WSOP 2010 - Jour 17

Day 17, demandez le programme

Ralentissons un peu le rythme en ce dimanche… Quatre épreuves seulement seront au programme.

Midi (21 heures en France) : Event #24 – No Limit Hold’em 1,000$ (Day 1B)
Vous reprendrez bien un petit peu de boucherie ? La Pavilion Room sera de nouveau remplie à craquer pour la deuxième fournée du Day 1.

14h30 : Event #22 – World Championship Ladies 1,000$ (Finale)
Fatima Gaonach fut éliminée hier soir en douzième position, laissant Vanessa Hellebuyck seule pour représenter les françaises en table finale. La spécialiste des tournois Ladies est sixième au départ de la dernière journée. Voici le casting :

Sidsel Boesen 789,000
Kami Chisholm 529,000
Timmi Derosa 437,000
Anne Whalen 344,000
Holly Hodge 279,000
Vanessa Hellebuyck 277,000
Bonnie Overfield 226,000
La Sengphet 206,000
Loren Watterworth 75,000

Blindes : 6,000/12,000, ante 1,000

La première sortante recevra 13,688 dollars. La gagnante, un peu plus : 192,132 dollars.

15h : Event #23 – Short Handed Limit Hold’em 2,500$ (Finale)
Les 13 survivants (parmi lesquels l’ancienne gloire Dutch Boyd et JJ Liu en route vers une seconde finale cet été) vont s’affronter aujourd’hui jusqu’à l’obtention du bracelet, et des 234,065$ l’accompagnant.

Al Barbieri 415,000
Albert Minnullin 367,000
Christopher Vitch 352,000
Russ « Dutch » Boyd 349,000
Brian Meinders 300,000
Anh Le 289,000
Julian Parmann 202,000
JJ Liu 182,000
Dana Kellstrom 151,000
Domenico Denotaristefani 110,000
Jeff Norman 102,000
Eduardo Miranda 63,000

15h : Event #25 - World Championship Omaha High-Low 10,000$ (Day 2)
154 joueurs sur 212 ont survécu au Day 1. Dans le top 10, le vainqueur de l’édition 2008 – vous le connaissez bien :

Eugene Katchalov 123,200
Sergey Altbregin 112,500
David Benyamine 102,500
Sammy Farha 98,500
Alexander Kostritsyn 95,900
Tai Nguyen 94,600
George Danzer 91,700
Vladimir Schmelev 88,300
Jeff Lisandro 87,200
Brock Parker 85,900

Et aussi Phil Hellmuth (84,300), David Baker (62,500), Phil Ivey (57,600)… Emmanuel Sebag et Tom Dwan n’ont pas passé le premier tour.

Benjo

Mamie est une degen
Event #24 – No Limit Hold’em 1,000$ (Day 1B)

A chaque dimanche sa boucherie. Vous êtes désormais familiers de ce tournoi à 1,000 dollars qui fait le bonheur des plus petites bankroll et des américains en week-end dans le Nevada. Hier, sur les 1,931 entrants, Arnaud Mattern et David Jaoui ont réussi à se démarquer et à passer le cap de la première journée avec un tapis supérieur à la moyenne. Aujourd’hui, ils devraient être un peu moins de 1,400. Parmi eux, les habitués des boucheries comme Vitaly Lunkin, Martin Kabhrel, Chad Batista, Justin Bonomo ou encore Michael Binger, qui lit un livre sur la crise économique, rien que ça. Côté français, j’ai repéré trois de nos représentants : Hugo Lemaire et Ludovic Riehl, toujours à hauteur de la cave initiale, et Gabriel Nassif, qui a perdu la moitié de son tapis.

