Vegas Show - WSOP 2017 - Main Event - 5

Day 5… 4…3…2…1… partez !

salle generale
Le Day 5 du Main Event est sur le point de démarrer ! Les derniers 297 joueurs de ce tournoi qui en comptait 7221 à l'origine, sont désormais tous regroupés dans une seule et unique salle, la Brasilia Room. Avant d'entrer dans le vif du sujet, découvrons les lieux, les joueurs, le décor, l'ambiance, tout ce qui fait de ce tournoi, le plus beau tournoi du monde !

superman
Superman (Jonathan Dwek) est évidemment au Day 5, sinon ce ne serait pas Superman

espn tv
Une table télévisée principale, deux tables télévisées extérieures, la configuration est classique à ce stade du tournoi

espn
"Messieurs, vous posez vos cartes ici, vous attendez 2 ou 3 secondes pour que l'on puisse identifier vos cartes, et ensuite vous pouvez les regarder..."

drinan
"... et bien évidemment, les téléphones portables sont interdits. Si vous voulez utiliser une dernière fois Tinder aujourd'hui, c'est maintenant mes coños" (je crois que c'est ce qu'il a dit en Anglais)

Davidi kitai
Davidi Kitai est déjà bien en place. Le génie est plus concentré que jamais.

damian salas
Problème de riche du côté de Damian Salas, qui a bien du mal à ranger son tapis. Personne pour lui filer un coup de main ?

cosmin joldis
Le Roumain Cosmin Joldis s'en sort tout seul lui, pourtant, il a 3,5 millions de jetons à ranger

carrel
En table télévisée principale aujourd'hui, on commencera par Charlie Carrel en guest star

cardyn
Nicolas Cardyn est dans un coin bien éloigné de la table télévisée. Et alors, on a le temps d'y retourner en table télévisée, non ?

arki
Romain Arki souffle : "Je ne suis pas favori aujourd'hui, je pense que je ne tiendrai pas longtemps". Un contre jynx qui a immédiatement été applaudi des deux mains par le comité "Pierre Calamusa & co"

antoine saout
Alors que du côté d'Antoine Saout, le sourire est de mise, ravi comme jamais de pouvoir deeprun ce tournoi tous les ans

Let’s Go La France et Davidi bien sur.

Les Bleus sont en feu !

Blindes 10 000 / 20 000, ante 3 000 Benjamin Pollak, Romain Arki, Antoine Saout et Valentin Messina : départ tonitruant pour le clan français

Moins d'une heure de jeu sur ce Day 5 et on ne sait déjà plus où donner de la tête. Quatre de nos huit tricolores en lice aujourd'hui ont démarré cette journée sur les chapeaux de roues. Prenons le temps de souffler quelques instants pour vous raconter cela calmement.

Benjamin Pollak

Pas du genre à se laisser mourir à petit feu, Benjamin Pollak fut le premier à mettre la machine en route, et ce dès la première main. Il faut dire que le Londonien trouve une main plus que légitime pour envoyer ses onze blindes, une paire de Rois qui ne souffre pas contre le As-Dame de Jonathan 'Superman' Dwek. Quelques minutes plus tard, Ben découvre une autre premium, As-Roi et retente sa chance pour se retrouver contre une paire de Valets. La pièce tombe du bon côté, pour lui permettre de passer à 1,3 million, soit plus de cinq fois plus que ce qu'il a sorti de son sac ce matin ! Son petit moment égarèment d'hier soir est déjà oublié.

Romain Arki

Le Day 5 de Romain Arki ne débutait pas sous les meilleurs augures, le short stack français ayant hérité d'emblée de la grosse blinde. Et quand votre tapis n'en compte que neuf, cela fait tout de même une belle différence par rapport au fait de partir au bouton. Il ne lui faut qu'une main de plus que Ben Pollak pour mettre le reste de ses jetons au milieu. Décidant de mettre un maximum de pression sur la big blind de son voisin de gauche, un Scott Hilton tout autant en difficulté que lui, Romain tente un vol avec 106. Timing maladroit, puisque l'Américain se réveille avec... une paire de Dames. On pense alors que le formidable parcours de l'amateur parisien va s'arrêter là, mais le flop arrive QAK, pour offrir une gutshot au Français qui, après un turn 4, finit par rentrer grâce à un J sur la rivière. "J'ai chatté là tu crois ?, sourit Romain. C'est dingue, j'ai l'impression qu'au bout d'un moment, rien ne peut t'arriver !" Avec un peu plus de vingt blindes devant lui désormais, il est encore loin d'être tiré d'affaire, mais sa belle histoire ne semble pas vouloir prendre fin.

Antoine Saout

Attention, ça bouge du côté d'Antoine Saout. Après une ouverture premier de parole pour 50 000 de Nick Maimone à sa droite, le Breton place un 3-bet à hauteur de 148 000. La parole revient à l'Américain qui annonce tapis pour l'ensemble de ses 1,35 million de jetons. Antoine n'hésite pas bien longtemps avant de jeter un jeton au milieu, synonyme de call. Et nous voilà partis pour le plus classique lancer de pièce de ce jeu : QQ chez Tonio contre AK pour l'ami Nick. Le croupier ne souhaitant visiblement pas troubler cet excellent début de journée tricolore, il apporte un board 10JJ34, permettant à Antoine de grimper à 3,5 millions. L'histoire d'amour du Breton avec le Main Event semble encore partie pour durer.

Valentin Messina

Vous en voulez encore ? Alors on file à la table de Valentin Messina. J'arrive alors que le flop 343 est déjà dévoilé. On m'informe que Ruslan Gazaev (à gauche sur la photo) a commencé par ouvrir au hi-jack à 50 000, avant de se faire relancer à 150 000 par le Français au cut-off. Le Russe choisit ensuite de placer un check/raise de 105 000 à 305 000, qui ne fait pas fuir notre qualifié. Mieux, sur un turn 10, c'est Valvegas qui reprend les choses en main, en demandant le tapis de Gazaev après la nouvelle sacoche à 500 000 envoyée par ce dernier. Il reste alors environ 800 000 derrière au Russe, qui décide finalement de les garder, après avoir longuement soupiré. Résultat des courses, Valentin s'échappe à plus de quatre millions !

