Mais qui joue le Monster Stack ?
Des profils très différents s'alignent au départ de ce Monster Stack Event #48 : Monster Stack 1 500 $ (Day 1B)
Pendant longtemps, beaucoup de joueurs français se plaignaient des structures des tournois WSOP. "Si tu perds un coup, c'est fini", "T'as pas intérêt de faire set over set", "Tu tombes à vingt blindes au bout de deux heures !", entendait-on très souvent dans les couloirs du Rio. Et puis, il y a quelques années, les organisateurs ont décidé de proposer le "Monster Stack", pour permettre aux joueurs de s'amuser plus longtemps et d'attendre un peu avant de jouer ces fameux lancers de pièces. 15 000 jetons de départ, des blindes qui démarrent sur 25/50 avec des niveaux d'une heure, de quoi ravir les français qui ne jurent que par le format "deepstack". Les américains et les joueurs du Sud de la France ont cela en commun, ils pensent qu’avec beaucoup de jetons, ils mettront plus longtemps à sauter et auront un peu plus leur destin en main.
Ce tournoi qui avait réuni 6 716 joueurs l'an dernier n'a pour l'instant séduit "que" 6 077 prétendants, même si les inscriptions sont encore ouvertes, 2 246 hier sur le Day 1A et 3 830 sur le Day 1B.
Pour moi, il existe trois types de joueurs français que l'on retrouve sur ce Monster Stack.
Un tournoi comme un autre
Les joueurs pour qui le Monster Stack est "un tournoi comme un autre", qui fait partie de leur routine de grinders à Vegas. Le tournoi est au programme, il y a de la value et on peut développer son jeu tout en profitant de la faiblesse du field. Dans cette catégorie, des pros principalement, habitués des lieux et qui regrettent pour la plupart que ce tournoi soit encore un freezout.
Gaëlle Baumann aura à coeur de s'illustrer sur ce Monster Stack, elle qui a l'habitude de deep run sur les gros fields comme sur le Main Event et qui n'a pas encore briller cette année à Sin City. Comme de nombreux membres du Team Winamax, hors de question de rater ce Monster Stack, "ce serait une faute professionnelle !"
En comptant les re-entries, Erwann Pecheux en est déjà à plus de 40 tournois sur ce Vegas 2018. Déjà 7 places payées pour la machine de PMU qui aimerait bien deep run au Rio, plutôt que de faire des demies au Venitian.
Sonny Franco est passé tout près du gros résultat cet été au Planet Hollywood, il compte bien faire mieux sur ce Monster Stack.
Sarah Herzali, le plus beau sourire du poker français, en place pour la monster perf'
Mon Main Event à moi
Les joueurs qui considèrent le Monster Stack comme "leur" Main Event des WSOP. Ils évoluent en deuxième division, sont venus à Vegas pour disputer les tournois des casinos du Strip, ils jouent habituellement les 400$ du Venitian, les 200$ du Planet Hollywood ou les 565$ du Wynn et ce Monster Stack mais se font un petit plaisir en allant jouer leur plus gros tournoi du séjour pour rêver eux-aussi à la gloire du bracelet WSOP. Ils ont souvent déjà joué ce tournoi et savent qu'ils peuvent se permettre d'investir 1 500$ au Rio parce que le tournoi durera probablement plus que deux niveaux.
Le Monster Stack représente pour certains joueurs leur Main Event, le tournoi qui les fait rêver, qui peut les rendre millionnaires en quelques jours sans se mettre en danger. Adrien Szydlowski (photo), par exemple, est pas passé loin du bonheur l’an dernier, terminant sa belle aventure sur le Monster Stack à la 53e place pour un gain de 20 215$. Qualifié l’an dernier sur Winamax, Adrien m’a confié s’être chauffé à la dernière minute pour ce tournoi. « Je suis parti il y a deux jours sur un coup de tête, avec mon ami Benjamin Mercadal. On avait tous les deux fait l’argent sur ce tournoi l’an dernier et on s’est dit qu’on allait essayer de le refaire cette année ! »
Benny Taieb et Jonathan Fhima passent leurs journées sur le Strip, écumant les petits casinos à la recherche de la combo parfaite buy-in réduit/grosses garantie. Cette technique bien rodée a permis à Benny Taieb de terminer à une belle 4e place sur le Low-Roller du Planet Hollywood pour 12k€. Il me raconte que ce Monster Stack est constitue véritablement "son" Main Event, le plus gros tournoi de son trip à Vegas, et un tournoi qu'il attend depuis très longtemps.
Aurélie Quelain dispute plus souvent des tournois moins chers, au Venitian ou au Wynn, mais elle ne raterait pour rien au monde ce Monster Stack qu'elle a glissé dans son programme de staking, qui est d'ailleurs parti en quelques heures.
Ma première fois
Les joueurs qui disputent le Monster Stack pour la première fois. C'est clairement le tournoi qu'ils ont coché pour venir se faire plaisir au Rio et accumuler de l'expérience, avant de devenir un grinder tout terrain. Comme première expérience sur les WSOP, on ne fait pas mieux. Et même si certains ont déjà touché des jetons du Rio, jouer pour la première fois un Monster Stack est un expérience riche en enseignement. Des étoiles dans les yeux, heureux d’avoir chatté leur siège dans l’Amazon Room ou déçu d’être relégué dans la Miranda Room pour débuter, ils savent que ce tournoi sera très difficile à gagner, mais sont heureux et fiers de participer à la fête.
Auteur d’un magnifique deep run sur le Main Event des WSOP l’an dernier (831e pour 17 243$), Kevin Noblat, plus connu sur ce blog et sur la Winamax TV sous le pseudo d’Harper, dispute son premier Monster Stack et sera surveillé de près par sa moitié, Gaëlle Baumann, qui évolue à quelques tables de là. Présent à Vegas pour réaliser des vidéos et des duplex pour la Winamax TV, Harper est pour l’instant en mode kif, comme nous le montre ces petites images du restaurant Picasso qu’il s’est offert avec Gaëlle hier.
Harper et Gaëlle qui découvrent le restaurant Picasso au Bellagio
Youtubeur connu pour ses vidéos autour du chiffre 7, "DocSeven" disputait également son premier Monster Stack des WSOP. Habillé en écureuil suite à un pari perdu contre son collègue youtubeur "Taupe10" pendant le FPO de la Grande-Motte, William se régalait de disputer ici son deuxième tournoi après une participation sur le Millionnaire Maker il y a deux ans. Malheureusement pour lui, l'aventure n'aura pas duré bien longtemps puisqu'il a pris la porte au cours du level 5.
Bien évidemment, il ne s'agit que d'un aperçu très partiel de la composition du clan tricolore sur ce Day 1B du Monster Stack. Ils sont plus d'une centaine au départ de cette épreuve qui attire toujous autant les français. On les découvrira bientôt plus en détail en fonction des deep runs.