Un conseil si vous êtes de passage à Las Vegas et que l’envie vous prend de vous inscrire à la dernière minute : ne le faites pas. A part si vous voulez vous retrouvez à ce genre de table :

Siège 1
: Un random
Siège 2 : Tommy Vedes
Siège 3 : Dan Heimiller
Siège 4 : Super Mamie
Siège 5 : Tom Dwan
Siège 6 : Phil Ivey
Siège 7 : Un random
Siège 8 : Andy Black
Siège 9 : Chris Ferguson

S’étant tous inscrits à l’ultime seconde afin de s’amuser (avant de reprendre le tournoi de Omaha High-Low pour quelques-uns), ils n’ont pas tardé à entrer en action. Sur la première main, Chris Ferguson élimine Dan Heimiller. Sur la seconde, Phil Ivey, premier de parole, décide de directement envoyer tapis, tout en annonçant « Gamble ! » Chris Ferguson s’en amuse et décide de payer avec… Roi-Sept ! La parole revient alors à Super Mamie qui regarde ses cartes, regarde Phil Ivey, puis ses cartes, et annonce : « Call ! » Elle claque alors deux as sur la table ! Le nombreux public présent est mort de rire, tout comme cette belle bande de gamblers. Tommy Vedes commence à sortir son appareil photo pour immortaliser l’instant. Phil Ivey a lui aussi ses zygomatiques déchainés : il pensait avoir attrapé tout le monde avec une paire de rois ! Le tableau ne change rien et c’est Super Mamie qui rafle la mise, éliminant le Grand Phil sous les hourras du public. Depuis, les rumeurs ne cessent de prendre de l’ampleur dans les couloirs du Rio… Il se pourrait bien que Super Mamie ne soit autre que le fameux « Isildur1 »… Affaire à suivre.

Harper

Les grandes bouches
Event #25 - World Championship Omaha High-Low 10,000$ (Day 2)

Près de la moitié des entrants a déjà pris la sortie du côté du Championship d’Omaha High-Low. Pourtant, l’ambiance reste bon enfant autour des tables : les paris en tout genre fusent, les blagues aussi, et les sourires sont de mises. La tension qui règnera autour des deux ou trois dernières tables n’a donc pas encore gagné les joueurs. « Où est Sorel ? » me demande Jean-Robert Bellande. Là, c’est le moment où il faut se faire tout petit (ce qui n’est pas si difficile face à lui) et juste répondre succinctement si vous ne voulez pas vous prendre une torgnole : « Là-bas » dis-je donc à JR, tout en pointant Sorel du doigt. « Alors, il paraît que t’as misé contre moi ? » demande Jean-Robert au canadien. « Ouais, j’ai parié que tu terminerais derrière Chino ! » L’américain éclate de rire et repart tout en lançant : « Tu peux toujours rêver ! »

David « Chino » Rheem s’amuse quant à lui à chambrer Mike Mattusow, qui a visiblement sorti le bracelet conquis lors de sa victoire d’une épreuve d’Omaha High-Low à 5,000 dollars en 2002. « Pourquoi tu sors cette antiquité ? » s’amuse David, « Vous étiez combien ? C’était un sit-and-go ? » Mike réplique : « Rigole… Regarde un peu le niveau de la table finale, gamin. En plus, t’étais né il y a dix ans toi ? » A y regarder de plus près, il est vrai que le bracelet de Mike est loin d’être usurpé, acquis devant 78 adversaires et une finale ayant regroupé Daniel Negreanu, Marcel Luske ou encore John Cernuto.

Ah, sinon, je ne vous ai pas dit, mais le tournoi est en cours. Ils ne sont plus que 121 joueurs en course et, bonne nouvelle, notre David Benyamine truste toujours les premières places du classement avec un tapis ayant tout juste dépassé les six chiffres, soit le double de la moyenne. George Danzer, deux jours après sa finale du Deuce-to-Seven, occupe également les premières places du classement, tout comme Jeff Lisandro, Sorel Mizzi ou encore Phil Helmuth.

Harper

Cat fight
Event #22 – World Championship Ladies 1,000$ (Finale)

Une professionnelle danoise, une émigrée du Laos, une femme enceinte de quatre mois, une analyste financière, une directrice marketing, et j’en passe… la table finale du Ladies Event est un patchwork coloré de femmes venues d’horizons différents, partageant une passion commune : les cartes et les jetons.

