WSOP 2018 - Main Event - 1B

Level 1, ce Day 1B s'annonce bien plein

Main Event Day 1B - Level 1 (75 / 150)

Le vrai héros du Main Event 2017

John Hesp
Après le tenant du titre Scott Blumstein hier, c'est à un autre joueur ayant marqué l'édition 2017 du Main Event que le TD Jack Effel a confié l'honneur de prononcer les mots magiques "Eh mercé". Euh, non : "Shuffle up and deal", c'est ça les mots. Et l'on pourrait argumenter que le joueur ayant terminé en quatrière place l'an passé a encore plus marqué les esprits que le vainqueur. John Hesp, amateur Anglais se rendant pour la première fois à Las Vegas à l'âge de 64 pour réaliser un vieux rêve, inscrit sur sa "bucket list", terme anglo-saxon décrivant la liste des choses importantes que l'on aimerait faire au moins une fois dans sa vie. Bien lui en avait pris : tout au long d'un épique parcours de dix jours, le retraité britannique a captivé et charmé la planète entière de part son flegme, sa nonchalance et un capital sympathie illimité. "Il a remis le fun dans le poker", a très justement dit Jack Effel. La vision d'un amateur en goguette, habitué aux tournois à 10£ de son club de province, rigolant et plaisantant tout au long du plus beau tournoi du monde, a rappelé à la planète poker entière que le poker était avant tout un jeu, et à faire taire les blasés les plus endurcis. Au micro, Hesp s'est rememoré son épopée, prenant le temps de remercier les témoignages de sympathie reçus des fans de poker des cinq continents. "Je suis à court d'adjectifs pour décrire ce que j'ai vécu. Incroyable, dingue, formidable, extraordinaire... Et puis, ça fait plaisir, de croiser autant de monde voulant une photo avec moi !"

Une intro qui donne la chair de poule

Tous les joueurs qui disputent le Main Event des WSOP ont déjà connu ce frisson, causé par la musique que l'on entend en entrant dans l'Amazon Room. La preuve, tous les ans, je reçois des messages privés de joueurs qui cherchent désespérement la référence du morceau, histoire de pouvoir l'écouter en avance - n'est-ce pas Aurélie Réard ? Et pourtant, cette musique n’est pas uniquement diffusée sur le plus beau tournoi du monde : on l'entend en préambule de tous les tournois de l'été. Mais c’est sur le Main Event qu’elle prend tout son sens, sans doute parce que peu de joueurs late reg le tournoi : contrairement aux 77 autres épreuves de l'été, une majorité de joueurs sont assis dès le shuffle up and deal. Diffusé à plusieurs reprises pendant les dix minutes qui précèdent le shuffle up and deal, ce morceau est un remix moderne d'une des musiques de film les plus célèbres de l'histoire du 7e art, composé par Ennio Morricone pour Le bon, la brute et le truand, pierre philosophale du western spagetti taillée par Sergio Leone et mettant en vedette l'inoubliable triplette Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach. Instaurée depuis 2008 au Rio grâce à Ty Stewart, l’executive director des WSOP, cette musique emblématique de l'histoire moderne des Championnats du Monde a pourtant failli disparaître du programme cette année. Mais devant les plaintes de nombreux joueurs, et sur insistance de Grégory Chochon, le frenchy des WSOP, les organisateurs ont décidé de la conserver. Et je peux vous le garantir : entendre cette musique tandis que vous cherchez votre place avant le coup d'envoi, c’est une expérience complètement inoubliable.

Remplissage en cours

File Attente Main Event 2
L'Amazon Room est aujourd'hui intégralement remplie, ce qui n'était pas le cas hier lors du Day 1A :

Amazon / Orange : 39 tables
Amazon / Tan : 16 tables
Amazon / Purple : 39 tables
Amazon / Gold : 28 tables

Brasilia Room
Plus de place, donc ? Loin de là : les WSOP disposent de quatre salles de bal, certaines plus grandes qu'un terrain de foot (ou un supermarché Américain de taille modeste). La Brasilia elle est aussi remplie à 100% par les joueurs du Main Event :

Brasilia / Bronze : 17 tables
Brasilia / Red : 25 tables
Brasilia / Blue : 19 tables
Brasilia / Silver : 25 tables

Pavillion Room
Deux salles pleines, c'est bien. Il reste encore un peu de joueurs ayant acheté un ticket pour le Day 1B. Direction la Pavilion et ses 239 tables ! Elles sont loin de toutes être occupées :

Pavilion / White : 30 tables

Faisons les comptes : le Day 1B du Main Event occupe actuellement 238 tables. La plupart d'entre elles ne sont pas encore remplies, mais au vu de la file d'attente devant le bureau des inscriptions (qui rivalise avec celle que l'on pourrait observer devant la villa du Team Winamax si ValueMerguez annonçait la tenue d'un barbecue open bar), elles le seront bien assez tôt.

238 tables, cela correspond à une capacité de presque 2 200 joueurs, un chiffre équivalent à celui du Day 1B de 2017. Et il reste encore plein de place, bien entendu.

File Attente Main Event
Pas mal de joueurs sont encore loin d'être assis, la faute à une file d'attente bien garnie. Comme d'habitude, on se retient de leur hurler au visage que le guichet des inscriptions pour le Main Event est ouvert 24h/24 depuis plus d'un mois.

La théorie du Mauplot

Jean Christophe Mauplot
Quelques secondes de vadrouille à peine entre les tables de la zone Orange de l'Amazon ont suffit pour dénicher le premier de nos qualifiés Expresso en piste sur ce Day 1B, Jean-Christian Mauplot. "Le chattard !," comme se présente lui-même celui qui, pour rappel s'est contenté de mettre 6 € dans la machine, avant de voir apparaître le jackpot maximum puis de remporter sa table, le tout en quelques minutes. "Je stresse à mort, nous a confié JC sans détour. C'est mon premier vrai gros tournoi live, et même ma première fois à Las Vegas. Habituellement, je ne fais que du online. Le Main Event clairement, c'est un rêve. Le premier objectif, c'est d'essayer de ne pas sortir trop vite." Comment se prépare-t-on alors pour le plus gros événement de sa vie de joueur ? "J'ai joué quelques petits tournois dans ma campagne, j'ai lu quelques bouquins aussi. Mais bon, il peut tout se passer, c'est le poker."

Effectivement, il peut tout se passer, comme une confrontation rêvée, dès la première main que l'on joue dans le tournoi. En milieu de parole, Jean-Christian ouvre et trouve deux payeurs, le bouton et la grosse blinde. Il c-bet à 300 sur un flop 737 et se fait relancer à 800 par le bouton. Sur un turn 2 et une rivière 6, notre qualifié check/call ensuite deux mises à 1 600 et 2 500. Les jeux messieurs : paire de Rois pour le bouton et... paire d'As pour JC, qui n'espérait sûrement pas un aussi bon départ.

Fleur au fusil

Alexis Fleur
Installé sur la première table en entrant dans l’Amazon Room, Alexis Fleur m’explique pourquoi il a choisi ce Day 1B pour faire son entrée dans le Main Event. « J’ai peur des américains et du 4 juillet ». Comme je comprends pas trop sa phrase, je lui demande de clarifier un peu. « En gros, vu qu’il y a la fête nationale demain, je ne sais pas si les américains seront sur le Day 1C, j’ai pas envie de jouer avec des russes ou des allemands, du coup, je me suis dit que les ricains seraient là aujourd’hui. » Auteur de deux deep run sur les World Series cette année, dont une 146e place sur le Monster Stack pour 6 794 $, le runner-up du Sixmix 2016 n’a jamais brillé sur le Main Event. Il faut un début à tout.

Nicolas Noguera
Nicolas Noguera, le meilleur pote de poker d’Alexis et accessoirement vainqueur du Main Event du WSOP Circuit à Clichy en 2016, dispute son premier Main Event. « Mes potes m’ont chauffé pour que je le joue. Ils m’ont dit que les tables étaient folles, et c’est vrai que ça a l’air incroyable. Tous ces petits vieux qui ont posé 10 000 balles sur la table, c’est vraiment inespéré. Je joue plutôt en cash ici, en 10-20, mais je pouvais pas passer à côté de ça. On tente sa chance, comme tout le monde. » Je l’ai blanchi dès sa première main, quand il a pris 2 streets de value sur un tableau K3346 avec KJ contre 88 dans un pot sur-relancé préflop.

Kasher Soze
Autre français croisé dans l’Amazon Room, Kasher Soze m’explique avoir choisi le Day 1B « pour les deux Day off… enfin, si je suis encore là pour en profiter. C’est Antoine Saout qui m’a dit de faire ça, autant te dire qu’il sait de quoi il parle ! Et puis, il y a le match de la France vendredi, donc pas pas trop envie de jouer au poker ce jour-là ». Kasher a déjà perdu 6k en faisant ce qu’il me décrira brièvement comme un « call de merde avec deux rois ». Rien de dramatique néanmoins pour le grinder qui évolue à une table rêvée pour ce début de journée, et elle ne devrait pas casser.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Table Casquettes
83% : le pourcentage de casquettes autour de cette table qui joue pour l'instant en 6-handed. Visiblement, il y en a un qui n'a pas reçu le mémo à propos du dress code.

