Leo

Leo Margets
Un seul Team Pro Winamax se balade en Amazon en ce moment, et c'est même « une » Team Pro, Leo Margets. L'espagnole est comptée à 120 000, et fait ce qu'il faut le plus faire sur ce tournoi : elle reste patiente.

Chablot faibli

Benjamin Chalot
Aïe, plus le temps passe et moins ça va du côté de Benjamin Chalot, désormais compté à 35 000 : « J'ai bluff dans les nuts, je n'ai rien sur faire. Et toi alors le Media Event ? » Ne parlons pas des choses qui fâchent. Revenons à la table : Antonio Esfandiari est toujours beau comme un camion, toujours avec sa masseuse sur le dos, et un stack au dessus des 200 000.

A l'ancienne

Tom McEvoy
Deux visages reconnaissables jouent encore la partie orange de l'Amazon Room. Le premier s'appelle Tom McEvoy et a remporté le Main Event en 1983 (les statistiques sont formelles : à ce moment là, 3 438 des participants au Main Event 2018 étaient encore dans le ventre de leur mère, ou ailleurs, et ça c'est pas une anecdote à la con) et le second, c'est Kevin Schaffel. Il est plus récent, mais sa tête est un peu moins connue : ceux qui ont suivi la finale d'Antoine Saout en novembre 2009 se souviennent de ce joueur très serré qui avait sauté en huitième placE.

Kevin

Touche bien à mon poste

Mizrachi
Les tables télévisées ont changé, tant mieux pour la diversité, le spectacle. Actuellement, Michael Mizrachi, triple vainqueur du tournoi à 50 000$ Players Championship, est installé sur la table principale. Son stack ? Impossible de s'en approcher, désolé, mais un coup d'oeil à laTV de la salle de presse nous indique que le Floridien pointe à un énorme 273 000.

Scotty
A côté de ça, ce sont Scotty Nguyen et Phil Laak qui ont pris leurs quartiers autour de deux tables différentes. Scotty est très bien (il tourne à l'eau pour le moment), tandis que Phil Laak n'est pas favori pour être champion tout de suite [NDLR : mais qui l'est véritablement ? On ne connaîtra le vainqueur que le 14 juillet]

Phil Laak

Ils ont sauté au retour du déjeuner : Dara O’Kearney, Natalia Breviglieri, Faraz Jaka, Perry Friedman, John Hesp, Martk Teltscher, Alexandru Papazian, Danielle Andersen...

I got it all in with AA preflop. So naturally I'm no longer in the Main Event.

— Jay Farber (@JayFarber) 6 juillet 2018

Tournoi médias : le Joker, cette vaste blague

Des tables bruyantes, des joueurs détendus et discutant à bâtons rompus, des cocktails commandés à flux tendu alors qu'il n'est même pas seize heures, une structure rapide, et un enjeu limité : pas de doute, le freeroll réservé aux journalistes accrédités sur les WSOP a débuté. 77 membres de la presse au départ et, sans grande surprise, je ne reconnais pas grand monde autour des tables. Normal : les "couvreurs" qui bossent tous les jours sur les WSOP (comme par exemple ceux en charge du live de PokerNews) ne peuvent pas participer à ce tournoi, pour la plupart, poiur la bonne raison que le Main Event est en cours en parralèle : ils n'ont pas droit à cette pause bénie de deux ou trois heures. Nous, cette pause, on l'a prise.

Le tournoi est gratuit, mais les enjeux sont multiples :

1/ Avec un coup de main du sponsor 888, les finalistes repartent avec de jolis prix
2/ Un last-longer non officiel est organisé : l'entrée coûte 20 $
3/ Gagner un tournoi Média, cela permet de « brag » auprès des collègues pendant au moins un an.

Particularité de « notre » tournoi cette année : les Jokers sont utilisés ! Et ils sont « Wild », sauvages, c'est à dire qu'ils peuvent se transformer en n'importe quelle carte. Exemple : vous avez Joker-5 et le flop tombe As-5-2. Vous avez floppé le brelan ! Autre exemple : vous avez Joker-Roi de trèfle et le flop tombe JQA. Bravo, c'est une Quinte Flush Royale !

Jokers
La seule carte intéressante de la variante « Joker Hold'em »

Soyons honnêtes : ce « Joker Hold'em », c'est naze. Le Joker est tellement forte que dès lors qu'il est dans la main d'un joueur, la valeur de toutes les autres combinaisons chute drastiquement, en particulier les paires servies. Même avec deux Rois contre Joker-2, vous n'est pas favori : vous perdez dès qu'apparaît sur le board une paire, quatre couleurs identiques, un 2… Les connecteurs assortis, en revanche, semble avec un peu plus de valeur, mais cela n'avait guère d'importance vu la rapidité de la structure : rounds de 15 minutes, 10 000 jetons au départ, 100B pour commencer, et pleins de niveaux manquants à la structure.

Du coup, ma stratégie fut simple :

- Si j'ai un Joker : je joue le coup à fond

  • Si je n'ai pas de Joker : je ne joue pas

J'ai tenu un peu plus de deux heures, et je n'ai pas vu perdre une seule fois une main contenant un Joker. A peu près toutes les paires d'As distibuées se sont fait craquer, et dans le cas où deux Jokers étaient distribués, l'argent partait inévitablement au milieu.

Comment nous sommes nous débrouillés ? Réponse en images :

Flolfo & Benjo
Floflo (PokerReport.eu) a quitté le tournoi une vingtaine de minutes après mon élimination en 21e place. J'ai réussi à craquer les As avec Joker-8, mais me suis ensuite fracassé sur Joker-As - j'avais Joker-10 en main et le flop est tombé As-5-5 !

Greg CRM
Greg Ceran-Maillard de chez PMU en compagnie de l'une des stagiaires embauchées pour recopier le chip-count à la fin de journée. Durant tout le mois de juin, ces stagiaires avaient plutôt tendance à jacasser et s'esclaffer non-stop toute la journée en salle de presse, mais maintenant que le Main Event et ses milliers de survivants quotidiens sont là, ils bossent en silence jusque quatre heures du matin. Au moment où j'ai quitté le tournoi Media, Greg possédait un énorme stage

Steven
Après avoir fait runner-up (2016) et troisième (2017), Veunstyle fut cette fois le premier à sortir au sein du clan Winamax. La punition est simple : c'est lui qui est retourné bosser le premier. On luit doit donc tous les articles que vous avez pu lire ci-dessus.

Joker
Joker-Dame qui trouve une Dame au turn : oui, ça fait bien un brelan de Dames, assez difficile à battre.

Flegmatic
Après avoir reçu une moyenne de 27 Jokers par orbite (j'exagère un peu mais pas des masses), Flegmatic possède deux fois la moyenne alors qu'il reste moins de joueurs : le dernier survivant des reporters Winamax est bien placé pour remporter le last longer organisé par un confrère de PokerNews. Il y a plus de 300 dollars au pot !

