Main Event - Day 1A

Lundi 2 juillet : demandez le programme !

Red Rock Canyon
Pas besoin de grand discours pour vous donner l'eau à la bouche et vous motiver à marteler votre touche F5 toute la journée : c'est l'heure tant attendue du coup d'envoi du Main Event des World Series of Poker. Après une édition 2017 qui nous a fait vibrer jusqu'à la dernière main du triomphe de Scott Blumstein, grâce notamment aux superbes parcours de Benjamin Pollak et Antoine Saout, après une première partie de festival 2018 où l'on a déjà entendu deux fois la Marseillaise résonner dans les couloirs du Rio, tous les signaux sont au vert et le Team Winamax est affûté comme jamais à l'orée du plus beau rendez-vous de l'année. En route pour un long voyage parsemé de rêves et de rebondissements.

11h (20h en France) : Event #65 - The Main Event NLHE 10 000 $

De longs mois d'attente et de préparation pour enfin se réveiller avec la boule au ventre et les yeux qui brillent : le Main Event des WSOP est enfin sur point de recommencer. Le jour le plus important de l'année de tous les pros de la planète poker, celui des rêves pour les amateurs qualifiés et aussi de la désillusion pour les moins chanceux qui verront leur parcours s'interrompre trop vite et leurs espoirs s'envoler trop vite, est arrivé. Pendant une dizaine de jours, le temps va s'arrêter et le monde de notre jeu de cartes ne tournera plus que dans les couloirs du Rio.

La formule ne change plus, année après année : pour 10 000 $, tout le monde recevra 50 000 jetons et profitera de la superbe structure aux niveaux de deux heures, propice à la patience et à la stratégie. Trois Days 1 feront le plein d'inscriptions avant de revenir au Day 2 : le 5 juillet pour les rescapés du Day 1A & B, le 6 juillet pour ceux qui se sont extirpés du Day 1C. En 2017, 7 221 entrants avaient tenté leur chance, 83 nations étaient représentées, et c'était Scott Blumstein qui avait remporté le titre et 8,15 millions de dollars, le rêve de tout amateur de poker, au terme d'une finale passionnante à laquelle avaient participé Benjamin Pollak (3e, 3,5M $) et Antoine Saout (5e, 2M $).

Guillaume Diaz, Romain Lewis et Gaëlle Baumann devraient faire leur entrée dès aujourd'hui, et vous pourrez suivre leur parcours tout au long de la journée. En espérant les voir emballer des jetons tard dans la nuit et ne pas faire partie des 25-30 % d'élimination habituelles du Day 1. Un Mega Sat à 1 100 $ démarre à huit heures du matin pour donner une chance aux plus petites bankrolls de participer au plus beau tournoi de l'année. C'est un véritable marathon qui débute aujourd'hui, sans aucun doute la compétition la plus longue et la plus belle dédiée à notre jeu favori : le Main Event va se jouer en continu jusqu'au 14 juillet ! Dieu que c'est bon quand c'est long.

14h : Event #11 - PLO Giant 365 $ (Day 2)

Le monstrueux PLO Giant 365 $ a enfin achevé la valse de ses Days 1, au terme d'un Day 1E qui a battu tous les records d'affluence avec 1 247 joueurs, pour seulement 79 rescapés qualifiés pour le Day 2. C'est le très en forme et quadruple vainqueur de bracelet Michael "The Grinder" Mizrachi qui a terminé chipleader de la journée. Il repartira en tête des 185 joueurs alignés au Day 2, sur les 2 003 inscriptions enregistrées au total. Le prizepool définitif sera annoncé au départ de la journée, et on fera également le point sur les forces françaises en présence, le seul frenchy dont on ait vu passer le nom dans la liste des qualifiés étant Pierre Horaud (450 000 jetons). PLO Giant 365 $ : le chip-count complet des Day 1A/B/C/D et les payouts des cinq Days 1

14h : Event #62 - NLHE Crazy Eights 888 $ (Day 2)

Après quatre Days 1 bien remplis, c'est l'heure du Day 2 pour le Crazy Eights 888 $ et ses 888 888 $ garantis à la première place. En tout, 8 958 entrées cumulées ont été enregistrées, et 458 joueurs sont encore en lice. Les 374 meilleurs seront assurés de repartir avec 1 331 $ minimum. L'américain Raymond Trujillo est en tête avec 685 000 jetons emballés et il reste une bonne poignée de français, menés par le paimpolais Arthur Conan et ses 300 000 unités qui le placent en 28e position au général

Les français au Day 2 :

Arthur Conan 300 000 Fabrice Casano 275 000 Lorenzo Lavis 274 000 Quentin Roussey 183 000 Laurent Polito 100 000

Viktoria Lucenkova 91 000 Sarah Herzali 88 000 Julien Sitbon 72 000 Romain Lefebvre De Rieux 58 000 Julien Perouse 54 000 Crazy Eights 888 $ : le chip-count complet du du Day 2

14h : Event #64 - Stud Hi-Lo Championship 10 000 $ (Day 2)

Après l'émination précoce de Jean Montury au Day 1, David Benyamine est le dernier français en piste sur le prestigieux Stud Hi-Lo Championship à 10 000 $. On lui souhaite autant de réussite que lors de cette première journée, qu'il a bouclée en multipliant son tapis de départ (50 000) par trois, pour afficher un total de 166 500 en fin de Day 1, de bon augure pour la reprise. Les inscriptions ne sont pas encore closes et les 133 entrées pour l'instant enregistrées ne sont donc pas définitives. 63 joueurs ont toutefois validé leur billet pour le Day 2, dont le champion en titre Christopher Vitch qui s'est de plus offert le luxe de finir la journée en tête avec 279 500 jetons. Daniel Negreanu sera également de retour à 14 heures avec 76 500 à faire fructifier. Stud Hi-Lo Championship 10 000 $ : le chip-count complet du Day 2

Mini WSOP : la Grand Messe a aussi débuté

Mini WSOP

Il n’y a pas qu’à Vegas que des centaines de joueurs se prendront à rêver d’un bracelet. Les Mini WSOP continuent de plus belle avec le Day 1B du Main Event à 100 € (100 000 € de dotation minimum) et le Day 2 du Crazy Eights et ses 260 rescapés. Les amateurs de jeu à sept cartes auront rendez-vous sur le Stud Hi-Lo Championship à 100 €. Toutes ces belles réjouissances sont programmées à 20 heures tout pile, avouez que c’est au moins aussi sexy que Belgique - Japon.

Mini WSOP : tous les résultats
Mini WSOP : le programme quotidien

Bonsoir

Il n’est plus possible de lire la page web française et donc reportages et blogs depuis l’Espagne.