On n'en demandait pas tant pour ces premières minutes, mais nos quatre Français nous ont offert un spectacle ébouriffant. Alors, à qui le tour ?

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chino Reem OUT
Chino Reem est l'une des premières têtes de série éliminées du jour. Parti avec 529 000 avant de laisser filer quelques jetons, l'Américain a tout mis avec une paire de 8, et s'est heurté à deux Dames d'un joueur qui a même réalisé un joli strike, en sortant un short stack parti à tapis avec As-Valet.

11 : le nombre d'heures de jeu prévues au programme aujourd'hui, l'organisation ayant décidé de pousser ce Day 5 jusqu'à la fin du niveau 26 (blindes 30 000 / 60 000, ante 10 000). Avec un dinner break de 90 minutes annoncé après six heures, on peut tabler sur une fin de journée autour d'une heure du matin.

9 : le nombre de November Nine encore au lice au moment d'attaquer cette cinquième journée : Chino Reem (7e en 2008), Antoine Saout (3e en 2009), Eoghan O'Dea, Matthew Giannetti, Ben Lamb (respectivement 6e, 4e et 3e en 2011), Jake Balsiger (3e en 2012), Tom Cannuli (6e en 2015), Kenny Hallaert et Michael Ruane (6e et 4e en 2016).

Il ne reste plus que 3% du field

221 joueurs restants, nos français tiennent bon Blindes 12 000/24 000 ante 4 000

Commencons notre bulletin de news horaire par le plus important : nos huit français ont passé le cap des deux premières heures du Day 5 avec brio. Voici les positions, alors que 76 joueurs ont sauté durant ce laps de temps :

Valentin Messina (Qualifié Winamax) 4 300 000
Antoine Saout 4 100 000
Sébastien Comel 3 100 000
Nicolas Cardyn (Vainqueur KING5) 1 700 000
Alexandre Réard 1 600 000
Benjamin Pollak 1 600 000
Romain Arki 600 000
Laurent Patroni 500 000

Les choses sont compliquées pour Davidi Kitai qui, faute d’avoir pu trouver un spot pour envoyer le tapis préflop, se trouve désormais dans la zone des dix blindes.

W vs W

Messina Cardyn
Valentin Messina et Nicolas Cardyn sont désormais assis côte à côte. Ils partagent au moins deux choses : un drapeau, et un logo. Mais ces deux éléments n’auront bien évidemment aucune importance car à table, c’est chacun pour soi. Nous avons d’ailleurs pu observer un premier affrontement entre les deux français, Cardyn faisant parler la poudre avec un 3-bet à 170,000 au hi-jack après une ouverture à 55,000 du qualifié Winamax. Valentin hésite, mais n’ira pas plus loin.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

76 : le nombre de joueurs éliminés durant les deux premières heures du Day 5
0 : le nombre de français éliminés durant les deux premières heures du Day 5

0 : le nombre de coups joués par Davidi Kitai en deux heures. Plus que dix blindes au stack du Génie Belge. « Le moment fatidique est proche », nous a glissé un Davidi anxieux entre deux coups.

72,000 : le coup, en jetons, d’un tour de table au niveau 12,000/24,000, ante 4,000.

« Je joue sérieusement… Et aussi, j’ai un peu de cul quand même ! » - Signé : un Romain Arki qui joue avec une dizaine de blindes depuis maintenant trois jours.
« Si on m’avait annoncé ce scénario ce matin, j’aurais répondu ‘Te fous pas de ma gueule !’ » - Signé : un Benjamin Pollak qui n’en revient pas de s’être rapidement sorti de l’enfer ce matin après une fin de Day 4 catastrophique.

seb comel
Début de journée compliquée pour Sebastien Comel, qui est redescendu à 3,1 millions. Absolument rien d'inquiétant : "J'ai juste fait un mauvais hero call en début de partie."

table cassee
Table cassée... mais vraiment cassée, direction le grenier pour un an

space
L'avantage des tables cassées et virées, c'est qu'on a désormais de la place pour circuler

antoine saout
Croustillade chez Antoine Saout ! Après un début de journée réussi, le Breton s'octroie un moment de détente, en compagnie de Crystal, masseuse préférée de pas mal de Français

big cock
J'ai le sentiment que ce t-shirt n'apparaîtra pas sur ESPN aujourd'hui (pour les non-anglophones : "Grosse b*** poker"

rail
Et le jinx de la journée est attribué à... ce rail : après etre parti à tapis préflop contre deux joueurs, avec les As en main, ce joueur habillé en noir est parti claquer les mains de tous ces potes. Il bataillait contre KQ et JJ... et a logiquement perdu après avoir vu un Roi comme première carte et un autre Roi sur la rivière.

ben lamb
Le retour de Ben Lamb ! Discret mais efficace, l'Américain retrouve les joies d'un gros deeprun, après avoir terminé ce de même tournoi en 2011

dario  kenny
Parmi les duos sympas du jour, il y a celui ci : Dario Sammartino et Kenny Hallaert

dominik nitsche
Dominik Nitsche est né avec deux bras deux jambes et un téléphone collé sur lui

john hesp
John Hesp a sorti sa plus belle chemise pour ce jour 5

robin hegele
Enfin, le chipleader actuel, c'est lui, Robin Hegele. Parti avec 2,5 mlilion ce matin, l'Allemand a déjà doublé son tapis pour prendre les rênes

Ils remportent 40 181$ :

251e Kathy Liebert (USA)
267e Timothy Adams (USA)
284e Chino Rheem (USA)
285e Tom Cannuli (USA)

Ils remportent 35 267$ :

291e Minh Ly (USA)
293e Chip Jett (USA)
294e Matthew Giannetti (USA)

Franchement, on peut pas jouer autrement AKo qu’avec un 4bet shove de 70 BB sur ce tournoi ? :unamused: :unamused: :unamused: :unamused: :unamused:

e/ Ip en +

On peut… Ca dépend de la dynamique de la table et de la dynamique de Saout…

Davidi, c'est fini

Kitbul éliminé en 223e position après une journée en enfer et une paire de Rois craquée Il reste 196 joueurs, dont 7 français après l'élimination de Laurent Patroni

Davidi Kitai
Ce samedi 15 juillet ne restera pas longtemps dans les mémoires de Davidi Kitai. Tombé à deux blindes après deux heures de jeu sans la moindre carte à se mettre sous la dent, le Génie trouve enfin une situation favorable pour envoyer son tapis, sous la forme de deux beaux Rois. L'espoir de double up est clairement permis quand son adversaire retourne A9, mais un As débarque dès le flop pour gâcher la fête. La déception est à la hauteur des espérances de remontada suscitées. Le parcours du Génie s'arrête en 223e position pour 46 096 dollars, sa troisième place payée sur le Main Event. "Là maintenant, je suis beaucoup plus déçu que content, forcément, avoue un Dav' visiblement atteint. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il n'y avait pas grand chose à faire."