La dotation du tournoi Médias est tout de même pas dégueu

Vainqueur : un bon d'achat Amazon 500 $
Runner-up : un iPad 128 go
3e : une Xbox 1X
4e : un Apple HomePod
5e : une montre Fitbit
6e : des écouteurs Bose SoundPort sans fil
7e : un bon d'achat Netflix/Uber/Chipotle 155 $
8e : un bon d'achat Southwest Airlines 100 $
9e : un bon d'achat Starbucks 50 $

Level 9, toi tu me fais un effet boeuf

Main Event Day 2A/2B - Level 9 (600 / 1 200 ante 200)

Les tables tournent encore à pleine régime dans la Pavilion Room, la salle principale du jour. Difficile de croiser tout le monde, mais vous le verrez, ils sont encore nombreux à parler la langue de Molière, certains s'en sortant même plutôt très bien, comme un certain Moundir par exemple !

A la fin, il n'en restera qu'un

moundir
L'aventurier des cartes Moundir vit pour le moment une journée de rêve : son tapis ne fait qu'évoluer dans le bon sens, et affichait 320 000 lors de mon passage. « Je suis focus comme jamais ! » me lâche-t-il tout de suite en arrivant à sa table, les yeux parfaitement écarquillés, comme s'il était absorbé par ce tournoi. « Je suis bien, très bien même ». Moundir semble être le capitaine de sa table, et quand un joueur se met sur sa route, il en ferait presque une affaire personnelle : « Tiens, regarde, lui par exemple », m'explique-t-il en me montrant une page internet sur son téléphone. Moundir a cherché la Hendon Mob de tous ses adversaires, histoire d'avoir une idée du casting de sa table, « il s'appelle Loren Klein, et je vais l'attraper. » Le jeune homme, casquette de Trump visée sur la tête [« c'est une fausse, les lettres sont trop fines », selon Benjo, qui a longtemps tenu une boutique de casquettes étant plus jeune à Lille, NDLR] [NDLR2 : n'importe quoi] cherche des noises à Moundir.

Après avoir rentré la couleur max avec A5 sur un board A67J2, Moundir a réussi à destacker un adversaire… mais sans voir sa main, a priori : « Il a muck à la rivière ! » Encore une règle qui n'a pas été respectée, semble t-il, mais passons. Un peu plus tard, Moundir découvre deux As et se contente de payer une relance préflop à 1 500, contre Loren Klein justement. Le flop est venu 6T8 et son adversaire a misé 6 000, deux fois le pot selon Moundir : « Il faisait ça tout le temps, c'est un fou lui, il relançait 8 mains sur 10. » Moundir décide de relancer à 22 000 et Klein paie, oups. La turn est magique, un A, offrant à Moundir le meilleur brelan possible. Pas de mise de la part de son adversaire, et l'aventurier des cartes l'imite dans cette démarche de tapoter la table, pour mieux attraper son client. Sauf que la river 3 n'est pas la plus belle selon Moundir, « elle fait rentrer une flush backdoor ». Moundir fait alors face à une mise de 35 000 et se contente de payer… « Il avait une paire de dix pour brelan floppé ! » Etrange façon de rentabiliser brelan en envoyant une mise de deux fois le pot au flop, mais soit, la bonne affaire est pour Moundir, qui va continuer d'avancer à son rythme, avec toujours pleins d'étoiles dans les yeux.

Chatter contre les pros, ça coute seulement 6 €

Melanie et Eric
Eric Oudni est de petite blinde, et voit tous ses adversaires passer jusque sa voisine de droite, Melanie Weisner. La New Yorkaise ouvre à 3 000. Eric regarde ses cartes, et prend sa décision : il envoie tout. Tout, ce n'est pas beaucoup : 10 800, soit huit blindes et demie. La BB passe, et Melanie avance les jetons. Elle retourne A5, en tête contre le A4 du qualifié Winamax. Les probas ne sont pas spécialement en sa défaveur : cette confrontation aboutit à un split pot 41,5% du temps ! Je suis sûr que ce chiffre vous étonne. Eric va faire mieux en trouvant un 4 sur le flop, lui permettant de respirer en doublant son tapis à 23 000, soit 20BB. Pour votre gouverne, la chose avait 26,7% de chances de se produire.

Eric et ses potes
Heureux, Eric prend le temps d'aller "high five" ses amis dans le rail. Quoi qu'il arrive par la suite, le joueur d'Angloumême vit un véritable rêve : sa victoire sur un Expresso à 6€ sur Winamax lui a ouvert les portes de Las Vegas et de ses Championnats du Monde, où il a affronté Johnny Chan et proprement chatté contre Melanie Weisner. "Et dire qu'il n'en joue jamais, des Expresso", me souffle son pote Manu (à droite sur la photo). "Il en a lancé un, comme ça, pendant une pause au boulot. Moi, j'en ai tenté 500, pour rien !"
Martial
Pour encourager Eric, il y a aussi Martial. Lui s'est qualifié via un championnat organisé par le Poitiers Poker Club, en partenariat avec Winamax. D'ici deux jours, il prendra part au Little One for One Drop à 1 111$ : petit buy-in mais maxi field et maxi gains ! Profitons-en pour rappeler que d'ici peu de temps, une nouvelle vague de joueurs Winamax va débarquer à Las Vegas, après la trentaine de qualifiés pour le Main Event : plus de 70 qualifiés vont prendre part à l'une des épreuves organisées en marge de la fin du Main Event, le Double Stack (Event 73) ou le Closer (Event 75) ! On croisera tout ce beau monde à la soirée officielle des joueurs Winamax à Vegas, le 9 juillet prochain. Vivement !

Sosie sur commande

Erwan Pechons
"Benjo ! Faut absolument que tu prennes une photo du mec au siège 3, à la table de Moundir !" Voyons-voir... Ah, OK, je comprends la raison de la demande d'Erwann Pecheux. Effectivement, ce monsieur est le sosie de merde quasi parfait du regretté Flavien Guenan. Non non, Flavien n'est pas mort, heureusement, mais il ne joue plus en live, et il nous manque beaucoup.

Flavien Guenan de merde
Le Flavien Guenan de merde. On préfère quand même le vrai

Et sinon, Erwann ? Pas un super Day 2 pour le moment. Erwann pointe à 49 000, ce qui le place donc en dessous du tapis de départ. Les blidnes vont bientôt passer à 800/1 600 : avec 30 blindes, la zone orange le guette.

Mike est done

« Busto sa race set over set »

Aie. Une notification Whatsapp qui nous rend chagrins : Ludovic Riehl a quitté le Main Event au cours du Level 9. « Je pouvais m'en sortir », ajoute Mikedou, visiblement mécontent de lui.

Oups, she did it again

kelly minkin
Non loin de Moundir, une jeune Américaine respire la joie de vivre, c'est Kelly Minkin. La jeune femme, qui s'était fait remarquer en 2015 après avoir terminé 3e d'un WPT à Hollywood en février, puis 29e du Main Event des WSOP quelques mois plus tard, semble en grande forme aujourd'hui, et garde le contrôle intact de son stack. Parti avec 172 000, on l'a compté à près de 180 000 récemment. Et si on avait trouvé notre nouvelle Maria Ho/Gaelle Baumann, ces femmes des WSOP qui deeprun tout le temps ? Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, mais on continuera de jeter un oeil très averti sur le parcours de la demoiselle.