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Essaie ça

Oubliez tout

Main Event Day 1A - Level 1 (75/150)

Amazon Room
Oubliez les trente jours et trente nuits qui viennent de s'écouler. Oubliez les tables finales au casting de rêve, les légendes qui triomphent de nouveau, les futurs stars qui se font connaître. Oubliez les Mirzachi, les Henningan, les Cada, les Deeb, les Bellande, les Bonomo posant pour la photo avec le bracelet. Oubliez le jubilé de Doyle Brunson, le come-back de Phil Ivey, les presque victoires de Romain Lewis, Bruno Fitoussi, David Benyamine, les multiples deep runs de Guillaume Diaz. Oubliez même les bracelets tricolores de Julien Martini et William Reymond. Oubliez tout, car on remet les compteurs à zéro : aujourd'hui débute le plus gros tournoi de poker du monde, le tournoi que tous les joueurs ont attendu toute l'année, le seul tournoi qui a véritablement le pouvoir de changer une vie à tout jamais.

Peu importe quel joueur de poker vous êtes, peu importe votre niveau, peu importe votre palmarès ou votre bankroll : le Main Event des World Series of Poker, vous l'avez dans un coin de la tête. Les amateurs rêvent de le jouer un jour, ou de le rejouer. Les pros le jouent tous les ans, et les étés ou, pour une raison ou pour une autre, ils ne peuvent venir, sont vécus comme un véritable calvaire. Ceux qui y ont déjà perfé se demandent s'ils parviendront un jour à faire mieux. Le club très fermé de ceux qui l'ont gagné aimeraient bien rejoindre un club encore plus exclusif (trois membres, dont un seul encore en vie) : celui de ceux qui ont réussi à le remporter plusieurs fois.

Peu importe ce qui s'est passé depuis la fin du mois de mai, peu importe que les finales et victoires aient été nombreuses, ou ont au contraire brillé par leur absence : les joueurs du monde entier venus passer leur été Las Vegas débutent aujourd'hui le marathon le plus excitant et le plus monumental qui soit.

Scott Blumstein / Jack Effel
Après avoir souhaité la bienvenue aux joueurs (et gentiment demandé d'être "respectueux envers les autres joueurs et le staff"), l'arbitre en chef des World Series of Poker a donné le micro à Scott Blumstein. Le champion en titre a rappelé la qualité de la structure ("Elle est deux fois plus belle que la plus belle structure que vous pouvez jouer le reste de l'année, il y a tellement de place pour jouer") et a souhaité bonne chance aux participants : "Prenez chaque main l'une après l'autre, comme je l'ai fait l'an dernier, et... Soyez chanceux ! Et peut-être, tout se passera bien."

Il y a du monde cette année ?

Cela fait maintenant une bonne quinzaine d'années que le Main Event offre plusieurs journées de départ (sans re-entry possible, bien entendu, espérons que cela ne change jamais : le Main Event doit rester un tournoi unique !) Historiquement, le premier des trois Day 1 est toujours le moins fréquenté, jugez plutôt avec le graph suivant :

Stats Main Event
Qu'en est-il pour 2018 ? A l'heure du coup d'envoi (onze heures pétantes), nous avons fait les comptes suivants :

Amazon Room / Zone Orange : 33 tables actives
Amazon Room / Zone Pourpre : 39 tables actives
Amazon Room / Zone Gold : 18 tables actives (plus 6 tables vides avec croupiers en standby)

Ainsi, cela nous donne un total de 90 tables actives d'entrée de jeu, chacune pouvant accueillir 9 joueurs. La majorité d'entre elles sont encore loin d'être remplies, les inscriptions vont rester ouvertes un bon moment (jusque la fin du troisième niveau), et il y a largement assez de place pour ouvrir des dizaines d'autres tables si besoin, mais on peut d'ores et déjà prédire une affluence tournant autour de 800/900 joueurs aujourd'hui.

A noter qu'il faudra probablement une belle affluence dès le Day 1A pour espérer battre les chiffres de 2017 : cette année, le Day 1C, historiquement le plus gros Day 1 du Main Event, a été programmé le 4 juillet, jour de la Fête Nationale Américaine. Cela risque potentiellement d'impacter la participation des joueurs amateurs, ce jour férié étant pour beaucoup d'Américains une occasion de faire la fête en famille à la maison. On verra bien : il est bien trop tôt pour tirer des conclusions.

Brasilia Room
Aujourd'hui, la Brasilia Room est dédiée aux satellites pour le Main Event

Que font aujourd'hui les joueurs qui ne jouent pas le Main Event ? Réponse : ils tentent de se qualifier dans les salles Brasilia et Pavillion - c'est pour ça qu'il y a toujours beaucoup plus de monde sur les Day 1B et 1C. « Aujourd'hui, nous avons trois gros sats : 500$, 1000$ et 2000$, explique Grégory Chochon, le frenchy des WSOP. Le plus gros sera le 1000$. » Sans compter que l'on peut aussi tenter sa chance sur un SNG à 1000$ : ceux-ci vont tourner toute la journée. N'oublions pas aussi les joueurs engagés aujourd'hui dans d'autres épreuves WSOP : le Giant Omaha, le Crazy 888$ et le Stud High-Low 10 000$, dont les Day 2 sont tous programmés aujourd'hui.

Romain Lewis est chaud d'action

romain lewis
« Je suis debout depuis 9h30 et j’ai directement mis la petite chanson des WSOP pour me mettre dans l’ambiance, je suis bouillant aujourd’hui !! » Romain Lewis est surexcité comme jamais à l’entame de ce Main Event ! Première étape, observer cette table, sur laquelle il devrait rester pas mal d’heures aujourd’hui, une dizaine au total. « Il est connu le mec à ma gauche ? » Il est connu chez son coiffeur, ça c’est sur, pour le reste, rien à signaler. « Il y a juste le mec trois rangs à ma gauche qui nous a déjà dit qu’il avait deeprun l’an dernier, sinon, rien de particulier. » Un beau chapeau de cowboy sur sa gauche, un monsieur pas si jeune sur sa droite (mais déjà croisé en Europe, sur des EPT etc, attention tout de même), Romain n’est pas dans les pires conditions pour débuter son Main Event. Et en même temps, pas sur qu’il y ait beaucoup de tables si difficiles pour démarrer.