Homme Journal

Oui, il y a encore des gens qui lisent des journaux, comme ce monsieur qui attend patiemment que sa table se remplisse pour pouvoir commencer à jouer.

The Devil
Comme chaque année depuis les temps immémoriaux, l'homme que la presse poker surnomme depuis plus de dix ans The Devil (les origines du surnom se sont un peu perdues, mais pas le sobriquet) a notifié sa présence dans la salle en célébrant le shuffle up & deal d'un énergique coup de cymbales. Cela fait depuis 2006 au moins qu'il fait ça, vous l'avez peut-être déjà vu sur ESPN. S'il franchit le Day, il va probablement recommencer ce soir : on essaiera de le prendre sur le fait en fin de journée.

Le déroulement du Main Event

Lundi 2 juillet : Day 1A Mardi 3 juillet : Day 1B Mercredi 4 juillet : Day 1C (Fête Nationale aux Etats-Unis) Jeudi 5 juillet : Day 2A et 2B Vendredi 6 juillet : Day 2C Samedi 7 juillet : Day 3 (Bulle en fin de journée, en principe) Dimanche 8 juillet : Day 4 Lundi 9 juillet : Day 5 Mardi 10 juillet : Day 6 Mercredi 11 juillet : Day 7 (Jusque 9 joueurs restants) Jeudi 12 juillet : Table Finale (jusque 6 joueurs) Vendredi 13 juillet : Table finale (jusque 3 joueurs) Samedi 14 juillet : Table finale (de chez finale)

La structure du Day 1

La partie débute à onze heures (le matin, hein), avec 50 000 jetons attribués à chaque joueur. Chaque niveau dure deux heures, avec une pause entre chaque niveau. Level 1 : 75 / 150 Level 2 : 150 / 300 Level 3 : 150 / 300 ante 25 Level 4 : 200 / 400 ante 50 Level 5 : 250 / 500 ante 75

Le Day 1B se terminera aux alentours de 23h, heure locale (8h en France).

Main Event : l'affluence puis 2003

2003 : 839 joueurs (Chris Moneymaker)
2004 : 2 576 (Greg Raymer)
2005 : 5 619 (Joe Hachem)
2006 : 8 773 (Jamie Gold)
2007 : 6 358 (Jerry Yang)
2008 : 6 844 (Peter Eastgate)
2009 : 6 494 (Joe Cada)
2010 : 7 319 (Jonathan Duhamel)
2011 : 6 865 (Pius Heinz)
2012 : 6 598 (Greg Merson)
2013 : 6 352 (Ryan Riess)
2014 : 6 683 (Martin Jacobson)
2015 : 6 420 (Joe McKeehen)
2016 : 6 737 (Qui Nguyen)
2017 : 7 221 (Scott Blumstein)
2018 : Réponse le 14 juillet !

Photos et articles par Benjo, Flegmatic & Tapis Volant

Level 1, où l'on croise pour la première fois un Italien

Main Event Day 1B - Level 1 (75 / 150)

Il est là Papa !

Mustapha Kanit

On espérait le voir pendant tout le mois de juin et il a finalement attendu le 3 juillet pour faire son entrée sur ces World Series of Poker : Mustapha Kanit est dans la place, messieurs, dames, tranquillement assis au coeur de la Brasilia Room. Enfin tranquillement, on parle quand même de l'Italien le plus fantasque du circuit. Mais alors Muss', t'étais où pendant tout ce temps ? "Un peu en Espagne, en famille, détaille Mustacchione, en Italie pour un mariage, et un peu à Paris aussi. Je suis là pour dix jours, je peux te dire que je suis frais et concentré!" Une fraîcheur qui semble pour l'instant payer, avec un tapis qui dépasse les 60 000 après un peu plus d'une heure de jeu. "Ils sont fous à cette table !," trouve le temps de lâcher l'Italien, alors qu'un joueur vient de placer une relance au turn à hauteur de 10 300. Dès le premier niveau. Sur des blindes 75 / 150. Tout va déjà trop vite.

Michel Escobarssis

Michel Abécassis

"Je vais te faire un grand sourire pour la photo. Après tout, c'est le Main Event !" Michel Abécassis nage en plein bonheur aujourd'hui. Deux jours après sa très belle onzième place sur le Championship de PLO Hi-Lo, le Doc aborde le Big One plein de confiance et avec une positive attitude qui fait plaisir à voir. Seule ombre au tableau pour l'instant ? "Le penalty que vient de mettre l'Angleterre contre la Colombie. Je trouve les Anglais vraiment mauvais depuis le début de la compétition, donc j'ai mis un billet sur les Colombiens, cotés à 4,08." Un bon pari sur le papier, qui n'est malheureusement pas rentré, malgré l'égalisation des coéquipiers de Radamel Falcao dans le temps additionnel. Nul doute qu'un beau deep run sur ce Main Event lui fera très vite oublier tout cela. Pour info, MIK.22 évoluera à côté d'un autre Français, Frédéric Delval.

Un départ rêvé pour LeVietf0u

Pierre Calamusa

Pierre Calamusa vient de connaître le meilleur début de Main Event possible puisqu’il a pratiquement doublé après moins d’une heure de jeu. Il nous raconte le coup qui lui a permis de prendre un énorme pot. " Raise à 600 d’un fishou, je défend en BB avec Kh6h. Je check/call 600 sur le flop 6-X-X. Turn K, je check/call 2 800. River K, il envoie 10 500, près de deux fois le pot, je shove il me paye avec AK. Il avait 35k. " Ce coup propulse Pierre à 90K, en toute détente. Tellement excité par l’idée de vous narrer ce double-up aussi précoce, j’en ai oublié d'observer la table où Pierre est assis. En retouchant la photo, c’est Jamie Gold, vainqueur du Main Event en 2006 qui apparaît sur le bord de l'image. Pas sûr que Vietf0u l’ait reconnu, ceci dit.

Oublier la première fois

Adrien Delmas

Disputant pour la deuxième fois le Main Event, Adrien Delmas se remémorre le coup qui l’avait poussé déhors l’an dernier. « J’étais sorti avec full contre carré l’an dernier, sur 200/400 à la fin du Day 1. J’open avec KK en early, c’est payé en MP. Je c-bet sur le flop Q66. Turn K qui me donné full, ça check/check. Je check/raise all-in sur un A river et il me snap avec 66 pour carré ». Adrien Delmas en rigole aujourd’hui, au moment de prendre place sur ce Day 1B, mais ça devait quand même être plutôt dur à encaisser pour son premier Main Event.

Quand t'es dans le désert

Gregory Capdevielle

Deuxième tour d'horizon du field de ce Day 1B et deuxième qualifié Expresso croisé, cette fois-ci en Brasilia, Grégory Capdevielle. "Ça va être très dur, je vais m'accrocher," a brièvement soufflé celui qui compte comme seule expérience live une participation à une étape du Winamax Poker Tour. Une plongée dans l'inconnu sur le plus beau tournoi du monde, on a quand même connu pire comme baptême du feu.

La bonne technique pour ne pas faire la queue

Jonathan Therme

Evoluant également dans la Pavillon Room, Jonathan Therme me raconte sa technique bien rodée pour éviter de faire la queue pour s’inscrire. " En fait, j’ai été récupéré mon payout du Crazy Eight et ils m’ont demandé si je voulais m’inscrire sur le Main Event. Du coup, j’ai esquivé la file d’attente alors que certains comme Erwann attendent depuis 1h30. " Bon, revers de la médaille, quand il s’est assis à sa table, son stack avait tourné et il manquait 1 500 jetons. Mais après en avoir averti le floor, tout est rentré dans l’ordre et Jonathan pouvait débuter son Main Event avec 50 000 jetons. Comme quoi, toujours recompter son stack quand vous vous asseyez sur un tournoi ! Sinon, pour ne pas attendre et griller la politesse à tout le monde, il y a aussi la technique William Reymond : gagner un bracelet et filer directement au bureau d'inscriptions des "VIP".

Danzer in the Dark

George Danzer

Player of the Year en 2014 et détenteur de quatre bracelets, George Danzer a depuis disparu des radars, sa dernière ligne Hendon Mob remontant à 2016 sur l’Estrellas de Barcelone. Et pourtant, beaucoup de gambleurs continuent à le choisir dans leur draft WSOP, tant il excellait sur les variantes pendant ses belles années de joueur de poker professionnel. Aujourd’hui, il s’intéresserait plus aux crypto-monnaies qu’aux cartes, mais le Main Event nous donne une belle occasion d'admirer la plus célèbre crête du poker.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Nicolas Cardyn - Ludovic Riehl

L'an dernier, Nicolas Cardyn se classait 74e du Main Event pour 85 482 $ en tant que qualifié freeroll, pour sa victoire sur le KING5. Cette année, le Londonien a dû payer le buy-in de sa poche, et a trouvé un certain Ludovic Riehl en face de lui.

Bouquin WWII
Vu au milieu de la Brasilia, ce joueur apparemment beaucoup plus intéressé par son énorme bouquin sur la Seconde Guerre Mondiale que par le plus beau tournoi de poker de la planète.