Son tournoi, et son été à Vegas - dans l'ensemble décevant - s'achèvent sur un vilain bad beat. Mais nous on le sait, ce n'est que partie remise : un jour, Davidi ira en finale du Main Event des WSOP. GG Génie !

Rideau pour Lolo

Laurent Patroni
Peu de temps après l’élimination de Davidi Kitai, c’est Laurent Patroni qui a pris la porte, suite à une bataille de blindes qui s’est mal terminée.

« Le joueur au bouton open à 60 000 et le joueur en petite blinde paie. J’ai AK en grosse blinde et je décide de pousser mes derniers 700 000. Le bouton passe, mais pas l’autre joueur, qui snap call avec une paire de 9. Je n’ai même pas pu savourer, le flop a tout de suite apporté un 9. »

Déçu Laurent Patroni ? Que nenni. Qualifié sur un satellite à 575$, le vainqueur du Starter du WiPT en février (et runner-up de la Grande Finale une semaine plus tard) dernier encaisse 46 096$ grâce à une finalement très belle 205e place. Jolie plus value !« Je ne vivais pas un très bon Vegas depuis le début, avec 12 tournois disputés sans ITM. Là du coup, je suis bien positif. »

Place désormais à la détente : « On part en road trip avec un pote là, je vais me faire toute la côte Ouest, pour finir à Seattle ». Vacances méritées : profitez !

Bluff et hero call : Messina dégaine la panoplie

A la nouvelle table de Valentin Messina (lui et Nicolas Cardyn sont désormais séparés), j’observe une fin de coup propice à faire hausser les sourcils du couvreur le plus expérimenté. Le français paie en effet une mise rivière de 135,000 sur un board 10x-8x-69-4x avec…
42 pour la plus petite paire !

« Oui, en fait il y a un historique. Là, j’étais de BB, le flop a été checké, c’est moi qui ai misé sur le turn. Je l’ai bluffé il y a pas longtemps, regarde mon Twitter j’ai posté le coup. » Voyons voir :

Le bluff d'une vie ! Open HJ 70K jcall sb AhJs / Flop Q86dd / Ch ch / Turn 9d Je 120K il call / River 5d Je 225k il 625k Je 1.2M il fold

— Valentin Messina (@valvegAAs) July 15, 2017

Une jolie relance rivière avec hauteur As : Valvegas est bien en place alors que l’on vient de passer sous la barre des 200 joueurs restants.

Pollak attaque

ben pollakAprès avoir visité l'enfer, diner avec le diable et senti la lame de la guillottine chatouiller son cou, Benjamin Pollak respire enfin dans ce Main Event. Sa bétise d'hier soir semble tellement loin cet après midi, alors même que son stack dépasse désormais la barre des 3 millions de jetons ! C'est bien simple, depuis la reprise, Benjamin Pollak a multiplié son tapis par 14 ! C'est ce qui s'appelle une belle journée. Et ce n'est pas fini. Derniers coups en date ? On est arrivé à table sur la rivière d'un board J8A6K. Après avoir open à 55 000 préflop, Benjamin a envoyé 45 000 au flop, 125 000 sur la turn avant de se faire check raise, de 350 000 à tapis, par son adversaire... avec QT en main pour une quinte. Son adversaire a retourné, dépité, ce qu'il pensait être la main gagnante : KK, mais le Roi était en fait la pire carte du paquet pour lui !

Dans la foulée, Ben a défendu sa grosse blinde avec As-Huit, puis il a pris deux gros barrels dans le nez, sur un tableau A-J-6-3-Q : "Il m'a fait pot à chaque fois ! Rivière, on a check tous les deux, et ma main a suffit pour remporter le coup". Benjamin Pollak semble en très grande forme aujourd'hui.

Guys this is 3M4 pic.twitter.com/ajBf5Tx0Cb

— Pollak Benjamin (@PollakB) 15 juillet 2017

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Mickey Craft
Plus personne ne croit Mickey Craft. Au lendemain d'une journée passée à enchaîner des bluffs sortis de nul part - et pas toujours glorieux - celui qui pointait un temps en tête du chipcount semble ne plus bénéficier d'aucun crédit de la part de ses adversaires. Pour preuve, ce coup observé où l'Américain a envoyé deux sacoches à 125 000 et 525 000, flop et turn, sur un board 5972 avant de check back la rivière pour se voir montrer une paire de 6. Avec J9 en main pour ce qui ne reste qu'une simple top paire, l'ami Mickey n'était cette fois pas en complet carnaval et empoche encore un très joli pot.

30 : en secondes, le temps qu'il a fallu à deux reporters Winamax cherchant à brancher un chargeur de PC portable pour comprendre le fonctionnement d'une multi-prise américaine.

« Les tables sont serrées ! Ils ont beau les casser, en 2016, on était quand même beaucoup plus à l’aise », signé un Antoine Saout qui retournerait bien en Amazon Room pour respirer un peu.

Ils remportent 46 096$

205e Laurent Patroni (France) 210e Matthew Moss (UK)

Ils remportent 40 181$

221e Sam Chartier (Canada) 223e Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax) 231e David Pham (USA)

nieuwgava:
On peut... Ca dépend de la dynamique de la table et de la dynamique de Saout...


Tant qu'à essayer de le level, met 300K, quoi. C’est quoi le plan ? Qu'il call plus de 60 BB avec AJ ?

Arf Davidi … VGG !