"This is gonna be the best day of my life" : l'un des hymnes des WSOP

Le premier qualifié Winamax

corentin_schmauch
Et le premier qualifié Winamax, c’est lui, Corentin Schmauch : "Je suis un peu stressé, c’est vrai, mais c’est normal non ?" Tout à fait normal, surtout lorsqu’on dispute son premier Main cher ami. Qualifié sur ce tournoi pour 100€, Corentin est chaud d’action pour se faire plaisir aujourd’hui : "Je suis arrivé le 26 et j’ai juste disputé le 1000€ super turbo. J’ai joué 2h, c’est un deeprun sur ce tournoi, non ? En tout cas, je suis très motivé pour celui-ci." Et après ce bref échange, Corentin tente sa première relance du tournoi depuis la petite blinde. Son voisin en BB passe très vite, et le jeune qualifié met la main au milieu pour la première fois de la journée. "J’avais As-Huit suited", me glisse-t-il à l'oreille, discrètement. Certes il n’a qu’a gratté qu’une grosse blinde, mais au moins la machine est lancée et le stack de départ est dépassé.

Kalidou est prêt

kalidou sow
Deux semaines que Kalidou Sow est là, et pourtant, notre radar à Français ne l'a jamais détecté : "Normal, j'en suis à zéro ITM sur ce Vegas, alors que ça fait deux semaines que je suis là !" Pas découragé pour autant, c'est avec le sourire et l'envie de très très bien faire, que Kalidou a démarré ce tournoi. On se souvient qu'il y a six mois, Kalidou avait enchainé trois victoires consécutives, à Prague sur le Pokerstars Championship, à Londres ensuite sur Pokerstars Festival et enfin à Paris, sur le High Roller de la finale du Winamax Poker Tour. Les gros fields, ça le connait, et surtout ça ne lui fait pas du tout peur, bien au contraire.

Koon vérifie

jason koon
Tout professionel qu'il est, Jason Koon n'en n'oublie pas les bases essentielles : on arrive sur une table, on compte son stack ! Ca parait tout bête, mais ce n'est pas une fois que le tournoi a démarré qu'il faut se plaindre pour un jeton manquant. L'Américain possède semble-t-il 50 000 jetons comme tout le monde et va tenter de les faire fructifier comme il peut. Seul problème, ce tournoi ne semble pas vraiment lui sourire, lui qui n'est entré qu'une seule fois dans les places payées, en 2011 (660e)

Gaëlle, vedette Américaine

Gaelle Baumann
Icone du Main Event depuis sa dixième place en 2012, Gaëlle Baumann n’aurait raté pour rien au monde les premières minutes de jeu de ce Day 1A. Assise à une table accueillante à première vue, Gaëlle est comme d'habitude la cible de toutes les caméras du secteur. Gaëlle évoluera cette année en toute discrétion, loin de la folie de cette table télévisée où elle avait disputé un pot devenu légendaire contre Vanessa Selbst lors des premiers niveaux de la journée. Après sa belle mais frustrante 31e place sur le Ladies Event, Gaëlle aura à coeur de retrouver de bonnes sensations sur le tournoi qui a changé sa vie.

Bonomo retrouve le Rio

Sebastian Pauli
Après un départ en fanfare sur ces WSOP 2018 qui l’a vu remporter son deuxième bracelet WSOP sur la seule épreuve de Heads-Up de cette édition, Justin Bonomo s’est fait plus discret au Rio, préfèrant aller tâter du jeton sur les tournois High Roller de l’Aria. Quoi de mieux qu’un Day 1A de Main Event pour retrouver le chemin des tables avec l’ambition de se retrouver une énième fois en tête-à-tête d’un tournoi. Pour cela, il faudra tout de même attendre une bonne dizaine de jours.

Pauli le régulier

Sebastian Pauli
Sebastian Pauli dispute comme chaque année le Main Event, lui dont le sommet de la carrière reste sa victoire sur l'EPT Londres en 2014 mais qui est un grand habitué des WSOP avec plus d'une vingtaine de places payées.

Tapis dès la première main

Joueur All-in
Tous les ans, les reporters de tous pays attendent avec impatience le premier moment où un joueur décide d’engager tous ses jetons au milieu, 50 000 jetons, soit 333 blindes tout de même. Il n’aura fallu que 4 minutes au héros en photo ci-dessus pour prononcer les mots magiques. Après une ouverture à 350 du joueur under the gun, payé une fois par son voisin de gauche, notre héros annonce « all-in » pour 50 000 jetons tout rond. Déconcerté par cette mise, le relanceur initial va réfléchir deux bonnes minutes avant de passer sa main, imité par son voisin. Tous les joueurs de la table incitent le personnage principal de cet article à montrer ses cartes. Mais il laissera finalement planer le mystère. « J’aurais bien aimé savoir avec quelle main on peut partir à tapis sur la deuxième main du Main Event », lui glissera un joueur, totalement déconcerté par cette prise de risque. On a bien une petite idée ici…

Le déroulement du Main Event

Lundi 2 juillet : Day 1A Mardi 3 juillet : Day 1B Mercredi 4 juillet : Day 1C (Fête Nationale aux Etats-Unis) Jeudi 5 juillet : Day 2A et 2B Vendredi 6 juillet : Day 2C Samedi 7 juillet : Day 3 (Bulle en fin de journée, en principe) Dimanche 8 juillet : Day 4 Lundi 9 juillet : Day 5 Mardi 10 juillet : Day 6 Mercredi 11 juillet : Day 7 (Jusque 9 joueurs restants) Jeudi 12 juillet : Table Finale (jusque 6 joueurs) Vendredi 13 juillet : Table finale (jusque 3 joueurs) Samedi 14 juillet : Table finale (de chez finale)

Pavillon Room
La Pavillion Room à onze heures. Dans 48 heures, ses 238 tables seront intégralement occupées par les joueurs du Day 1C !

La structure du Day 1

chips_starting
La partie débute à onze heures (le matin, hein), avec 50 000 jetons attribués à chaque joueur. Chaque niveau dure deux heures, avec des pauses entre chaque niveau. Sur le Day 1A, la pause-dîner aura lieu très tôt : après le niveau 2, aux alentours de 15h25. On ne peut donc pas vraiment parler de pause-dîner.

Level 1 : 75 / 150
Level 2 : 150 / 300
Level 3 : 150 / 300 ante 25
Level 4 : 200 / 400 ante 50
Level 5 : 250 / 500 ante 75

Le Day 1A se terminera aux alentours de 23h30, heure locale (8h30 en France).

Main Event : l'affluence puis 2003

Scott Blumstein
Celui que tout le monde rêve d'imiter : Scott Blumstein, le champion en titre

2003 : 839 joueurs (Chris Moneymaker)
2004 : 2 576 (Greg Raymer)
2005 : 5 619 (Joe Hachem)
2006 : 8 773 (Jamie Gold)
2007 : 6 358 (Jerry Yang)
2008 : 6 844 (Peter Eastgate)
2009 : 6 494 (Joe Cada)
2010 : 7 319 (Jonathan Duhamel)
2011 : 6 865 (Pius Heinz)
2012 : 6 598 (Greg Merson)
2013 : 6 352 (Ryan Riess)
2014 : 6 683 (Martin Jacobson)
2015 : 6 420 (Joe McKeehen)
2016 : 6 737 (Qui Nguyen)
2017 : 7 221 (Scott Blumstein)
2018 : Réponse le 14 juillet !

