WSOP 2010 - Main Event - Jour 5

Day 5 : 574 joueurs

Top 10

Tony Dunst 1,546,000
Duy Le 1,460,000
Garrett Adelstein 1,440,000
Matt Affleck 1,395,000
Phil Galfond 1,392,000
Matthew Jarvis 1,373,000
Theo Jorgensen 1,343,000
Benjamin Statz 1,283,000
Bryan Pellegrino 1,240,000
Matthew Brown 1,203,000

19 français

Thomas Demaria 969,000
Damien Luis 919,000
Fabien Dunlop 685,000
Nicolas Babel 612,000
Dimitri Rassam 529,000

Alexandre Luneau 509,000
Pierre Canali 487,000
Damien Rony (Joueur Winamax) 457,000
Gabriel Nassif 446,000
Jean-Paul Pasqualini 434,000

Olivier Daeninckx (Local Hero Winamax) 400,000
Michael Maitre 357,000
David Benyamine 329,000
Mikael Oestricher 252,000
Antony Lellouche (Team Winamax) 182,000

Barbara Martinez 148,000
Olivier Matillo 118,000
Nicolas Chappuis (Local Hero Winamax) 100,800
Fabrice Soulier 104,000

Notables (sélection)

Phil Galfond 1,392,000
Theo Jorgensen 1,343,000
Johnny Chan 1,159,000
JP Kelly 1,000,000
Hasan Habib 875,000
Jesper Hougaard 871,000
Scott Clements 828,000
Johnny Lodden 766,000
Alexander Kostritsyn 761,000
Christian Harder 730,000
Pascal LeFrancois 717,000
Simon Watt 703,000
Juha Helppi 693,000
Praz Bansi 660,000
Scotty N’Guyen 632,000
Hoyt Corkins 572,000
Dragan Galic 569,000
Eric Baldwin 506,000
David Assouline 500,000
Shannon Shorr 482,000
Mark Teltscher 476,000
John Kabbaj 466,000
Vince Van Patten 455,000
Carter Phillips 447,000
Danny Mizrachi 437,000
Steve Billirakis 400,000
Jason Mercier 398,000
Vanessa Selbst 397,000
Robert Mizrachi 381,000
Sam Farha 377,000
Jean-Robert Bellande 356,000
William Thorson 346,000
Serge Didisheim 319,000
Isaac Baron 256,000
Eric Buchman (November Nine) 250,000
Michael Mizrachi 241,000
Theo Tran 231,000
Brett Richey 226,000
Mats Rahmn 225,000
Brandon Cantu 196,000
Padraig Parkinson 185,000
Nikolay Losev 181,0000
Peter Hedlund 176,000
Cole South 164,000
Jean-Philippe Piquette 157,000
Evelyn Ng 156,000
Jason Lester 149,000
Kevin MacPhee 141,000
Alex Jacob 138,000
Joël Benzinou 137,000
Vitaly Lunkin 130,000
Eric Liu 130,000
CK Hua 103,000
Yevgeniy Timoshenko 102,000
David Baker 88,000
Karina Jett 80,000
Lauren Kling 68,000

Les français ITM

600e - Germain Gillard – 24,079 $
630e - Adrien Allain – 21,327 $
677e – Sylvain Biard - 19,263 $
609e - Julien Lang Van – 21,327 $
695e - Sylvain Mazza 19,263 $
696e - Julien Brahic 19,263 $
708e - Marc Bariller 19,263$

Tableau de bord
574 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 3,000/6,000, ante 1,000
Tapis moyen : 382,000

Benjo

Le programme du Main Event

Lundi 05/07, midi : Day 1A (766 survivants sur 1,125 au départ)
Mardi 06/07, midi : Day 1B (1,018 survivants sur 1,489 au départ)
Mercredi 07/07, midi : Day 1C (1,646 survivants sur 2,413 au départ)
Jeudi 08/07, midi : Day 1D (1,716 survivants sur 2,391 au départ)
Vendredi 09/07 : Day 2A (Day 1A + 1C : 1,200 survivants sur 2,412 joueurs au départ)
Samedi 10/07 : Day 2B (Day 1B + 1D : 2,734 joueurs au départ)
Dimanche 11/07 : repos et tournoi médias
Lundi 12/07 : Day 3 (2,557 joueurs)
Mardi 13/07 : Day 4 (1,204 joueurs)
Mercredi 14/07 : Day 5 (574 joueurs)
Jeudi 15/07 : Day 6
Vendredi 16/07 : Day 7 (jusque 27 joueurs)
Samedi 17/07 : Day 8 (jusque neuf joueurs)

La structure du Day 6

Level 17 : 3,000/6,000 ante 1,000 (une moitié)
Level 18 : 4,000/8,000, ante 1,000
Level 19 : 5,000/10,000, ante 1,000
Level 20 : 6,000/12,000, ante 2,000
Level 21 : 8,000/16,000, ante 2,000 (une moitié)

Benjo

Pression et patience
574 joueurs au départ du Day 5

Aujourd’hui commence le cinquième jour du Main Event des World Series of Poker… Où bien est-ce le neuvième ? Tout dépend si vous vous placez du point de vue des joueurs, ou des observateurs.

Toujours est-il qu’il ne sont plus que 574 joueurs à pouvoir prétendre au titre suprême de la planète poker. La bulle a éclaté hier, assurant à chacun un chèque garanti de 19,000 dollars, que plus de 150 joueurs ont déjà collecté. Maintenant l’objectif est simple : tenir, ne pas flancher, continuer à faire grimper son tas de jetons. La route est encore longue, très longue avant la table finale : quatre journées entières nous en séparent.

Regardez le classement que nous venons de publier. Observez bien le Top 10. Combien d’entre eux seront encore en vie au dernier jour ? Il va intéressant de voir comment vont se comporter les leaders. Certains vont parfaitement assumer leur rôle de capitaine de la table, et poursuivre leur progression. D’autres en revanche, vont manquer de réussite, et disparaître dans l’oubli. Il y a ceux qui vont exploser en vol, faute d’avoir su gérer la pression inhérente à une compétition aussi prestigieuse et difficile. Et puis il y a tous ceux qui se tiennent en retrait, dans l’attente. Leur tapis n’est pas bien énorme, mais leurs chances sont bien réelles.

C’est du Main Event que l’on parle, après tout. La structure est exceptionnelle, et l’enjeu est irréel, hors du commun : 8,9 millions de dollars pour le vainqueur, une couverture médiatique internationale, et l’immortalité pokérienne.

Pression est le mot clé. Il faut l’apprivoiser, la dompter, et surtout ne pas se laisser intimider par elle. Patience est un autre mot clé. Chaque année, nous voyons la même chose se produire durant la seconde moitié de l’épreuve : des joueurs perdent un gros pot, tombent à 20 ou 30 blindes, et commencent à paniquer. Plus souvent que jamais, on les voit alors sortir quelques minutes plus tard, s’étant presser de trouver une mauvaise excuse pour envoyer leurs jetons au milieu. A ceux là, j’ai envie de dire : relax ! Vous avez devant vous des niveaux de deux heures. Pensez à tous ces joueurs qui arrivent à se maintenir des journées entières avec des tapis en dessous de la moyenne. Le Main Event est une épreuve récompensant la patience. Ne confondez pas vitesse et précipitation. Non, 20 blindes, ce n’est pas « short ». Vous avez le temps. Bonne chance.