Gora Pizz:
On peut... Ca dépend de la dynamique de la table et de la dynamique de Saout...


Tant qu'à essayer de le level, met 300K, quoi. C’est quoi le plan ? Qu'il call plus de 60 BB avec AJ ?

Non c'est pas ça que je voulais dire... Si tu sens qu'un joueur te domine et domine la table, tu dois être happy de jouer AK fast contre lui 70 BB deep, même si tu es un peu face up... Je suppose... C'est bien de jouer high variance contre un joueur que tu sens vachement plus fort non ?

Bah la seule fois où il est IP en +, quoi.

Et même si tu veux jouer fast, en quoi ça empêche de balancer 300 ou 350K histoire qu’il ait au moins la possibilité de faire une erreur ?

Enfin bon, je comprends pas trop de jouer comme ça 70 BB dans un tel tournoi avec cette structure. Même si le mec à droite arrête pas de nous les briser, on lui facilite encore + la tâche en faisant ça, je trouve …

Le nouveau chip-leader s’appelle Antoine Saout

Il reste 162 joueurs et un célèbre breton vient de prendre la tête du Main Event ! Blindes 20 000/40 000 ante 5 000

Antoine Saout
Comme une impression de déjà vu, au cinquième jour de ce Main Event : déjà bien en place au classement à 173 joueurs restants, Antoine Saout vient de passer chip-leader après avoir éliminé le tchèque Jan Nakladal. « Saout a floppé brelan de 6, l’autre top-paire avec As-Roi : les tapis sont partis au turn », explique mon confrère Christian de PokerNews. « Il y avait trois carreaux au flop », ajoute t-il, mais aucun des deux joueurs n’avait de tirage couleur : le tchèque était donc drawing dead, et après cette confrontation confirmant l'insolent good run d'Antoine, c’est plus d’un million d’unités supplémentaires qui sont désormais en possession du breton habitué à atteindre les dernières tables du Main Event. Total : 6,6 millions de tapis, soit 165 blindes !

Arki rend les armes

Damian Salas - Romain Arki
On l'a vu short stack pendant trois jours. On l'a même entendu jeter deux Rois et As-Roi préflop avec moins de vingt blindes. Mais parce que tous les numéros d'équilibriste ont une fin, et que, jusqu'à preuve du contraire, il n'a pas encore rejoint la troupe du Cirque du Soleil, Romain Arki a fini par quitter la scène de ce Main Event, à une place à laquelle il n'aurait sans doute jamais pensé terminer au moment de retirer son ticket : la 181e, pour un gain de 46 096 dollars. Revenu de pause avec huit petites BB, il a succombé à une classique bataille de blindes, contre son voisin de droite, l'hyperactif Argentin Damian Salas. "Fold, lui a pourtant demandé Romain, je veux garder ma grosse blinde !" Mais celui qui a démarré ce Day 5 en tant que chipleader n'était pas franchement décidé à l'écouter, et place devant lui une pile de jetons violets, demandant le tapis de notre short stack tricolore.

Romain Arki
Après quelques secondes d'hésitation, le Parisien se résoud à payer avec 75. Il est vivant contre le Dame-Valet de l'Argentin, et trouve même un 7 au flop... assorti d'un Valet, avant de passer drawing dead dès le turn qui en amène un troisième. "J'aurais bien aimé continuer quand même, souffle Romain dans le couloir du Rio, juste après avoir récupéré son précieux ticket valant 46 000 billets verts. Hier, mes voisins de table étaient stressés, mais aujourd'hui l'ambiance était vraiment sympa. Mais c'est dur quand même, c'est vraiment un métier. Je suis crevé là, j'ai mal au dos, j'ai mal partout. Combien de temps j'ai joué ? 57 heures ? J'ai mon quota pour au moins deux ans !"

Romain Arki Potes
Habitué de Vegas où il se rend chaque été entre potes depuis une dizaine d'années, il a parfaitement rentabilisé ses dix jours passés dans la Cité du Vice. "C'est quand même un très beau tournoi. Là tout de suite je peux te dire que je ne suis pas sûr de le rejouer l'an prochain, mais si je ne devais en faire qu'un par an, ce serait celui-là. En plus, mon jeu s'y adapte parfaitement : je suis patient, je joue en position, je ne tente pas de choses compliquées." Sérieux, appliqué, Romain a parfaitement représenté le clan des joueurs amateurs français. En espérant qu'il ait donné l'envie à certains de tenter le grand saut. Il n'aura cependant pas trop le loisir de profiter de son gain à Vegas, lui et ses deux potes qui le suivent dans le rail depuis deux jours rentrant sur Paris dès demain. On leur fait confiance pour fêter ça à leur retour. Romain, ce fut un plaisir, félicitations !

Last women standing

Ngu - Nguyen - Yuan
Au milieu de cette armée de mâles, elles ne sont plus que trois à représenter la gente féminine sur ce Main Event et à pouvoir prétendre au titre suprême. Seul petit problème, avec des tapis respectifs de 755 000, 450 000 et 600 000, la Singapourienne Jessica Ngu (à gauche), l'Américaine Tracy Nguyen (au milieu) et la Canadienne Yuan Li (à droite) ne font clairement pas partie des favorites. Alors avant de penser à la gagne, l'une d'elles fera-t-elle mieux que la 102e place de Gaëlle Baumann sur l'édition 2016 ? Réponse dans quelques heures.

Ils jouent les prolongations

Réard
Aurélie Réard n’a jamais été aussi contente de louper un avion. De fait, elle l’a fait exprès : son mari Alexandre est toujours en course au Day 5 du plus beau tournoi du monde parmi moins de 200 joueurs restants. Vous vous demandez peut-être combien ça coûte, de changer ses plans de voyage au dernier moment. L’ex joueur du Team Pro Winamax nous détaille.

« Alex devait rentrer sur le vol British Airways Vegas-Londres - il prend toujours ce vol là car il préfère faire le trajet Europe-Vegas en une seule fois. Il avait payé le billet 1100 ou 1200 euros, ça a coûté 470 dollars pour changer et partir le 18. » A noter que la table finale se jouera du 20 au 22 juillet : il est possible qu’Alex doive décaler son retour une seconde fois !