Joueur Toque
Enfin, on a croisé le joueur le plus toqué de ce Main Event. "Je la porte tous les ans depuis 2006 pour que mes amis puissent me suivre." Pour cette année encore, c'est gagné.

Level 2, bienheureux soient les ambitieux

Main Event Day 1B - Level 2 (150 / 300)

C'est un rêve

Sandrine Wilhelm
Habituée à passer son été aux tables de cash game de Vegas, avec une préférence pour celles du Wynn où elle joue souvent en 2-5, Sandrine Wilhelm dispute pour la première fois de sa vie le Main Event et a les yeux qui brillent quand elle en parle. « D’habitude, je viens un ou deux mois à Las Vegas et je reste bloquée aux tables de cash game. Cette année, je me suis dit que j’allais arriver la veille du Main et m'inscrire directement. En faisant ça, je perds moins d’argent et je fais le tournoi dont je rêve depuis toujours », plaisante-elle. Elle a tout de même tenté un satellite hier, mais sans succès. Ce qui compte, c'est qu'elle est présente sur le plus beau tournoi du monde. Comme dirait Philippe Ktorza, "C'est un rêve !"

Erwhine for win

Erwann
Après s’être fendu sur Facebook d’un beau petit whine dont il a le secret, Erwann Pecheux a finalement pris son siège sur le Day 1B du Main Event. La raison de la jérémidiade du jour ? Erwan a fait la queue près de deux heures avant de pouvoir allonger les 10 000 $ nécessaires pour s’inscrire, dégoûté de voir plusieurs caisses fermées alors que c’est, dixit, « le jour le plus important de l’année ». On peut lui rétorquer qu'il avait un mois pour s’inscrire et qu'il a choisi le dernier moment. Mais, à sa décharge, c’est vrai que devoir avancer autant de liquide alors qu’on joue trois tournois par jour à Vegas, ça peut être compliqué.

Alexandre Amiel, l'habitué

Alexandre Amiel
Qualifié sur Winamax en utilisant l’un de ses 340 packages en réserve, Alexandre Amiel dispute ce Main Event en freeroll - comme d'habitude. On en vient à se demander s'il a déjà payé pour jouer un tournoi live dans sa vie ! Arrivé il y a quelques jours dans la Ville du Vice, Alexandre me raconte qu’il a rempli le réservoir de chatte pour le plus beau tournoi du monde. « Pour l’instant, j’ai eu que des sales rencontres sur les tournois que j’ai joués. Quand je fais brelan, mon adversaire finit en quinte, quand j’ai quinte, il trouve une flush… Même en cash, c’est pareil. Au moins, j’ai gardé la chatte pour le tournoi qui compte vraiment. Et j'espère que je vais faire aussi bien que toi en 2016 ! [NDLR : Tapis Volant, tu vas trop loin dans les brags]

Question pour un Champion

Greg Raymer
Au rayon des champions du monde qui tentent le doublé depuis de nombreuses années, Greg « Fossilman » Raymer, vainqueur en 2004, connaît la route vers la victoire mais se trompe souvent de direction depuis des années. 14 ans après sa victoire, Greg nous ressortira-t-il ses lunettes légendaires sur la table finale dans une dizaine de jours ?

Zapping en Brasilia Room

Melanie / Annette
Trouver deux joueuses de renom assises côte à côte : l'équivalent d'un jackpot pour un couvreur. Melanie Weisner et Annette Obstrestad sont deux des figures féminines les plus connues du circuit (la seconde, en particulier, est rentrée dans l'histoire en 2007 en remportant à l'âge de 18 ans le Main Event des WSOP-Europe à Londres, et a du ensuite attendre trois ans avant de pouvoir jouer un tournoi au Rio, l'âge légal de la majorité arrivant plus tard aux USA), mais se sont en grande partie retirées du circuit live ces dernières années. Le Main Event est l'occasion de les retrouver.

Dan Harrington
Combien de joueurs ont progressé à pas de géants entre 2004 et 2008 grâce aux livres de Dan Harrington ? Des dizaines de milliers, au bas mot. Après avoir réussi l'exploit d'atteindre la table finale du Main Event deux années consécutives pile au moment du boom Moneymaker, lorsque les fields ont grossi comme des champignons du jour au lendemain (2003 puis 2004), le Champion du Monde 2005 s'est dit qu'il avait peut-être deux ou trois choses intéressantes à dire au sujet de la stratégie en MTT. Bien lui en a pris : les trois tomes de Harrington on Hold'em furent un succès critique autant que public, célébrés à la fois par les pros comme par les amateurs, traduits en plusieurs langues, cités en référence durant de longues années durant lesquelles ils ont squatté le top des ventes de livres de poker sur Amazon. A l'âge de 72 ans, Harrington - qui, en plus de ses succès au poker, a vécu des carrières lucratives dans l'immobilier et les marchés boursiers - est désormais très rare sur le circuit du poker, et ses ouvrages ne sont peut-être plus d'actualité pour qui souhaite grinder profitablement le circuit high-stakes, mais force est de constater que ce monsieur a faconné à lui seul ou presque la stratégie de quantité de joueurs ayant découvert le poker à la télévision.
MIK22
"Quel tilt, j'ai misé la Colombie." Comme nombre de joueurs en lice dans le Day 1B, Michel Abécassis est distrait par le 1/8e de finale Angleterre-Colombie qu'il suit en streaming sur son téléphone. Ce qui ne l'empêche pas de marquer quelques buts de son côté. Témoin cette main où MIK22 paie une relance préflop et voit tomber une combinaison 245 face à deux joueurs. Michel est le seul à payer de c-bet du relanceur initial, et le turn 5 est checké. La rivière est un 8 : le voisin de Michel envoie 2 100. Notre pro va gagner le coup sans avoir à montrer ses cartes grâce à une relance à 5 300.
Doug Polk
Lui aussi ne joue plus beaucoup en tournoi live, mais n'en est pas moins l'une des personalités les plus importantes de l'industrie du poker : Doug Polk, vainqueur du One Drop à 111 111$ des WSOP 2017 et animateur l'une des chaînes Youtube les plus populaires auprès des joueurs de poker. Scandales, petites magouilles, grosses embrouilles : les avis tranchés de Polk n'épargnent rien ni personne.
Delval
A la table de Michel Abécassis : Frédéric Delval, que l'on croise sur tous les gros tournois Européens (ou presque) depuis deux ans.
Chapeaux
En infériorité numérique face à l'Empire des Casquettes, le Gang des Chapeaux résiste vaillemment. Courage, amis chapeliers !
Winamax
Team Pro, WIP, qualifiés, amis du Team : la galaxie Winamax est bien représentée aujourd'hui. Le sweat sur la photo n'est plus disponible en boutique depuis des années : nous avons là affaire à un fidèle.
Veste
Toujours accorder ses lunettes de soleil à sa veste, toujours.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"Attends, je rentre le ventre d'abord." - Signé : un joueur Français ayant remarqué qu'on était en train de le prendre en photo.

« Cette table n’a absolument aucune chance d’être sélectionnée pour la Table TV. » - Signé : un Michel Abécassis expliquant que, contrairement à 2017, il a trouvé une table remplie de joueurs amateurs. « L’an passé, j’avais Joe Cada, Greg Merson, Marvin Rettenmeier… Là, je ne reconnais personne. » Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, non ?

« C’est la fin du monde. » Signé notre confrère de PokerNews Christian, après la victoire de l’Angleterre aux tirs au but contre la Colombie. Après trois échecs en Coupe du Monde en 1990, 1998 et 2006, c’est la première fois que nos voisins anglais se qualifient via cet exercice.

Norman Chad / Kenny

Ça rigole entre le commentateur historique des WSOP Norman Chad et le November Nine belge Kenny Hallaert (6e en 2016). Pourtant, le premier n’avait pas l’air au mieux de sa forme, se déplaçant à l’aide un étrange appareil orthopédique, suite à ce qui ressemble fort à une blessure au pied ou à la jambe.

Ryan Riess
Poursuivons le tour d'horizon des champions du monde avec celui qui s'était imposé en 2013, devant notamment un certain Sylvain Loosli : le toujours très disponible Ryan Riess.

Batman
Bruce Wayne, incognito sur ce Main Event. Ou presque.

Belle chemise
Très belle chemise repérée près de l'entrée de l'Amazon Room, bourrée de motifs psychédéliques du plus bel effet. Avec le sourire et la pose en prime, voilà de quoi faire une entrée fracassante dans le haut de notre classement.

Level 2, il y a quelques plans de table savoureux

Main Event Day 1B - Level 2 (150 / 300)

Say my name

João Vieira - John Hesp - David Baker

La journée de João Vieira a commencé on ne peut plus normalement. "Je suis en table 471," a d'abord annoncé le Portugais, avant d'ajouter une petite précision. "Je vais bientôt passer en table télévisée." Après Gaëlle Baumann hier, chouchoute des caméras d'ESPN, qui a eu le droit à son passage télévisuel annuel, Naza114 serait-il devenu la nouvelle coqueluche des Américains ? Pas exactement, ou du moins nous n'en sommes pas encore là. Non, le Madérois a tout simplement pris place à la table de celui qui a donné le shuffle up & deal de ce Day 1B, John Hesp, et non loin d'une figure du poker renommée de ce côté ci de l'Atlantique, David "ODB" Baker. En plus de devoir remplir une petite fiche avec des informations à son sujet, João a dû se lancer dans une tâche beaucoup plus compliquée : faire entendre son prénom à l'officielle d'ESPN chargée de transmettre le tout aux commentateurs. "Elle n'a pas compris," glisse notre Pro dans un grand sourire. On espère que le dictaphone fera son travail.