Vanessa Hellebuyck est arrivée sur le podium ESPN accompagnée d’un large contingent de supportrices et supporters français. Avec le sixième tapis au départ de la finale (23 blindes),cette joueuse amatrice mère de deux enfants peut esperer monter sur le podium – pour la victoire, il lui faudra un poil de réussite, et tout le soutien disponible dans les tribunes.

Après un petit discours de Nolan Dalla (responsable des médias aux WSOP) sur le thème « Les femmes ont droit à leur tournoi, nous les soutenons, toutes nos excuses pour la présence d’intrus non invités », le départ de la finale fut plutôt lent, avec très peu de flops vus durant la première heure.

Sidsel Boesen est notre chip-leadeuse. Un joueuse professionnelle venue de Copenhague, ayant appris le poker avec son mari. Est-il lui aussi pro ? Le connaissons-nous ? Mystère. A son palmarès, une victoire lors d’un tournoi deep-stack au Venetian en 2009, pour un prix de 27,793 dollars.

De retour de pause, Loren Watterworth engage les derniers jetons qui lui restent (elle a commencé la finale en dernière position), et se retrouve confrontée à notre française. Le As-Valet de Loren reste en tête contre le Roi-Valet de Vanessa, qui perd ainsi de précieux jetons.

Le clan français (cherchez le Nicolas Levi)

Benjo

Vanessa Hellebuyck remporte le Ladies Event
Bracelet numéro 5 pour la France

Cocorico ! ! Vanessa Hellebuyck est devenue ce soir la première joueuse de l’histoire du poker français à remporter une épreuve des World Series of Poker. Succédant aux victoires masculines de Gilbert Gross, Claude Cohen, Patrick Bruel, et David Benyamine, c’est une véritable démonstration de patience et de survie à laquelle s’est livrée l’amatrice, qui avait entamé la finale avec l’un des plus petits tapis. C’est la première victoire majeure au féminin d’un compétiteur tricolore, un triomphe qui restera sans aucun doute dans les annales du poker français et dont l’écho devrait se répercuter au delà des frontières du poker. Ce soir, on fête aussi le poker amateur, dont Vanessa fait fièrement partie.

Dans le clan des reporters Winamax, c’est un peu la honte qui domine, pour tout vous avouer. Habitués à des marathons nocturnes depuis plus de deux semaines, nous étions loin de nous douter que la table finale serait terminée bien avant 21 heures. A notre retour dans l’Amazon Room, le podium ESPN était vide. Nous avions manqué la fureur, la clameur, l’enthousiasme, les cris, et même quelques larmes au bout du chemin.

Mais pas question de passer à côté de cette victoire, bien entendu. J’ai envoyé Harper sur la trace de Vanessa et de son large contingent de supporters français, avec pour ordre de collecter les impressions de notre championne : son remarquable come-back en finale, ses projets futurs, etc, etc. Lundi matin, la Marseillaise retentira dans la Pavillion Room depuis l’introduction des hymnes aux WSOP en 2009, et nous serons présents pour capturer ce beau moment en video.

Félicitations à Vanessa Hellebuyck, et à très bientôt pour nos compte-rendus sur ce grand moment de poker à la française.

Benjo

Crédit photo : Greasy Wheels / WSOP

Day 18, demandez le programme

De manière inédite, c’est une Amazon Room presque vide qui nous fait face peu avant vingt-trois heures. Normalement, à cette heure-ci, il ne serait pas anormal d’entendre les cris provenant de deux tables finales en simultané, la concentration de deux Day 2 avant la bulle, et aussi un Day 1 d’un tournoi high-stakes au fond de la salle. Ce soir, rien de tout ça : la finale du tournoi de Short Handed Limit Hold’em se deroule sur l’un des podiums dans un silence seulement ponctué par de rares applaudissements. Pendant ce temps, les high-rollers du Omaha High-Low à 10,000 dollars s’occupent de leurs affaires habituelles sans faire de vagues. Il y a bien un donkament en train de se terminer dans la Pavillion Room, mais bon… C’est un donkament.