Aurélie
Pour Aurélie, les choses furent plus compliquées. « Mon vol était aujourd'hui, mais Alex voulait que je rentre sur le même vol que lui, du coup je l’ai simplement laissé tomber. Le problème, c’est qu’un aller simple vers Londres le 18 juillet, ça coûte pas moins de 3200$ en le réservant aujourd’hui ! » C’est une particularité du transport aérien que tout le monde ne connaît pas : souvent, il coûte plus cher de reserver un aller simple qu’un trajet aller et retour classique. « Du coup, j’ai pris un vol aller/retour Londres-Vegas avec un retour l’an prochain ! Je sais déjà quand vont commencer mes prochains WSOP : le 18 juin 2018 ! » Coût de l'opération : 1400$, soit une réduction de 56% pour deux vols au lieu d'un !
Réard
Un premier moment croustillant en table télé : quand Charlie Carrel a pris connaissance des goûts musicaux d’Alex en lui piquant ses écouteurs. « Du rap français ? Tu dois jouer agressif ! » (Capture d’écran : @alexandre_pll sur Twitter)

Pour suivre en live → https://gaming.youtube.com/watch?v=BysIZhpM3cw&did_ios_redirect=1&mweb=1

Lol étonnant qu’un tel nit fasse ce call :astonished: (qui doit même pas être EV+ en +).

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pause diner de 90 minutes Il reste 143 joueurs

Cardyn
Après six heures de jeu sur ce Day 5, ce sont 143 joueurs qui partent en pause-dîner pour 90 minutes. On a donc perdu 154 joueurs depuis le début de la journée, dont les français Laurent Patroni et Romain Arki, ainsi que notre belge préféré Davidi Kitai peu en réussite avec une paire de Rois craquée en guise de dernière main. Parmi les six joueurs sur lesquels nous concentrons désormais notre attention, Valentin Messina continue de nous impressionner, avec un cocktail good run/bluff/hero call pour le moment imbattable. Après un démarrage calme, Nicolas Cardyn a remporté plusieurs gros coups. Alexandre Réard est stable en table télévisé, tandis que Benjamin Pollak (auteur d’une remontée miraculeuse en début de journée) et l’ex chip-leader Sébastien Comel ont quelque peu reculé. Antoine Saout a brièvement flirté avec le chip-lead avant de rater un bluff, puis de reprendre un gros coup avec un full. Décidement.

Les positions :

Valentin Messina (Qualifié Winamax) 6 475 000
Antoine Saout 6 285 000
Nicolas Cardyn (Vainqueur KING5) 3 700 000
Benjamin Pollak 3 650 000
Sebastien Comel 2 500 000
Alexandre Reard 2 670 000

Au retour, les blindes seront encore à 20 000/40 000, ante 5 000 pendant 60 minutes.

Avant la pause, il s’est passé des choses un peu folles aux quatre coins de cette Brasilia Room. Les pros transpirent en silence, les amateurs laissent éclater leur joie, le rail hurle à chaque pot remporté par le poulain de leur choix, bref, il y a de la vie par ici.

kenny hallaert
#jesuiskenny, disait le t-shirt de Sonny Franco il y a quelques jours, en référence au run incroyable que vit Kenny Hallaert sur le Main Event. Une fois de plus, le Belge a démontré que pour aller au bout d’un tel tournoi, en plus d’avoir un peu plus de skill que la moyenne, il faut également remporter les flips importants. Ce qu’a fait Kenny récemment, avec une paire de Valets contre As-Dame. Dans la foulée, il reçoit une paire d’As et élimine un joueur avec une paire de 5. Il pointe maintenant à près de 2,2 millions. Running good, en effet.

martin finger
Du côté de Martin Finger, c’est soupe à la grimace. Son As-Roi s’est fracassé sur la paire de 8 du Canadien Wesley Pantling, sur un flop avec un As mais également un 8. Le pot faisait plus de 4 millions et il ne reste à peine plus d’un million chez l’Autrichien.

messina lew
Pendant ce temps, Valentin Messina poursuit sa marche en avant. Sa dernière victime se nomme Randy Lew. La petite terreur online a perdu un flip à tapis préflop contre Valentin, 99 contre AK chez le Français. Le flop n’a pas apporté un, mais deux as directement. Il passe à 5,7 millions.

franck crivello
Franck Crivello intègre le haut du classement, après avoir réussi une quinte flush contre une paire de Rois chez l’Irlandais Eoghan O’Dea. Le November Nine a disparu en 172e position alors que Crivello est désormais compté à plus de 7 millions !

pateychuk
Encore un gros pot disputé sur la table d’Andrey Pateychuk. Le Russe a été victime du double up de Kfir Nahum. L’Américain a tellement hurlé que je pense que tout le monde l’a bien entendu. Sur un board KQJ2K, les tapis ont volé, et le vainqueur de l’EPT San Remo 2011 n’a pu montré mieux que QQ chez son adversaire. Il ne restait plus que 600 000 chez l’ami Russe à casquette…

Intenable Messina

Blindes 20 000/40 000 ante 5 000

Valentin Messina

Parti manger avec un tapis costaud de 6,475 millions, Valentin Messina ne s'est pas reposé sur ses lauriers à son retour à table. Bien au contraire. Le dernier de nos qualifiés online s'est même montré hyperactif avec, au bout du compte, un résultat contrasté. Valvegas a commencé par perdre deux millions de jetons dans un coup où, après avoir ouvert et vu le siège 8 défendre sa blinde, il a payé trois sacoches à 175 000, 600 000 et 1,2 million sur un board 1044QK et montré As-Roi. Dommage, son adversaire était bel et bien en value tout du long avec un A4 chanceux dès le flop.

messina comel

Quelques minutes plus tard, Valentin se retrouve impliqué dans un coup contre l'autre Français de sa table, Sébastien Comel. Après une ouverture à 90 000 en début de parole payée deux fois, dont Valentin au hi-jack, Seb' prend le spot et relance à 415 000. Seul son compatriote reste dans le coup. Comel c-bet ensuite à 425 sur un flop 4KJ, et puis tout le monde se calme sur un turn 9 et une rivière 7 où rien n'est misé. Sebastien retourne alors Q9... et remporte ce coup, Valentin ne pouvant montrer mieux. "Il a souvent As-Dame, glisse alors celui qui était chipleader tricolore ce matin. Ou peut-être une paire de 8." Toujours est-il que lui s'en sort bien dans l'histoire, et remonte à 3,45 millions.