Jay Farber Masseuse

Parmi les tables que l'on voit bien être sélectionnés en tant que tables TV extérieures, celle du runner-up du Main Event 2013 Jay Farber (photo) et du légendaire Mike Sexton.

Here's Johnny!

Johnny Chan - Christopher Frank

Croiser Johnny Chan sur le Main Event des WSOP, cela semble tout naturel, et pourtant. Comme le montre son édifiante page Hendon Mob, le double vainqueur 1987-1988 ne vient plus guère taper le carton aux WSOP, ou dans n'importe quel autre festival. Pour l'heure, cela semble plutôt très bien lui réussir, avec un tapis qui a déjà plus que doubler pour pointer à 125 000. De quoi faire de lui l'un des, sinon le chipleader actuel de ce Day 1B. En revanche, ça se passe beaucoup moins bien pour Christopher Frank à sa gauche, l'Allemand ayant déjà chuté autour des 17 000, à une table où nous avons également reconnu les gros bras de Scott Clements.

Le dernier des qualifiés

Eric Oudni

Après Jean-Marc et Grégory, il était temps de rencontrer notre troisième qualifié Expresso du jour, Éric Oudni. Fonctionnaire à la ville d'Angoulême le jour, il s'amuse à cliquer sur des boutons la nuit, parfois donc avec succès. "Je vais aussi jouer à Gujan de temps en temps," explique celui qui est également en pleine terra incognita sur ces WSOP. "C'est hyper impressionnant !," souffle-t-il. Arrivé il y a deux jours, Éric a pris le temps de se balader un peu avant de rentrer dans le vif du sujet. Pour son premier tournoi des World Series, il a même hérité d'une pointure de choix, le Champion du Monde Greg Raymer. "Je l'avais reconnu," glisse-t-il, amusé. Pas de quoi le décontenancer pour le moment, au vu de son tapis qui dépasse légèrement les 60 000 jetons.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chapeau
Le chapeau du jour, avec plein de points de bonus pour la beubar de compétition qui va avec.
Joe Elpayaa
Personne ne contestera à Joe Elpayaa le titre de meilleur sosie de Frank Zappa de l'histoire... Et ce malgré la (triste) disparition de la moustache.

Fake Marcel Luske
Joue-là comme Marcel Luske, lunettes de soleil à l'envers.
Jetons
Les inscriptions continuent d'affluer... On a dépassé durant le Level 2 le chiffre du Day 1B de 2017 (2 164 joueurs). Du coup, l'organisation commence à manquer de certaines dénominations de jetons : les derniers arrivent débutent avec un stack uniquement composé de jetons oranges (valeur : 5 000). A eux, ensuite, de faire de la monnaie auprès de ceux qui étaient là plus tôt.

La Twittosphère en folie

Mad respect to these poker players @sorelmizzi @JeffGrossPoker @olivierbusquet for showing their love and appreciation to the @wsop dealers with gourmet donuts from @donutbarlv! OMG, so many boxes!! It’s going to be a sweet day and a room full of sugar-high dealers pic.twitter.com/DkUztYrEk5

— Ava Bahnam (@P0kerNerd) 3 juillet 2018

Des centaines (milliers ?) de donuts offerts pour les hommes et femmes en noir et blanc du Rio : très belle initiative que celle de ce groupe de joueurs high-stakes bien connus, qui travaillent sans relâche depuis cinq semaines pour faire tourner la machine WSOP. Peut-être espèrent t-ils secrètement recevoir de meilleures cartes avec ce geste ?

Comment gagner 10.000$ facilement? En faisant l'impasse sur le Main Event. 8 ans que ça m'était pas arrivé.

— Valentin Messina (@valvegAAs) 3 juillet 2018

L'un des Français les plus performants du Main Event 2017 (15e sur 7 221) a décidé de passer son tour cette année...

Team France Blue #WCOV18 pic.twitter.com/JdMJVQt1He

— Timothy Adams (@Tim0theeAdams) 3 juillet 2018

Team France White #WCOV18 pic.twitter.com/AMZGOBsMTO

— Timothy Adams (@Tim0theeAdams) 3 juillet 2018

Bonne chance aux deux équipes Françaises engagées dans la Coupe du Monde de Foot des Joueurs de poker ! Vous reconnaîtrez probablement sans peine la plupart des grands joueurs de poker sur ces photos. Sauront-ils faire aussi bonne figure ballon au pied ? Historiquement, les Français ont toujours fait bonne figure lors de cette tradition annuelle des WSOP, organisée par le Canadien Timothy Adams.

One of these countries are GUARANTEED to be in the #WorldCup Final:

Croatia
Russia
Sweden

Puisque l'on parle de foot : vous y croyez, vous, que l'une des quatre nations ci-dessus est assurée de jouer la finale le 14 juillet ? Cette Coupe du Monde est décidément dingue.

Level 3, déjà certains s'arrêtent-là

Main Event Day 1B - Level 3 (150 / 300 ante 25)

2h30 d'attente pour 30 minutes de jeu

Nassim Bennacer
CEO du Site Parissportifs.com et joueur de poker de longue date, Nassim Bennacer voulait se faire plaisir en participant au Main Event pour la première fois de sa vie, bien aidé par sa réussite insolente dans son secteur d'activité (que vous aurez facilement deviné). Malheureusement, après 2h30 d’attente pour s’inscrire sur ce Day 1B, son tournoi n’aura duré que … trente minutes. Nassim perd d’abord quelques plumes avec trois fois As-Roi qui ne rencontre pas son flop, avant que ne se produise le coup fatal. Avec une paire de 2 en main, il paye une ouverture à 1 000 depuis le bouton. La grosse blinde s’invite également à la fête et ils sont cinq à découvrir un flop 892 sur lequel la grosse blinde donk-bet à 9 000, c’est payé par le relanceur initial. Nassim pousse alors son tapis de 35 000 avec son brelan floppé et se fait snap call par la joueuse en grosse blinde qui retourne … KQ pour tirage couleur et deux overcards. Un coeur tout de suite et c’en est fini des espoirs de Nassim dans ce Main Event. Bien dégoûté par cette élimination, Nassim me demandait où était l’option rebuy. Malheureusement, il lui faudra attendre l’année prochaine pour goûter à nouveau à ce Main Event.

Du pur plaisir

Matthieu Rabalison
Matthieu Rabalison est en plein kif sur ce Day 1B du Main Event. Après avoir posé des jours de congés pour venir profiter de Vegas en mode « vacances expensives » comme il me confiera, Matthieu dispute ses premiers WSOP cette année et n'a pas traîné pour prendre part à de nombreux tournois comme le Monster Stack, le 888$ ou le 5k$ 6-max. Mais son plaisir ultime, c’est d’être assis sur ce tournoi qui fait rêver tout amateur de poker. Le sourire scotché à son visage, Matthieu n’avait qu’un mot à la bouche : le plaisir. Runner-up du PokerStars High-Roller de l'Estrellas Poker Tour en 2017 pour près de 300 000 €, Matthieu aimerait bien ajouter un deuxième drapeau américain à son palmarès après son petit deep run sur le Monster Stack (524e pour 3 259 $).

Bison Futé : alerte rouge

Serge Chechin
"A ton avis, ça va être comment la file d'attente pour s'inscrire demain ?"

L'an passé, Serge Chechin (en sweat organge sur la photo) avait atteint l'argent sur le Main Event après avoir terminé l'un des Day 1 parmi les chip-leaders. Un an plus tard, le voilà en course sur un des giga satellites remplissant presque la totalité de la Pavillion Room. « Parce qu'aujourd'hui, j'ai du patienter une heure et demie, rien que pour m'inscrire à ce satellite…. »

Je ne sais quoi répondre à Serge, n'étant pas certain de ce qu'il se passe en cas de victoire sur un satellite : est-on automatiquement inscrit, ou doit-on quand même repasser par le bureau ? Il me semble que c'est la réponse 2. En tout cas, Serge jouera le Main Event quoi qu'il arrive, et il y a probablement fort à parier qu'il doive faire la queue une dernière fois, pour jouer ce qui sera peut-être le plus gros Day 1 de l'histoire du Main Event (voir plus bas).

Brosolo à contre-pied

« Tu vois le jeune au siège 9 ? C'est le seul joueur fort de la table ! Du coup…. »

Dans ma tête, je complète la phrase de Yann Broloso : « Du coup, je l'évite à tout prix, et je tente de prendre des jetons aux autres. »

Sauf que pas du tout : « Du coup, je le joue un maximum. J'adore batailler contre les bons joueurs ! »

Yann Brosolo est l'un de ces joueurs à contre-courant qui n'aiment rien faire comme tout le monde.