Anecdotes, statistiques et citations à la con

En sa qualité de tenant du titre, Scott Blumstein est bien placé pour savoir à quel point le Main Event est épuisant. Ne négligez pas son conseil, simple mais précieux : reposez-vous !

If you’re planning on winning the Main it’s important to relax and get lots of sleep this weekend. It’s an exhausting experience filled with restless nights. Can’t even imagine what it’ll be like with no break between day 7 and the final table.

— Scott Blumstein (@SBlum2711) 1 juillet 2018

polly mascotte
La mascotte est dans la salle (elle s'appelle Chippie, elle est nouvelle), Polly Morrisson est dans la salle, définitivement, je pense que ce tournoi peut commencer

echarpe
Quand t'as éventuellement prévu de croiser Davidi Kitai et de te faire dévisager.

echarpe
Quand t'as éventuellement prévu de choper la mort au Rio

solo
Quand tu n'as pas prévu de rater la moindre main, mais que tu es le seul dans ce cas-là
Lacey Jones
Lacey Jones
Stephen Chidwick
L'actuel numéro 1 mondial Stephen Chidwick a opté pour le Day 1A

Articles et photos par Benjo, Veunstyle et Tapis Volant

Level 1, l'affluence est en hausse et c'est bien

Main Event Day 1A - Level 1 (75/150)

Qui est là ?

Qui Nguyen
Alors que je vous racontais dans le post précédent que Gaëlle Baumann évoluait à une table « accueillante », il ne m’a fallu que quelques secondes de plus et les arrivées de Chance Kornuth et Qui Nguyen pour comprendre qu’on aura sans doute droit à quelques belles escarmouches sur cette table du Day 1A. Récent vainqueur de son deuxième bracelet sur l’Event Online à 3 200$, Chance Kornuth sera clairement un client à surveiller aujourd’hui. Quant au vainqueur surprise du Main Event 2016 Qui Nguyen, c’est déjà lui qui a fait chuter Gaëlle à 40k dès les premières minutes de jeu. Après un limp, Gaëlle isole à 600 et entraîne quatre joueurs dans le coup. Sur un flop T-8-X avec deux coeurs, elle envoie une mise de continuation à 1 700 et se fait payer uniquement par Nguyen dans les blindes. Sur un dix à la turn qui ouvre un deuxième tirage couleur, Nguyen prend l’initiative de miser 2 700, Gaëlle paye. C’est sur la doublette du 8 qui ne fait pas rentrer de couleur sur la rivière que la membre du Team va abandonner après une mise à 5 300 de Nguyen, se demandant s’il peut vraiment bluffer sur ce spot. On sait depuis la table finale 2016 que Qui Nguyen est capable de tout. Il montrera un 9h après le fold de Gaëlle, laissant planer le doute sur sa main.

Chance Kornuth
Chance Kornuth

Leo n'a pas dit son dernier mot

leo Margets
Tout sourire, Leo Margets est venue s’installer à sa table sur le Main Event. Faut dire que depuis quelques jours, Winamax a décroché la licence pour le marché espagnol : les joueurs ibériques auront très bientôt la possibilité de jouer sur le site. Leo en est la première ravie, comme elle l'a indiqué dans un message Twitter il y a deux jours. La Catalane n’a pas encore brillé sur ces WSOP mais compte bien s’illustrer sur ce Main Event, comme elle l'ai fait en 2009 en devenant la « Last Woman Standing » (27e).

Ahora sí que es cuestión de días!!!! @Winamax recibió la licencia y vamos a poder pelearnos en las mesas muy prontito! Toda la info aquí https://t.co/OrrlzhGglG VAAAMOOOOSSSS!

— Leo Margets (@LeoMargets) June 29, 2018

Il connaît la route

Tom McEvoy
Tom McEvoy, le vainqueur du Main Event 1983 est dans la place, avec son plus beau chapeau sur la tête. Pas le plus connu des vainqueurs de Main Event auprès de la nouvelle génération [NDLR : en revanche, les anciens le connaissent : c'est avec ses bouquins que j'ai appris à jouer en tournoi, mais je ne les recommenderais plus auourd'hui], mais un fidèle des WSOP, qui nous gratifie de quelques places payées chaque année depuis plus de trente ans. Le concours de celui qui trouvera tous les vainqueurs de Main Event en lice sur cette édition 2018 est lancé en salle de presse !

Déjà des pots de 150 blindes

Chaque participant au Main Event dispose de 333 blindes pour débuter son tournoi, et certains n’hésitent pas à investir une bonne partie de ce capital dès le Level 1 (75/150). Témoin cette main observée à la table de Leo Margets :

UTG relance, c’est payé par Leo (SB), et son voisin en BB.

Flop 2107

Leo check, la BB aussi, UTG c-bet à 450. Leo paie, et la BB se réveille avec un check/raise à 2600. UTG reste dans le coup, tandis que Leo s’écarte sagement du chemin.

Turn Q

Bizarrement, la BB check. UTG revient à la charge avec une mise de 2400. C’est payé.

Rivière A

La BB check une dernière fois. UTG envoie 7000, et la BB snap-call avec un haussement d’épaules qui signifie clairement « J’ai perdu, mais je fuck-call pour vérifier que j’ai perdu. » UTG montre 98 pour la couleur : la BB regarde ses cartes une dernière fois avant de les rendre au croupier : le pot de 150 blindes est attribué à UTG.

Les grands noms débarquent

erik_seidel
Chacun à leur tour, les stars de ce jeu font leur entrée sur ce Main Event. Si au coup d'envoi, beaucoup manquaient à l'appel, depuis, les tables se sont bien remplies. On a ainsi pu repérer un november Nine supplémentaire, Gordon Vayo, la légende du poker, Erik Seidel (photo ci-dessus), un Anglais sur qui on peut souvent compter pour monter des jetons sur ce Main Event, Toby Lewis ou encore Jared Bleznick (photos ci-dessous), un joueur dont nous parlait souvent Alexandre Luneau l'an passé, highstaker de profession et trash talkeur dans l'âme. Le genre de personnage qui plait toujours aux caméras d'ESPN.

toby lewis
Toby Lewis

jarde bleznick
Jared Bleznick

gordon vayo
Gordon Vayo

Esfandiari, aussi

esfandiari_kassela_kalidou
Kalidou Sow a vu du monde débarquer sur sa table, et pas n'importe qui ! Antonio Esfandiari et Frank Kassela complètent ainsi ce virage. On dit souvent qu'au Main Event, on croise quelques uns des plus beaux oiseaux de la terre, on dirait que Kalidou Sow a manqué de chance sur ce coup là. Et en même temps, Antonio Esfandiari n'a pas été vu une seule fois depuis le début de l'été sur ces WSOP. Ba alors Tonio, on fait la gueule ?