Bref, tout ça pour dire que je vais aller étirer mes courbatures dans mon lit, et me coucher un peu plus tôt que d’habitude. Restez branchés pour le compte-rendu d’Harper à propos du tournoi Ladies, et découvrez le menu de lundi aux WSOP :

Midi (21 heures en France) : Short Handed No Limit Hold’em 2,500$ (Day 1)
La troisième épreuve de Short Handed Hold’em des WSOP (la seconde en No Limit) verra l’entrée en jeu de Manuel Bevand, dernier membre du Team Winamax arrivé à Las Vegas.

14h30 : No Limit Hold’em 1,000$ (Day 2)
Environ 500 joueurs vont prendre le départ du second tour dans l’Amazon Room. 342 seront payés. Nous ferons le point peu avant le départ sur les français en course.

15h : World Championship Omaha High-Low 10,000$ (Day 3 et finale)
Ils sont 46 encore en course à l’heure où j’écris ces lignes (22h36) : autant dire que la finale est loin, très loin. Les places payées aussi : il n’y en aura que 27. Le tapis de David Benyamine est resté inchangé depuis le début du Day 2. De big stack, notre MJFDM est donc maintenant passé dans le clan des joueurs en difficulté. Parmi les chip-leaders, James Dempsey (l’anglais a déjà gagné un bracelet cet été), Sam Farha (un revenant), Jeff Lisandro, et bien d’autres têtes connues. Phil Hellmuth est short-stack, quant à Phil Ivey, il nous a quittés depuis longtemps.

17h : Stud High-Low 1,500$ (Day 1)
Les organisateurs du WSOP ont intelligemment groupé les épreuves similaires pour que les afficionados puissent toutes les jouer sans avoir à rester deux mois à Vegas. Après le Stud à 1,500$, voici le Stud à 1,500$… mais en High-Low.

Benjo

La victoire de la simplicité
Vanessa Hellebuyck remporte le Ladies Event

Dimanche soir sur Las Vegas. Il est 21 heures 45 lorsque je retrouve Vanessa Hellebuyck. Deux heures plus tôt, la française remportait l’Event #22 des World Series of Poker, devenant la cinquième tricolore à remporter le précieux bracelet – mais aussi la première féminine, ainsi que 192,132 dollars. C’est au calme d’une salle privée d’un restaurant, le PF Chang’s China Bistro, sous le Planet Hollywood, que Vanessa m’attend. Son apparence est la même que sur la photo finale : petit haut rose, veste violette recouvrant tout juste ses épaules, et casquette posée sur la tête. Son sourire est également de mise, figé depuis la main finale. « Je ne réalise pas » confie Vanessa. « Vraiment pas. » Son père et son frère sont présents pour dignement fêter l’évènement, tout comme l’intégralité de ses amis l’ayant suivi durant la finale.

Comprendre l’émotion de Vanessa ? Un point évident. Il y a huit mois à peine, elle n’avait pas réalisé le moindre tournoi. « Étant une joueuse en ligne à l’époque sur des petits prix d’entrée, je n’ai trouvé qu’un seul tournoi abordable en live : le Partouche Ladies à 35 euros. J’ai réussi à prendre ma place pour la finale sur cette formule et tout s’est enchainé ensuite. » Grâce à sa huitième place en finale, Vanessa se fait effectivement repérer, et possibilité lui ait donnée de jouer d’autres tournois. Mais elle ne s’y retrouve pas parfaitement… Les tournois Ladies sont ce qu’ils sont : des tournois abordables, certes, mais surtout des structures abominables ne permettant pas aux meilleures de se mettre en valeur.

« Faire du cash-games aurait pu être une solution » confie Vanessa, « mais je n’y joue que sous la torture ! Mon élément, ce sont les tournois, et rien d’autre. Depuis toujours, je joue à de nombreux jeux de rôles et aborde donc le poker comme un jeu de stratégie de guerre. » Le poker, c’est via son frère qu’elle l’a découvert (« un excellent joueur » précise-t-elle) : « vu que nous sommes très proches, j’ai eu envie de savoir pourquoi ce jeu le passionnait autant… J’ai vite compris. » Dans la vie de tous les jours, Vanessa combine deux passions, qui sont également ses métiers : conceptrice de site internet et pianiste. Deux boulots qui lui permettent de rester à domicile et d’être proches de ses « deux amours » : deux petites filles de huit et deux ans.