« D'ailleurs, je lui ai passé un bon gros bluff : je le 3-bet à 2 400 avec A5, puis je fais 2 000 sur le flop 1072, 3 900 sur le 2 au turn, et 7 200 sur le Roi rivière. Il fold ! »

Un peu plus tôt, Yann optait pour une séquence de 3-barrel identique, mais cette fois avec un jeu : « J'avais trouvé la flush sur la rivière… Et il avait passé, déjà. »

Après avoir m'avoir raconté cela, Yann ouvre préflop, se fait payer une ou deux fois, et fait face à un gros 3-bet de 3 200. Il abandonne. « Je viens de faire un bon gros fold de nit, là. Paire de 8 ! » La relance était effectivementl un poil trop cher. D'autant que tous les pros le savent : la paire de 8 est statistiquement la main avec laquelle on saute le le plus souvent avec brelan contre brelan*.

* Cette statistique est complètement inventée (mais si ça se trouve, c'est vrai)

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Rumeur (du genre qui fait déjà paniquer pas mal de pros) : en cas d'énorme affluence sur le Day 1C, les organisateurs se réservent l'option de faire jouer la partie en 10-handed. « Si c'est le cas, cela arrivera s'il y a plus de 4 200 joueurs en course simultanément », me souffle le confrère Lance Bradley de PocketFives. L'an passé, 4 262 joueurs ont participé au Day 1C : les situations de 10-handed furent donc rares, voire inexistantes puisque les 4 262 joueurs ne se sont pas tous assis en même temps.

Jeff Lisandro
Jeff Lisandro s'est déguisé en jeune joueur de poker Scandinave des années 2000. Difficile de lui en tenir rigueur : il fait sacrément froid, dans la Pavillion Room

Ott_Blumenfield
Deux joueurs dont la vie a changé grâce au Main Event, Daniel Ott, runner-up en 2017, et Neil Blumenfield, 3e en 2015, sont réunis sur la même table pour démarrer cette édition 2018.

Gaelle Jaudon
Une couvreuse française chez WSOP.com, c’est pas si courant. Peut-être même une première mondiale ! Gaëlle Jaudon : de La Maison du Bluff à l'équipe de reportage officielle du plus gros tournoi du monde, il n'y qu'un pas.

Grâce à Florence Mazet, rédac' chef de PokerReport.eu, nous pu suivre en live la Coupe de Monde de foot des joueurs de poker… Et constater que nos deux équipes Françaises n'ont guère pu briller ! Résultats (merci Floflo !) :

Equipe de France Blue (Guillaume Diaz, Ivan Deyra, Jérémy Saderne, François Pirault…)

France-Russie 1-2
France-Brésil 1-2
France-Israël 1-6
France-Belgique 7-2 dans un match comptant pour du beurre, les Français ne pouvant plus décrocher la qualification pour les phases éliminatoires.

Equipe de France White (Jean Montury, Adrien Allain, David Susigan…)

France-Australie 3-1
France-Roumanie 4-1
France-Allemagne 0-3

Seconds de leur groupe derrière l'Allemagne, les Français ont avancé jusqu'aux phases éliminatoires, mais se sont fait battre 4-2 par le Brésil après avoir mené 2-0 !

La finale est en cours et oppose le Royaume-Uni à une des deux équipes Allemandes.

L’équipe France White encaisse un but à la dernière minute puis un deuxième en contre dans le but vide. Défaite 4-2, plus de Français dans la compétition #WCOV18

— PokerReport.eu (@PokerReport_eu) 3 juillet 2018

Level 3, on s’intéresse aussi aux autres tournois

Main Event Day 1B - Level 3 (150 / 300 ante 25)

Le Team (encore) en table TV

Joao Vieira
A chaque journée du Main Event son pro en table TV, semble t-il. Après Gaëlle Baumann hier, au tour de Joao Vieira de briller, et d'offrir aux photographes une lumière impeccable pour saisir le meilleur cliché possible. Le meilleur moyen de s'assurer une place sous les spots TV en début de Main Event reste encore de tirer un siège placé aux côtés d'une célébrité : c'est, on imagine, ce qui est arrivé à Joao, assis depuis les premières heures du Day 1C à la droite de John Hesp. Hier, la chaîne ESPN2 diffusait en quasi-direct le Day 1A (avec trente minutes de décalage, histoire de pouvoir sereinement montrer les cartes de tout le monde). Faut-il croire que l'Audimat a dépassé les espérances de la chaîne ? Toujours est-il qu'il a été décidé tardivement - ce matin - de déplacer les WSOP sur ESPN, la grande soeur d'ESPN2. C'est un peu comme si "Louis la Brocante" passait de France 3 à France 2, pour schématiser.
Joao Vieira
Joao est actuellement installé sur l'une des deux tables télévisées secondaires, qui servent grosso modo de "backup" au cas où la table TV principale traverse une période creuse. D'après ce que nous pouvons voir sur les télés de la salle de presse, priorité est pour le moment donnée à Maria Ho sur le podium numéro 1 : on n'a pas encore vu Joao apparaître sur nos écrans.

Le Portugais du Team Winamax a pourtant joué un coup à tapis il y a peu. « Double up », a t-il lancé sur le Whatsapp du Team il y a trente minuts. De loin, nous avons compté quelque chose comme 70 000 - on en déduit donc que Joao avait donc commencé a journée par perdre quelques coups.

Crazy 888 $ : Trois 8, trois tables, deux Français

888 Trois dernières tables
Tout au fond à droite, perdues dans un coin de l’Amazon Room, trois tables résistent encore et toujours à l’invasion du Main Event. Ces trois tables, ce sont celles du tournoi Crazy Eights à 888 $, lancé samedi dernier, et dont se déroule théoriquement la troisième et dernière journée. Si on vous en parle, ce n’est pas que pour le plaisir de prendre le contre-pied d’un Big One qui attire tous les regards, mais parce que deux Français peuvent encore croire au bracelet et aux 888 888 $ à la gagne - enfin un prix à la gagne que je n’ai pas besoin d’aller vérifier à chaque fois : Arthur Conan et Fabrice Casano.

888 Fabrice Casano - Arthur Conan
Preuve que tout va très vite sur ce tournoi, alors que le premier figurait à la cinquième place parmi les 29 joueurs qualifiés au Day 3 et que le second était en souffrance en 25e position, c’est bien Fabrice qui pointe désormais dans les hauteurs du classement, avec un tapis de 4,875 millions, pour une moyenne à deux millions. « Comme je disais à Arthur tout à l’heure, c’est une histoire de cycles, explique Fabrice. Depuis deux jours, je fais le yo-yo sans arrêt. » Arrivé à Vegas il y a seulement quelques jours, il vit pour l’instant des WSOP rêvés. « C’est mon deuxième tournoi de l’été. Le premier c’était le Super Turbo Bounty, où j’ai fini 73e en prenant une quinzaine de bounties (d’une valeur de 300 $ chacun NDLR). Je ne comptais pas jouer le Main Event parce que pour moi c’est inconcevable de mettre 10 000 $ dans un tournoi, et finalement je vais être en freeroll pour le faire. Et sur celui-ci, si je réussis à gagner ne serait-ce que deux ou trois places, je serai content. » Alors on va être ambitieux pour toi Fabrice, il y a moyen d’espérer beaucoup mieux.

De son côté, même après avoir fait doubler son compatriote (une paire de 9 battue par As-4), Arthur est toujours dans le coup, avec environ 2,5 millions. Enfin, pour être tout à fait complet, sachez que le troisième Français engagé sur ce Day 3, Laurent Polito a pris la porte en 25e place (22 292 $), peu avant Chris Moorman (23e, 27 661 $). Quatrième au chipcount à 14 heures, Men Nguyen est lui toujours en course.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Quelques Français du Day 1B dont nous n’avons pas encore eu l’occasion de parler : Grégory Bénac (Champion WPT à Paris il y a des lustres), Ouri Cohen, Paul-François Tedeschi, Sarah Herzali, le vainqueur du dernier EPT Monte Carlo Nicolas Dumont et, on imagine, plein d’autres, car je sais pas si vous avez entendu, mais il y a vraiment beaucoup de monde en lice aujourd’hui, traverser les salles Amazon, Brasilia et Pavillion nous donne l’impression d’être un nageur remontant le courant.

Parmi ceux qui n’ont pas joué plus de six heures aujourd’hui : Greg Raymer, Kenny Hallaert, et le Français Didier Luel. Merci d’être venus, les gars !

Table Finale Giant PLO

En plus du Crazy Eights, un autre tournoi doit arriver à son terme aujourd'hui, le Giant PLO, dont la finale se joue actuellement sur l'estrade de la Brasilia Room. Mal en point sur cette photo, Michael Mizrachi s'est fait sortir peu après, en cinquième position. Autant dire que l'affluence dans le rail en a pris un sacré coup.

Esther Taylor Streaming
Nombreux sont les joueurs et joueuses à table à regarder en parallèle la retransmission télévisée sur ESPN. Ici, c'est Esther Taylor-Brady qui ne rate pas une miette de l'action.

Seeing Aces
Quand t’essaies de te convaincre que tu vas voir les as dans les prochaines minutes.

Ladies
Quand tu te retrouves sur un Ladies alors qu’on t’avait promis le Main Event.