Roh, la barbe !

adrien delmas
Le Top Shark 2018 Adrien Delmas ne nage plus dans ce Main Event, on lui a coupé les ailerons et brisé la machoire en mille morceaux. C'est qu'il n'est jamais simple de naviguer en eaux troubles : « J'ai eu 60 000 au maximum », nous confiait la plus belle barbe du Team, « mais ensuite, je n'ai fait que descendre. » Ça, c'était le discours quelques minutes avant de disparaitre, il n'avait alors plus que 24 000, soit 20bb, et elle n'ont pas tardé à voler, avec As-Valet contre As-Roi, selon nos confrères de Pokernews. Adrien disparait de son premier Main Event sous les couleurs de Winamax, et rejoint ainsi Romain Lewis et Gaëlle Baumann du côté des joueurs du Team (presque) en vacances aujourd'hui.

Kanit fait ami ami

mustapha_kanit
Quel professionnel ce Mustapha Kanit. Confortablement installé dans la salle Pavilion, avec un stack équivalent à 175 000, la moustache du Team doit supporter son voisin de gauche en siège 9, qui semble plus bavard que l'Italien. Quand on connait un peu Kanit, c'est tout de même compliqué de trouver plus tchatcheur que lui… et pourtant : « J'ai un objectif aujourd'hui », annonce-t-il en se marrant, « je dois bust le joueur en siège 9 ! Et ma journée sera réussie ! » Malin Kanit, qui préfère continuer à rire pendant qu'il fold et à être agressif comme jamais dès qu'il est impliqué dans une main. C'est un style classique finalement, mais terriblement efficace.

Benac, en silence

gregory benac
Comme souvent, comme tout le temps même, il faut avoir l'oeil ouvert pour repérer Gregory Benac dans un tournoi de poker, tant il est discret et timide. Mais ça c'est juste avec nous, car avec ses adversaires, pas de pitié. On l'a récemment compté à plus d'une centaine de milliers de jetons. Le vainqueur d'un WPT Paris 2012 n'a atteint l'argent qu'une seule fois sur ce tournoi, en 2012. Il est temps de rééditer la perf !

Heeeeeeere is Johnny

johnny chan
Le Main Event, c'est le grand rendez-vous de toutes les stars. Et l'une d'entre elle était planquée dans son coin depuis un moment, il s'agit de Johnny Chan. Rendu célèbre mondialement par son apparition dans le film « Rounders », avec Matt Damon, le détenteur de dix bracelets (dont deux Main Event, un des seuls tournois qu'il joue de nos jours, avec plus souvent que jamais un deep run à la clé) avance sans faire de bruit. Ce n'est pas Hellmuth ou Scotty Nguyen dans l'extravagance : Chan est planqué sous sa casquette, personne ne l'embête et il ne parle pas à grand monde, comme ça au moins pas d'ennui !

Le doublé, le double !

greg merson« Ils ne sont que très peu a avoir réussi à le faire. Pourquoi pas moi ? » Parfois, on se prend à imaginer le genre de pensées ballas que peuvent avoir certains joueurs. Quand le commun des mortels aimerait simplement remporter ce Main Event une fois dans sa vie (voire même, pour beaucoup, simplement faire l'argent, ou tout juste participer), Greg Merson a la chance de pouvoir rêver à une seconde fois, après sa victoire en 2012. Un pari complètement fou qui sera très difficile, voir impossible à réaliser… mais sait-on jamais, l'espoir fait vivre. On rappelle que Greg Merson, lors de son sacre, avait passé la bulle avec seulement 2BB, et allait être de BB la main suivante si la bulle n'avait pas éclaté ! Quelques jours plus tard à peine, il atteignait la table finale pour devenir par la suite, champion mon frère. Alors, on remet ça cette année ?

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Ils ont sauté au cours du Level 9 : Justin Bonomo, Jeremy Ausmus, Adrien Delmas… Un peu avant, on a aussi perdu Sarah Herzali.

90 : c'est le nombre de tables actives dans la Pavilion Room au milieu du Level 9, donc après sept heures de jeu. Si on y ajoute les 25 tables de la modeste Miranda Room, cela nous donne quelque chose comme 1035 joueurs encore en course dans la partie « B » du Day 2. A onze heures, il étaient 1 794 !

Joao Vieira
Autre pro du Team Winamax en position dans la Pavilion Room : le très concentré Joao Vieira, avec un tapis de 100 000 environ.

A défaut d'avoir le droit au fameux Winner's Shot, Flegmatic a bien mérité de poser avec les gains de son Last Longers, payés en… billets de un dollar.

Another year, another @Winamax deep run in @WSOP #Media tournament. @Flegmatic_ finishes 5th after choping last-longer 4 ways, wins a Fitbit watch. Thank you @SethPalansky, staff and sponsors for a fun event (I hated Jokers Wild) pic.twitter.com/J1YVmNvxwI

— BenjoDiMeo (@BenjoDiMeo) 6 juillet 2018

"Tu sais à quoi ça sert, généralement, une liasse de billets de 1$ à Vegas ? - En plus, je connais un endroit très sympa où tu pourras les mettre à contribution." - Signé : deux couvreurs s'adressant à Flegmatic, et n'ayant pas eu besoin de prononcer le mot "strip-club" pour se comprendre.

TonyG
Tony G participe lui aussi à ce Main Event, mais il est devenu croupier le bougre !

Level 10, est-ce que ce serait pas l'heure pour une galette-saucisse ?

Main Event Day 2A/2B - Level 10 (800 / 1 600 ante 200)

La France qui gagne

Elvis - William Reymond

Parce que Moundir n'est pas le seul Français à bien se porter en ce moment, nous avons décidé d'aller chercher ces joueurs tricolores qui ont les jetons, et pas qu'un peu. Nos pas nous ont d'abord mené en Miranda Room, où William Reymond continue de faire des siennes. "Cette journée est complètement folle, commence le vainqueur du premier tournoi Online de ces WSOP 2018. Je suis parti à 140 000, et les premières heures ont été épouvantables. Je me suis fait craquer les As ET les Rois deux fois." Conséquence directe : un tapis qui retombe brutalement à 55 000. Et puis le vent a tourné. "J'ai éliminé beaucoup de joueurs avec des petits stacks. À tel point que mes voisins ont commencé à m'appeler Mister Bounty." Désormais assis devant 225 000, à la droite de Aylar Lie, William tente de calmer le jeu. "Il y a quelques très bons joueurs à ma table, notamment le siège 9, qui est super aggro. On ne sait jamais ce qu'il a, il ne joue pas beaucoup de mains, mais quand il en joue il n'hésite pas à 4-bet voire 5-bet. J'ai fold les As contre lui sur un flop avec deux carreaux. La clé de ce tournoi, c'est aussi une question de savoir trouver les bons spots pour rester assis le plus longtemps possible."

Franck Eburderie

De l'autre côté du couloir, dans la Pavillion Room, un autre de nos compatriotes semble s'amuser avec un stack similaire (230 000), Franck Eburderie. "Je suis parti de 50 000, et depuis je grossis gentiment, je n'ai pas eu de mauvais coups, explique celui qui est, dans le civil, dirigeant d'une société d'aménagement de bureaux. Mais je t'avais déjà dit la même chose il y a deux ans." Et comment cela s'était-il terminé ? "Je m'étais fait sortir trente minutes avant la bulle." Ah. Faisons en sorte que les choses se passent différemment cette année, donc.