Pas de Hazard à ce jeu

eden hazard
Si la plupart des esprits présents au Rio sont absorbés par le tournoi d'une vie qu'est le Main Event, beaucoup n'oublient pas non plus qu'en ce moment, il y a la coupe du Monde de football. Poker ou pas, la Belgique jouait sa peau contre le Japon aujourd'hui. Et il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer, quand on voit le nombre de maillots aujourd'hui au Rio. En passant dans les allées, le Japon menait 2-0 tout à l'heure. Un random spectateur Brésilien s'est alors complètement noirci en venant me glisser un petit "Yes, on va manger les Japonais au tour d'après, je ne voulais surtout pas rencontrer la Belgique, je suis soulagé", une intervention parfaitement entendu par les dieux du jinx, et qu'il doit bien regretter depuis que les compatriotes de Davidi Kitai sont passés de 0-2 à 3-2 !

japan
Ca, c'était quand le Japon menait 2-0...

jean marie vandeborne
... Et que la Belgique de Jean-Marie Venderborne était menée d'autant

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Cerceau
Quand t’as déjà prévu ton activité au premier break du Main Event...

Victor Ramdin
Victor Ramdin a beau être captivé par l’incroyable rencontre entre le Japon et la Belgique, diffusée sur les écrans géants de l’Amazon Room, il n’en a pas moins réussi à doubler son tapis dès la première orbite du Day 1, devenant le premier joueur du Main Event à dépasser la barre des 100 000.

david tuchman
Vous avez forcément entendu sa voix si vous avez suivi les streamings live des WSOP cet été : le commentateur des WSOP David Tuchman passe aujourd’hui de l’autre côté de la barrière. Vous imaginez Grégoire Margotton sur une feuille de match de Didier Deschamps ? Au poker, c’est possible, et c’est ce qui rend ce jeu si beau.
Star Wars
Notre grand concours de la plus belle chemise a repris ! L'an dernier, l'un des premiers vainqueurs de notre compétition entre couvreurs s'était révélé être le gentleman John Hesp, qui allait par la suite chevaucher le Main Event jusqu'en quatrième place. Aurions-nous porté chance à l'amateur Anglais ?

freedom
La philo selon les citoyens du Land of the Free, Land of the Brave : « La liberté n'est pas gratuite ». Vous avez quatre heures !

Sac Gaelle
L'instant fashion : voici le sac à main de Gaëlle

The first break in the Main Event is until 1:21pm. Today’s field is at 791 players. Last year’s Day 1A field was 795 players.

— WSOP (@WSOP) 2 juillet 2018

Statistique très intéressante, puisque les WSOP nous apprennent qu'après seulement un niveau disputé le Day 1A du Main Event 2018, il y a déjà presque autant de joueurs que sur l'ensemble du Day 1A de l'édition 2017 ! Et on peut être sûr que ce chiffre sera dépassé, puisqu'il est possible de s'inscrire jusqu'à la fin du troisième niveau, soit en toute fin d'après midi.

ROFLing in the Rio reminiscing with this resolute resident! @TheScottyNguyen @WSOP @PokerNews #ROFL#Scottybaby#WSOP pic.twitter.com/tybm54srtH

— William Kassouf (@WilliamKassouf) 2 juillet 2018

Heureux comme un gosse, William Kassouf, l'un des trublions du Main Event 2016, pose "like a boss" avec une légende de ce jeu, Scotty Nguyen

Level 2, on commence à s'amuser un peu

Main Event Day 1A - Level 1 (150/300)

360 jours d'attente pour Volatile38

volatar chidwick
L'oiseau est sorti de sa cage : Guillaume Diaz a fait son entrée sur le Main Event, au début de ce second niveau : "Ça fait 360 jours que j'attend ce jour ! Je suis excité comme s'il s'agissait du tournoi de l'année... ah mais c'est le tournoi de l'année ! Et bien je suis en pleine forme pour ce jour si particulier" Guillaume a préféré prendre son temps, plutôt que de sauter immédiatement dans le tournoi : "J'ai regardé le Japon contre la Belgique avant, j'avais presque envie de pleurer pour le peuple japonais, terrible le scénario pour eux !" Le foot est terminé, désormais place au poker. Face à lui Guillaume Diaz affrontera la bête Stephen Chidwick. Pour l'anecdote, les deux premières mains de Volatar sur le Main Event 2018 furent... 7 et 2 ! "Je le sens bien !", rigole t-il.

Martini, déjà bien entamé

julien martini
Au moment de faire le bilan des WSOP 2018, il est évident que Julien Martini fera l'objet d'un paragraphe entier, qu'il aura amplement mérité avec un bracelet en Omaha High-Low et un podium en Razz. Mais sur ce Main Event, contrairement au reste de son été, rien ne se passe comme prévu.. pour le moment... "J'ai décidé de raise le limp de mon voisin. J'avais AQ et c'est venu AQx... il avait AA !" La magie du Main Event, c'est sa profondeur. Difficile de sauter, sauf en faisant n'importe quoi ou en se prenant un deux-outers de l'espace. Julien Martini est tombé à 17 000 et c'est un moindre un mal.

Allain fait le malin

jerry yang adrien allain
Une ancienne légende des WSOP installé à côté une ancienne légende bretonne, décidément ces WSOP nous offre vraiment des confrontations inédites. Adrien Allain, casquette de touriste parfaitement vissé sur la tête pour passer inaperçu, dispute cette partie en compagnie de l'amateur Jerry Yang, champion du Main Event en 2007. Et pour le moment, Adrien s'amuse bien. Il a notamment open avec une paire de Rois, payé deux fois, puis il a check un flop KQ2, tout comme ses adversaires, avant de lead 800 sur une doublette du 2 à la turn, et de replacer une dernière banderille sur une rivière 9. "J'ai misé 1000 en espérant qu'il y en ait un avec Valet-Dix. J'ai trouvé un payeur, et je crois qu'ils n'ont pas tout compris en regardant le showdown." A cette même table, Adrien a aussi trouvé un joueur qui a des tendances à tilt assez elevé. Bro, c'est le level 2, souffle un bon coup !