Pression et patience sont les deux mamelles du Main Event…

Nous allons jouer quatre niveaux de deux heures aujourd’hui. Le calculateur développé par nos soins est formel : on perdra 57,75% des joueurs aujourd’hui. Ils ne seront donc plus que 231 encore en course à la fin du Day 5.

Benjo

La longue marche
Level 17 - Blindes 3,000/6,000, ante 1,000

574 joueurs restants, et autant d’histoires à raconter… Commençons par ceux qui ont déjà connu l’ivresse de la victoire aux championnats du monde. Ils ne sont plus que deux : Scotty N’Guyen et Johnny Chan, avec des tapis bien au dessus de la moyenne. Le premier est patient et conservateur, un vrai ouvrier des tournois. Le second est mystérieux, et se fait sur le circuit depuis quelques années. Mettez n’importe lequel des deux en table finale, et vous obtiendrez un barouf médiatique comparable à celui observé avec Phil Ivey lors de l’édition 2009.

Et les scandinaves ? Je prédis la présence d’au moins l’un d’entre eux parmi les « November Nine ». C’est que les talents sont nombreux : Theo Jorgensen, vainqueur du WPT de Paris, Jesper Hougaard, deux bracelets, Johnny Lodden, le déglingo norvégien,… Derrière cette trilogie de luxe se cachent plusieurs nordiques de l’ombre, des jeunes joueurs pas encore révélés au grand jour, des « Jon Randomson » prêts à devenir les prochaines rock-stars du poker européen. Jorgensen et Hougaard sont assis à la même table, qui sera à surveiller de près : un clash n’est pas à exclure.

Côté français, je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Egaler le fantastique cru 2009 (six joueurs dans le Top 100, trois en demi-finales, puis un en finale) sera difficile, mais pas impossible. Les 19 tricolores du Day 5 forment un ensemble hétéroclite, représentatif du visage moderne du poker français. Il y a les emblèmes : Fabrice Soulier et David Benyamine, déjà auteurs de « deep run » en 2009. Il y a Antony Lellouche, légende en devenir, pour la première fois payé au Main Event en cinq tentatives, actuellement en dessous de la moyenne à la table de Jason Lester. Il y a les « grinders » online, qu’ils soient habitués des mid-stakes ou déjà installés confortablement aux tables les plus chères du net : Alexandre Luneau, Damien Rony, Olivier Daeninckx, Mikael Oestreicher, Thomas Demaria… Il y a les joueurs tout-terrain comme Jean-Paul Pasqualini ou Gabriel Nassif, qui ont prouvé leurs compétences aussi bien en live qu’online.

Il y a aussi quelques mystères qui restent à élucider. Des joueurs comme Damien Luis et Dimitri Rassam, nous ne savons encore rien, ou presque, à part que leur gestion de la bulle fut sans faute. Luis a multiplié son tapis par six durant le Day 4, et je ne serais pas surpris de le voir au rendez-vous des demi-finales. Quelque chose me dit que c’est un joueur qui saura jongler avec la patiente et la pression inhérentes aux dernières journées du Main Event.

Le londonien Fabien Dunlop partage une table avec Simon Watt, alias « l’homme qui a battu Tom Dwan en heads-up ». Côté Local Heroes, Chawips est assis à côté de Cole South (relativement short), tandis que Woooote est assis à la gauche de Jason Mercier. Une très belle table au milieu de la zone Orange rassemble Jean-Paul Pasqualini, Alexandre Luneau et William Thorson.

Et puis il y a les femmes. Cinq seulement sont encore en course : Karina Jett, Lauren Kling, Vanessa Selbst, Evelyn Ng, et une joueuse « à nous », Barbara Martinez. En 2009, l’espagnole Leo Margets s’était adjugé le titre de « Last Woman Standing » en atteignant la 27e place.

Fabrice Soulier nous montre son imposant tapis… Ou pose un slam, je ne sais plus trop.

Si la bulle paraît déjà loin derrière nous, elle a pourtant éclaté il y a moins d’un niveau. Du coup, un écrémage massif est encore en cours. Il fut fatal à trois français durant la première heure.

* Fabrice Soulier fut le premier à rendre les armes. Il pousse son tapis de 90,000 au cut-off avec [Kd][Td] et est payé dans la nano-seconde par le bouton qui possède As-Roi. La suite est cruelle : le flop lui apporte un dix lui redonnant de l’espoir. Mais le turn est un valet, et la river une dame… Ne pouvant battre une quinte, Fabrice prend la direction de la sortie, signant son deuxième cash consécutif dans le Main Event.

* Deuxième victime : Mikael Oestreicher. En bataille de blindes, « MetzMagny » relance à 16,000 avec [As][Qh]. Il est payé par la grosse blinde. Le flop est [4h][5h][5s] : Mikael mise 18,000 et est relancé à 55,000. Devant ce qu’il considère être une relance pour information, le français envoie son tapis pour 270,000. Son adversaire hésite alors cinq minutes avant de payer avec… Roi-Quatre ! Une main qui tient jusqu’à la rivière.

* Enfin, Rémy Biéchel arrive en salle de presse en nous apprenant la sortie de Barbara Martinez… Sa top paire n’a pas résisté à un tirage couleur.

Damien Rony a de son côté pris un départ idéal. Sur la première main de la journée, Lynch trouve une paire de dames premier de parole et relance à 14,000. Carter Phillips, présent à sa gauche, place un 3-bet pour 31,000. Damien se contente de payer et ils sont deux à voir un flop [8s][7d][4h]. Le joueur Winamax check-call une mise de 37,000. Le turn, un [4d], est alors checké. La river est un [3s] : Damien checke une dernière fois puis paie une mise de 65,000. Carter retourne alors Dix-Deux (oui, oui) et Lynch s’empare de ce pot pour grimper à plus de 600,000 !

Harper

Tableau de bord
495 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 4,000/8,000, ante 1,000
Tapis moyen : 443,000

Constant mouvement
Des têtes de série nous quittent
Les français continuent de progresser

Une pause imprévue a été décrétée par Jack Effet au début du Level 18… En raison, semble t-il, du rythme trop rapide des éliminations. Le temps de traiter le paiement des premiers sortant, et la partie pouvait reprendre.

Plusieurs joueurs notables nous ont quitté au cours du premier niveau. Notons Carter Phillips, Jason Lester, Karina Jett, Lauren Kling, Vanessa Selbst, David Baker, CK Hua, le québécois Jean-Philippe Piquette, le November Nine Eric Buchman, et le présentateur du World Poker Tour Vince Van Patten. Evelyn Ng semble être la dernière joueuse en course. Déjà !

Au sommet, les position ont déjà quelque peu changé. Tony Dunst a du rendre sa couronne de chip-leader pour la donner à son compagnon de table Matt Affleck, qui pointe désormais à deux millions. Phil Galfon s’est propulsé en seconde place.

Discussion stratégique entre nos deux Local Heroes… Nicolas Chappuis a passé une paire de neuf avant le flop après une relance payée, estimant que la taille de son tapis n’était pas suffisante pour aller chercher un brelan. Le flop est venu Q-9-7, de quoi l’irriter. « Chawips » est donc allé demander l’avis d’Antony Lellouche et Olivier Daeninckx, qui lui ont assuré que le fold était bon. Après quelques resteals bien sentis, Nicolas est remonté à 175,000. De son côté, « WooooTe » a hérité d’une table difficile où figurent le français Thomas DeMaria ainsi que Jason Mercier et Robert Mizrachi. Son tapis n’a pas bougé.