Un peu plus loin, c'est Alexandre Amiel qui nous apostrophe, tout sourire et pour cause : le producteur TV a fait grimper son capital à 320 000. "Tout part d'une ouverture du siège 9, raconte notre serial qualifier. Je 3-bet avec les Dames, et je vois un joueur dans les blindes faire une tête bizarre, comme s'il avait un gros jeu. Il finit par payer, et je le mets tout de suite sur As-Roi. Flop Roi-Roi-Dame. On y est. Je c-bet 8 000 dans 23 000, il call. Turn 6, 23 000 chez moi, 60 000 chez lui et je shove. Il a bien As-Roi. J'ai prié pour ne pas voir arrivé un 6 ou un As." Rien de tout cela n'est arrivé, et Alex a pu se propulser parmi les leaders du clan français.

Felix Merdinger
Mais celui qui mène actuellement les troupes - du moins selon le recensement effectué par le Professeur Alalouche, président directeur général de l'Institut Sofrépif, se nomme Felix Merdinger, avec un stack géant de 350 000, soit près de 220 blindes. Pour monter une telle montagne, point de grind ou de coups développés sur trois streets, mais deux bons setups des familles comme on aime. Le dernier en date est on ne peut plus classique, pour des montants tout de même astronomiques : paire d'As contre paire de Rois pour former donc, un pot à 350 000. "Et en début de journée j'ai souillé le November Nine, Neil Blumenfield, rembobine notre figure de proue nationale. Cette fois c'est moi qui avait les Rois et lui les As. Et en plus, je suis en freeroll ! J'ai gagné mon package via la plate-forme de staking SHIP'IT." Felix n'a peut-être jamais mieux porté son prénom qu'aujourd'hui [NDLR : Il a fallu m'expliquer la racine Latine du prénom Félix. Je suis nul en langues mortes.]

Friendly table

Carl Brewingston
"Eh mec, tu peux me prendre en photo ?" Une question que toute personne se baladant entre les tables du Main Event avec un appareil en bandoulière entend au moins 36 fois par jour (on exagère un peu, mais pas beaucoup). Pas bourgeois, votre serviteur s'exécute, se disant que si ce fameux Carl Brewingston s'invite parmi les neuf finalistes, il aura une histoire sympa à raconter. Et puis, ça fait toujours un clic de plus sur le coverage !

Luiz Feres
"T'es de Winamax ? Je joue sur Winamax !" Bonjour, qui êtes-vous, d'où venez-vous ? "Luiz Feres, je suis Brésilien. Je dois être up de quelque chose comme 600 000 € sur le site. J'ai fait quelques tables finales Winamax Series notamment." Et surtout de belles victoires sur certains de nos plus beaux tournois primés, comme l'XTASE, l'XTREM le Top 50 ou le Prime Time, sous le pseudo AcesPheres. Voilà ce qui s'appelle une belle surprise. Bonne chance à vous les mecs !

Pierre brisé

Il "respirait avec un seul poumon" depuis un moment (pour reprendre une expression favorite de Michel Abécassis) : Pierre Calamusa a rendu les armes au cours du dernier niveau du Day 2A/2B. Rien de compliqué : une paire d'As qui se heurte à Valet-10 sur un board 10-10-7 avec un tirage couleur. "Je ne pouvais pas m'en sortir, j'avais vingt BB", explique Pierrot dans le tchat du Team.

Pierre rejoint sur le banc des éliminés pas mal de coéqupiers (Gaëlle, Romain, Adrien, Patrick), et plein d'autres Français : Guy Pariente (aperçu en train de late reg le side event à 1 500$), le qualifié Expresso Eric Oudni (disparu alors que nous avions le dos tourné), Norbert Douilly, et Julien Sitbon.

Un gros paquet de chips

Amiel Stack
En photo ci-dessus : le stack d'Alexandre Amiel, définitivement l'un des chip-leaders au sein du clan Français (voir plus haut), avec un stack de 320 000. Non loin, Michel Abécassis doit se contenter de 160 000. Un montant tout à fait satisfaisant : « C'est cent blindes, c'est parfait. Avoir 100 blindes au départ du Day 2, ce serait encore mieux… » Si tel est l'objectif, alors il faudra que MIK22 monte un stack de 200 000 avant la conclusion de la partie.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chemise
Contrairement au Main Event, les inscriptions à notre concours « La plus belle chemise » vont rester ouvertes jusqu'à la fin de notre séjour à Las Vegas. Voici notre gagnant du jour, haut la main !

72e : la place minimum qu'il faudra atteindre sur le Main Event pour empocher un gain à six chiffres.

306 environ : le nombre de joueurs encore en course dans le Day 2A à 90 minutes de la fin de la journée (54% d'éliminations)
810 environ : le nombre de joueurs encore en course dans le Day 2B (idem)

15 : le nombre - minimum, on en a sûrement loupé - de Français éliminés aujourd'hui, sur un total de 47 partants sur le Day 2A/2B (31% de sortants minimum, donc)

« Franchement, aller jouer un 1 500 balles qui a débuté depuis six heures, dix minutes après avoir bust du plus gros tournoi de l'année, ça m'a tout l'air d'une mission suicide. » - Signé : un couvreur observant d'un oeil perplexe les joueurs quittant directement le Main Event pour une boucherie organisée en parallèle.

« Rien que moi, quand je bust d'un tournoi média, je suis en maladie, après j'arrive plus à raconter de flips pendant au moins un niveau… » : - Signé : un couvreur comparant sa situaition à celle des joueurs débutant un autre tournoi cinq minutes après avoir sauté du Main Event.

Romain Lewis, lui, est probablement arrivé à l'heure, puisqu'il a malheureusement quitté le Main Event avant que le coup d'envoi de l'Event de l'Event #66 ne soit donné.

Je plains tous les joueurs encore dans le main de ne pas pouvoir participer à ce magnifique 1500$ #WSOP

— Romain Lewis (@RomainLewis) 6 juillet 2018

Au moins 20 Français déjà qualifiés pour le Day 3

Main Event - Fin du Day 2A/2B

Avant le bilan écrit de la journée, les chiffres bruts. Au moment du gong, nous estimions grosso modo à 1 100 joueurs possédant encore des jetons dans les salles Amazon, Miranda et Pavilion. Cela représente 45% des partants du jour : oui, le Main Event a enclenché la seconde aujourd'hui.