Vanessa a donc le temps d’étudier le jeu, ses subtilités et finalités et, rapidement, les résultats paient : elle atteint huit tables finales de tournois Ladies consécutives ! Son meilleur résultat ? Une cinquième place obtenue au Ladies de Monte Carlo, pour 4,400 euros. « Bien que ce soit le plus cher, je n’ai jamais considéré ce tournoi comme le plus important de l’année » confie Vanessa. « Pour moi, c’est à Vegas que tout se joue. » Pourtant, c’est sans pression qu’elle aborde la première journée du tournoi : « Je n’ai jamais de plan précis avant un tournoi. Ma force, c’est ma capacité à changer de rythme et à m’adapter à mes adversaires : s’ils jouent serré, je vais jouer large ; s’il jouent large, c’est moi qui vais resserrer. »

Une tactique qui a fonctionné à merveille : Vanessa a monté des jetons crescendo, restant toujours au dessus de la moyenne sans se mettre en danger. « Dans ma tête, il était de toute façon inimaginable que je ne passe pas la première journée » confie Vanessa dans un éclat de rire. « En plus, après avoir triplé mon tapis, je me suis aperçue que la structure devenait beaucoup plus jouable : une augmentation toutes les heures, des joueuses ne maitrisant pas forcément tous les aspects du jeu short… »

Une fois en table finale, pourtant, la résidente de Levallois-Perret sent la pression monter en elle : « C’est bizarre, car je n’ai jamais été stressé pour quoi que ce soit avant. Pourtant, deux heures avant la finale, sous ma douche, j’ai pleuré pendant trois secondes : c’est à cet instant que je me suis rendu compte que d’ici quelques minutes, j’allais jouer pour l’obtention d’un bracelet… » Arrivé en table finale avec le septième tapis, Vanessa a du traverser dans un premier temps un désert de cartes : « deux heures sans voir mieux qu’une hauteur huit ! » s’amuse-t-elle. Résultat : un quart de ses jetons s’envole. « J’ai essayé de ne pas paniquer et d’attendre les bonnes cartes : je n’avais de toute façon pas d’autres solutions vu mon petit tapis. » Un petit coup de pouce du destin plus tard, Vanessa remonte des jetons, et… « c’est le trou noir ! » avoue-t-elle. « Je me souviens juste que tout se passe dans un rêve : je touche des bonnes cartes, domine mes adversaires, je calme le jeu quand il faut et puis accélère pour leur mettre la tête sous l’eau… Bref, je joue bien et possède en plus le jeu nécessaire. »

Christophe Benzimra, vainqueur EPT ; Vanessa Hellebuyck, vainqueur WSOP : Guillaume Darcourt, vainqueur WPT : la France qui gagne !

Arrive l’heure de la dernière main… Une paire de cinq face à Neuf-Dix : « Intérieurement, je t’avoue que je sens avoir déjà gagné ! Tout se passait tellement bien… Il ne pouvait en être autrement. » Et effectivement, après un tableau sans encombre, Vanessa devient la première femme française à remporter un bracelet des World Series. « C’est incroyable… Il faudra attendre la marseillaise demain pour me rendre compte de l’exploit. » Ses projets futurs, elle ne sait trop en parler : « ma priorité, ce sont mes deux petites filles. Je ne me vois donc pas faire tout le circuit l’an prochain. En revanche, je vais me remettre à travailler mon jeu sur internet, et advienne que pourra. » Au terme de cette entrevue en toute simplicité, Vanessa rejoint ses amis, prête à faire la fête. « La nuit risque d’être longue, je compte bien profiter d’une longue et belle soirée ! » C’est tout ce qu’on lui souhaite.

Harper