Tag, you're it!
Le tournoi par équipes se lance en Brasilia dans la joie et la bonne humeur Event #55 : NLHE Tag Team 1 000 $ (Day 1)
Alerte embouteillages à l'entrée de la Brasilia Room ! Mais que peut bien causer un tel attroupement ? Une séance de dédicaces surprise de Phil Ivey ? Une distribution gratuite de card guards à l'effigie de Phil Hellmuth ? Une course de scooters entre Mike Matusow et Doyle Brunson ? Que nenni mes amis : ce mercredi 27 juin marque tout simplement le coup d'envoi du tournoi le plus convivial de ces WSOP, le tournoi par équipes à 1 000 $, autrement appelé Tag Team Tournament.
Le principe est simple : deux à quatre joueurs/joueuses peuvent se mettre ensemble, chaque membre de l'équipe devant jouer au minimum une orbite - et non pas un niveau entier comme annoncé dans un Demandez le Programme ! où je m'étais un peu enflammé - pour valider sa participation. On tient donc le bracelet le plus abordable du festival, puisqu'en formant une équipe de quatre, il est possible de devenir Champion WSOP pour seulement 250 $. Pour le reste, chaque team est libre de procéder comme elle le souhaite, oouvant passer d'un joueur à l'autre à tout moment, entre chaque main. Et enfin, détail amusant qui a son importance, cette épreuve se joue sans aucune pause d'une quelconque sorte, et se finira donc tôt, aux alentours de 21 heures.
En ce qui concerne le binôme Harper / Gaëlle Baumann (O RLY étant la seule membre du Team inscrite à l'heure actuelle, en attendant un possible duo ibérique Leo Margets / João Vieira), cela se jouera visiblement au feeling. "On n'a pas de plan pré-établi, explique l'Alsacienne. On va changer comme ça, de temps en temps, en fonction de comment on se sent. En tout cas, il est magnifique ce tournoi. Notre table est fabuleuse." Pour votre culture pokeristique, quand un joueur pro vous dit ça, il faut comprendre : "Il n'y a quasiment que des joueurs récréatifs, c'est génial !" On fait tout de même entièrement confiance à notre Gazelle nationale pour ne pas tomber dans l'excès de confiance.
Parce que l'on vous sait friands d'anecdotes, Gaëlle a démarré son tournoi avec une petite histoire sympa. "Je suis à peine assise à table qu'un de mes voisins me lance un "Hi, Gaëlle, how are you?" Je me fais tout de suite la réflexion : "Mais je le connais lui, c'est un réalisateur ou quelque chose ?"" Pas loin, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de James Woods - "Ah, mais oui, bien sûr !" -, inoubliable Max dans le chef d'oeuvre Il était une fois en Amérique et grand habitué des World Series, qu'il joue chaque été.
Les hostilités démarrent tranquillement pour notre joyeux couple, qui va devoir batailler pendant trois jours pour devenir les nouveaux Liv Boeree / Igor Kurganov, titrés l'an dernier sur le Tag Team à 10 000 $. "On était montés à 13 000, et on vient de redescendre à 9 000," me précise Harper. Car l'autre aspect qui fait de ce tournoi le rendez-vous idéal des joueurs récréatifs, est son tapis de départ de 10 000, contre seulement 5 000 pour les habituelles boucheries à 1 000 $. De quoi se faire plaisir entre potes un peu plus longtemps. Quoi qu'il en soit, quel que soit le parcours de Gaëlle et Harper, vous aurez le droit à un petit condensé vidéo ce week-end, lors des émissions quotidiennes en direct de Vegas diffusées sur Winamax TV.
Comme disait le slogan d'une célèbre et fabuleuse room de poker, l'important, ce n'est pas les cartes, c'est ce que vous en faites. Et hop, un joli pot pour Gaëlle Baumann avec un 7-2 off transformé en brelan sur le flop ! Sauf qu'en fait non. J'étais tellement concentré sur le jeu de notre Pro que je n'ai pas vu que son adversaire a fait quinte avec 6-4, après avoir payé une mise de la taille du pot au turn. Oups.De l'autre côté de la Brasilia, un sympathique trio savoure ce tournoi par équipes, celui composé de Paul "La Patouille" Patouilliart (au centre), qui officie désormais sur nos tables online sous le pseudo R.Sigurdsson, Rémy alias TROISBOUDIX (à droite), habitué de nos festivals live, et leur pote Gérôme (avec un "G", il y tient). "On s'est rencontrés en 2015, alors que Paul et moi venions faire notre premier Vegas," raconte Rémy. "Pour moi, c'est la 14e fois ici cette année," ajoute un Gérôme plus qu'habitué des lieux.
Arrivés il y a un peu plus d'une semaine, Paul et Rémy ont pris le temps de faire un peu de tourisme avant de s'attaquer à ce tournoi. "On a commencé par deux jours à jouer entre ici et le Wynn et puis on est partis faire un road trip dans l'ouest américain. Le Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Antelope Canyon, c'était vraiment magnifique," poursuit Rémy en me montrant une photo du grandiose Horseshoe Canyon (oui, encore un). "Bon, maintenant on cherche des créneaux pour dormir !," conclut celui qui est aussi un grand fan de foot, prêt à se lever aux aurores pour ne rien rater de la Coupe du Monde. Bonne chance les gars !
Tiens, une team 100% PMU par ici. "Je joue avec Erwann (Pécheux) et Sarah (Herzali), précise Jonathan Therme. Erwann est venu jouer une demi-heure avant de partir jouer son Day 2 au Planet Hollywood et Sarah va arriver dans deux heures pour prendre le relai." Tout semble sous contrôle.
Et hop, un visage que je n'avais pas encore vu au Rio, celui de Paul Guichard. "Pourtant, ça doit faire cinq ou six jours que je suis là !, rectifie l'intéressé. Fichtre, la boulette. Je suis avec Florian Ribouchon, mais là il joue le 400 $ du Planet Hollywood (lui aussi !), donc il me laisse faire le taff."
Déjà présent il y a deux ans pour le tout premier tournoi WSOP de ce type, Brewenn, le big boss du poker chez PMU, a remis le couvert cette année, accompagné par un collègue.Petite photo souvenir pour la Team Bart Lybaert, qui sera à surveiller de près.
On croise beaucoup plus de joueuses sur ce Tag Team que sur les autres tournois des World Series, comme le prouve ce virage 100% féminin.
Allez, pour le plaisir, en voici un deuxième.
Grand adepte de ces tournois à 1 000 balles, avec notamment une victoire en avril à Barcelone et une deuxième place en décembre dernier à Prague, Ludovic Geilich sera de nouveau un sérieux client. Surtout en étant associé au runner-up du PSC Prague Jason Wheeler.
Autre professionnel reconnu au milieu des amateurs, le vainqueur du tournoi Crazy Eights de l'an passé - celui sur lequel Guillaume Diaz a terminé huitième - le Roumain Alexandru Papazian.Petite forme pour Robert Mizrachi, qui semblait à deux doigts de s'endormir à table. Est-ce qu'il ne serait pas temps de passer le relai Bob ?
Organisation beaucoup plus détendue sur ce tournoi qu'ailleurs, les équipiers qui ne sont pas en jeu pouvant rester surveiller leur pote à quelques pas des tables.



