Proscoo veut finir en beauté

proscoo
Paul Pires-Trigo était présent tout l'été sur ces WSOP et son bilan est plutôt correct, avec 4 ITM pour environ 20 000 $ de gains. Mais l'ancien Local Heroe de Winamax est comme tout le monde, il attendait avec impatience ce Main Event : "Et ça commence plutôt bien, puisque j'ai un joueur qui a open 9x tout à l'heure, derrière un limp au HJ et un call du bouton. J'étais à deux doigts de fold ma paire de Valets... mais finalement, j'ai quand même été vérifier . Le flop est venu 872, il a check, j'ai bet et il a fold. Ça fait toujours 3000 jetons, on les prend !" Et ça permet de passer le starting stack, afin de pointer à un sublime stack de 53 000.

Feature table ... or not ?

Gaelle Baumann
Malgré une organisation bien huilée sur les WSOP, ça n’empêche pas quelques cafouillages. En témoigne les dix dernières minutes que Gaëlle Baumann vient de passer debout à remplir des papiers au lieu de jouer. Comme souvent depuis son historique dixième place en 2012, ESPN a décidé de choisir la joueuse du Team Winamax pour assurer le spectacle en table télévisée. Faut dire qu’avec Chance Kornuth et Qui Nguyen pour l'accompagner au casting, cette table s’annonce comme l’une des plus intéressantes à suivre de ce Day 1A.
espn
A la reprise du deuxième niveau de la journée, les équipes d’ESPN font donc remplir des formulaires à tous les joueurs de la table, dans le but d'obtenir quelques informations précieuses pour les commentateurs. Les joueurs rangent leurs jetons, prêts à bouger. Pendant que l’horloge défile, ils attendent tous de rejoindre la fameuse « feature table » qui contrairement à l’an dernier n’est pas diffusée dès les premières minutes de jeu. Sauf que, finalement, ESPN change de plan après l’arrivée de Jack Effel à la table, et que les joueurs reprennent le cours normal du jeu, sans réellemment savoir s’ils iront sur la table télévisée à la fin du deuxième niveau de la journée. Un peu saoulée par ce cafouillage qui lui a fait perdre dix minutes de jeu, Gaëlle espérait secrètement que les organisateurs leur laissent dix minutes de rab’ pendant le prochain break. Rien n’est moins sûr…

Fitoussi est là aussi

Bruno Fitoussi
A noter l’arrivée de Bruno Fitoussi dans le field de ce Day 1A, qui court toujours après son premier bracelet WSOP après trois places de runner-up, dont une il y a quelques jours sur un 1 500 $ PLO Hi-Lo. Habitué à prendre part à tous les gros tournois de variantes, dont le Players Championship sur lequel on se souvient de sa deuxième place face à Freddy Deeb en 2007, Bruno a ralenti un peu la cadence cette année, se contentant de tournois moins chers, mais toujours aussi motivé à l’idée de remporter sa première breloque.

Oh, la Chance !

Kornuth Effel
En parlant de breloque, Jack Effel a profité de la première pause du jour pour remettre à Chance Kornuth son deuxième bracelet WSOP, récompensant sa victoire sur l’Event Online à 3 200 $ l’entrée pour la coquette somme de 341 599 $. C’est précisément pendant ce tournoi disputé sur WSOP.com que Harper a réalisé une vidéo sur Ivan Deyra et Romain Lewis disputant l’épreuve depuis la piscine de leur villa. En rejoignant sa table, Chance Kornuth s'est fait le plaisir de mettre son bracelet au poignet, en disant à toute la table qu'il n'aura sans doute qu'une seule occasion de le porter, et que ce sera sur la "feature table".

Anecdotes, statistiques et citations à la con

girafe
Une girafe comme card guard, pourquoi pas : "Ce n'est pas n'importe quelle girafe", m'explique alors son propriétaire, "elle change de couleur en fonction des jetons, comme un caméléon." Mais comment, pourquoi ? "Ah ça mon ami, ce sont les mystères de la terre que personne n'a jamais résolu", m'a-t-il simplement répondu. Et débrouilles toi avec ça le couvreur !

brian rast
Brian Rast a rejoint les rangs du Main Event, tandis que Mike Leah distribue des billets à tout va. Il semblerait que Leah ait décidé de staker beaucoup de gens sur le plus beau tournoi du monde.

Daher Photobomb
Albert Daher a également pris place dans le Main Event, et visiblement, son voisin de droite souhaite lui voler la vedette.

Olivier Busquet
Olivier Busquet est également présent sur le field de ce Day 1A, toujours aussi musclé. Il est loin le temps où il ressemblait à un prof d'histoire-géo de province.

Articles et photos par Veunstyle et Tapis Volant

Level 2, on a entendu un orchestre calamiteux

Main Event Day 1A - Level 2 (150/300)

Scott toujours

Montury_Blumstein
Quand vous jouez le Main Event, vous espérez secrètement tomber à une table où vous ne reconnaissez personne. Car cela voudra souvent dire que ça va bien se passer, surtout si vous pouvez compter un certain nombre de moustaches ou de chapeaux de cow-boys. Pour Jean Montury, c’est plutôt le genre de table qui vous fait atterrir en table télévisée qu'il a tirée sur ce Day 1A. En effet, notre vainqueur EPT qui a terminé 7e du 1 500 $ Eigh Game Mix cette année a tiré deux bons clients pour débuter son Main Event, Scott Blumstein, vainqueur l’an dernier et directement à sa gauche, et Brian Yoon, détenteur de trois bracelets WSOP. Heureusement pour Jean, il pourra se reposer les yeux en observant la ravissante Lacey Jones entre deux décisions compliquées.

Jones_Montury

Volatile ronge son frein

Guillaume Diaz
Guillaume Diaz nous confiait tout à l’heure qu'il attendait ce jour depuis 360 jours. Malheureusement, le début de journée ne s’est pas passé comme prévu pour le joueur du Team Winamax. Il a perdu tous les coups pendant la première heure de jeu, mais pas vraiment de quoi entamer son moral, vu le Vegas magnifique qu'il connaît cette année. Comme prevu, je suis passé à côté de lui pour apporter un peu de blancheur et assister à son premier coup remporté sur le tournoi. « Après un limp à 300 under the gun, j’isole à 1 200 UTG+1. Mon voisin de gauche fait 4k. Je paye avec deux Dames. Sur le flop 353, il c-bet à 2 800 et je call. Turn T, ça fait check/check. La river 4 fait rentrer la flush et je décide de value 4k pour me faire payer par des hauteurs as. Genre As-Roi, As-Dame. Il peut aussi avoir deux Valets, mais vu comment il a tank river avant de call, je pense pas. Il finit par call/muck et je gagne mon premier coup du tournoi. ». Guillaume se réjouissait également de voir Stephen Chidwick perdre tous les coups à la table. « S’il continue à se faire martyriser comme ça et qu’il perd tous les coups, ça m’arrange bien ! ».