Avec une vingtaine de blindes, Antony Lellouche se montre pour sa part patient. Derrière une relance du cut-off à 20,000, je l’ai vu envoyer son tapis depuis la petite blinde pour 166,000. Son adversaire a passé, permettant au joueur du Team Winamax de respirer un peu. Tant qu’il n’aura pas doublé son tapis, sa marge de manœuvre restera limitée à ce genre d’actions.

« Je crois que j’ai fait le pire fold de l’histoire… » me confie Joël Benzinou. Mais avant cela, débutons par les bonnes nouvelles. Le belge a doublé son tapis à la faveur d’une rencontre entre son As-Sept et Roi-Dame, lui permettant de revenir à 280,000. Quelques temps plus tard, le bouton relance à 16,000. De petite blinde, Joël envoie 41,000. Serge Didisheim est en grosse blinde et envoie 110,000. Si le bouton passe rapidement, Joël a affaire à une grosse décision : il possède une paire de dames ! Les deux joueurs se respectent et s’apprécient énormément, ce qui va fortement influencer la décision du belge. Après cinq longues minutes, il décide de passer. Les deux joueurs s’entretiendront ensuite et Serge avouera n’avoir pas eu mieux qu’une paire de neufs…

Mais cela n’a pas tellement dérangé Joël. Un tour plus tard, derrière une relance et un 3-bet, il trouve une paire d’as. Le belge envoie son tapis et est payé par [As][Ks]. Après un tableau sans encombre, il double à 480,000, un tapis qui le replace dans la moyenne.

L’action fait rage entre les stars internationales. En début de parole, Jason Mercier relance à 19,000. Robert Mizrachi décide alors de sur-relancer à 55,000. Jason, qui porte d’ores et déjà le tout nouveau maillot des Heats floqué Lebron James, va faire le tri parmi ses énormes piles de jetons et annoncer « All-in », réclamant un total de 338,000 à Robert. Ce dernier paie dans l’instant avec [Kd][Kc] et fait face à [5d][5s]. L’apparition d’un roi au turn plie l’affaire. Robert grimpe à 700,000 pendant qu’il ne reste plus que 140,000 (moins de vingt blindes) à Jason.

Un tapis qu’il ne tardera pas à investir quelques instants plus tard avec As-Dix. Olivier Daeninckx se réveille avec deux as et élimine tranquillement l’américain. Il grimpe à 550,000.

« Carré de huit ! » C’est le futur tube de l’été, messieurs dames ! Après Nicolas Babel, c’est au tour de Pedro Canali de profiter de cette main pour réaliser un énorme double up. Explications de l’intéressé.

« Alors que tout le monde est en pleine discussion, je relance premier de parole à 20,000 avec une paire de huit. Un joueur dans les blindes s’arrête alors immédiatement de parler, puis m’envoie 55,000. C’est toujours une premium ici. Je décide donc de payer pour aller toucher un brelan. Mais je fais bien mieux que ça… Je floppe un carré sur [8c][Tc][8s] ! La suite est alors facile : il mise 65,000 et je paie. Le turn est un [Ks] : il fait 100,000 et je paie. River : [6h]. Il envoie 110,000 et je fais tapis pour 260,000. Il paie avec deux as… »

Bilan : Pedro Canali est le premier français à passer la barre du million de jetons !

Harper

Tableau de bord
468 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 4,000/8,000, ante 1,000
Tapis moyen : 459,000

Les short-stacks français s’inclinent
Antony Lellouche, Nicolas Chappuis, Olivier Matillo : OUT

Le rythme s’accélère : la progression des blindes rattrappe les tapis les plus faibles, qui sortent les uns après les autres, comme Bernard Lee et Isaac Baron. Les minutes qui viennent de s’écouler furent particulièrement cruelles pour les short-stacks français : Antony Lellouche, Nicolas Chappuis et Olivier Matillo nous ont quitté en succession. Après trois heures de partie, nous avons donc perdu les six plus petits tapis tricolores du Day 5. Faisons le point sur les sorties les plus récentes.

Concernant Nicolas Chappuis, l’histoire est plutôt simple : le Local Hero Winamax pousse ses 160,000 au cut-off après une relance à 19,000 du hijack. Quelques minutes plus tôt, Nicolas jouait une séquence identique avec une paire de 7, et obtenait un fold de son adversaire. Cette fois, cependant, il est payé, par une paire de 9. Le français retourne [Kc][Qc] et joue donc un coin-flip tout ce qu’il y a de plus classique… Classique, mais aussi crucial : son tournoi est en jeu. Le flop As-7-6 le laisse derrière, et le turn 9 met fin à son tournoi avant même que la rivière ne soit retournée. Félicitations à notre Local Hero, qui remporte 31,7647 dollars, et va aller fêter son ITM avec une bouteille de « RhumAgricole » (oui, il s’agit d’une private joke… Comprenne qui pourra)

Benjo

L’aventure d’Antony Lellouche dans ce Main Event est terminée. Héroïque pendant trois jours, résistant avec un tapis jamais supérieur à trente blindes, Anto a perdu l’unique confrontation à tapis avant le flop dans laquelle il s’est impliqué. Revenu à un tapis de 246,000 grâce à quelques vols, Antony trouve Roi-Dame en milieu de parole et relance à 19,000. Le bouton, « un bon joueur » précise le pro Winamax, place un 3-bet pour 52,000. Anto décide alors d’envoyer son tapis. Payé par deux valets, il n’est pas en si mauvaise posture, ayant environ une chance sur deux de l’emporter.

Et le flop K-8-T va même lui donner un net avantage ! Son adversaire ne joue plus qu’un valet ou une éventuelle quinte venue de l’espace. Le turn est un dix. Jusque là, tout va bien. Mais la river sera un cruel valet : au lieu de prendre ce pot de 516,000 qui l’aurait ramené dans la moyenne, Antony Lellouche quitte ce Main Event avec 31,647$.

Autre victime tricolore : Olivier Matillo. Sous les vingt blindes depuis deux jours, le jeune français aura fait preuve de courage et de ténacité pour atteindre l’argent. Sa patience lui aura même permis de gratter quelques paliers supplémentaires. Une rencontre entre son As-Dix et As-Valet aura ensuite eu raison de la fin de son tapis. Il remporte 31,647 dollars pour sa performance.

Pedro Canali s’envole

« Une image dégueulasse, ça paie » s’amuse Pedro. « Un joueur a décidé de me check-raise à tapis sans la moindre chance de me faire passer sur un turn A-K-3-Q. Il avait Quatre-Cinq et moi un brelan de trois… Pas d’horreur à la rivière et voilà un joueur en moins ! » Pedro grimpe ainsi à un impressionnant tapis de 1,4 millions.

Harper

Infos en vrac

  • Thomas Demaria possède 800,000. « J’étais tombé à 600,000 », nous dit le jeune pro, « mais ça va mieux depuis. » A sa table, le Local Hero Winamax Olivier Daeninckx est stable avec550,000.

  • Je me suis avancé trop vite en proclamant qu’il restait une seule joueuse en course (Evelyn Ng, qui a depuis sauté). En fait, il reste au moins cinq représentantes féminines dans le Main Event, sur moins de 400 joueurs : Breeze Zuckerman, Dorothy Vonsachsen, Jackie Glazier (photo), Karla Leduc, et Susan Nordsen. Je ne reconnais aucune d’entre elles.

  • Gabriel Nassif est tombé à 250,000. Comment ça va, je demande ? « Moyen », est la brève et prévisible réponse que je reçois.

