Vegas Show - WSOP 2017 - Main Event - Finale

GG Ben ! Nice call :slight_smile:

On se croirait sur Winamax avec ces river… :open_mouth: :astonished:

Les deux chip-leaders à tapis !

Comme nous, vous vous demandiez probablement quand allait se produire ce moment. Ou même, s'il allait se produire tout court. Quel moment ? Ce moment où l'incroyable chevauchée de John Hesp allait être stoppée net, où son déficit en expérience allait finalement le mettre en faute, où sa marche semble t-il implacable vers le titre allait être contrecarrée par un pro plus affûté que lui.

Hesp fait doubler Blumstein
Ce n'est pas tous les jours qu'un joueur amateur tel que le retraité anglais arrive à survivre sept journées consécutives au milieu des pros dans le tournoi le plus long du monde. Cela force l'admiration, et des précédents existent : Chris Moneymaker en 2003 (personne n'avait réussi à l'arrêter, et sa victoire avait lancé quasiment à elle toute seule la mode du poker dans le monde entier), Darvin Moon en 2009 (un seul joueur avait réussi à le dépasser : Joe Cada), ou encore Jay Farber en 2013 (même topo : il avait réussi à aller jusqu'en seconde place, battu seulement par Ryan Riess).

La question que tout le monde se posait, ce matin, était donc : le fantasque Hesp, le courageux Hesp, le réjouissant Hesp allait-il tenir jusq'au bout sans exploser en vol, sans se prendre de bad beat, sans livrer tous ses jetons à un pro ? Tout au long des huit journées du Main Event, Hesp a joué crânement sa chance, et augmenté son tapis avec régularité et sans jamais lever le pied, ni refuser un combat contre un pro. Et c'est donc presque logiquement que nous l'avons vu disputer peu sans broncher le plus gros coup du tournoi jusqu'à présent : 156 millions. Il était 21h30, et l'action est allée tellement vite que nous avons du attendre le compte-rendu officiel sur WSOP.com pour véritablement comprendre ce qu'il s'était passé en détail.

La main (la 47e de la finale) débute avec une relance de Scott Blumstein UTG. Hesp défend sa BB et le flop tombe A75. Les deux joueurs checkent à la vitesse de la lumière. Les choses s'emballent sur le turn, un 10 :

Hesp checke,
Blumstein mise 3 millions,
Hesp check/raise pour 7 millions,
Blumstein sur-relance pour 17 millions,
Hesp se lève de sa chaise et envoie son tapis,
Blumstein paie aussitôt !

Ces six actions n'ont pris que vingt secondes, pas plus ! Et les jeux, vous me demanderez ?

Hé bien :

Deux As chez Blumstein, pour le jeu max de chez max. On n'en attendait pas beaucoup moins de la part du pro.

Et chez Hesp ? A10 pour les deux paires max, trouvées au pire moment possible !

Hesp est drawing dead : la rivière ne lui sera d'aucune utilité. L'anglais (dont la série noire avait commencé un peu plus tôt avec cette quinte grassement rentabilisée par Pollak) tombe à 24 millions, lui qui vivait le run d'une vie depuis le début de la finale avec des tas de coups gagnés à coups de bluffs, value bets et énormes relances ! Pendant ce temps, Scott Blumstein est de nouveau chip-leader : avec 160 millions, il possède maintenant plus de 40% des jetons de la table.

Blumstein ému
160 millions chez Scott Blumstein, le pro de 25 ans venu du New Jersey : la chose a de quoi rendre émotif

Quelques minutes après cette main, les blindes passent à 600,000/1,2 million avec une ante de 200,000, et la répartition des stacks est complètement dingue : six des huit derniers joueurs se trouvent dans une zone short-stack comprise entre 11 et 23BB ! Le jeu ICM n’a jamais été aussi important : il y a 2,3M$ de différence entre la 8e et 3e place !

Scott Blumstein 160 millions
Benjamin Pollak 75 m.
Dan Ott 28,75 m.
Damian Salas 25,5 m.
Brian Piccioi 21,35 m.
John Hesp 20 m.
Jack Sinclar 16,4 m.
Antoine Saout 14,55 m.

Wow ce pot :open_mouth: Il s’est grave emballé Hesp !

Hit the road, Jack

Jack Sinclair éliminé en 8e position (1 200 000$)

On vous le disait en fin d’article précédent : l’incroyable confrontation à tapis entre les deux plus gros tapis de la table (Blumstein/Hesp) a chamboulé la distribution des jetons, avec six des huit derniers joueurs se tenant dans un mouchoir de poche compris en 11 et 23BB. Une situation bloquant l’action, personne parmi les short-stacks ne voulant être le prochain à sortir, tellement les candidats au poste de prochain sortant sont nombreux !

Jack Sinclar
Parmi ces six shorts, l'anglais Jack Sinclair fut le premier à se faire payer après avoir tenté le tout pour le tou, envoyant tapis pour 16 millions (13BB) en début de parole. Au cut-off, Bryan Piccioli l'imite en poussant ses 19 millions (16BB). Forcément, il a trouvé une paire d'As qui n'aura aucun mal à battre le Roi-Valet off de Sinclair !