Mais Valentin n'en reste pas là et se chauffe ensuite avec le siège 6, le fameux joueur à la casquette "Be Humble" et qui a décidé de se payer ce tournoi grâce à ses gains au blackjack. Fidèle à sa réputation de gambleur, ce dernier a payé une ouverture de Valentin, le c-bet sur un flop 9A7 puis un check/raise à tapis - soit environ un million de plus - du Français sur un turn 6. "Fichtre !", a-t-il lâché - ou était-ce un autre mot en "F" ? - en voyant Valentin retourner AQ, quand lui ne peut montrer que AJ. La rivière 3 ne vient pas à son secours et Valentin en profite pour se refaire la cerise.

Pollak contrôle

pollak
Benjamin Pollak a disputé deux pots qu’on considèrera d’importance depuis la reprise du dinner break. Sur le premier, le Roumain Cosmin Joldis relance à 85 000, premier de parole. Le Français est au CO et 3-bet à 220 000. La parole revient au Roumain, qui surrelance à 485 000. C’est payé par Pollak. Sur le flop KT5, c’est le calme plat, aucun jeton n’est envoyé au milieu de la table. Il faut attendra la turn 6 pour voir Pollak proposer une mise de 375 000 derrière le check de Cosmin. Ce dernier paie pour voir un 8 sur la rivière. Il check encore et Pollak lui met la pression maximale en annonçant tapis (désolé pour les montants, mais même les joueurs eux mêmes ne savent pas toujours). Tank, tank, tank… et fold. Pollak empoche la mise.

Mais quelques instants plus tard, Ben va recracher 400 000, soit 10 blindes, en faisant doubler son voisin Russe Andrey Pateychuk sur un flip moustache, paire de 8 contre Roi-Valet chez le Français. Pollak pointe à 4 millions, tout va encore très bien, merci.

Reard se value cut

reard carrel
Terminé la table télévisée, Alexandre Reard est reparti s’installer au milieu des autres tables… avec toujours Charlie Carrel à sa gauche. Et Alex a simplement perdu un petit pot récemment, avec Roi-Dame contre As-Roi sur un flop hauteur Roi. Certains auraient perdu une tonne de jetons, Alexandre n’a simplement laisser filer "que" 500 000. Il lui reste 2,1 millions, pas de quoi l’inquiéter plus que cela.

L'aura Craft

Mickey Craft

Mickey Craft est mort comme il a vécu : après avoir monté un énorme tapis suite à une série de coups à dormir debout au cours des 48 dernières heures de la partie, le fantasque Américain a sauté en table télé juste avant la pause-dîner, avec la main fétiche des Winamax Live Sessions : 7-2 off ! Une poubelle avec laquelle il a relancé (!) puis payé un 3-bet (!!), avant de pousser son tapis sur un flop 7-6-4. En face, Michael Ruane s’est empressé de payer avec une paire de 9 qui a tenu jusqu'au bout. Craft, qui avait passé la journée à appeler le serveur pour commander tournée après tournée de vodkas, est revenu dans la Brasilia Room au retour du dîner, les bras chargés d'un plateau de shots de tequila. Une belle sortie pour un joueur qui rentrera probablement dans l'histoire du Main Event 2017, malgré une sortie en 146e place, loin de la table finale.

Chaque année, le Main Event voit des joueurs sortant des sentiers battus briller sous le feu des projecteurs du podium télévisé. Le plus souvent des amateurs, ces « wild cards » ont pour eux une bonne dose de courage (d'inconscience, diront certains) e et apportent une touche d’imprévisibilité bienvenue au milieu du jeu GTO ultra-calibré des pros, avec des bluffs énormes sans équité, des merguez 3-bet avant le flop, une bonne dose de réussite, et des overbets pouvant partir à tout moment.

Quand ça marche, c’est magnifique : dans le cas contraire, c’est ridicule. Dans les deux cas, c’est hautement divertissant pour le spectateur. Disons le : Mickey Craft a été éliminé trop tôt de ce Main Event ! Quelqu’un le remplacera t-il dans le rôle d’emmerdeur de pros ?

Anecdotes, statistiques et citations à la con

56,35$ : la somme remportée par un reporter Winamax au cours de la pause-dîner. Le méfait a été commis à l'aide d'une machine à sous Le Parrain. La décence nous interdit de vous révéler les sommes perdues par ses deux collègues durant le même laps de temps.

damian salas
Damian Salas a récupéré sa place de chipleader. Il est désormais en possession de 9,4 millions.

Ils remportent 53 247$ :

Randy Lew

135e Michael Addamo (Australie) 138e Sergio Castellucio (Italie) 145e Tracy Nguyen (USA) 146e Mickey Craft (USA) 148e Max Pescatori (Italie) 159e Randy Lew (USA)

Ils remportent 46 096$ :

166e Sam Stein (USA) 170e Kyle Bowker (USA) 172e Eoghan O’Dea (Irlande) 181e Romain Arki (France) 191e Greg Mueller (Canada) 195e Dominik Nitsche (Allemagne)

Pollak en apesanteur

110 joueurs restants Blindes 25 000/50 000 ante 5 000

Pollak
Lui-même a peine à le croire, mais les faits sont là : à 21h, heure locale, Benjamin Pollak est bel et bien vivant dans ce Main Event, deep into le plus gros tournoi du monde à moins de 120 joueurs restants, lui qui avait entamé le Day 5 avec à peine douze blindes ! Une période noire désormais loin derrière le cash-gameur pro, qui n'en finit plus de collectionner les gros pots aujourd'hui. Le dernier en date est simple à raconter : une confrontation préflop KK/88 contre le polonais Pawel Brzeski. Le vainqueur de l'event online du WSOP Circuit Paris, (qui a 4-bet all-in après un call d'un adversaire et un 3-bet de Pollak) disposait d'environ deux millions de tapis qui sont directement allés s'ajouter au total de Pollak après un board As-Valet-4-10-6, portant son stack à plus de six millions, soit 120BB !