  • David Benyamine pointe à 400,000. Je lui souhaite d’aller plus loin qu’en 2009 (106e place). « Aller AUSSI loin qu’en 2009 serait déjà bien », me répond t-il. « J’étais monté à 900,000 hier, pour ensuite tomber à 300,000. On verra bien… »

  • Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais Damien Luis (photo, l’un de nos chip-leaders français au départ du Day 5) a perdu presque la moitié de son tapis pour tomber à 560,000. Je l’ai vu disputer une main énorme mais finalement sans intérêt. Je vous la raconte quand même car je suis payé pour :

JP Kelly relance UTG. Un joueur paie au hi-jack. Au bouton, Luis 3-bet. La parole revient à Kelly qui 4-bet pour 65,000 de plus. Le hi-jack passe, et Luis reprend la main. Il opte pour un 5-bet, pour 185,000 de plus. Kelly réfléchit quelques instants, et annonce tapis. L’anglais couvre largement le français. Il ne reste plus que 325,000 à Luis : presque la moitié de ses jetons sont déjà au milieu. Malgré cela, il va considérer la situation une bonne minute avant de payer.

La confrontation spectaculaire que tous les spectateurs attendaient (moi y compris) n’aura cependant pas lieu : les deux joueurs révèlent une main identique, As-Roi, et le pot est partagé.

Le genre de main qui prouve que peu importe la hauteur du tapis, l’enjeu, et le tournoi, As-Roi reste une main à jouer à fond quoi qu’il arrive. Enfin, c’est ce que l’action dans l’Amazon Room laisse à penser. Moi, je n’en sais trop rien, le poker c’est pas trop ma tasse de thé.

Benjo

Tableau de bord
396 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 5,000/10,000, ante 1,000
Tapis moyen : 554,000

Les français évacuent l’Amazon à toute vitesse
Plus que 8 sur 335 joueurs restants

Une terrible heure pour nos joueurs tricolores… Si l’élimination rapide des short-stacks en début de journée (Martinez, Soulier, Antony…) n’est pas forcement apparue comme une surprise, il y a en revanche de quoi s’étonner devant le dernier contingent d’éliminés français.

Coup sur coup, on a perdu une ribambelle de nos talentueux jeunes représentants, qui avaient pourtant réussi à se monter de gros tapis au cours des deux dernières journées : Alexandre Luneau, Fabien Dunlop, Damien Rony et Thomas Demaria. Dans la moitié des cas, ces sorties ont été orchestrées par des compatriotes.

Commençons par Thomas Demaria, qui aura probablement quelques raisons de s’en vouloir. C’est le Local Hero Winamax Olivier Daeninckx qui s’est chargé de l’envoyer bouler avec deux Valets contre As-Roi, mais comme le toulousain nous l’a raconté, le gros du travail avait été effectué juste avant. « Thomas n’avait plus que 200,000 [20BB] quand je l’ai sorti », dit-il. « Il venait de jouer un pot à deux millions ! ». Olivier nous explique que Thomas a relancé à 25,000 au bouton après un limp du cut-off. La petite blinde (avec qui le français avait aparemment déjà joué plusieurs coups tendus) a 3-bet à 100,000, et Thomas a payé. Sur le flop, tout s’emballe en deux temps trois mouvements : la petite blinde mise 125,000, et Thomas envoie directement son tapis. Il est en semi-bluff avec Dame-9 (tirage de quinte par les deux bouts), et se fait payer très vite par les As. Le turn et la rivière ne changent rien, et Thomas manque un pot énorme. Il sortira quelques minutes plus tard.

Benjo

Un autre affrontement tricolore s’est récemment terminé en bain de sang. Sur le ring : Jean-Paul Pasqualini et Alexandre Luneau. JPP est le premier à ouvrir les hostilités en relançant à 15,000. Alex décide de payer en milieu de parole.

[Kd][5c][8c]

Petit crochet de Jean-Paul pour 15,000. Un peu sonné, Alexandre parvient néanmoins à payer. Le turn est un [4d] : JP prend son « temps mort » en checkant. Alex répond par un autre crochet à 30,000. C’est alors que survient l’inattendu : un contre de Jean-Paul pour 77,000 ! Alex est dans les cordes… Va-t-il réussir à se relever ? Au bout de trois minutes, le décompte est lancé… 10… 9… 8… Alex, au prix d’un ultime effort, envoie son tapis pour 235,000. Jean-Paul paie dans la seconde et place l’uppercut final : il possède [5h][5s] ! Alex, avec [Ah][Kc], n’a plus aucune chance de l’emporter. Il est KO et éliminé. JPP grimpe à un million !

Notons également l’élimination de Fabien Dunlop. Les cartes affichées étaient les suivantes : As-Sept contre As-Roi avec un roi et un sept sur le tableau. Était-ce à tapis avant le flop ? Fabien était-il devant avant de prendre une horreur ? Impossible de le savoir. Toujours est-il que « Zemetique » est sorti de ce Main Event.

« Je n’arrive pas à maintenir mon tapis » se plaint Nicolas Babel. C’est vrai que sa séquence est carré – spew – carré – spew. Non, c’est bien trop sévère. Mais disons que « NicBab » n’a pas réussi à prendre l’ascendant sur sa table. Après avoir sorti un shortstack avec un nouveau carré (deux dames contre deux rois : deux dames sortent au tableau), Nicolas a effectivement tenté une sur-relance, de 30,000 à 80,000. Immédiatement, John Kabbaj lui est revenu dessus pour 200,000. Nicolas passe et conserve un tapis de 570,000, dans la moyenne.

Nous n’en avons pas terminé avec la série noire française : c’est au tour de Damien Rony d’être éliminé. Le joueur Winamax a commencé par perdre un pot massif avec une couleur contre une couleur supérieure (quatre trèfles étaient affichés sur un tableau ayant contenu de l’action : Damien possédait les rois avec le roi de trèfle et son adversaire l’as de trèfle) lorsqu’est venue cette main :

« Johnny Lodden relance à 25,000 au bouton et je fais tapis depuis la petite blinde avec une paire de dix pour ses 260,000 effectifs. Il paie avec As-Valet et remporte le coin flip… J’envoie ensuite tapis au bouton avec As-Sept pour mes quatre dernières blindes et la BB me paie avec Roi-Sept. Le flop ? Roi-Sept-Brique. » Damien termine 372ème de ce Main Event et remporte 36,463 dollars.

Harper

La montée en puissance d’Olivier Daeninckx

Le malheur des français fait le bonheur d’autres français : après avoir sorti Thomas Demaria, Le dernier joueur Winamax encore en course Olivier Daeninckx est passé à la vitesse supérieure en jouant trois mains consécutives. Cassons le suspense : il en gagné deux, et perdu une.

#1 : Un joueur relance, un autre paie. En milieu de parole, Olivier envoie un gros 3-bet pour remporter le pot sans showdown.

#2 : Dans un pot limpé, Olivier voit le flop [Qs][8s][7c] en position. Il paie une mise du limpeur UTG. Turn [Kh]. Olivier paie une autre mise. [Jc]. Cette fois, UTG checke, et Olivier prend les choses en main avec une mise de 80,000. UTG abandonne, et Olivier montre un énigmatique [3s].

#3 : Main suivante… Cette fois au cut-off, Olivier relance à 24,000. La grosse blinde défend, et donk-bet sur le flop [Jd][9d][5h]. Olivier paie la mise de 35,000. Le turn [3s] est checké. Rivière : [8s]. La grosse blinde check/call 60,000. Olivier retourne Roi-Valet, persuadé d’avoir le meilleur jeu. Mais la grosse blinde montre la pointure au dessus : As-Valet.