Le professionnel de 26 ans (dont le total de gains en live s’élevait jusque là à 13,500$) remporte 1,2 million de dollars.Il possédait l’avant dernier stack à l’entame de la finale. Parmi les mains qui lui ont fait mal aujourd’hui : celle où il paie le tapis d’Antoine avec K8 et ne parvient pas à rester en tête contre 109.

Rail Sinclair
Pendant ce temps, le rail de Piccioli est aux anges : leur champion remonte à 34 millions et gagne un palier de gains de 225,000 dollars.

Scott Blumstein (USA) 155,5 millions
Benjamin Pollak (France) 76,626 m.
Bryan Piccioli (USA) 36,25 m.
Dan Ott (USA) 36,25 m.
Damian Salas (Argentine) 21,325 m.
John Hesp (UK) 19,575 m.
Antoine Saout (France) 14,35 m.

Blindes 600/1 200 000 ante 200 000

on est pas sur winamax , les A tiennent !!!

Sorry Benjo mais antoine avait [10D] [9D]

Exact, faute de frappe malheureuse de ma part, j’ai corrigé. Merci !

Un tiers du contrat est rempli

Le premier tiers de la finale s'achève avec sept joueurs restants Sale début de partie pour Antoine Saout, qui reviendra vendredi avec 12BB Benjamin Pollak joue une partition parfaite et possède désormais le deuxième plus gros tapis Ben Lamb et Jack Sinclair ne sont plus en course pour le titre

Plateau TV
Le plan était d'arrêter la table finale après trois éliminations. Finalement, nous n'en aurons observé que deux aujourd'hui, au cours d'une durée totale de jeu avoisinant les quatre heures, mais étendue sur une durée de presqus six, la faute à ces satanées publicités typiques de la télévision américaine, interrompant le flot de la partie toutes les dix minutes environ.

A 23 heures, ESPN a décrété une pause pour la nuit, avec sept joueurs restants contre six prévus. Pourquoi ? Nous avons plusieurs théories. Déjà, il était déjà plus de 2 heures du matin sur la cote Est : il commençait à se faire tard. De plus, les tapis de plusieurs joueurs étaient très faibles par rapport aux blindes, et quoi qu'il arrive, ESPN doit remplir six heures de programmation samedi et dimanche soir : il ne faudrait pas que le rythme s'accélère trop ! Enfin, le chouchou absolu du public et des producteurs John Hesp est tombé de son piédestal aujourd'hui : il ne possède plus que 19BB : son élimination ne laisserait plus que des pros peu connus des américains à la table, et représenterait donc probablement un coup dur pour l'Audimat. Autant le laisser revenir pour la seconde journée plutôt que de risquer de le voir sortir dès le premier tiers de la finale !

Rail FR
Ceci étant dit, quel plaisir que de retrouver l'atmosphère électique de la finale du Main Event, que nous autres reporters Winamax n'avions pas connue depuis les éditions 2013 et 2009. Des centaines de supporters massés sur les gradins, des coups à tapis d'une intensité nulle autre pareille, et neuf joueurs qui jouent leur vie sur chaque gros pot. C'est le poker de compétition qu'on aime, celui à même de faire vibrer le plus blasé des fans. Bonne nouvelle : nos deux français ont franchi le cap du premier tiers de la finale. Le bilan est archi positif pour Benjamin Pollak. Beaucoup moins pour Antoine Saout. Mais le breton est encore là, avec des jetons, et donc ses espoirs intacts. C'est bien l'essentiel !

Pollak enfile sa tenue de gala

Pollak
Benjamin Pollak ne pouvait pas rêver mieux comme début de table finale. Après avoir joué de patience, il a su gentiment rentrer dans la partie au point de franchir la première phase avec le deuxième plus gros tapis. « Après deux heures de jeu, j’étais dans la zone, focus ! J'ai d'abord du me mettre dans le bain, j’étais un peu fatigué. L’atmosphère est nouvelle, la configuration de la finale est différente il faut le temps de s’adapter, et c’est vrai que je n’ai gagné ma première main après deux heures de jeu. Mais après ça, j’étais véritablement bien ! »

Sans en faire trop, Benjamin a su s’adapter à ses adversaires pour imposer lentement mais surement son style de jeu : il a été de tous les bons coups, arrivant à voler plein de petits pots, faisant de bonnes lectures et de bons bluffs, et montrant le meilleur jeu au showdown lorsqu'il y avait beaucoup de jetons au milieu. « Je suis content du résultat, j’ai bien joué, à part peut-être un coup contre John Hasp vers la fin… Bon c’est discutable, mais c’était un petit coup, rien de très grave. Dans l’ensemble je suis content, j’ai le sentiment que les autres joueurs respectaient pas mal mon jeu. »