Nos yeux ont compte les tapis de 20 tricolores, et nous pouvons vous confirmer au moins 18 sortants Français sur le Day 2A/2B. Probablement que le classement définitif (à venir, plus tard) comportera un peu plus de noms.

smain mamouni
Smain Mamouni 481 500
Mohamed Mokrani 480 000
Moundir Zoughari (WIP) 362 300
Alexis Fleur 260 000
Félix Merdinger 335 000
Alexandre Amiel 263 000
Franck Eburderie 200 000
Nicolas Cardyn 184 500
William Reymond 175 000
Mathieu Rabalison 155 300

Nicolas Noguera 143 300
Michel Abécassis (Team Winamax) 139 000
Michel Pomaret 127 300
Erwann Pecheux 83 000
Paul Pires-Trigo 80 000
Philippe Narboni 44 000
Nicolas Dumont 15 900
Benjamin Chalot 43 000
François Tosques 30 000

kanit
Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 235 000 Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 122 000 João Vieira (Portugal, Team Winamax) 95 300

Tapis moyen : 150 000 Blindes au Day 3 : 1 000 / 2 000 ante 3 00

melanie weisner
Melanie Weisner : 256 900

On vous déroule nos trophées

CLIQUEZ ICI POUR LE CHIP-COUNT PARTIEL DU DAY 2A/2B (le classement complet viendra plus tard)

Couvreurs
Le tapis rouge est déroulé, les noeuds papillons, robes de soirées et sourires de façade sont de sortie, le champagne coule à flots, les petits fours se font de plus en plus rares autour des tables du buffet, tout est en place pour LA cérémonie que vous attendiez tous : les Winamax Awards du Day 2AB du Main Event 2018 (oui, c’est précis), décernés par les couvreurs ! Les prix à distribuer sont nombreux, rentrons donc immédiatement dans le vif du sujet.

Le plus haut. Shawn Daniels, chip-leader officiel au terme de la journée avec 532 500. Rien de moins que 266 blindes.

La confirmation. Celle de Smain Mamouni. Chip-leader au terme du Day 1B, il reste le chip-leader du clan tricolore (481 500) après avoir joué dix heures supplémentaires.

Le gros coin-flip. Celui que tous les participants de la journée jouaient sans le savoir par leur simple présence. En effet : 55% des joueurs sur la ligne de départ à onze heures ont été éliminés au cours des cinq niveaux qui ont suivi. Environ 1 100 joueurs sont déjà qualifiés pour le Day 3.

Le plus voyant. Michael Mizrachi, qui a comme d’habitude déroulé son talent, sous les feux de la table TV sans jamais donner l’impression de se forcer. Ce mec est une véritable machine à jouer « exploitant » en tournoi. Le regarder sur le stream représente une leçon de poker à elle toute seule, qu’il pourrait faire payer. Problème : une paire de Valets craquée par un brelan a fait s’évaporer la majorité de ses jetons. Tout est à refaire pour le Grinder, mais quelque chose nous dit qu’il est prêt pour le challenge.

Eric
Le kif. Celui vécu par Eric, qualifié via un Expresso à 6 €. L’amateur ne sera pas au Day 3 mais aura pu croiser le fer avec des pointures telles que Johnny Chan ou Melanie Weisner.

Le plus déçu. Pierre Calamusa, très triste après s’être « battu comme un lion ». Son Main Event se termine avec une paire d’As craquée.

Le plus laconique. Ce texto envoyé par Ludovic Riehl : « Busto sa race set over set »

La vaste blague. La décision de jouer le dit tournoi Médias avec deux Jokers dans le paquet, chacun pouvant se transformer en la carte que l’on veut. Je vous dis pas le bordel quand une de ces cartes à la con tombait sur le flop. Plus jamais ça !

Le plus audacieux. Le choix vestimentaire de Tom McEvoy. Un combo Stetson/chemise 100% rose. Le champion du monde 1983 sera au Day 3.

Team Pro
Le Team Pro du jour. Mustapha Kanit est celui qui aura emmené le logo Team Pro le plus haut possible aujourd'hui. "J'ai joué chill, sur ce genre de tournoi, il ne faut pas se presser. J'essaie juste de me contrôler." Ah bon ? Muss sera au Day 3 avec un stack bien garni de 235 000.

Le diable. David, qu’on soupconne depuis plus de dix ans d’être Lucifer en personne sera au Day 3. (En réalité, il s’agit d’un random joueur amateur Américain qui n’a probablement jamais fait de mal à une mouche, mais on aime bien se raconter des histoires).

La faute de frappe. celle commise par l’un des stagiaires en charge de la saisie des chip-counts du Day 1B, qui a réussi à transformer Michael Mizrachi en Michael Marrocco. Ben alors, on ne connaît pas le triple vainqueur du PPC 50K$ ?

Le soufflet qui retombe. un an après son fantastique run sur le Main Event 2017, l’amateur Anglais John Hesp s’est eclipsé en milieu de journée sans faire de bruit.

La Maison du Bust. c’est ainsi que se sont surnommés les colocataires les plus poissards de l’été. Jean Montury, Adrien Allain ont quitté le Main Event aujourd’hui, mais il reste encore un espoir à ces noirauds : Paul Pires-Trigo, qui termine avec 40BB.

Alexandre Amiel
Le qualifié Winamax du jour. Alexandre Amiel, auteur d'une journée propremement menée et riche en coups pas bien durs à jouer. Le producteur TV sera au Day 2 avec 130BB.

La rédemption. Celle de Randall Emmet. Après avoir cassé les oreilles de pas mal de monde en faisant son entrée sur le Day 1A accompagné de sa propre fanfare, le producteur de films a eu une meilleure idée pour le Day 2A : une distribution de mille cornets de glace aux joueurs du Main Event ! Cette fois, on approuve.

Le plus carbo. « Franchement, ils m’ont tué, je n’en peux plus. Les mecs à ma table en ont mis partout. J’ai swingué toute la journée. J’avais 60 000 en revenant du dernier break et je termine à 260 000. Maintenant, j’ai juste envie de rentrer, d’aller me coucher, et de me lever tôt demain pour voir le match. » Vous l’avez compris, Alexis Fleur est fatigué et a bien mérité son jour de repos demain. « Je ne comprends vraiment pas les gens qui jouent le Day 1C. » Allez, bonne nuit !

mohamed mokrani
Celui que l’on avait pas vu venir. Si Smain Mamouni était sur nos radars avant même le coup d’envoi de ce Day 2AB, on ne peut pas vraiment en dire autant de Mohamed Mokrani. Pour son tout premier Vegas, cet habitué des cercles de jeux parisiens réussit un début de Main Event idéal, ayant fait grossir son tapis de 88 700 à 480 000 aujourd’hui. Une confrontation As-Dame contre Roi-Dame, une autre avec deux Rois contre une paire de 10 et une énorme agressivité en fin de journée - « Je ne les ai pas laissé voir un flop » lui ont permis de foncer tout droit vers les hauteurs du chipcount.

Celui qui est très content. « Les balles ont sifflé, j’ai eu des cartes compliquées, j’ai fait quelques bons folds, et j’ai fini sur un gros squeeze sur la toute dernière main. J’ai oscillé entre 100 000 et 150 000 tout le Day et au final, je finis à 139 000. Je suis très content. » Ce résumé de journée clair, net et précis vous a été offert par Michel Abécassis.

kristen bicknell
Le maillot à pois. Passer de 15 500 à 202 800 en dix heures de jeu, ce n’est pas donné à tout le monde. Kristen Bicknell l’a fait.

Le mec qui n’avait plus de batterie. João Vieira, qui n’a donc pas vu l’appel pour la photo de fin de Day lancé sur le chat du Team et a quitté le Rio juste après avoir empaqueté ses jetons. À charge de revanche pour le Day 3.

Le survivor. Avec 15 900 jetons, le vainqueur de l’EPT Monte Carlo Nicolas Dumont n’est vraiment pas au mieux avant d’aborder ce day 3. Il avait pourtant décidé de jouer avec le maillot de Zidane sur les épaules, pour devenir donc le meilleur joueur de la Pavilon Room, mais ça n’a que très moyennement fonctionné on dirait.