Olivier possède 860,000 après toutes ces mains.

En vrac

  • Gabriel Nassif a gagné un coin-flip pour remonter à 440,000. Michael Maître progresse doucement mais surement : notre dernier repérage le pointe aux alentours de 500,000.

  • William Thorsson avait entamé le Day 5 avec un petit tapis, mais s’est refait une belle santé durant les premières heures de la journée. Il vient de passer à la table Benzinou/Didisheim.

  • David Benyamine a trouvé un nouveau siège directement à la droite de Nicolas Babel.

  • Je ne sais pas ce qu’il s’est passé (comme d’habitude, diront les mauvaises langues), mais Damien Luis s’est refait une santé de fer, et vient de dépasser la barre des 1,6 millions ! Largement de quoi le placer en tête du contingent français, et dans le Top 20 du classement général.

Le point sur les français

Nous avions manqué l’élimination de Dimitri Rassam en début de journée. Ils ne sont donc plus que huit en course à l’heure où j’écris ces lignes. Récapitulons les éliminations françaises jusqu’à présent :

351e – Thomas Demaria 36,463$
372e – Damien Rony (Joueur Winamax) 36,463$
382e – Fabien Dunlop 36,463$
396e – Alexandre Luneau 31,647$
406e – Olivier Matillo 31,647$
416e – Antony Lellouche (Team Winamax) 31,647$
417e – Nicolas Chappuis (Local Hero Winamax) 31,647$

527e – Barbara Martinez 27,519$
528e – Dimitri Rassam 27,519$
562e – Fabrice Soulier 24,079$
569e – Mikael Oestreicher 24,079$

Et puis il y a ceux qui ont fait l’argent hier, lors du Day 4 :

600e - Germain Gillard – 24,079 $
630e - Adrien Allain – 21,327 $
677e – Sylvain Biard - 19,263 $
609e - Julien Lang Van – 21,327 $
695e - Sylvain Mazza 19,263 $
696e - Julien Brahic 19,263 $
708e - Marc Bariller 19,263$

Benjo

Tableau de bord
335 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 5,000/10,000, ante 1,000
Tapis moyen : 655,433

On a plus beaucoup de français, mais il se portent bien

Les tours de Babel

C’est un pot gigantesque que vient de jouer Nicolas Babel… Le meilleur pote de Manuel Bevand avait démarré la journée avec 620,000, et c’est à peu près ce qu’il possède peu avant la pause-dîner du Level 5. Nicolas trouve une paire de 3 au cut-off, et relance à 25,000. De petite blinde, John Kabbaj 3-bet à 75,000. Nicolas paie et trouve un flop idéal :

[Th][9h][3d]

Un flop qui convient apparemment aussi à l’anglais, car l’argent part rapidement au milieu : c-bet, min-raise, all-in, payé !

Kabbaj retourne [Ah][Jh] pour un très gros tirage, et fait face à la seule main qu’il ne voulait pas voir : un brelan.

« Pas de bad-beat », dit Nicolas. Son voeu est exaucé dès le turn, un [Tc] qui lui donne la gagne absolue. La rivière est un insignifiant [2c], et Nicolas double son tapis.

Kabbaj est dépité. « Tu m’as payé 75,000 préflop avec ça ?.. » Babel se contente de répondre par l’affirmative. Il n’y a rien à dire qui puisse consoler Kabbaj à ce moment. Le perdant se doit de rester bon perdant, et le gagnant se doit de rester bon gagnant. C’est à peu près l’attitude que ces deux joueurs adoptent. Des « gentlemen ».

Il ne reste que 170,000 à Kabbaj après ce coup, tandis que Babel décolle à 1,3 millions.

Benjo

Doucement mais surement, Gabriel Nassif poursuit sa progression. Grâce à ce coin flip l’ayant replacé dans la course, Yellowhat dispose de plus de profondeur pour s’exprimer. Exemple : derrière une relance à 22,000 d’un joueur en milieu de parole payée par le Hi-Jack, Gabriel squeeze pour un total de 77,000. Il obtient un fold de la part de ses deux adversaires et s’empare du pot pour grimper à 620,000.

Jean-Paul Pasqualini m’a confié avoir couché une paire de valets avant le flop. « Un joueur relance à 35,000 et je fais 101,000 : il m’envoie tapis pour 800,000… Je pense que je suis derrière. » J’ai également vu JPP défendre sa grosse blinde derrière une relance du joueur premier de parole pour 25,000. Sur un flop [Tc][8h][5h], Jean-Paul check-call une mise de 40,000. Le turn est un [2s] : face à une nouvelle mise de 60,000, le corse préfère abandonner. Ces deux pots perdus le font chuter à 660,000, un tapis qui reste supérieur à la moyenne.

[Note : Ce coup est survenu avant le gros double-up contre Kabbaj] « J’ai voulu m’en prendre à un Géant ! » commente Nicolas Babel. En bataille de blindes, NicBab voit David Benyamine relancer à 35,000. Il décide de défendre avec [8s][5s]. Derrière un check de David sur un flop T-9-4, il prend l’initiative de miser la moitié du pot et est payé. Le turn, un 8, est checké. David va alors miser 65,000 sur la rivière 3. Nicolas hésite un petit moment puis paie avec sa paire de huit. Avec Roi-Neuf, David possède la main gagnante. « Il a pris une belle value » est forcé d’admettre Nicolas, qui chute à 650,000. David possède sensiblement le même tapis.

Cet homme est français… Et il possède un tapis d’1,6 million ! Qualifié en ligne, Damien Luis a progressivement monté son stack tout au long de ces cinq journées de compétition. Débutant aujourd’hui avec le deuxième tapis français, il nous raconte sa progression : « Un joueur est parti en tilt complet. Je l’ai sorti en deux temps : avec deux rois contre une paire de valets, puis avec deux as contre sa paire de neuf. » Résultat : Damien possède un des 30 plus importants tapis du tournoi.

Harper

Le point sur les francophones de l’étranger

Joël Benzinou (Belgique) avait entamé le Day 5 en position de short-stack, avec 137,000. Le voilà désormais à 500,000. « J’ai trouvé une paire d’As d’entrée de jeu et gagné un gros pot contre As-Roi. Après, j’ai grindé jusque 400,000, et sorti un short avec 99 contre As-8. J’avais enfin des jetons pour jouer un peu au vrai poker : j’ai squeeze avec [9h][7h] contre une relance de Mark Telscher et un call de son voisin, ils ont passé… Après j’ai re-squeeze avec As-Dame, et gagné le coup préflop aussi. »

A sa gauche, Serge Didisheim (Suisse) est stable avec 300,000.

Benjo

Tableau de bord
312 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 6,000/12,000, ante 2,000
Tapis moyen : 703,000

*** PAUSE-DÎNER ***

Les joueurs sont partis manger… Et nous allons de faire de même. On se donne rendez-vous à 19h40, heure locale, soit 4h40 chez vous.

Ce Day 5 est un véritable tourbillon qui emporte tout sur son passage (surtout les joueurs). Il restera trois heures de jeu après le dîner. Je ne serais pas surpris que l’on termine sous la barre des 200 joueurs.

Benjo

Il reste trois heures à jouer

Allez hop, on reprend les choses là où nous les avions laissées, avec un peu plus de 300 joueurs restants, dont huit français, certains avec de jolis tapis.