Il va désormais falloir gérer la fatigue : encore deux journées restent au programme ! « C'est vrai, je suis crevé ! Mais sur cette finale, les journées ont l'air assez courtes. Il n'est même pas minuit. Donc ça va, mais on a besoin de beaucoup de concentrer. Là tout de suite, j’ai un sacré mal de tête. Les pauses toutes les dix minutes à cause de la télé, je trouve ça plutôt bien finalement, ça permet de couper un peu, de souffler, de se rafraichir le cerveau, d’aller aux toilettes, de revoir les mains des adversaires sur le streaming, c’est pas si mal finalement. »

Un dernier mot avant de partir se reposer ? « Désormais, je vais pouvoir répondre aux nombreux messages reçus, j’ai l’impression que mon téléphone va exploser tellement je reçois de textos. Ça fait chaud au cœur évidemment. Et après ça, seulement après ça, je vais pouvoir envisager de me reposer un peu. »

Saout : pas le scénario rêvé

Antoine Saout
Quelle journée difficile pour Antoine Saout. A peine la partie lancée, que le Breton se faisait déjà bluffer, dès la première main (voir plus bas). « C'est vrai, je me fais bluffer direct, mais c’est aussi parce que Heps fait n’importe quoi et c’est la seule fois où je n’ai pas de main, alors que normalement, je suis censé avoir quelque chose ici, il est tombé sur le seul cas où je suis en bluff ! Et après, il y a Scott Blumstein qui fait n’importe quoi aussi, sur un pot où il me relance sur la rivière avec son As-Dame [Antoine avait 6-3 pour un tirage ventral manqué et a bien evidemment été obligé d'abandonner], alors que là aussi, je suis censé avoir quelque chose. Heureusement, j’ai doublé rapidement pour revenir à mon stack du début de journée, et puis après j’ai été patient. »

Face aux vents contraires, Antoine a joué l’expérience et a profité de la peur de ses adversaires pour relancer un peu plus light par la suite, ce qui a fonctionné à merveille, car finalement, tout le monde est un peu effrayé par les paliers. Antoine peut d'ailleurs citer de manière exhaustive toutes les mains avec lesquelles il a envoyé son tapis préflop aujourd'hui : « J’ai reshove Roi-Valet à un moment, après j’ai shove deux Rois. J'ai aussi fait ça avec Roi-9, et d'ailleurs Piccioli fold Roi-Valet assortis derrière, mais il était obligé, il est très serré et vu son stack, il ne pouvait pas payer. Il est pas le seul , du coup je pense que je vais prendre encore plus de shots de shove demain. Si tu regardes bien, c’est super serré pour tout le monde. Quand tu vois que Piccioli, la seule main qu’il a jouée, c’était une paire d’as pour bust l’Anglais…»

La première bataille de la finale est terminée : la seconde débutera vendredi après-midi. Antoine a déjà repéré le groupe des shortstacks : il en fait partie mais compte bien s’en extirper rapidement : « Hesp a presque sauté, même s’il est un peu remonté sur la fin, grâce à un coup remporté contre Ben Pollak. Mais là, je regarde le chipcount et je vois qu’on est trois à 14, 15 ou 16 millions, il y a Blumstein en chip-leader, puis Benjamin, et deux stacks au milieu. Donc en gros, on est cinq à faire la guerre pour la troisième place ! »

Antoine n’est pas magicien et n’a pas encore résolu le poker no limit : il sait très bien que pour demain, la seule solution pour s’en sortir sera de recevoir de belles cartes et de gagner ses confrontations à tapis préflop. « Le plan demain, c’est d’avoir deux As assez vite contre As-Roi et voilà, ha ha ! Je vais me reposer ce soir, il est tard là et je ne pensais pas qu’on aurait une journée aussi longue, je pensais qu’en deux-trois heures ça serait fini, mais après, il y a tellement de pauses TV que ce n'est pas très suprenant. »

Un contexte qui n’a finalement rien à voir avec sa première table finale, disputée il y a déjà huit ans : « En 2009, on n’avait pas de pauses TV comme ça, on jouait les deux heures du niveau en une seule fois, comme des vrais Levels de tournois, et du coup c’est complètement différent là. Ça coupe le jeu, on a le temps d’aller voir sur le streaming les mains que les autres ont joué. Je ne sais pas si c’est un avantage ou un inconvénient, parce qu’au final, les mecs voient aussi avec quoi j’ai joué. » Demain est un autre jour ! Antoine l'espère bien meilleur qu’aujourd’hui.

Si vous n'étiez pas là aujourd'hui…

Un petit récap des plus gros coups du premier tiers de la finale. Au total, 75 mains ont été jouées jusqu'à présent.

Main #1 : D'entrée de jeu, John Hesp régale le public : relance avec K9, call du 3-bet d'Antoine Saout, puis relance en bluff complet sur le flop 10-8-2. Antoine, déjà bien short-stack, est obligé d'abandonner As-Valet !

Main #4 : Elimination de Ben Lamb en 9e place, il était l'un des short-stacks en début de partie. Son A9 ne s'améliore pas contre le As-Dame de Jack Sinclair.

Main #17 : Antoine Saout manque un tirage ventral et tente le bluff rivière contre Scott Blumstein. Ce dernier le relance avec hauteur As ! Antoine tombe à moins de 10BB.