On compte donc désormais trois joueurs dans le Top 10, à trois heures de la fin du Day 5… Dites donc, il ne serait pas un peu temps de se réjouir un poil ?

Comel de crâne

Comel
Sébastien Comel ouvre en milieu de parole et se fait payer trois fois : cut-off, bouton et petite blinde. Son c-bet sur un board 528 chasse le cut-off et la SB, mais pas le bouton. Le turn 2 est checké par les deux joueurs. La rivière est un 4 et Comel tente une praline à 600,000. Son adversaire ne s'en laisse pas compter, annonçant all-in pour 1,6 million au total.

Trop cher pour Comel, qui abandonne. Le chip-leader français en début de Day 5 aborde la dernière pause de la journée avec un stack réduit à 1,86 million, ce qui représente 37 blindes.

Réaction attendue

alex reard
Les heures passent et le tapis d’Alexandre Reard ne décolle plus. Pire, Alex glisse gentiment dans une zone dangereuse. Avec 1,5 million en sa possession, soit 30 blindes à la reprise, et un Charlie Carrel toujours aussi actif à sa gauche, Alex ne va plus trop pouvoir se permettre de faire d’erreur : « C’est fou le nombre de fois où il a call muck, et pourtant, regarde, il a toujours autant de jetons. » La décontraction de l’Anglais commence à titiller le Parisien : « Tout à l'heure, j'open, et il me demande : « T'as vu mes cartes ? » Je lui répond que non, et je lui demande s'il aurait vraiment relancé avec une paire d'as. Il m'a répondu que oui, et qu'il ferait même tapis. » Ça sent le règlement de compte à venir en tête à tête tout ça.

Anecdotes, blindes et statistiques

« I don't know a better game in the world but this game sucks! » Ou autrement dit dans la langue de Molière : « Je ne connais pas de meilleur jeu au monde mais ce jeu est horrible ! » - Signé : un joueur à la table 720, après qu'un joueur a doublé son tapis avec As-Dame contre une paire de Rois. Le poker, ce jeu que l'on aime détester.

« J’ai un petit problème, dis moi : Charlie Carrel est dans ma draft, tu crois que je dois le bust ? » - Signé : un Alexandre Reard bien embêté d’avoir l’un de ses poulains à sa table.

Sept ans après être passé pro, Antoine Saout continue de nous raconter ses coups de poker avec bonhomie et l'air de ne pas y toucher, comme à l'époque de son tout premier deep run sur le Main Event, alors qu'il était encore un illustre inconnu de 25 ans. « J'ai overbet deux fois le pot sur la rivière… Il y avait 700,000 dans le pot, le mec avait 1,4 million… J'ai fait tapis… Le board était J-9-8-7-6 avec trois carreaux. » La main d'Antoine ? « Dame-Valet transformé en bluff. » C'est avec ce genre de coups que l'on peut faire troisième du plus gros tournoi du monde (en 2009) puis 25e (en 2016), puis… Pour ce qui est de 2017, on ne sait pas encore, mais toujours est-il que les choses sont bien parties.

Sous la barre des 100 joueurs

Blindes 30 000/60 000 ante 10 000

Lamb, le retour

ben lamb
Alors que la barre de la centaine de joueurs restants vient d'être franchie, il reste encore plusieurs joueurs ayant déjà atteint la table finale de ce Main Event. Antoine Saout en fait partie bien évidemment, mais pas que : Ben Lamb (finale en 2011), Michael Ruane (2016) et Kenny Hallaert (2016) sont toujours en course pour s'immiscer une seconde fois sur la dernière table de ce tournoi. Pour Ruane et Hallaert, il s'agirait d'un back-to-back que seul Mark Newhouse a réussit jusque là, avec la réussite qu'on lui connait (il a terminé deux fois 9e, en 2013 et 2014.

Le premier cité dans cette liste de trois joueurs, Ben Lamb, n'a pratiquement pas participé aux autres tournois de ces championnats du monde 2017, et a préféré garder toute sa chance pour le Big One. Bien lui en a pris, puisqu'on le retrouve actuellement avec un tapis de 3,8 millions et toujours cette aisance à table qui le caractérise parfaitement. Il vient récemment d'éliminer un joueur, avec KK contre JJ à tapis préflop, et a tranquillement encaisser le tapis de 735 000 de son adversaire.

A contrario, Jake Balsiger a quitté le tournoi en 107e position, lui qui avait terminé 3e en 2012, l'année de Greg Merson. Désormais, ils ne sont donc plus que trois en course pour réaliser l'improbable, et Antoine Saout est de loin le joueur le mieux positionné. Mais bon, comme il est aussi écrit dès la première ligne de ce paragraphe : il reste encore une centaine de joueurs en course.

jacob balsiger
Jake Balsiger, 3e de l'édition 2015, n'a pas été aussi verni que Ben Lamb, son tournoi s'arrête à la 107e place

Six français dans le Top 100 !

Français Top 100
Félicitations à Valentin Messina, Nicolas Cardyn, Alexandre Réard, Sébastien Comel, Benjamin Pollak et Antoine Saout : ils entrent dans le Top 100 du Main Event, surclassant ainsi 98,6% des participants à l'épreuve ! Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour véritablement entrer dans l'histoire du poker, mais en l'état, la performance n'est pas mince. C'est la troisième fois qu'Antoine Saout arrive à ce stade de la partie. Pollak, lui, avait atteint la 27e place en 2013, l'année de la finale de Sylvain Loosli.
Français ITM

Anecdotes, statistiques et citations à la con

0. Comme le nombre de femmes restantes dans ce tournoi, après les éliminations des trois dernières en course, Tracy Nguyen (145e), Jessica Ngu (108e) et Yuan Li (105e). Et même si cette année le field était plus étoffé enterme de joueurs, il n'empêche qu'aucune d'entre elles n'a réussi à faire mieux que Gaëlle Baumann en 2016 (102e).