Les restrictions concernant les médias non-officiels ont été renforcées : il ne nous est désormais plus possible de circuler entre les 32 dernières tables, seulement autour, derrière une barrière de sécurité, à plusieurs mètres de l’action. Cela afin de laisser ESPN filmer tranquillement les éliminations et coups importants.

Mais ne vous inquiétez pas, nous allons faire de notre mieux pour piquer un maximum d’informations à PokerNews… Euh, je veux dire, parler aux joueurs durant les pauses, histoire d’avoir quelque chose à raconter.

Benjo

Couvrir un tournoi les yeux fermés, c’est possible ?

Avec la réduction du nombre de tables restantes vient immanquablement quelques changements dans les règles du jeu côté médias. A compter de la pause-dîner, et jusqu’à la fin du tournoi, il ne nous sera plus possible de circuler entre les tables pour observer l’action de près. Le Main Event est désormais reservé aux reporters de PokerNews, et aux équipes télé d’ESPN.

Un périmètre a été délimité autour du bloc de tables pour permettre aux médias non-exclusifs (dont nous faisons partie) de regarder l’action. C’est donc parqués derrière les barrières de sécurité que nous pouvons observer l’action de loin, à l’aveugle.

Seules les tables situées près du rail nous sommes donc réellement accessibles. Pour celles situées au milieu de l’océan, des jumelles ne seraient pas de trop. Heureusement que je dispose d’informateurs infiltrés dans le No Man’s Land… C’est ainsi que j’ai pu apprendre le chip-count de David Benyamine après le dîner : 328,000.

Quelques informations et remarques, collectées depuis le périmètre des médias pestiférés :

  • Damien Luis semble s’amuser comme un petit fou avec son tapis de 1,6 millions.

  • Padraig Parkinson est-il le dernier irlandais en course dans le Main Event. Je n’en sais rien, mais toujours est-il qu’il s’agit assurément de l’un des meilleurs joueurs issus du pays de la Guiness (une boisson qu’il affectionne particulièrement). Padraig Parkinson fait partie des rares joueurs du field ayant déjà expérimenté les joies d’une finale aux championnats du monde. 1999 avait été surnommée « Year of the Irish » car on retrouvait trois irlandais en finale du Main Event : George McKeever (7e), Padraig (3e), et Noël Furlong, qui remporta le tournoi grâce à une prestation digne des meilleurs moments de Stu Ungar. J’ai une tendresse particulière pour Padraig. Lorsque j’ai disputé mon premier vrai tournoi de poker en 2003, c’était à l’Aviation Club de France. Une épreuve au prix d’entrée de… cinq euros, avec recaves. Cela paraît inconcevable aujourd’hui, pas vrai ? A l’époque, les cercles faisaient n’importe quoi pour tenter d’attirer une nouvelle clientèle. Toujours est-il que Padraig (à l’époque parisien) faisait partie des rares pros en course, et avait remporté le tournoi avec une facilité déconcertante, tout en consommant un nombre incalculable de bouteilles de Heineken.

EDIT : Zut, Padraig est OUT. Ah, quelle tristesse. Il va me manquer.

  • Jean-Robert Bellande, l’américain avec un nom français est assis derrière un joli tapis. Est-ce l’année du come-back pour celui qui se définit comme « broke mais vivant comme un millionaire » ?

  • Seuls deux des quatre frères Mizrachi sont encore là, mais il s’agit des plus connus : Eric et Michael. J’ai vu Michael jouer un gros pot. Sur un board [4h][2s][5h][Kd][7c], le Grinder fait face à une mise de 250,000, et réfléchit une bonne semaine avant de passer… [Ah][Qh] ? Hum, j’imagine qu’il y a un gros historique entre les deux.

  • Il ne reste plus qu’une femme en course, une seule, après l’élimination de Dorothy VonSachsen. Le trophée « Last Woman Standing » décerné par le blog WickedChopsPoker ira donc à Breeze Zuckerman, qui se définit sur Twitter comme « consultante, coach personnel, écrivain, éditeur et joueuse de poker. ». Breeze possède un tapis conséquent, mais il lui faudra pas mal de travail pour arriver à égaler la performance de Leo Margets en 2009 (27e).

  • Parmi les éliminés récents : Jason DeWitt, John Kabbaj, Thayer Rasmussen, Vitaly Lunkin, Eric Morris…

Le Top 10 selon www.wsop.com

Theo Jorgensen 3,2 millions (le voilà, notre November Nine scandinave)
Joseph Cheong 2,87 m. (connais pas)
Michael Skender 2,8 m. (non plus)
Duy Le 2,7 m. (hein ?)
Matt Affleck 2,45 m. (le frère de Ben ?)
Bryn Kenney 2,22 m.
Fokke Beukers 2,1 m. (un hollandais, j’adore son nom)
Robert Pisano 2,01 m.
Alexander Kostritsyn 1,99 m. (favori Winamax en 2009)
Cuong Nguyen 1,9 m.

Benjo

Pedro Canali intègre le top 10

« Deux millions papa ! »

Vous n’avez jamais joué à ce petit jeu ? En combinant les cartes des joueurs impliqués, trouver quel flop serait le plus propice à l’action ? Le croupier de la table 364 est un expert dans ce domaine. Vous allez voir.

En début de parole, le joueur le plus agressif de la table relance à 23,000 avec [Qs][Qc]. Un second paie avec [9s][9d] et Pedro Canali, qui possède [Kh][Jh], décide de payer également. « Les joueurs à ma gauche sont assez faibles et pas du genre à squeezer » se justifie le parisien.

Alors, quel est le flop parfait des ces conditions ? Tout à fait messieurs dames ! Il s’agit de [Qh][Tc][9h] ! Avec son brelan, le premier décide de miser 48,000. Le second se contente de payer avec son plus petit brelan et Pedro, avec la quinte (ça en fait des jeux), envoie 158,000. Logiquement, le premier envoie son tapis pour 700,000. C’est alors que ça devient très fort : malgré son jeu énorme, le second parvient à passer sa main après trois minutes de réflexion. Ayant deviné à quelle main il fait face, Pedro demande « Pas de doublette ! » avant de dire « Call » tout en retournant sa quinte assortie d’un tirage couleur. Ni le turn [Ad] ni la river [6h] ne viennent perturber Pedro Canali qui, grâce à cette main, passe à 2 millions, un tapis le plaçant dans le top 10 !

Sale quart d’heure pour JPP

A l’opposé de Pedro, Jean-Paul Pasqualini vit un véritable cauchemar. « Pas mal de mauvaises rencontres » confie le corse. « Un joueur fait 25,000 premier de parole et, juste à sa gauche, je fais 85,000 avec une paire de dames. Il m’envoie 210,000 et je décide de payer. Le flop est 2-3-4 : on checke tous les deux. Le turn est un J : il fait 190,000 et je passe. Il me montre deux as… »

« Ensuite, je trouve [Jh][Jd] et me contente de payer une relance avec 25,000. Le flop est [9d][6d][2d] : il checke, je fais 51,000 et il paie. On checke un turn [4d]. La river est un [As] : il fait 110,000 et je paie. Il a [Ad][7d]. C’est le coup précédent qui m’a fait ne pas sur-relancer cette main avant le flop. C’est surement une erreur. » Bilan comptable : Jean-Paul chute à 300,000, un peu plus de vingt-cinq blindes.