Main #21 : Benjamin Pollak fait un bon call avec A10 (hauteur As) au flop contre John Hesp et remporte le showdown : l'anglais n'a rien de mieux que Roi-Dame.

Main #22 : Le chip lead de Hesp progresse, il relance K-J et trouve top paire flop puis brelan rivière, Blumstein mise rivière avec A-K (top paire turn) et Hesp snap call.

Main #26 : Hesp trouve deux Dames et 4-bet préflop énorme (20 millions) contre Blumstein, qui abandonne rapidement.

Double up Antoine
Main #27 : Antoine Saout double avec un 109 poussé pour 10BB au bouton : Jack Sinclair paie de BB avec K9 mais ne restera pas en tête.

Main #32 : Double up facile de Dan Ott avec A-J contre le Q-10 de Blumstein, qui a tenté le semi-bluff avec un shove sur J-8-2.

Main #42 : L'une des mains les plus importantes pour Ben Pollak aujourd'hui : avec Q10 en main, le français paie un bluff à 7 millions envoyé par Dan Ott avec As-4 sur Q9946.

Main #44 : Pollak trouve une quinte rivière pour prendre un beau paquet de jetons à Hesp, qui ne saura pas jeter top-paire. Le français est plus que jamais l'homme en forme sur cette première partie de finale.

Hesp
Main #47 : La main la plus importante de la journée : une confrontation à tapis entre les deux plus gros stacks de la table ! On vous laisse savourer ici ce coup incroyable qui a causé la chute brutale de John Hesp en bas de tableau, tout en renforcant considérablement le chip-lead de Scott Blumstein.

Main #64 : Jack Sinclair est éliminé en 8e place par Bryan Piccioli sur une rencontre standard entre short-stacks. Standard, le fold de Damian Salas avec As-Dame l'est beaucoup moins !

Main #75 : L'énorme chip-leader Scott Blumstein remporte le dernier coup de la journée, faisant perdre à Dan Ott la moitié de son stack (voir plus bas). La première partie de la finale est terminée !

Les stacks à 7 joueurs restants

Blumstein
Scott Blumstein est en position archi dominante. Les choses vont-elles en rester là ?

Siège 1 : John Hesp (UK) 22,475 millions (19BB)
Siège 2 : Scott Blumstein (USA) 178,3 m. (149BB)
Siège 3 : Antoine Saout (France) 14,55 m. (12BB)
Siège 4 : Benjamin Pollak (France) 77,525 m. (65BB)
Siège 5 : Damian Salas (Argentine) 15,625 m. (13BB)
Siège 6 : Bryan Piccioli (USA) 35,75 m. (30BB)
Siège 7 : Dan Ott (USA) 16,35 m. (14BB)

Comme vous pouvez le voir, les tapis sont extrêmement ressérrés en bas de tableau, avec trois des sept derniers prétendants au titre se tenant dans une zone comprise entre 12 et 14BB. On peut s'attendre à des feux d'artifice rapides dès la reprise de la partie vendredi à 17h30 (2h30 du matin en France).

Dan Ott a plutôt bien joué sa partition aujourd'hui, malgré un bluff raté contre un Benjamin Pollak contre qui il ne fallait pas se frotter aujourd'hui, et la moitié de son stack perdu sur la toute dernière main de la soirée. Mais son check-fold rivière avec 98 sur 8-4-2-As-Dame était la bonne décision : Scott Blumstein venait trouver une paire avec Q10. Tout comme Antoine Saout, l'américain a du passer par la case « all-in payé » aujourd'hui, trouvant un double up facile contre un Scott Blumstein ayant tenté le semi-bluff au flop avec un tirage de ventrale.

Antoine, on l'a déjà expliqué, a vécu une journée plus ou moins catastrophique, avec seulement deux choses positives à en tirer (c'est déjà beaucoup) : 1/ un double up avec 109 face au K8 de Jack Sinclair et 2/ sa qualification pour la deuxième partie de la finale. Damian Salas fut l'un des joueurs les plus sérrés de cette entame de fibale, ayant par exemple trouvé le moyen de jeter As-Dame après un shove de Jack Sinclair alors que l'argentin était lui-même short. Incroyablement, sa décision était bonne : derrière, un Bryan Piccioli très serré attendait patiemment de passer à la caisse avec les As !

Fidèle à sa réputation, le chouchou du public John Hesp nous a offert le beau plus spectacle de ce premier tiers de finale, et les plus gros pots, dont celui qu'il a perdu de façon ultra-spectaculaire face à un Scott Blumstein terminant logiquement chip-leader, ayant accru son tapis encore un peu plus : le kid du New Jersey possède désormais 50% des jetons ! Mais attention, comme Blumstein l'a dit lui-même, « Je ne suis pas encore en train de compter mes gains » : on retrouve en position sur lui un Benjamin Pollak que beaucoup voient désormais comme un candidat idéal à la victoire, si jamais Scott Blumstein venait à run un peu moins good par la suite. C'est tout ce qu'on souhaite au parisien !