Le cheval sur qu’il fallait parier. Erwann Pecheux est abandonné par son équipe : le dernier Team Pro PMU trotte en solo dans cet hippodrome géant du Rio. Adieu Sarah Herzali, adieu Jonathan Therme. Résultat ? Greg Céran Maillard, le couvreur PMU, a décidé de ne pas venir pour le second Day 2 : « Mais je n’ai plus qu’Erwann et il joue après demain. » Excuse validée, profite de l’Equipe de France, Greg !

Le plus combattif. « Hey, ne serais-je pas le premier WIP de l’histoire à faire Day 3?! » Pas peu fier, notre Moundir national, d’atteindre la troisième journée du plus gros tournoi du monde. Avec un énorme tapis acquis à force d’uppercuts et crochets assénés tout au long de la journée, l’ancien héros de Koh Lanta n’aura qu’un mantra samedi : « Tiens ton stack ! »

Le gros ITM sorti de nulle part. Adrian Mateos Diaz qui profite de son day off pour dealer un Highroller à l’Aria, pour 250 000 dollars. Son troisième heads-up consécutif disputé dans ce casino.

L’homme invisible. Il aura fallu attendre les derniers instants de la journée pour entre apercevoir Philippe Narboni, caché dans un coin de la Pavilion. Sauf qu’avec 44 000, ce n’était pas forcément la fête au village au moment de se retrouver, pour la première fois de la journée.

Rodrigo
Le chattard scribouillard : Flegmatic, 5e sur 77 du freeroll réservé aux journalistes couvrant les WSOP. Le reporter Winamax empoche 100$ en last longer, distribués en "singles" de 1$.

Le Belge à surveiller. Davidi Kitai n'a pas encore disputé son Day 2 (rendez-vous sameid !). Qu'à cela ne tienne : l'un des hommes forts de l'été se nomme Bart Lybaert. ESPN est déjà prévenu, on leur a filé le tuyau, attendez vous à peut-être voir sa trogne de beau gosse sur vos écrans très bientôt.

Le brag de finaliste. Il est signé Dan Ott, tout heureux d'annoncer à ses adversaires de table qu'il jouait pour 100% de son action l'an dernier (il a gagné 5 millions), mais aussi qu'il était directement parti se coucher après sa finale, avant de disparaitre un mois au Mexique pour quelques vacances bien méritées.

Quinte flush
Le plus gros bad beat. Attribué à l'unanimité du jury au joueur à la table de Pierre Calamusa qui avait un 4 sur ce board et s'est fait tank call (oui, oui, tank call) par... un 9. C'est interdit par les règles : une main de pénalité lui a été infligée.

Le tweet :

Got AA for the first time of the tournament and I’m walking to my car in the parking lot

— Brandon Meyers (@oncommand) 6 juillet 2018

Le lecteur mi-scabreux, mi-sympa :

Se prélasser nu dans cette chaude nuit d’été en se caressant la queue et en lisant le reportage de @Winamax consacré au #MainEvent des #WSOP18 , constitue sans aucun doute un de ces moments privilégiés où tu remercies Dieu de t’en avoir mis une « sacrée » entre les jambes.

— _5YL_ (@Parionsfoutre) 6 juillet 2018

Les éliminés Français du jour : Antoine Saout, Romain Lewis, Gaëlle Baumann, Patrick ■■■■■, Adrien Allain, Yann Brosolo, Bruno Fitoussi, Jean Montury, Sarah Herzali, Adrien Delmas, Ludovic Riehl, Pierre Calamusa, Guy Pariente, Eric Oudni, Norbert Douilly, Julien Sitbon Kalidou Sow, Laurent...

Les grands noms déjà qualifiés pour le Day 3 : Marvin Rettenmaier, Melanie Weisner, Barny Boatman, Allen Cunningham, Kristen Bicknell, Dan Ott, Josh Arieh, Tom Marchese, Matthew Ashton, Jason Koon, Dermot Blain, Chris Ferguson, Anthony Zinno, Kevin MacPhee, ma belle-mère, Frank Kassela, Jackie Glazier, Chris Bjorin, Johnny Chan, Eli Elezra, Tom McEvoy, David Bach, Antonio Esfandiri, Greg Merson, Michael Mizrachi, Jason Mercier…

Vendredi 6 juillet : demandez le programme !

7h (16h en France) : les auteurs de ces lignes se lèvent (difficilement, probablement) pour regarder le match. Allez les Bleus, bordel !
11h : coup d’envoi du Day 2C du Main Event avec 3 480 joueurs, dont 86 Français, un record absolu pour un Day 2. Retrouvez le classement complet ici.
14h : reprise de l’Event #66, une boucherie à 1 500 balles qui ne nous a guère passionné aujourd’hui. Tout au plus peut-on vous dire que le premier « tournoi à Bracelet » organisé en marge du Main Event a attiré plus de 1 200 joueurs, dont pas mal de cagoulés du Main Event.
15h : coup d’envoi du tournoi #67, une épreuve de PLO à 1 500 dollars fonctionnant avec le système de bounty : chaque élimination rapporte 300 balles.
20h : reprise des Mini WSOP sur Winamax. Une sule épreuve au menu ce soir : le Jour 1A Little One à 10 €.

Le chien du jour. C’est lui :

Le chien
Bonne journée à tous, et allez les Bleus !

Photos et articles par Benjo, Flegmatic & Veunstyle

Déjà 1 131 qualifiés pour le Day 3

Day 2AB : 2 460 joueurs / 1 131 restants (dont au moins 19 FR) - Chipleader : Shawn Daniels (USA) 532 500

CLIQUEZ ICI POUR LE CLASSEMENT COMPLET ET DEFINITIF DU DAY 2AB

Chip-count au départ du Day 2C (reprise ce vendredi)

Flipper

Top 10

Shawn Daniels (USA) 532 500
Eric Liebeler (USA) 531 000
Samuel Bernabeu (ESP) 524 000
Michael Dyer (USA) 502 400
Casey McCarrel (USA) 501 800
Brian Borne (USA) 496 000
Frank Bonacci (USA) 486 30
David Cabrera Polop (MEX) 483 800
Smain Mamouni (France) 481 500
Mohamed Mokrani (France) 480 000

Flipper
Pinball Hall of Fame, Las Vegas

19 Français

Smain Mamouni 481 500
Mohamed Mokrani 480 000
Moundir Zoughari (WIP) 362 300
Felix Merdinger 355 000
Alexandre Amiel (Qualifié Winamax) 263 000
Alexis Fleur 260 500
Nicolas Cardyn 184 500
William Reymond 175 700
Mathieu Rabalison 155 300
Nicolas Noguera 143 300

Michel Abecassis (Team Winamax) 139 100
Franck Eburderie 139 000
Michel Pomaret 127 300
Erwann Pecheux 83 100
Paul Pires-Trigo 79 800
Philippe Narboni 44 000
Benjamin Chalot 43 000
François Tosques 28 500
Nicolas Dumont 15 900

Flipper

Reste du field (sélection)