Harper

Tableau de bord
255 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 6,000/12,000, ante 2,000
Tapis moyen : 861,000

Brèves de comptoir

La dernière pause du Day 5 est en cours. Il ne restera plus qu’une heure à jouer après celle-ci… On est passé sous la barre des 250 joueurs. Parmi les récents sortants : les anglais Praz Bansi et Mark Teltscher, Steve Billirakis… Un joueur du nom d’Evan Lamprea est notre actuel chip-leader avec 3,6 millions. Derrière : Matt Affleck, Theo Jorgensen, Michael Skender, et Duy Le.

Nicolas Babel : « J’ai 1,06 millions, trois petits tapis à ma droite, et quatre mecs qui jouent bien à ma gauche. C’est compliqué ! »

Gabriel Nassif : « J’ai 400,000, et je me fais balader dans tous les sens. Il y a un mec qui a squeeze contre trois joueurs, et j’ai passé deux Valets… C’est super discutable, comme fold. Il m’a promis de me révéler sa main plus tard, mais je m’en veux pas mal sur ce coup. Il y a aussi eu une bataille de blindes contre mon voisin de droite. Il relance très souvent. Je défends avec As-3 dépareillés. J’aurais du 3-bet. On checke jusque la rivière 10-4-8-10-3, et je value-bet. Il me paie avec 4-3… »

Joël Benzinou : « J’ai 475,000. Je suis content d’être encore là, et d’avoir pu me construire un tapis jouable. Je suis plutôt short-stack avec mes 40 blindes, mais il y a encore énormément de place pour tenter quelque chose. »

Joël a raison : avec une telle structure, on ne peut qu’être désolé de voir autant de joueurs cramer leurs gros tapis sur des coups plus que discutables. 40 blindes, ce serait un montant très confortable dans n’importe quel étape de l’EPT. Ici, des joueurs possédant le double ou le triple arrivent à tout dilapider en quelques minutes. Le Main Event est un tournoi qui récompense la patience. Chaque année, nous observons des joueurs atteindre la finale sans jamais avoir disposé d’un gros tapis. A l’inverse, chaque année voit son lot de jouer dépasser la barre des 2, 3, voire 4 millions pour ensuite disparaître dans l’oubli autour de la centième place…

David Benyamine : « Benjo, je vais te raconter absolument tous les coups que j’ai joués depuis le début du tournoi. Et après, on boira des coups dans la Bobby’s Room. » OK, là je déconne. David a doublé son tapis depuis notre dernier article : il pointe à 650,000.

Benjo

Michael Maitre : « J’ai perdu un pot important avec As-Roi contre As-Dame : il a fait quinte… Ensuite, je floppe une couleur et me la fait craquer à la river. » Bilan : Michael chute à 400,000.

Damien Luis : « Je touche peu mais continue de me faire livrer à chaque fois que j’ai un gros jeu. » Bilan : le voici désormais à 1,81 million, l’actuel plus important tapis français.

Pedro Canali et Olivier Daeninckx sont partis discuter de leurs mains. Ils ont tous les deux connu un petit déficit dans la dernière heure : Pedro pointe à 1,7 million, Olivier à 450,000.

Jean-Paul Pasqualini : « Tu peux mettre que j’ai 2,600,000. » Pardon ? « Bon, pour être honnête, il faut enlever un zéro : j’ai 260,000. »

Même les joueurs doivent laisser la priorité aux caméras…

Coup dur pour Olivier Daeninckx. Sur des blindes 6,000/12,000 ante 2,000, il voit le cut-off envoyer son tapis pour 200,000. « WooooTe » ouvre [Ad][9d] en grosse blinde et, après réflexion, juge que sa main est suffisante. Il paie et voit son adversaire retourner [Jd][7d]. L’histoire ne nous dit pas si c’est un valet, un sept ou encore une quinte qui est venu craquer la main du Local Hero Winamax, mais toujours est-il qu’il a perdu. Il chute à 525,000, un tapis désormais bien inférieur à la moyenne.

Harper

Tableau de bord
235 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 10,000/20,000, ante 3,000
Tapis moyen : 934,000 (46,5BB)

Fin du Day 6 : 200 joueurs, dont 8 français
Comme en 2009, les chances tricolores sont bonnes

Après l’éclatement de la bulle lors du Day 4, et l’accession aux places payées pour 747 joueurs, la cinquième journée du Main Event nous a rapprochés un peu plus de la table finale, avec plus de 300 éliminations en huit heures de jeu. Quand la fumée du combat s’est dissipée après huit heures de jeu, il n’en restait plus que 205 disposant encore de jetons devant eux.

La journée n’a pas été tendre envers les têtes de série, qui nous ont quitté par dizaines aujourd’hui. Citons des joueurs comme Jason Mercier, Yevgeniy Timoshenko, Eric Buchman (le dernier November Nine en course), Matt Matros, Shannon Shorr, Carter Phillips, Isaac Baron, Vanessa Selbst, Sam Farha, Evelyn Ng, Brandon Cantu, Peter Hedlund, Eric Liu, Hoyt Corkins, Kevin MacPhee : tous ont terminé leurs WSOP sur une note positive avec un récompense à cinq chiffres, une somme sans doute dérisoire et décevante comparée aux sommes mirobolantes que recevront les finalistes.

Ils étaient 19 français a avoir passé le cap de la quatrième journée. C’était inévitable : il y allait avoir des dégâts. Les sorties rapides de Barbara Martinez, Olivier Matillo et Fabrice Soulier furent somme toutes logiques, en regard du petit tapis dont ils disposaient en début de journée. Même constat pour les joueurs Winamax Antony Lellouche (Team Pro) et Nicolas Chappuis (Local Hero), qui auront crânement défendu leurs chances, sans parvenir à éviter l’élimination.

Déception, en revanche, pour des joueurs comme Alexandre Luneau, Fabien Dunlop, Dimitri Rassam ou Thomas Demaria, dont le gros stack de départ nous laissait espérer une meilleure prestation. Que ce soit par la faute d’un excès d’agressivité ou un manque flagrant de réussite (ou les deux) ils n’auront pas réussi à porter ce gros tapis jusqu’au Day 6.

Hé oui… Un énorme stack n’est en aucun cas l’assurance d’une journée facile. Demandez à Matthew Brown (313e) et Garret Adelstein (222e), qui n’auront pas survécu à ce Day 5, malgré une place dans le Top 10 au départ de la journée. A l’inverse, des joueurs comme Theo Jorgensen, Matt Affleck et Duy Le ont parfaitement géré leur avance, réussissant à l’accroître un peu plus pour rester dans le Top 10.

Benjo

Huit français au Day 6

C’est une journée à rebondissements qu’a vécu le dernier représentant Winamax en lice. Olivier Daeninckx a commencé par éliminer Jason Mercier et Thomas DeMaria. La suite fut moins joyeuse : enchainant mauvaises rencontres et bad beat, le Local Hero a vu son tapis fondre sans cesse. Une dernière heure très active lui permettra néanmoins de revenir avec un tapis de 748,000 pour aborder la sixième journée. Un scénario similaire à celui vécu par Jean-Paul Pasqualini. Le corse a tout d’abord éliminé son compatriote Alex Luneau avant de subir deux rencontres l’ayant amputé des deux tiers de son tapis. Fort heureusement, un double up dans les derniers instants de la partie lui a permis de se repositionner : il reviendra jeudi avec 736,000.

Nicolas Babel le dit lui-même : « J’ai réussi à avoir des coups de chance, mais ai malheureusement fait trop de conneries derrière pour pouvoir prétendre à un énorme tapis. » Des erreurs qu’il a su éviter de commettre dans le dernier niveau : on le retrouvera au Day 6 avec 896,000, un tapis dans la moyenne. Gabriel Nassif a doublé d’entrée de jeu puis a du faire face à un grand nombre de décisions compliquées. Il s’en est sorti avec brio, terminant la journée avec 611,000.