Les prix

Vainqueur : 8 150 000 $
Runner-up : 4 700 000 $
3e : 3 500 000 $
4e : 2 600 000 $
5e : 2 000 000 $
6e : 1 675 000 $
7e : 1 425 000 $

Benjo & Steven

REPRISE : VENDREDI 17H30 (2H30 EN FRANCE)

Merci pour le coverage les gars, vous êtes au top !!
Ben au top, on à encore le droit d’y croire pour Antoine !!
Allez les frenchies go go go go !!!

bravo pour le coverage toujours aussi bon à suivre

<span style="font-size: 18px; color: brown; font-weight: bold">Comment regarder la table finale ? </span>
<p><em><strong>Fans français : RDV sur PokerGo ! </strong></em>

<div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2017/07/21/TF_vide.JPG.jpg"><img alt="Table finale WSOP" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2017/07/21/TF_vide.JPG.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Comme tous les ans depuis que la finale du plus gros tournoi du monde est télévisée, la chaîne sportive américaine ESPN dispose de l'exclusivité de la diffusion TV du Main Event. Sauf que cette année, bien malin celui qui aurait pu prédire un casting aussi international autour de la dernière table : deux français, deux britanniques, un argent, et seulement quatre américains. Pour la deuxième fois seulement, le pays hôte des World Series of Poker est donc minoritaire en table finale !

Pour les fans de poker de tous ces pays, pas facile d'accéder légalement à la chaîne ESPN. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que nos avons accueilli la bonne nouvelle hier : <strong>le service de streaming <a href="https://www.pokergo.com/?utm_source=pokercentral&utm_medium=internal&utm_campaign=wsopme-final-table&utm_term=10-off&code=SUMMER10" target="_blank">PokerGO</a></strong>, qui a diffusé nombre de finales d'épreuves préliminaires cette année, ainsi que des dizaines d'heures des premiers tours de jeu du Main Event, <strong>sera bel et bien en ligne pour l'intégralité de la finale</strong>. Ce n'était pas prévu initialement, mais devant la demande des fans du monde entier (dont vous, les <em>frenchies</em> et votre enthousiasme débordant des derniers jours !), la décision a été prise en dernière minute, et on ne peut que s'en réjouir.

Déjà parfaitement installée depuis le début de ces WSOP, PokerGO sera donc la bouée de secours idéale pour vous français, dépourvus de toute diffusion ESPN sur vos écrans de télé. Terminé la publicité intempestive d’ESPN, terminé les liens pirates qui disparaissent les uns après les autres : en échange d'un billet de dix dollars, il vous sera possible d’assister à la table finale comme si vous y étiez, en intégralité et avec les cartes de tous les joueurs visibles.

<strong><a href="https://www.pokergo.com/?utm_source=pokercentral&utm_medium=internal&utm_campaign=wsopme-final-table&utm_term=10-off&code=SUMMER10" target="_blank">Cliquez-ici pour vous rendre sur PokerGO</a></strong> et vous inscrire au service de streaming live. Attention : ce lien sera le seul que nous donnerons pour regarder la table finale. Inutile de nous demander sur Twitter ou ailleurs.

Si vous ne résidez pas en France, <a href="https://www.pokercentral.com/articles/wsop-main-event-final-table-where-to-watch" target="_blank">cliquez ici</a> pour consulter les options de diffusions offertes aux autres pays. Par exemple, les résidents anglais et irlandais pourront regarder l'action sur la chaîne cablée BT Sports 1.

La partie sera diffusée avec un décalage de trente minutes, ceci afin de pouvoir montrer les cartes des joueurs. Les plus impatients pourront se rendre sur <strong><a href="http://www.twitter.Com/winamax" target="_blank">notre fil Twitter officiel @Winamax</a></strong>, où nous publierons en temps rééel les développements les plus importants. Evitez Twitter si vous ne souhaitez pas être spoilé !</p>

REPRISE : VENDREDI 17H30 (Samedi 2H30 EN FRANCE)

sympa ce coverage…

Au final la main AA vs AT sur AXXT montre que même en live il y a des set up de fou si jamais le coup Baumann vs Selbst n’avais pas déjà régler cette théorie des tirages dit « Wina ».

Vous savez quel événements poker ils vont diffuser PokerGo ? Les tournois pokerstars seront toujours en live diffusion gratuite ?

<span style="font-size: 18px; color: brown; font-weight: bold">Comment regarder la table finale ? </span>
<p><em><strong>Fans français : RDV sur PokerGo ! </strong></em>

<div class="align-center post-image" style=""><a target="_blank" href="https://static.winamax.fr/img/editorial/2017/07/21/TF_vide.JPG.jpg"><img alt="Table finale WSOP" style="max-width:100%;" src="https://static.winamax.fr/img/editorial/2017/07/21/TF_vide.JPG.jpg" class="align-center post-image"/></a></div>Comme tous les ans depuis que la finale du plus gros tournoi du monde est télévisée, la chaîne sportive américaine ESPN dispose de l'exclusivité de la diffusion TV du Main Event. Sauf que cette année, bien malin celui qui aurait pu prédire un casting aussi international autour de la dernière table : deux français, deux britanniques, un argent, et seulement quatre américains. Pour la deuxième fois seulement, le pays hôte des World Series of Poker est donc minoritaire en table finale !