Corentin sait accueillir ses voisins

corentin schmauch
Quelques bonnes nouvelles du côté du qualifié Winamax, Corentin Schmauch : après deux niveaux écoulés, le voilà qui pointe à près de 65 000. Ce solide départ, il le doit à une magnifique confrontation imprévue : "Un joueur a limp, imité par un autre, moi j’étais en SB, j’ai complété avec A5 et mon voisin en BB, qui venait tout juste d’arriver, à check. Le flop est alors venu A54, et oui, il avait 2 et 3 en BB !" Un joueur mise à 475, lui relance à 1 575, et seul le joueur en BB paie. La turn est magique, un 5 lui offrant full house ! Le Français envoie alors 2 250 puis 5 500 sur une rivière sans importance. Snap call par le voisin de Corentin, qui va gentiment rendre ses cartes. Et bienvenue à la table hein !

Anecdotes, statistiques et citations à la con

fanfare
Aperçu - et surtout entendu - juste avant la pause-dîner : une fanfare et des mannequins parcourant le long couloir du Centre de Convention du Rio, puis entrant dans l’Amazon Room en jouant à fond la caisse l’hymne de la saga Rocky de Sylvester Stallone, puis Viva Las Vegas ! Irréel. Qui a autorisé cette mascarade bruyante et grotesque ?


fanfare
Nous avons entendu deux versions :



1/ « J’avais juste envie de réveiller tout le monde », a dit quelqu’un à Steven. Le monsieur en question - un producteur de cinéma nommé Randall Emmett, donc probablement assez riche pour se payer un orchestre - a ensuite pris place à sa table.



2/ Un site online a décidé de mettre le paquet pour signaler l’entrée en lice de son qualifié.



Peu importe la vérité, les réactions ne se sont pas faites attendre sur Twitter :

The @WSOP is allowing a live band to blare music just feet from people playing in the Main Event. What an incredible embarrassment this should be for everyone involved in this display.

— Dan O'Brien (@DanOBrienPoker) 2 juillet 2018

Most reactions to the Randall Emmett entrance pic.twitter.com/Gg3MTrraqB

— Kevin Mathers (@Kevmath) 2 juillet 2018

A guy brought his own band as he entered first day of @wsop! pic.twitter.com/XDp85bekKK

— Sean Chaffin (@PokerTraditions) July 2, 2018

Pause déjeuner !

hotesses

De façon inhabituelle, l’unique longue pause du Day 1 (une heure, le temps de manger) a été programmée dès la fin du Level 2, soit à 15h30. Beaucoup plus tôt que d'habitude. Je suppose que cela est dû à la programmation du streaming live, qui va débuter en même temps que le Level 3. On se retrouve donc un peu plus tard pour découvrir la toute première table TV du Main Event 2018.

Level 3, les antes sont là

Main Event Day 1A - Level 3 (150/300 ante 25)

Gaelle est chez elle

gaelle baumann
Il ne manque plus que la cheminée et les charentaises, et Gaëlle Baumann sera définitivement comme à la maison : juste après le dinner break, O RLY savait ce qui l'attendait : un petit déménagement de sa table, depuis le milieu de l'Amazon jusque sous les spotlights du monde entier, en table télévisée. Tous les ans, les américains fêtent le 4 juillet : nous, on fête notre Gaelle nationale en table télévisée. Ce n'est pas son exercice préféré, mais pour le moment, elle se débrouille comme une reine : "J'ai 80 000, ça va super bien", nous a-t-elle confié, avec un sourire jusqu'aux oreilles. Gaelle a trouvé un double up heureux et nous a raconté, vu que l'on peut difficilement suivre l'action vu du rail : "Kornuth relance UTG1 et je décide de flat au bouton avec les As. C'était 800 la relance... et le vieux monsieur en blinde décider de relance à 1 600. Payé par Kornuth, du coup je relance à 5 500. Et les deux joueurs paient ! Le flop ? Pas mal du tout : A74. On a tous check, turn Q, Là, le monsieur en blinde donk bet. Je paie et Kornuth passe. River : une blank, il check, je fais 17 000 et il paie... avec KK !"

Peu de temps après, elle s'est même laissé aller à un petit bluff, pour le plaisir : "J'ai bluff un spot où Kornuth relance, le joueur Allemand à sa gauche flat je squeeze A6 depuis la petite blinde. Le board est venu QQ9 36, on a check flop et turn, j'ai bet sur la river et il a fold. Puis j'ai pris un petit pot avec KQ vs JJ, sur K85K A. Qui Nguyen a c-bet flop, on check tous les deux à la turn et river, j'ai misé, il a payé et perdu."

La belle surprise de Leo

Leo Margets
Leo Margets a bien cru qu’elle allait devoir batailler avec un petit tapis pour le reste de la journée quand elle a vu le croupier retourner une dame de pique sur la turn, donnant la couleur à son adversaire. Et pourtant, au lieu de ça, elle pointe désormais à 70 000. Petite explication. Avec 33 en main, Leo a trouvé un brelan sur le flop 3Q4, ce genre de flop où vous savez que vous allez gagner beaucoup - ou perdre beaucoup. Suite à une guerre de relances entre trois joueurs, dont un qui foldera face up KK, Leo se retrouve à tapis et doit éviter les balles, opposée à AJ pour tirage couleur. La turn apporte donc une Q et Leo croit bien qu’elle va devoir se délester d’une grosse partie de son stack, découvrant avec horreur la couleur touchée par son adversaire … avant de réaliser qu’elle vient de frapper un magnifique full qui condamne son adversaire, désormais drawing dead. Grâce à ce coup, Leo grimpe à 85 000, en tête du clan Winamax à la fin du troisième level de la journée.

Les ailes brulent

guillaume diaz
Zone dangereuse pour Guillaume Diaz. L'oiseau volait tranquillement dans les airs de la climatisation, quand soudain, il s'est fait arracher une aile, gratuitement, pour tomber très bas dans ce tournoi : "J'ai fait de la m****, je n'ai pas réussi à fold top pair et flush draw sur une mise de 80% pot à la turn. Du coup je suis tombé à 22 000 et même à 9 400 peu de temps après." Dans la foulée de cette explication, un joueur relance, deux autres paient. Guillaume défend sa BB avec une paire de 5, quand arrive alors un flop 544, miam ! Il check call un c-bet, puis check raise à tapis sur la turn. "C'est combien ?" demanda alors son adversaire, "ah ce n'est pas grand chose... payé". Avec T9, monsieur se sentait confiant. Une confiance brisée par volatile38 en un rien de temps.