Borat
Quand un mec se prend pour le Borat du billard dans l’Amazon Room [NDLR : ce mec est connu, c'est un énorme fan de poker qui tourne des vidéos joyeusement débiles pour sa chaîne Youtube, chaque année il vient arpenter le rail pour troller tout ce qui bouge. Faut que je retrouve son nom.]

Alex Luneau
Quand tu cherches où en est Sandrine Wilhelm sur le Main et que tu tombes sur le sosie de merde d’Alex Luneau à sa place. [NDLR : Victor, au prochain sosie aussi lamentable, je t'envoie couvrir les parties de cash-game Limit 1$/3$ du Flamingo]

Board
Quand tu tombes sur un énorme coup de chatte vécu par un joueur qui te supplie de ne pas parler de lui dans le coverage. OK, je ne mettrais qu’une photo du board alors…

Level 5, il est encore un peu tôt pour sortir l'absinthe

Main Event Day 1B - Level 5 (Blindes 250 / 500 ante 75)

Les inscriptions au Day 1B sont closes depuis un petit moment (en l'occurence, la fin du troisième niveau de jeu), et les organisateurs ont révélé le chiffre officiel de la participation à ce second tour de départ : 2 379 joueurs. Soit une augmentation de 10% par rapport à l'an dernier (2 164 joueurs). Hier, le field du Day 1B s'était composé de 925 joueurs : en augmentation de 16,3% d'une année sur l'autre. Dans ce contexte d'inflation galopante, on retrouvera probablement plus de 4 000 joueurs sur le Day 1C mercredi, comme lors des deux éditions précédentes.

« C'est des malades »

Paul-François Tedeschi

« Hey, je me suis qualifié sur Winamax, t'aurais pas un logo à me donner ? » Mais bien sûr Paul-François Tedeschi, avec grand plaisir. Contrairement à nos trois qualifiés Expresso, que nous vous avons présenté au cours de la journée, c'est sur un satellite dominical tout ce qu'il y a de plus classique que PFT a gagné sa place pour le Main Event, pour la modique somme de 500 €. Si pour l'instant, celui qui avait terminé meilleur tricolore de ce tournoi en 2015 (161e pour 46 890 $, non ce n'avait pas été une grande année) vit des premiers niveaux résolument tranquilles et gravite toujours autour du tapis de départ, c'est autour de lui que les esprits commencent à s'échauffer. « J'ai une table de fous furieux, explique le Corse. Tout à l'heure, un type a 4-bet Roi-Valet off et s'est fait payer par As-5 off. Le flop est venu As-5-5, ils ont tous les deux check et, sur un 6 turn, le 4-betteur a misé de nouveau, puis shove. » Avec rien, donc. « Et puis il y a aussi un type à ma droite qui s'est mis à open shove 20 000 (40 blindes à ce stade du tournoi NDLR). Lui, on l'a perdu. » Faire le dos rond et laisser passer l'orage : telle semble être actuellement la meilleure des solutions.

Mieux vaut être seul que bien accompagné

Mustapha Kanit

Peu avant de partir en pause dîner, Mustapha Kanit a eu la (bonne ?) surprise d'être rejoint par un certain Jason Mercier, qui est venu s'installer juste à sa gauche. Sauf qu'au moment de prendre place autour de l'une des feature tables extérieures, sur le vaisseau ESPN, le Player of the Year 2016 des WSOP manque à l'appel. Accident de burrito à la poker kitchen du Rio ? Kidnapping sauvage par une fan un peu trop possessive ? Rien de tout cela apparemment, à en croire sa femme Natasha qui a tenu à rassurer rapidement tout le monde. Il semblerait que son cagoulé de merde soit allé faire un saut prolongé du côté de… la Bobby's Room du Bellagio. Pas sûr que l'on revoit l'ami Jason avant la fin de la journée. Ce sont les officiels d'ESPN qui doivent être contents. Le pire, c'est qu'à part si Mercier était très short, il aura probablement encore des jetons restants pour tenir jusqu'à la fin du Day 1 : on ne serait pas étonnés de le voir se refaire à toute vitesse en début de Day 2.

In case ur wondering why @JasonMercier is blinding out of the main event right now....I can tell you one thing: it is NOT because of the baby, and it is NOT because of me.

#imarriedadegen pic.twitter.com/HXqDksHRiY

— Natasha Mercier (@natasha_mercier) 4 juillet 2018

Envoyez-lui des Fleur !

Alexis Fleur

Retrouvé tout sourire à l’entrée de l’Amazon Room, Alexis Fleur m’avoue être en plein rush sur ce Day 1B du Main Event. Quand on jette un oeil à son tapis de 150K, on comprend qu’il n'a pas fait que rendre ses cartes au croupier pour monter ce tapis qui lui assure une place dans le Top 20 en fin de journée, sauf accident. Il m’a raconté deux coups qui lui ont permis d’engranger des pelletées de jetons aujourd'hui. « D’abord, je défends avec QTo sur un open à 5x payé deux fois. Ca vient QTX. Le relanceur initial c-bet et comme les trois autres joueurs sont assez short, je met une pile de jetons oranges de 5K au milieu pour les mettre à tapis. Le joueur qui a c-bet possède 20k après sa mise au flop. Et, même s’il a beaucoup spew toute la journée, il va mettre deux bonnes minutes à payer avec K4 pour tirage flush. Mes deux paires tiennent et je monte à plus de 100K grâce à ce coup. J’ai aussi pris un gros pot avec brelan floppé. Je raise 55, je suis payé trois fois et j’envoie trois barrels sur un board Qx528xKx. Je suis payé deux fois flop et turn, et une seule fois sur la rivière, par une joueuse qui me dira avoir Roi-Dame, le troisième joueur devait être sur les carreaux. J’ai aussi pas mal bluffer sur cette table qui est vraiment facile. Pas mal de 3-bet light, des 2-barrel, des 3-barrel, bref, je m’amuse bien et ça fait plaisir de chatter comme ça sur le Main Event. » Il ajoute à ça la petite phrase qui fait plaisir : « J’espère que je vais monter 1 million comme toi ! ». Et oui, encore un brag, désolé !

Delmas à la masse

Adrien Delmas

Déplacé dans l’Amazon Room, Adrien Delmas me confiait à la dernière pause de la journée qu’il vit pour l'instant une journée compliquée sur ce Main Event, mais qu’il est loin d’avoir renoncé, avec encore quarante blindes devant lui à la reprise. Tout va dans le mauvais sens pour le Top shark, les bluffs qui ne passent pas, les surrelances qui se font contrer, les mauvais timings… Mais Adrien reste confiant. « C’est maintenant qu’ils vont faire le plus d’erreurs. La fatigue commence à se faire ressentir, et faut savoir en profiter, il faut juste rester patient et ne pas craquer. S'il y a bien un tournoi où tu peux passer 5 jours avec dix blindes devant toi, c’est bien le Main Event », un état d’esprit qui fait plaisir quand on sait que ce Vegas est loin d’être une bonne cuvée pour lui.

Le meilleur joueur de monde ?

Meilleur joueur

Errant près des tables en se préparant mentalement pour son Day 1C à venir, Jimmy Guerrero vient me suggérer de prendre en photo un joueur, me le présentant comme « le meilleur joueur du monde ». Légèrement intrigué, je le questionne pour en savoir plus, mais Jimmy demeure muet. Sans information supplémentaire sur l’identité de ce joueur, je suis quand même allé l'immortaliser. On sait jamais. Et si c'était lui, le futur champion du monde ?

Anecdotes, statistiques et citations à la con

13 : la place finale de Fabrice Casano sur le Crazy Eights à 888 $. Meilleur Français de ce tournoi, il empoche 43 539 $ et s'offre surtout l'occasion de jouer le Main Event pour la première fois. À demain Fab' !

Noeud Papillon

Et l'award du plus beau - ou du plus patriotique, c'est selon - noeud papillon est attribué à... ce mec à la veste rouge !

Peluche
Non rien, c'est juste une peluche d'oiseau toute mignonne habillée en Sherlock Holmes.

"Oh putain ! Demain ils organisent une distribution gratuite de chemises bariolées de John Hesp !" - Signé : un couvreur soudainement surexcité, sous le regard consterné de ses collègues (voir ci-dessous).

2,5 : le nombre de "Double Double" commandés au fameux In-N-Out Burger de Dean Martin Drive par un pro du Team à la gourmandise légendaire. Pour ceux qui ne connaissent pas, chacune de ces merveilles contient deux steaks et une bonne quantité de sauce et de fromage. Et en plus, on a commandé la recette secrète pour les frites. Bref, un régal pour fins gourmets, qu'on ne trouve que dans l'ouest des Etats-Unis.

In N Out
L'auteur de ces lignes, aussi heureux qu'il ne l'a jamais été cette année

A priori, Noah "McLovin" Schwart s'est fait sortir par un tricolore "sous stéroides" :

The steroid frenchie got me w the 6-2 off on 1072 2 heart board .. extra painful @WSOP main . My only poker update all summer .