Bart Lybaert (BEL) 333 700 Ben Yu (USA) 311 000 Melanie Weisner (USA) 256 900 Marvin Rettenmaier (ALL) 256 400 Juha Helppi (FIN) 240 200 Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 235 800 Pierre Neuville (BEL) 230 000 Shaun Deeb (USA) 218 300 Kristen Bicknell (CAN) 202 800 Jason Koon (USA) 171 600

Chris Ferguson (USA) 160 000
Maria Konnikova (USA) 139 000
Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 122 100
Eli Elezra (USA) 109 400
Johnny Chan (USA) 107 200
Tom McEvoy (USA) 106 000
Joao Vieira (Portugal, Team Winamax) 95 300
Scotty Nguyen (USA) 74 300
Phil Laak (USA) 64 400
Michael Mizrachi (USA) 62 400

Tapis moyen : 150 000
Blindes au Day 3 : 1 000 / 2 000 ante 3 00

Level 9, some like it rough

Main Event Day 2C - Level 9 (600 / 1 200, ante 200)

Un joueur comme les autres (ou presque)

Phil Ivey
Une vision rare au Main Event : Phil Ivey jouant sans caméras autour de lui, sans une armée de fans derrière le rail, sans personne n'y prêtant attention, pas même le couple Humphrey, ces deux retraités qui le connaissent depuis ses années de formation à Atlantic City et qui viennent chaque année le soutenir sur le Main Event. Loin du podium ESPN, Phil Ivey est donc, l'espace d'un bref instant, un joueur comme les autres au beau milieu de la Brasilia Room, avançant les pions silencieusement, jouant au poker sans être importuné, comme il aime le faire chaque jour de sa vie depuis maintenant 25 ans. Enfin, il y a des limites à cet anonymat : celui que beaucoup considèrent encore comme le meilleur joueur du monde a plus souvent que jamais "mis la main au milieu" aujourd'hui, et monté 300 000 unités aujourd'hui, plus de trois fois son capital de départ ce matin, et l'équivalent de deux fois la moyenne en fin de journée.

Ivey est désormais plus ou moins retraité des tournois, mais a remis la gomme cet été, revenant à Vegas pour ses premiers WSOP depuis 2014 (il avait gagné son dixième bracelet cet été-là), et manquant de peu la finale du Main Event cet été. Sur le Main Event, son palmarès est l'un des plus beaux de l'ère moderne, même il lui manque évidemment le titre ultime : 10e en 2003 (ce bad-beat contre Moneymaker…), 20e en 2005, et enfin 7e en 2009, année de la révélation d'Antoine Saout.

Le-Capitaine fracasse

Romain KING5
Selon nos estimations, le leader actuel du clan français porte un patch Winamax, des lunettes de soleil et le grade de capitaine de son équipe victorieuse du KING5, les Flambeurs. Il s'agit de Romain, estimé autour des 350 000 jetons (soit près de 300 blindes à l'heure actuelle). « Les joueurs à ma table sont très passifs, explique Le-Capitaine, et le meilleur est à ma droite donc je peux faire un peu ce que je veux. J'ouvre beaucoup, puis je barrel, deux fois s'il le faut : tout passe. D'ailleurs, il y a beaucoup de bluffs. » Le discours habituel du joueur qui a monté une tonne à partir de « petits coups » uniquement, mais qui ne nous surprend guère sur un tournoi rempli d'amateurs connu pour ses proverbiales « tables faciles. » (même si celles-ci vont progressivement se faire plus rares à mesure de l'avancement du Main Event) « Je reste zen, poursuit Romain. J'étais un peu fatigué en tout début de Day, je n'ai pas très bien dormi, mais j'ai pris un petit massage et depuis ça va mieux. J'ai vu que Moundir avait fini énorme hier, je vais essayer de le rattraper. » Si cela peut te rassurer, tu l'as même presque déjà dépassé. Ne reste plus qu'à viser les étoiles.

Reard, c'est costaud

alex reard
L'expérience est un atout non négligeable pour espérer aller loin sur le Main Event des WSOP. On écrit tout le temps qu'il s'agit du plus beau tournoi du monde, on oublie souvent d'ajouter qu'il s'agit du tournoi le plus long du monde. C'est en forgeant qu'on devient forgeron : après son très, très gros deeprun l'an passé (16e sur 7 221 pour 340 000$) Alexandre Reard sait désormais comment fonctionne la machine Main Event.

Le voici à bord du train, « en pleine confiance », prêt à avancer calmement pour atteindre la destination finale, la dernière table, qui ne sera atteinte que le soir du 11 juillet : « Quand tu joues ce tournoi, tu sais que tu es là pour des heures. L'expérience, ça t'apprend à gérer ça, à être plus serein. Tu le sais, je suis quelqu'un très calme de base. Cette année je le suis peut-être encore plus. » Outre le facteur mental et le facteur physique, Alex a également bien compris comment jouer ce tournoi, complètement à part de tous les tournois qu'il dispute le reste de l'année : « Par exemple, les ranges ne sont pas les mêmes pour tout le monde, c'est le Main Event, c'est très particulier, il faut d'adapter en permanence. »

Et la prestation d'Alex est plutôt très correcte lors de ce Day 2 : s'il ne présentait « que » 65 000 au moment de remettre les pieds au Rio à 11h (110BB), c'est à hauteur de 250 000 que son tapis pointe après sept heures de jeu. Des mains, le Français en a joué énormément, difficile de tout résumer en quelques mots : le premier niveau de sa journée fut sans alerte particulière, juste un peu de grind pour grimper à 85 000. Puis Alex s'est fait prendre la main dans le sac, en posant 3 barrels sur K88T2, avec un simple Valet Neuf ambitieux. Son adversaire a payé les trois tonneaux avec… une paire de 4 ! Bonjour l'image qu'Alex a du se créer…

Quelques instants plus tard, Alex grimpe à 90 000, rentabilisant parfaitement un brelan floppé transformé en full à la turn, puis va très vite enchainer avec le palier à 150 000. Cette fois encore, Alex l'a joué embusqué, sans se mettre trop en danger, avec un petit As-Valet dans les mains, avec lequel il s'est contenté de check/call deux fois (5 500 au flop, 20 000 à la turn), avant que les deux joueurs ne s'accordent sur un showdown gratuit à la river, sur un tableau JT6A4. Alex a trouvé les deux plus grosses paires du board, suffisant pour que son adversaire muck. Alex perd un ou deux coups, redescend quelque peu, puis c'est encore avec une belle main, As-Dame, que le Team Pro Unibet va trouver un As au flop et une Dame à la turn, pour cette fois passer à 250 000, le top de sa journée. Pour le moment !

Comme à la télé

kassouf
Quand on dispute le Main Event pour la première fois, on fabule forcément toujours un peu : vais-je me retrouver avec Daniel Negreanu en table TV ? Est-ce que Davidi Kitai va me lire comme un livre ouvert ? Kassouf me cassera-t-il les oreilles si je le croise à table ? Bref, on se pose toutes ces questions, puis on s'installe et forcément, 95% du temps, on se retrouve à une table uniquement composés de joueurs inconnus. C'est comme cela que ça se passe en général sur un tournoi rassemblant plus de 7 000 joueurs… mais pas là !