Pour les fans de poker de tous ces pays, pas facile d'accéder légalement à la chaîne ESPN. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que nos avons accueilli la bonne nouvelle hier : <strong>le service de streaming <a href="https://www.pokergo.com/?utm_source=pokercentral&utm_medium=internal&utm_campaign=wsopme-final-table&utm_term=10-off&code=SUMMER10" target="_blank">PokerGO</a></strong>, qui a diffusé nombre de finales d'épreuves préliminaires cette année, ainsi que des dizaines d'heures des premiers tours de jeu du Main Event, <strong>sera bel et bien en ligne pour l'intégralité de la finale</strong>. Ce n'était pas prévu initialement, mais devant la demande des fans du monde entier (dont vous, les <em>frenchies</em> et votre enthousiasme débordant des derniers jours !), la décision a été prise en dernière minute, et on ne peut que s'en réjouir.

Déjà parfaitement installée depuis le début de ces WSOP, PokerGO sera donc la bouée de secours idéale pour vous français, dépourvus de toute diffusion ESPN sur vos écrans de télé. Terminé la publicité intempestive d’ESPN, terminé les liens pirates qui disparaissent les uns après les autres : en échange d'un billet de dix dollars, il vous sera possible d’assister à la table finale comme si vous y étiez, en intégralité et avec les cartes de tous les joueurs visibles.

<strong><a href="https://www.pokergo.com/?utm_source=pokercentral&utm_medium=internal&utm_campaign=wsopme-final-table&utm_term=10-off&code=SUMMER10" target="_blank">Cliquez-ici pour vous rendre sur PokerGO</a></strong> et vous inscrire au service de streaming live. Attention : ce lien sera le seul que nous donnerons pour regarder la table finale. Inutile de nous demander sur Twitter ou ailleurs.

Si vous ne résidez pas en France, <a href="https://www.pokercentral.com/articles/wsop-main-event-final-table-where-to-watch" target="_blank">cliquez ici</a> pour consulter les options de diffusions offertes aux autres pays. Par exemple, les résidents anglais et irlandais pourront regarder l'action sur la chaîne cablée BT Sports 1.

La partie sera diffusée avec un décalage de trente minutes, ceci afin de pouvoir montrer les cartes des joueurs. Les plus impatients pourront se rendre sur <strong><a href="http://www.twitter.Com/winamax" target="_blank">notre fil Twitter officiel @Winamax</a></strong>, où nous publierons en temps rééel les développements les plus importants. Evitez Twitter si vous ne souhaitez pas être spoilé !</p>

L'avis d'un expert : Sylvain Loosli

Sylvain Loosli
Comme des milliers d'autres fans de poker, Sylvain Loosli a passé la nuit de jeudi à vendredi rivé sur l'écran de son ordinateur, observant de près les progrès de ses amis Antoine Saout et Benjamin Pollak. Au terme de la première partie de la finale, le pro du Team Winamax a fait part de son avis sur chacun des joueurs via un post Facebook. Etant donné que Sylvain fait lui aussi partie du club très fermé des français ayant atteint la finale du Main Event (c'était en 2013), ses analyses sont du genre précieux. Nous les avons reproduites ci-dessous. A savourer sans modération en attendant le coup d'envoi de la seconde partie, prévu ce soir à 17h30 (2h30 en France) !

Ils ne sont plus que sept à pouvoir prétendre au titre de Champion du Monde et nos deux français Antoine Saout et Benjamin Pollak sont encore en course ! Vous avez suivi le début de la table finale ? Pour ma part j'ai suivi ça cette nuit en compagnie d'autres amis joueurs de poker et voilà ce que j'en ai pensé.

On voit clairement une différence avec les années précédentes : la suppression du break de trois mois avant de jouer la Table Finale change la donne. D'un côté c'est mieux pour l' « intégrité » du jeu puisque les joueurs n'ont pas vraiment le temps de se préparer et de se faire coacher (deux jours de break seulement). D'un autre côté beaucoup de moins de spectateurs sont présents dans la salle, et il est plus compliqué pour les joueurs de faire venir leurs amis/famille pour assister à un évènement exceptionnel. La Table Finale a d'ailleurs lieu dans la Brasilia Room et non plus dans le Penn & Teller Theater.

Les joueurs sont également apparus moins concentrés sur leur décisions de manière générale par rapport aux années précédentes. Est-ce dû à la présence du trublion John Hesp qui met un grain de folie à table, ou juste au fait que nos « July 9ers » ont du mal à réaliser qu'ils ont atteint la TF du Main Event et qu'ils ne sont pas encore redescendus de leur petit nuage ?..