— Noah Schwartz (@noahjschwartz) 4 juillet 2018

L'attraction du jour dans les couloirs : ce pauvre gars a perdu un pari... Et doit donc se débarasser de 200 dollars, dollar par dollar, en écoutant les récits de bad beat des joueurs qui passent. Vous avez bien lu : Brandon vous paie one buck pour vous entendre vous lamenter sur votre dernière paire d'As craquée ! "Attention", précise notre confrère Hernando : "Il écoute d'abord l'histoire en entier avant de déterminer si elle vaut bien le dollar promis." Je m'en vais de ce pas lui raconter ma terrible soirée de samedi, où j'ai perdu 43 coups de Pai Gow consécutifs au Golden Nugget.

Herzali_Anderson

Quand Calvin Anderson comprend qu'il vient de faire mal à toute la France en faisant tomber sa voisine Sarah Herzali à seulement 12K à une heure de la fin de journée. Come on, Calvin, we want Sarah !

Chipleader
Quand tu comprends que si tu ne fais pas de la merde, tu finiras peut-être ta journée chipleader, mais qu'il reste encore 1h30 à tenir.

Brandon Potter is paying people $1 to hear bad beat stories. He’s gotta get rid of $100 in two hours after losing a last longer bet.

I love the WSOP Main Event. pic.twitter.com/wQRsLGnFNx

— Lance Bradley (@Lance_Bradley) 3 juillet 2018

Et les vainqueurs de la Coupe du Monde de Foot du Poker sont...

United Kingdom is the 2018 World Cup of Vegas champions beating last years champions Germany Black in Penalty Kicks. Thanks to all the participants! #WCOV18 pic.twitter.com/YwgpDAuDmw

— Timothy Adams (@Tim0theeAdams) 4 juillet 2018

C'était pas des conneries :

We’re giving away these three @johnhesp inspired shirts from @foulfashion tomorrow. Stay tuned for more details. pic.twitter.com/JYo96qDniZ

— WSOP (@WSOP) 4 juillet 2018
<span style="font-size: 18px; color: brown; font-weight: bold">Level 1, ce Day 1B s'annonce bien plein</span>
<p><em><strong>Main Event Day 1B - Level 1 (75 / 150) </strong></em></p><h2><span style="color:#A52A2A;"><strong>Le vrai héros du Main Event 2017</strong></span></h2><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/WIN_4328-001.JPG"><img alt="John Hesp" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/WIN_4328-001.JPG" class="align-center post-image"/></a></div>Après le tenant du titre <strong>Scott Blumstein</strong> hier, c'est à un autre joueur ayant marqué l'édition 2017 du Main Event que le TD <strong>Jack Effel </strong>a confié l'honneur de prononcer les mots magiques "<em>Eh mercé</em>". Euh, non : <em>"Shuffle up and deal</em>", c'est ça les mots. Et l'on pourrait argumenter que le joueur ayant terminé en quatrière place l'an passé a encore plus marqué les esprits que le vainqueur. <strong>John Hesp</strong>, amateur Anglais se rendant pour la première fois à Las Vegas à l'âge de 64 pour réaliser un vieux rêve, inscrit sur sa "bucket list", terme anglo-saxon décrivant la liste des choses importantes que l'on aimerait faire au moins une fois dans sa vie. Bien lui en avait pris : tout au long d'un épique parcours de dix jours, le retraité britannique a captivé et charmé la planète entière de part son flegme, sa nonchalance et un capital sympathie illimité. "<em>Il a remis le fun dans le poker</em>", a très justement dit Jack Effel. La vision d'un amateur en goguette, habitué aux tournois à 10£ de son club de province, rigolant et plaisantant tout au long du plus beau tournoi du monde, a rappelé à la planète poker entière que le poker était avant tout un jeu, et à faire taire les blasés les plus endurcis. Au micro, Hesp s'est rememoré son épopée, prenant le temps de remercier les témoignages de sympathie reçus des fans de poker des cinq continents. "<em>Je suis à court d'adjectifs pour décrire ce que j'ai vécu. Incroyable, dingue, formidable, extraordinaire... Et puis, ça fait plaisir, de croiser autant de monde voulant une photo avec moi !"</em></p><h2><strong><span style="color:#A52A2A;">Une intro qui donne la chair de poule</span></strong></h2><p>Tous les joueurs qui disputent le Main Event des WSOP ont déjà connu ce frisson, causé par la musique que l'on entend en entrant dans l'Amazon Room. La preuve, tous les ans, je reçois des messages privés de joueurs qui cherchent désespérement la référence du morceau, histoire de pouvoir l'écouter en avance - n'est-ce pas <strong>Aurélie Réard</strong> ? Et pourtant, cette musique n’est pas uniquement diffusée sur le plus beau tournoi du monde : on l'entend en préambule de tous les tournois de l'été. Mais c’est sur le Main Event qu’elle prend tout son sens, sans doute parce que peu de joueurs <em>late reg </em>le tournoi : contrairement aux 77 autres épreuves de l'été, une majorité de joueurs sont assis dès le <em>shuffle up and deal</em>. Diffusé à plusieurs reprises pendant les dix minutes qui précèdent le shuffle up and deal, ce morceau est un remix moderne d'une des musiques de film les plus célèbres de l'histoire du 7e art, composé par <strong>Ennio Morricone</strong> pour <em>Le bon, la brute et le truand,</em> pierre philosophale du western spagetti taillée par<em> </em>Sergio Leone et mettant en vedette l'inoubliable triplette Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach. Instaurée depuis 2008 au Rio grâce à Ty Stewart, l’<em>executive director</em> des WSOP, cette musique emblématique de l'histoire moderne des Championnats du Monde a pourtant failli disparaître du programme cette année. Mais devant les plaintes de nombreux joueurs, et sur insistance de<strong> Grégory Chochon</strong>, le<em> frenchy </em>des WSOP, les organisateurs ont décidé de la conserver. Et je peux vous le garantir : entendre cette musique tandis que vous cherchez votre place avant le coup d'envoi, c’est une expérience complètement inoubliable.</p><center>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="337" src="https://www.youtube.com/embed/x9Kujas1IsM" width="600"></iframe></p></center>

<h2>
<span style="color:#A52A2A;"><strong>Remplissage en cours</strong></span></h2><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/file_attente_main_2.jpg"><img alt="File Attente Main Event 2" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/file_attente_main_2.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>L'Amazon Room est aujourd'hui intégralement remplie, ce qui n'était pas le cas hier lors du Day 1A :

<strong>Amazon / Orange : 39 tables
Amazon / Tan : 16 tables
Amazon / Purple : 39 tables
Amazon / Gold : 28 tables</strong>

<div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/brasilia_room.jpg"><img alt="Brasilia Room" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/brasilia_room.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Plus de place, donc ? Loin de là : les WSOP disposent de quatre salles de bal, certaines plus grandes qu'un terrain de foot (ou un supermarché Américain de taille modeste). La Brasilia elle est aussi remplie à 100% par les joueurs du Main Event :

<strong>Brasilia / Bronze : 17 tables
Brasilia / Red : 25 tables
Brasilia / Blue : 19 tables
Brasilia / Silver : 25 tables</strong>

<div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/pavillion_room.jpg"><img alt="Pavillion Room" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/pavillion_room.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Deux salles pleines, c'est bien. Il reste encore un peu de joueurs ayant acheté un ticket pour le Day 1B. Direction la Pavilion et ses 239 tables ! Elles sont loin de toutes être occupées :

<strong>Pavilion / White : 30 tables</strong>

Faisons les comptes : le Day 1B du Main Event occupe actuellement 238 tables. La plupart d'entre elles ne sont pas encore remplies, mais au vu de la file d'attente devant le bureau des inscriptions (qui rivalise avec celle que l'on pourrait observer devant la villa du Team Winamax si ValueMerguez annonçait la tenue d'un barbecue <em>open bar</em>), elles le seront bien assez tôt.

238 tables, cela correspond à une capacité de presque 2 200 joueurs, un chiffre équivalent à celui du Day 1B de 2017. Et il reste encore plein de place, bien entendu.