Ils remportent 53 247$ :

107e Jake Balsiger (USA) 108e Jessica Ngu (Singapour) 109e JP Kelly (UK) 111e Andrey Pateychuk (Russie) 125e Patrick Lavecchia (USA)

Réarmé

Alexandre Reard multiplie son tapis par plus de cinq ! Blindes 30 000/60 000 ante 10 000 Il reste 89 joueurs, et une heure à jouer dans le Day 5

Alex Reard

Après un peu plus d'une heure sans grande agitation autour des dernières tables de ce Main Event, on ne vous cache pas que l'on commençait un peu à trouver le temps long. Et puis la table 704 vient de nous offrir ce qui s'appelle un bon gros retour de variance, sous la forme d'un setup en bonne et due forme. Au programme, pas moins de trois joueurs impliqués dans un coup à tapis préflop, avec dans le rôle principale, Alexandre Reard. Premier de parole, le Parisien ouvre d'abord à 150 000, et voit le joueur au hi-jack lui revenir dessus pour 360 000. À peine le temps de dire "ornithorynque" que la petite blinde se réveille et annonce "tapis" pour un peu plus de 800 000. Aucune hésitation chez Alex, qui reshove et se fait payer dans la seconde par le hi-jack. Messieurs, les jeux s'il vous plait :

Alexandre Reard : paire de Rois Small blind : paire de Dames hi-jack (qui couvre tout le monde) : paire de Valets

Le rail français - composé entre autres des irréductiles Anthony Picault et Victor Saumont ainsi que Rémi Castaignon ou encore Jean Montury - se précipite alors vers la table de leur poulain avant de se voir refouler par la sécurité. Eux comme Alex ne tremblent pas longtemps, le flop arrivant 3K3 pour placer les adversaires du Français déjà presque drawing dead. Le turn 6 et la rivière 8 confirment tout cela.

Réard

Mais l'embellie ne s'arrête pas là ! La dernière main avant le dernier break de la journée s'apprête à nous faire vivre un nouveau scénario rocambolesque. Tout commence par une ouverture du joueur premier de parole, immédiatement relancée par son voisin de gauche à hauteur de 350 000. Un cran plus loin, Alex se contente de payer, mais le relanceur initial ne l'entend pas de cette oreille, et fait monter les enchères à 1,39 million. C'est beaucoup, trop en tout cas pour UTG+1 qui abandonne, mais pas pour Alex qui envoie son tapis dans la foulée, pour environ 3,2 millions effectifs.

Réard Caméras

À ce moment-là, cela fait longtemps que les caméras d'ESPN ont débarqué autour de la table pour ne rien perdre de ce qui peut potentiellement être l'un des plus gros pots du tournoi. Il faut plusieurs minutes et une longue bataille de regards à l'adversaire d'Alex pour rendre ses cartes au croupier. "Oui, tu les as..." souffle-t-il, visiblement convaincu que le Français détient une paire d'As. Nous ne le saurons probablement jamais - ou en tout cas nous aimons maintenir le mystère - mais toujours est-il qu'Alexandre Reard grimpe à 5,2 millions, sans aucune carte affichée sur le board, et sans showdown. Avec une petite heure restant à jouer sur ce Day 5, Alex prend une sérieuse option sur un siège au sixième jour du Main Event des WSOP.

Quand le doute s’installe

sebastien comelLa fin du niveau ressemblait à un véritable chemin de croix pour Sébastien Comel. Un coup lui a particulièrement fait mal à la toute fin du niveau 26. Derrière un open à 180 000, soit trois fois le montant de la blinde, il décide de défendre une paire de Neuf. Puis sur un tableau A547K, Sébastien a payé 280 000 au flop, 450 000 sur la turn avant de se prendre un dernier parpaing de 1 025 000 dans le nez. Le Français prend alors le temps de la réflexion nécessaire, le genre de chose qui plait énormément aux caméras d’ESPN. Pendant que Seb se refait le coup, j’observe alors son adversaire. C’est important les tells en live, vous n’apprenez rien en lisant cette phrase. Et pour le coup, son adversaire montrer quelques signes… de faiblesse ? De force ? A Sébastien de juger : Il tire très fort sur sa paille pour siffler son cockatil, reste planqué derrière ses lunettes, ne lâche pas un mot... avant de demander le time contre Sébastien au bout de deux minutes. Alors, bluff ou pas ? Sébastien a fini par rendre sa main au croupier, ce qui a permis à son adversaire de souffler un bon coup : « Whooo, tu m’as fait transpirer », glisse-t-il à Comel, avant de claquer J8 sur la table, pour un tirage couleur manqué. Sébastien fait la moue : « Si je paie turn, je ne dois pas fold river. » Dans la foulée, Sébastien a relancé une nouvelle main et s’est immédiatement fait 3-bet par son voisin. La pause est sifflée et après 2 minutes de réflexion, Sébastien Comel préfère rendre ses cartes et partir en pause. Un break qui risque de lui faire grand bien avant de conclure du mieux possible ce Day 5.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"J'ai quatre enfants à la maison, j'essaie de faire en sorte qu'ils me manquent, mais je ne veux pas rentrer chez moi, je veux rester ici." - Signé : Arash Ghaneian, qui a doublé face à Marcel Luske, remportant son lancer de pièce avec As-Dame contre la paire de 10 du Néerlandais, qui chute ainsi à 1,7 million.

dario sammartinoDario Sammartino est l'un des visages les plus connus du field, mais malheureusement pour le spectacle, il n'a pas énormément de jetons. Sur la photo, on le voit faire un move qu'il a déjà effectué plusieurs fois, all in. Son adversaire a passé, et son rail, emmené par Mustafa Kanit, a pu lâcher les chevaux en gueulant un bon coup. Quelques instants plus tard, c'est Connor Drinan qui s'est levé pour venir lui glisser quelques mots : "Ne me lâche pas bro stp, tu es le dernier joueur avec qui j'ai swap." "Quoi, mais tu n'as pas swap avec Charlie Carrel aussi ?" "Si mais bon, tu penses vraiment qu'il va gagner ce tournoi ?"

Allez GL les frenchies , Antoine choisit bien son tournois a deeprun chaque année ! :slight_smile: une TF , une 27eme place , et la encore au Day 6 sur le plus beau tournois du monde

GG et gl alex Reard aussi et les autres