Sur le papier en tout cas, cette Table Finale s'annonçait excitante à suivre ! Voici mon avis sur chacun des joueurs à l'issue de la première soirée :

Scott Blumstein
2nd en jetons pour aborder la table finale, l'américain a multiplié les erreurs : squeeze avec 67s dans un très mauvais spot et avec un petit sizing, float AK sur J86ss après un c-bet de Hesp et un joueur derrière lui, check/shove Q-10 sur J-8-xhh contre Ott qui ne va probablement jamais bet/fold dans ce spot contre deux joueurs… Son niveau de jeu a été globalement décevant mais les cartes ont été avec lui pour doubler contre Hesp avec top set contre top 2 ! Avec son énorme chiplead, il est évidemment favori pour remporter le titre.

John Hesp
L'amateur anglais n'a pas déçu, fidèle à lui-même il a joué de manière très décontracté, montrant (trop souvent) ses cartes à la fin des coups. Il a entamé la table finale de manière tonitruante avec un bluff osé dès la première main contre Antoine. Impliqué dans la majorité des coups, il a touché beaucoup de premiums et a rapidement accumulé beaucoup de jetons. Dommage pour le spectacle qu'il se soit « emballé » avec A-10 contre Blumstein, il aurait évidemment pu perdre beaucoup moins de jetons sur cette main.

Benjamin Pollak
Malgré quelques petites erreurs (Fold 10-10 sur la première main, 2 barrel 55 sur J-6-3-2 contre Ott, pas de défense de Q7o contre open bouton de Blumstein…), Ben a adopté une bonne stratégie tout au long de la TF et a su bien manoeuvrer contre ses différrents adversaires. Grâce notamment à un bon call contre Ott, le voilà en très bonne position pour espérer gagner le tournoi!

Bryan Piccioli
Peu d'erreurs de la part du joueur américain qui a joué solide. On peut lui reprocher d'avoir été un peu trop tight dans certains spots.

Dan Ott
Le plus jeune joueur de la Table Finale a prouvé qu'il était un sérieux contender et qu'il n'avait pas peur des enjeux! Il a dans l'ensemble bien joué malgré un bluff inutile avec A4 contre Pollak qui lui coûte cher. Une dernière main compliquée et le voilà short-stack pour aborder la suite des débats.

Damian Salas
Peu de choses à dire sur le joueur Argentin qui a été très tight mais aussi très card dead. On ne lui pardonnera pas ses tanks inutiles préflop lorsqu'il n'a pas de décision, il n'y a rien de pire pour les spectateurs…

Antoine Saout
Début de TF compliqué pour Antoine qui perd dès la 1e main un pot conséquent. Son 3bet préflop avec AJ est raisonnable et il ne peut pas faire grand chose au flop si ce n'est fold… Sa marge de manoeuvre par la suite était donc plus compliquée. On pourra lui reprocher d'avoir choisi de mauvais sizings sur son bluff en bvb contre Blumstein avec 63o, et d'avoir joué un peu trop tight une fois short-stack.

Ben Lamb
Short-stack, il a pris un spot assez standard pour pousser son tapis avec A9s. On aurait bien aimé le voir avec plus de jetons, mais nos français sont certainement contents qu'un des meilleurs joueurs ait bust rapidement :slight_smile:

Jack Sinclair
Le jeune joueur anglais a montré au Day 7 qu'il n'avait pas froid aux yeux et qu'il était près à faire bouger les masses et placer de gros bluffs ! Tiens donc, ce serait le colloc d'un certain Anton Morgenstern… On n'aura malheureusement pas eu le temps de le voir beaucoup en action avant d'être éliminé en 8e place.

N'hésitez pas à partager votre avis ici et rdv ce soir pour suivre la suite de la TF ! Je mets une pièce sur Benjamin pour la victoire finale! Gros GL à Antoine également !

Sylvain Loosli

Sylvain Loosli
En 2013, Sylvain avait du se contenter de la quatrième place, quatre ans après le podium d'Antoine Saout. Les records établis par ces deux joueurs seront peut-être battus ce week-end !

Antoine Saout : le Main Event est sa maison

Antoine Saout 2009
Antoine Saout en chiffres, c'est :

7e tapis au départ de la finale
10/1 : sa cote auprès des bookies de Vegas (lorsqu’il restait 9 joueurs)
33 : son âge
5e : sa position sur la All Time Money List française de la base de données live Hendon Mob (pour l’instant !)
58 : nom nombre d’ITM sur le circuit
5,55 : en millions de dollars, son total de gains de carrière en live sur Hendon Mob.
Premier ITM : novembre 2008, sur le Main Event à 1000€ du Spanish Poker Tour de Marbella (6e sur 97 pour 5800€)

Avant de se faire connaître de toute planète poker durant l’été 2008, Antoine Saout a traîné sa bosse une paire d’années sur le circuit des tournois live à buy-in modéré. A l’époque, le breton était encore plongé dans des études d’ingénieur qui ne le passionnaient guère, beaucoup moins en tout cas que le poker, qu’il avait découvert en regardant sa grande soeur jouer des SNG sur Everest Poker. Son premier ITM sur le circuit live s’est soldé par une finale, c’était à Marbella en novembre 2008. Début 2009, l’auteur de ces lignes disputait un tournoi à 1500€ à Dublin, et remarquait très vite l’agressivité du discret joueur français assis face à lui. J’étais loin de me douter que six mois plus tard, je serais le premier journaliste à l’interviewer, quelques minutes après qu’il se soit officiellement qualifié pour la finale du plus gros tournoi du monde, devenant le second joueur français de l’histoire à réaliser cet exploit (dix ans après la huitième place de Marc Brochard l’année de la victoire de Scotty Nguyen)…