Pedro Canali vit un véritable conte de fées. « C’est juste un grand kif’ » résume-t-il. Ayant comme à son habitude rendu fou ses tables par son jeu agressif, Pedro a de plus pu profiter de quelques heureuses rencontres pour monter un impressionnant tapis. Il termine à 1,827 million, un tapis qui le place dans le top 25. David Benyamine avait fait forte impression en doublant rapidement son tapis. Une dernière heure en demi-teinte le forcera à revenir au Day 6 avec un stack amoindri à 353,000.

Terminons enfin par les deux tricolores qui nous étaient inconnus jusqu’à ce Main Event : Damien Luis et Michael Maitre. Damien a « touché très peu de mains, mais les a rentabilisé au maximum en recevant des livraisons. » Un poker simple qui lui a rapidement permis de se placer parmi les chipleaders. Resserrant son jeu par la suite, il reviendra jeudi avec un confortable tapis de 1,736 million. Le parcours de Michael fut plus chaotique. Parvenant dans un premier temps à doubler son tapis, il a par la suite subi quelques horreurs. Résultat : il reviendra en sixième journée avec un tapis presque identique à celui qu’il possédait en début de Day 5 : 547,000 !

En un clin d’oeil
Pedro Canali : 1,827 million
Damien Luis : 1,736 million
Nicolas Babel : 896,000
Olivier Daeninckx (Local Hero Winamax) : 748,000
Jean-Paul Pasqualini 736,000
Gabriel Nassif 611,000
Michael Maitre : 547,000
David Benyamine : 353,000

Harper

Nous n’avions que deux joueurs ayant déjà respiré le parfum de la victoire au Main Event : Johnny Chan et Scotty N’Guyen. Le premier a prouvé pourquoi ses deux titres de champion du monde n’étaient pas usurpées (après une cinquantaine d’années (environ) sans résultat, on commençait un peu à douter) en terminant parmi les chip-leaders, et le second s’est maintenu autour de la moyenne durant de longues heures, pour finalement sortir durant les toutes dernières mains de la journée.

Parmi les notables encore en course, notons Scott Clements, les nordiques Johnny Lodden, William Thorson, Jesper Hougaard et Theo Jorgensen, l’ancien favori Winamax Alexander Kostritsyn, Jean-Robert Bellande, les frères Mizrachi Eric et Michael, Theo Tran ou encore Dragan Galic. Une seule femme a tenu bon parmi la dizaine au départ du Day 6 : la semi-professionnelle Breeze Zucherman.

Et nos francophones de l’étranger ? David Assouline possède un joli tapis. Serge Didisheim nous a malheureusement quittés en toute fin de journée, récoltant 48,847 dollars pour sa 224e place. Joël Benzinou, quant à lui, reviendra jeudi avec un tapis de 660,000.

Une journée de plus dans les cartons ! Il n’en reste plus que trois… Trois jours pour passer de 200 à 9 joueurs. A ce stade, je ne sais pas trop quels sont les plans des organisateurs. En 2009, le Day 6 avait commencé avec un nombre de joueurs similaire (185), et s’était terminé très vite, bien avant le coucher du soleil, tant le massacre fut intense. Le programme prévoit cinq niveaux : gageons qu’ils ne seront pas nécessaires.

Huit français seront au départ du sixième jour des championnats du monde. Le même chiffre qu’en 2009 ! L’année dernière, les Ludovic Lacay, David Benyamine, François Balmigère et autres Fabrice Soulier possédaient des tapis compris entre 764,000 et 1,871 millions. A peu près la même amplitude peut-être observée cette année. Seulement quatre avaient survécu au Day 6, sur 64 joueurs au total. Pour découvrir si nos français auront un Main Event 2010 aussi réussi que le précédent, je vous donne rendez-vous jeudi à partir de midi, heure locale (21 heures en France). Bonne journée à tous !

Benjo

Tableau de bord
205 joueurs restants (sur 7,319 au départ)
Blindes : 8,000/16,000, ante 2,000
Tapis moyen : 1,071,000

Day 6 : 205 joueurs

Le Top 10

Van Lamprea (Canada) 3,564,000
Michael Skender (USA) 3,527,000
Sanghyon Cheong (USA) 3,357,000
Duy Le (USA) 3,186,000
Theo Jorgensen (Danemark) 3,088,000
Bryn Kenney (USA) 2,902,000
Matt Affleck (USA) 2,896,000
Alexander Kostritsyn (Russie) 2,564,000
Johnny Chan (USA) 2,559,000
Sebastian Panny (Argentine) 2,442,000

Notables

On retrouve dans cette liste des joueurs connus, des scandinaves, des joueurs online, d’autres qui ont gagné un bracelet cet été, la dernière femme en course, plein de francophones, des types avec des noms rigolos, et Gualter Salles-Santos, à qui il ne restait plus qu’une ante (1,000) en début de Day 5, je vous laisse chercher combien il possède maintenant :

  1. Theo Jorgensen (Danemark) 3,088,000
  2. Matt Affleck (USA) 2,896,000
  3. Alexander Kostritsyn (Russie) 2,564,000
  4. Johnny Chan (USA) 2,559,000
  5. Fokke Beukers (Pays-Bas) 2,273,000
  6. John Racener (USA) 2,270,000
  7. Dag Palovic (Slovaquie) 1,796,000
  8. Michael Mizrachi (USA) 1,793,000
  9. Jonathan Driscoll (Québec) 1,757,000
  10. Gabriel Alarie (Québec) 1,727,000
  11. Johnny Lodden (Norvège) 1,625,000
  12. William Thorson (Suède) 1,607,000
  13. Scott Clements (USA) 1,535,000
  14. Peter Jetten (Canada) 1,535,000
  15. JP Kelly (UK) 1,474,000
  16. Christian Harder (USA) 1,263,000
  17. Jonathan Duhamel (Québec) 1,097,000
  18. Phil Galfond (USA) 1,025,000
  19. Jean-Robert Bellande (USA) 946,000
  20. Gualter Salles-Santos (Brésil) 939,000
  21. David Assouline (Québec) 845,000
  22. François Binette (Québec) 829,000
  23. Pascal LeFrançois (Québec) 758,000
  24. Breeze Zuckerman (USA) 738,000
  25. Dragan Galic (Croatie) 702,000
  26. Joël Benzinou (Belgique) 629,000
  27. Juha Helppi (Finlande) 555,000
  28. Tomer Berda (Israël) 397,000
  29. Tony Dunst (USA) 327,000
  30. Theo Tran (USA) 327,000
  31. Eric Baldwin (USA) 292,000
  32. Jesper Hougaard (Danemark) 289,000
  33. Hasan Habib (USA) 266,000
  34. Robert Mizrachi (USA) 224,000

Français

C’est le deuxième deep-run consécutif de David Benyamine (106e en 2009). Canali, Luis, Pasqualini et Maître disputent leur premier Main Event (il me semble)

  1. Pierre Canali 1,827,000
  2. Damien Luis 1,736,000
  3. Nicolas Babel 896,000
    127. Olivier Daeninckx (Local Hero Winamax) 768,000
  4. Jean-Paul Pasqualini 736,000
  5. Gabriel Nassif 611,000
  6. Michael Maître 574,000
  7. David Benyamine 353,000