<div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/file_attente_main.jpg"><img alt="File Attente Main Event" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/file_attente_main.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Pas mal de joueurs sont encore loin d'être assis, la faute à une file d'attente bien garnie. Comme d'habitude, on se retient de leur hurler au visage que le guichet des inscriptions pour le Main Event est ouvert 24h/24 depuis plus d'un mois.</p><h2><span style="color:#A52A2A;"><strong>La théorie du Mauplot</strong></span></h2><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/jean_christian_mauplot.jpg"><img alt="Jean Christophe Mauplot" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/jean_christian_mauplot.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Quelques secondes de vadrouille à peine entre les tables de la zone Orange de l'Amazon ont suffit pour dénicher le premier de nos qualifiés Expresso en piste sur ce Day 1B, <strong>Jean-Christian Mauplot</strong>. "<em>Le chattard !</em>," comme se présente lui-même celui qui, pour rappel s'est contenté de mettre 6 € dans la machine, avant de voir apparaître le jackpot maximum puis de remporter sa table, le tout en quelques minutes. "<i>Je stresse à mort</i>, nous a confié JC sans détour. <em>C'est mon premier vrai gros tournoi live, et même ma première fois à Las Vegas. Habituellement, je ne fais que du online. Le Main Event clairement, c'est un rêve. Le premier objectif, c'est d'essayer de ne pas sortir trop vite</em>." Comment se prépare-t-on alors pour le plus gros événement de sa vie de joueur ? "<em>J'ai joué quelques petits tournois dans ma campagne, j'ai lu quelques bouquins aussi. Mais bon, il peut tout se passer, c'est le poker</em>."</p><p>Effectivement, il peut tout se passer, comme une confrontation rêvée, dès la première main que l'on joue dans le tournoi. En milieu de parole, Jean-Christian ouvre et trouve deux payeurs, le bouton et la grosse blinde. Il c-bet à 300 sur un flop 7<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/diamond.gif" />3<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/diamond.gif" />7<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/heart.gif" /> et se fait relancer à 800 par le bouton. Sur un turn 2<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/spade.gif" /> et une rivière 6<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/heart.gif" />, notre qualifié check/call ensuite deux mises à 1 600 et 2 500. Les jeux messieurs : paire de Rois pour le bouton et... paire d'As pour JC, qui n'espérait sûrement pas un aussi bon départ.</p><h2><strong><span style="color:#A52A2A;">Fleur au fusil</span></strong></h2><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/Alexis_Fleur.jpg"><img alt="Alexis Fleur" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/Alexis_Fleur.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Installé sur la première table en entrant dans l’Amazon Room, <strong>Alexis Fleur</strong> m’explique pourquoi il a choisi ce Day 1B pour faire son entrée dans le Main Event. <em>« J’ai peur des américains et du 4 juillet »</em>. Comme je comprends pas trop sa phrase, je lui demande de clarifier un peu. <em>« En gros, vu qu’il y a la fête nationale demain, je ne sais pas si les américains seront sur le Day 1C, j’ai pas envie de jouer avec des russes ou des allemands, du coup, je me suis dit que les ricains seraient là aujourd’hui. »</em> Auteur de deux deep run sur les World Series cette année, dont une 146e place sur le Monster Stack pour 6 794 $, le runner-up du Sixmix 2016 n’a jamais brillé sur le Main Event. Il faut un début à tout.</p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/Nicolas_Noguera.jpg"><img alt="Nicolas Noguera" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/Nicolas_Noguera.jpg" class="align-center post-image"/></a></div><strong>Nicolas Noguera</strong>, le meilleur pote de poker d’Alexis et accessoirement vainqueur du Main Event du WSOP Circuit à Clichy en 2016, dispute son premier Main Event. <em>« Mes potes m’ont chauffé pour que je le joue. Ils m’ont dit que les tables étaient folles, et c’est vrai que ça a l’air incroyable. Tous ces petits vieux qui ont posé 10 000 balles sur la table, c’est vraiment inespéré. Je joue plutôt en cash ici, en 10-20, mais je pouvais pas passer à côté de ça. On tente sa chance, comme tout le monde. »</em> Je l’ai blanchi dès sa première main, quand il a pris 2 streets de value sur un tableau K<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/diamond.gif" />3<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/heart.gif" />3<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/spade.gif" />4<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/heart.gif" />6<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/heart.gif" /> avec K<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/spade.gif" />J<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/club.gif" /> contre 8<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/diamond.gif" />8<img src="https://static.winamax.fr/img/poker/cards/club.gif" /> dans un pot sur-relancé préflop.</p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/Kasher_Soze.jpg"><img alt="Kasher Soze" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/Kasher_Soze.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Autre français croisé dans l’Amazon Room, <strong>Kasher Soze</strong> m’explique avoir choisi le Day 1B <em>« pour les deux Day off… enfin, si je suis encore là pour en profiter. C’est Antoine Saout qui m’a dit de faire ça, autant te dire qu’il sait de quoi il parle ! Et puis, il y a le match de la France vendredi, donc pas pas trop envie de jouer au poker ce jour-là ».</em> Kasher a déjà perdu 6k en faisant ce qu’il me décrira brièvement comme un <em>« call de merde avec deux rois »</em>. Rien de dramatique néanmoins pour le grinder qui évolue à une table rêvée pour ce début de journée, et elle ne devrait pas casser.</p><h2><span style="color:#A52A2A;"><strong>Statistiques, anecdotes et citations à la con</strong></span></h2><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/table_casquettes.jpg"><img alt="Table Casquettes" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/table_casquettes.jpg" class="align-center post-image"/></a></div><strong>83% </strong>: le pourcentage de casquettes autour de cette table qui joue pour l'instant en 6-handed. Visiblement, il y en a un qui n'a pas reçu le mémo à propos du <em>dress code</em>.</p><p><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/paperman.jpg"><img alt="Homme Journal" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/paperman.jpg" class="align-center post-image"/></a></div></p><center><b><i>Oui, il y a encore des gens qui lisent des journaux, comme ce monsieur qui attend patiemment que sa table se remplisse pour pouvoir commencer à jouer.</i></b>



<p><b><i><div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/the_devil.jpg"><img alt="The Devil" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2018/07/03/the_devil.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Comme chaque année depuis les temps immémoriaux, l'homme que la presse poker surnomme depuis plus de dix ans </i>The Devil <em>(les origines du surnom se sont un peu perdues, mais pas le sobriquet) a notifié sa présence dans la salle en célébrant le </em>shuffle up & deal<em> d'un énergique coup de cymbales. Cela fait depuis 2006 au moins qu'il fait ça, vous l'avez peut-être déjà vu sur ESPN. S'il franchit le Day, il va probablement recommencer ce soir : on essaiera de le prendre sur le fait en fin de journée.</em></b></p></center>

<h2><span style="color:#A52A2A;"><strong>Le déroulement du Main Event</strong></span></h2><p>Lundi 2 juillet : <strong>Day 1A</strong>
Mardi 3 juillet : <strong>Day 1B</strong>
Mercredi 4 juillet : <strong>Day 1C</strong> (Fête Nationale aux Etats-Unis)
Jeudi 5 juillet : <strong>Day 2A</strong> et <strong>2B</strong>
Vendredi 6 juillet : <strong>Day 2C</strong>
Samedi 7 juillet : <strong>Day 3</strong> (Bulle en fin de journée, en principe)
Dimanche 8 juillet : <strong>Day 4</strong>
Lundi 9 juillet : <strong>Day 5</strong>
Mardi 10 juillet : <strong>Day 6</strong>
Mercredi 11 juillet : <strong>Day 7</strong> (Jusque 9 joueurs restants)
Jeudi 12 juillet : <strong>Table Finale </strong>(jusque 6 joueurs)
Vendredi 13 juillet : <strong>Table finale </strong>(jusque 3 joueurs)
Samedi 14 juillet : <strong>Table finale </strong>(de chez finale)</p><h2><span style="color:#A52A2A;"><strong>La structure du Day 1</strong></span></h2><p>La partie débute à onze heures (le matin, hein), avec 50 000 jetons attribués à chaque joueur. Chaque niveau dure deux heures, avec une pause entre chaque niveau.
Level 1 : <strong>75 / 150</strong>
Level 2 : <strong>150 / 300</strong>
Level 3 : <strong>150 / 300 ante 25</strong>
Level 4 : <strong>200 / 400 ante 50</strong>
Level 5 : <strong>250 / 500 ante 75</strong>

Le Day 1B se terminera aux alentours de 23h, heure locale (8h en France).</p><h2><span style="color:#A52A2A;"><strong>Main Event : l'affluence puis 2003</strong></span></h2><p>2003 : <strong>839</strong> joueurs (Chris Moneymaker)
2004 : <strong>2 576</strong> (Greg Raymer)
2005 : <strong>5 619</strong> (Joe Hachem)
2006 :<strong> 8 773</strong> (Jamie Gold)
2007 :<strong> 6 358 </strong>(Jerry Yang)
2008 : <strong>6 844</strong> (Peter Eastgate)
2009 : <strong>6 494 </strong>(<a href="https://www.winamax.fr/reportages_wsop-2009---main-event-87" target="_blank">Joe Cada</a>)
2010 : <strong>7 319</strong> (Jonathan Duhamel)
2011 : <strong>6 865 </strong>(Pius Heinz)
2012 : <strong>6 598</strong> (Greg Merson)
2013 : <strong>6 352 </strong>(<a href="http://www.winamax.fr/reportages_vegas-show---wsop-2013-72" target="_blank">Ryan Riess</a>)
2014 :<strong> 6 683</strong> (<a href="https://www.winamax.fr/reportages_vegas-show---wsop-2014-114" target="_blank">Martin Jacobson</a>)
2015 :<strong> 6 420</strong> (<a href="https://www.winamax.fr/reportages_vegas-show---wsop-2015-129" target="_blank">Joe McKeehen</a>)
2016 : <strong>6 737 </strong>(<a href="https://www.winamax.fr/reportages_vegas-show---wsop-2016-141" target="_blank">Qui Nguyen</a>)
2017 : <strong>7 221</strong> (<a href="https://www.winamax.fr/reportages_vegas-show---wsop-2017-152" target="_blank">Scott Blumstein</a>)
2018 : Réponse le 14 juillet !

<em><strong>Photos et articles par Benjo, Flegmatic & Tapis Volant</strong></em></p>
Gora Pizz:
Il semblerait que son cagoulé de merde soit allé faire un saut prolongé du côté de... la Bobby's Room du Bellagio.


Mari, ça suffira, imo. :)
Lol j'ai bien ri en voyant ça aussi.