En 2009, le concept de November Nine fêtait son premier anniversaire : Antoine Saout a profité des trois mois d’intervalle entre les demi-finales et la finale pour signer un juteux contrat de sponsoring avec Everest Poker (la salle de poker sur laquelle il s’était qualifié pour le Main Event) et prouver à la planète poker que cet inconnu sortant de nulle part qui disputait encore des SNG quelques mois plus tôt était bel et bien un prétendant sérieux au titre, en atteignant la finale de la version européenne des WSOP en septembre. Une fois retourné à Las Vegas en novembre, Antoine livrera ce qui restera comme l’une des plus belles démonstrations de poker autour de la finale. Peu convaincu en début de partie, Phil Hellmuth en personne finira conquis, estimant qu’Antoine avait joué le meilleur poker de tous les finalistes, devançant des talents tels que Phil Ivey et Eric Buchman. Cette prestation de haut vol, jouée sans peur et sans reproche par ce joueur que personne n’avait vu venir, s’était soldée par une élimination en troisième place, en grande partie causée par un cruel bad beat à trois joueurs restants, lorsque la paire de Rois d’Antoine s’est fait craquer par la paire de 2 de Joe Cada. Antoine était chip-leader à ce moment-là : remporter ce coup lui aurait quasiment assuré le titre face à un Darvin Moon loin derrière techniquement.

Antoine Saout 2009
En compagnie du clan français avant le coup d’envoi de la finale 2009

Qu'importe : celle troisième place, bonne pour 3,5 millions de dollars (le plus gros gain jamais remporté par un français sur un tournoi de poker) aura permis à Antoine de se faire un nom sur la scène internationale, et de s'installer durablement sur le circuit. Durant les années qui ont suivi, nous avons continué de le voir régulièrement perfer : une troisième place sur un WPT National Series à Paris en 2014, les demi-finales sur le PCA en 2014, une autre finale WPT en Angleterre la même année, une finale EPT à Monte Carlo en 2016… Antoine est même passé très près d'une seconde finale sur le Main Event qui l'a fait connaître en 2016, terminant en 25e place pour 269,000 dollars.

Antoine Saout 2009
2016 : Antoine retrouve la joie des demi-finales sur le Main Event

L'année 2017 a également bien commencé avec une troisième place lors du 25 000$ Challenge des Aussie Millions, bonne pour 290 000 $. Et après un été aux Championnats du Monde décevant, le morlaisien a renoué avec le succès sur le tournoi qui l'a fait connaître. En position difficile avec le plus petit tapis à sept joueurs restants, Antoine sait qu'il aura besoin d'un coup de pouce rapide du destin afin de pouvoir de nouveau exprimer son talent que chacun sait immense.

Vidéo : l'ambiance avant la reprise

Veunstyle a promené son téléphone autour du plateau TV pour capturer l'atmosphère avant la reprise de la table finale. Vous pourrez y croiser Antoine Saout, Benjamin Pollak et un rail français aussi nerveux qu'excité.

Prechauffe, le day 2 de la table finale va débuter dans quelques minutes ! https://t.co/rOZUOzjikK

— Winamax (@Winamax) 22 juillet 2017

Allez Antoine, allez Benjamin ! On est là, on y croit !!!

Un carré messieurs dames, un carré !

Après un tour d'échauffement où l'on aura vu trois joueurs (Antoine Saout, Dan Ott, et Scott Blumstein en BvB face à Saout) envoyer tapis à leur tour sans se faire payer, et John Hesp gagner quelques précieux jetons avec une quinte, le premier gros coup de cette TF Part II s'est joué entre les trois plus gros tapis de la table, avec l'un des joueurs trouvant un flop monstre et une rivière rêvée.

La main commence avec une relance du chip-leader. C’est payé en position (bouton) par Benjamin Pollak. Bryan Piccioli l’imite de petite blinde. Flop Q-Q-10 avec deux carreaux. Piccioli checke, Blumstein ne c-bet pas, et Pollak prend la carte gratos. Turn : un 2. Cette fois, Blumstein mise 4,5 millions, mais les deux autres joueurs restent dans le coup.

Bryan Piccioli
La rivière est une troisième Dame. Piccioli sort du bois avec un bet de 10 millions (cela représente le stack de 200 participants au tournoi !). Blumstein et Pollak abandonnent : Piccioli tue immédiatement le suspens en montrant son Dame-10 : il était déjà imbattable au flop mais la rivière a encore amélioré sa main !

Les stacks après ce coup :

Bruan Piccioli 50M
Benjamin Pollak 67M
Scott Blumstein 170M