Demandez donc à l'un des vainqueurs du KING5 ce qu'il pense de son nouveau tirage de table, n'est-ce pas Pedro ? Tout au fond de l'Amazon Room, le Français doit désormais faire face à une énorme caméra ESPN qui ne lâche plus d'une semelle le nouvel arrivant de sa table, William Kassouf ! On se souvient d'un Kassouf très tchatcheur à la télé en 2016 : rassurez-vous (ou lamentez vous, c'est selon), rien n'a changé deux ans plus tard. A croire que les caméras l'excitent, le transcendent, un peu comme Phil Hellmuth, et qu'il se retrouve incontrolable à faire et surtout dire n'importe quoi pendant un bon moment s'il est bien chaud.

Pedro en a fait l'expérience, et risque de s'en souvenir. Tentons de la faire simple : tapis d'un short qui n'a même pas une blinde, relance de Pedro à 3 200 et surrelance à tapis 30 000 de l'Anglais, après avoir fait pas mal d'acting. Pedro rentre alors « dans le tank » et Kassouf en profite pour commencer son speech, d'abord en Anglais… puis dans un Français qui vaut ce qu'il vaut, mais qui aura bien fait rire tout le monde.

« Come on my man, come on, qu'est-ce que tu vas faire ? D'ou viens-tu ? De France ! Oh génial ! J'adore la France. Il fallait me dire que tu étais Français ! Hey, j'ai les noisettes, les coconuts, les noix de coco, allez, allez ! Oh mais qu'est-ce que tu fais ? Mais c'est pas possible, allez, allez, allez ! »

On vous écourte le tout, car en vrai, ça a quelque peu duré, Pedro a pris son pied, il en a profité… avant de finir par jeter. Kassouf a montré QQ, sans surprise, et a éliminé le joueur shortstack : « Il ne se rend pas compte qu'en faisant tout son show, il me dit sa main en fait, c'est fou. Qu'il continue ! » Avec ses 125 000 jetons, Pedro a largement de quoi tenir tête au très bavard Anglais, qui ne dispose guère de munitions pour parler avec ses jetons.

Panka à la fête

dominik panka
Et si Dominik Panka se mélait à tout ça ? Le jeune Polonais, à qui tout souriait en 2014/2015 (vainqueur du PCA en 2014, finaliste EPT Malte en 2015) se fait quelque peu plus discret depuis, bien que ces résultats soient toujours là. Seul problème, il n'a décroché en tout et pour tout qu'un seul ITM au pays de l'Oncle Donald, l'an passé sur un 3 000$ pour une modeste 66e place, et depuis plus rien. Et croyez le, nous sommes sur place depuis le début de l'été, un peu comme lui. Mais sur ce tournoi, Panka semble en forme. Ici, on le voit s'installer sur sa nouvelle table, en Amazon Room. Et on dirait que sa voisine n'est pas complètement insensible à la taille imposante de son tapis.

Giuliano se ferait bien connaitre

mateos
Ce virage commence à peser lourd. Si tout le monde connait la maquina Espagnole, Adrian Mateos, en pleine croisière sur ce tournoi, il faudra également se méfier de ce jeune Italien sur sa droite, qui répond au doux nom de Giuliano Bendinelli. Solide comme un roc, il apparait nettement moins fou que certains de ses collègues Italiens. Et quand on pense à Italie et folie, on pense évidemment à Filippo Candio sur le Main Event. Mon petit doigt pourtant me dit que ces deux là ne doivent pas beaucoup se jouer, et attendront de vraiment avant de se charcuter.

Chaudey d'action

Christopher Chaudey
J'arrive à la table de Christopher Chaudey alors que sont dévoilées les cinq cartes d'un board 68K9Q. Dans une confrontation petite blinde contre bouton, et alors que le pot fait environ 22 000, le Français a check et réfléchit face à une mise de 14 000 de son voisin de droite. Après plusieurs minutes, Chris finit par jeter un jeton au milieu de la table et retourne 1010, suffisant pour remporter le pot.

Sur la main suivante, il ouvre à 3 000 au bouton et se fait 3-bet à 7 000 par la small blind. Rien n'est misé sur le flop AA8, ni sur la rivière 9, avant que le K river ne précipite les choses : tapis de la SB pour 27 100. Là encore, Christopher prend tout son temps, lève les bras au ciel, tente de faire parler son adversaire manipule son grigri et se résigne à jeter… 5-2 off ? « C'est bien ça !, lâche le Français, content de son coup. En fait, ce joueur me surjoue depuis le début de journée, je lui ai fait un peu de cinéma. » Serein, souriant, Christopher navigue aux alentours des 285 000, soit deux fois son tapis du début de journée. Il va maintenant pouvoir en découdre avec un certain Sylvain Loosli, tout juste débarqué autour de la table.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Fatima / Mark Newhouse
Mon objectif pour la photo ci-dessus était de saisir Mark Newhouse, le double finaliste du Main Event en 2013 et 2014, juste histoire de pouvoir ressortir l'un des Tweets poker les plus célèbres de l'histoire (voir ci-dessous). Sauf que la toujours très marrante Fatima Moreira de Melo est intervenue sans le vouloir, en s'écartant au moment où je saissais le cliché. Je m'en étonne d'un mouvement de tête, et elle s'explique : « Je suis habillée n'importe comment ! » Mince, Fatima, il ne fallait pas dire ça : allez hop, clic-clac Kodak, te voilà immortalisée dans ces colonnes pour l'éternité.

Un an après avoir sauté le premier en finale du Main Event 2013, Newhouse avait posté le Tweet ci-dessous au moment de prendre place au Day 1 de l'édition suivante. Je vous laisse deviner ce qu'il s'est passé ensuite.

Just bought into the main event day 1c. Not fucking finishing 9th again

— mark newhouse (@mark_hizzle) July 7, 2014

Cliff Josephy
Un autre ancien "November Nine" dans la Brasilia Room : Cliff Josephy (2016 - 3e), l'un des premiers gros gagnants de la génération Internet (pseudo : JohnnyBax, il a commencé à jouer en ligne dès le début des années 2000), et actuellement parmi les chip-leaders du Day 2C.
Todd Brunson
Il a racheté il y a un an un de nos restaurants préférés de Las Vegas depuis des lustres : Todd Brunson, fils du désormais retraité Doyle. Les couvreurs tiennent à remercier le nouveau patron : la délicieuse cuisine Italienne de Roma Deli n'a rien perdu de son charme simple et efficace depuis qu'il a repris les rennes. Amis Français de Vegas : foncez là-bas le midi, l'après-midi, ou durant vos pauses-dîner, les joueurs de poker y sont bien accueillis.
Fake Thorel
On vous bassine à longueur de journée avec des sosies qui n'en sont pas vraiment. Pour le coup, nous ne sommes pas mécontents d'avoir trouvé un modèle "jeune" du légendaire "high-stakeur amateur" Jean-Noël Thorel.
Couvreurs
"Dis, quand tu iras parler aux mecs du KING5, tu me préviens ? Faut que je vous filme en train de les interviewer." Signé : un Tapis Volant qui nous prépare un beau documentaire en immersion avec l'équipe gagnante de notre championnat par équipes gratuit. Trois des cinq membres des Flambeurs sont encore en course à trois heures de la fin du Day 2A/2B.