On allait alors se réjouir du retour de Guillaume Diaz dans ce Main Event, mais quelques instants plus tard, on apprenait qu'il avait déja reperdu tout le fruit de son travail... encore une fois avec une paire de 5, encore une fois après avoir floppé brelan sur 657... sauf que cette fois, son adversaire lui a retourné une meilleure main, 98 pour quinte floppée ! Oui, ça marche aussi. Guillaume est à son plus bas, avec 9 000 environ.

romain lewis
Romain Lewis est lui aussi mal parti dans ce tournoi, son tapis étant tombé à 35 000 : "Journée hyper frustrante...", m'a-t-il glissé, mais sans son sourire de ce matin, "mais je ne perds pas la rigueur, et c'est le plus important."

D'autres Français en table TV

Ca y est, le Main Event a débuté sur ESPN2 ! Tous les jours du Main Event, le célèbre géant du sport télévisé Américain accueillera les WSOP, avec une durée de diffusion quotidienne comprise entre quelques heures et l'intégralité de la partie. (Pour les abonnés à PokerGO, rendez-vous entre 22h et 23h30, soit entre 7h et 8h30 pour le fureau horaire Européen)

montury
Nous avons un Français assis autour de chacune des trois tables télé. Jean Montury avait tiré la table de Scott Blumstein. Oui, "avait", car le champion du monde en titre aurait fait un peu n'importe quoi selon Jean, et du coup, hop là, trois petits niveaux et puis s'en va (voir ci-dessous). Jean va pouvoir se consoler avec la présence de Lacey Jones face à lui.

esfandiari kassela kalidou
Kalidou Sow a tiré le gros lot, la table télévisée, la seule l'unique. Ce sont toujours les mêmes clients à sa droite, mais Kalidou a bien d'autre soucis à gérer, lui qui n'a pas pris le meilleur départ possible. Tombé quelque peu short, on l'a alors vu disputer un coup à tapis : sur 3T5K2

Kalidou a trouvé un brelan avec sa paire de 3 en main, contre un vieux monsieur qui a floppé une paire de 10. Le Français est de retrour à 36 000

Il se cache Chalot

Benjamin Chalot
Un tricolore de plus sur notre radar en ce Day 1A, repéré tardivement en table 456 (sone Purple de l'Amazon Room) : un Benjamin Chalot ayant troqué la casquette de marin pour un couvre-chef un peu plus détente. J'ai observé Benjamin miser 1500 de BB face à deux joueurs sur une rivière 56AJ7. L'un d'entre eux snap-relance à 3 000, faisant fuir l'autre immédiatement. Notre Français fera de même après un bref temps de réflexion. Son stack après cinq heures trente de jeu ? Quelque chose comme 60 000. Comme on dit : y'a pas le feu.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Annonce
Aperçu aux WC pour hommes les plus proches de l'Amazon Room, cette annonce en forme de cri de désespoir. Un monsieur a perdu un portefeuille contenant la gabatelle de 7 100 dollars et en appelle à la bonté de la personne ayant trouvé la manne. "Je ne suis pas riche, j'ai du travailler pour monter cette bankroll." La récompense offerte est à la hauteur de la panade dans laquelle ce monsieur est empêtré : 3 000 dollars ! "Moins d'argent avec un bon karma, c'est mieux que tout l'argent avec un mauvais karma", plaide cette âme en peine.

Le joueur resté en course le plus longtemps lors de l’édition 2017 du Main Event fait partie de ceux ayant tenu le moins longtemps cette année : Scott Blumstein a joué, et perdu son dernier coup peu après le retour de la pause-dîner. On ne saurait vous dire ce qu’il s’était passé : on était encore en train de s’empiffrer à Rincon de Buenos Aires, excellente cantine argentine à quelques encablures du Rio.

Aperçu dans la zone Orange de l’Amazon Room : un monsieur qui pique une crise et tape du poing sur la table après avoir retourné AK au showdown devant un board 5AK9A.

La raison de cet énervement ? Il n’y en a qu’une seule possible : en face, son adversaire a retourné… AK. Split pot ! On n’ose imaginer comment réagira ce monsieur le jour où il va se manger brelan contre brelan.

Chance Kornuth
Quand tu n’arrives pas à accrocher le bracelet WSOP tout neuf qu’on vient de te remettre. Vainqueur du tournoi online à 3 200$, Chance Kornuth a précisé qu’il n’avait pas l’intention de le porter après aujourd’hui.

Level 4, les champions sur le tarmac

Main Event Day 1A - Level 4 (200/400 ante 50)

Un champion (en petite forme)

joe mackeehen
On retrouve Paul Pires Trigo, toujours à la même place que depuis le début, mais avec un nouvel adversaire face à lui, le champion du monde 2015, Joe Mckeehen. Chaque année, on prend plaisir à tracker les progrès des différents champions que le Main Event a sacrés depuis 1970. Et Mckeehen fait clairement partie de ceux qui arrivent à se démarquer autrement, en réussissant d'autres performances depuis celle du Main Event, prouvant ainsi qu'il n'a volé ce titre à personne. Mais cette fois, l'Américain est en difficulté. Paul nous a raconté : "ça fait limp d'un papy à 300, lui iso raise à 1 100. La parole arrive sur la demoiselle (Quyen Phan) en BB et elle complète la relance, tout comme le papy limpeur. Flop ça vient AK9 et Mckeehen c-bet à hauteur de la moitié du pot. Il se fait alors check raise par madame, et est le seul à payer. Turn c'est un 5, encore un trèfle, et là elle envoie un second barrel. C'est payé. River, une belle brique, un 2 je crois, elle envoie un 3e barrel, et Mckeehen call, avant de muck quand elle découvre A9 chez madame !"

guyen phan
Et dans toute cette histoire, c'est donc Quyen Phan qui ressort avec le sourire. Elle peut remercier le champion du monde d'avoir été un peu trop optimiste sur ce coup là...

Un champion (en grande forme)

scotty nguyen
Mais oui, Scotty Nguyen ! L'Américain est égal à lui-même, égal à l'attitude qu'il montre depuis des années, et en 2018 encore : détendu comme jamais, souriant, blagueur, la technique est rodée et fonctionne parfaitement. Scotty place un gros bet par ci, une petite phrase pas là pour faire call ou fold son adversaire, parfois il montre une carte, parfois les deux, tout en plaçant des "yeah baby" dans tous les sens. Show must go on, et avec Scotty, il ne s'arrête jamais. Et en plus de ça, il a déjà fait quelque peu fructifier son tapis, puisqu'on l'a compté à plus de 60 000. Attention au champion du monde 1998, l'an passé encore, Scotty était entré dans les places payées, sans sourciller. Cette route du bonheur, il la connait par coeur.

Un champion (en devenir ?)

bart lybaert
Ce visage est aussi juvénile que ses moves sont agressifs, mais vous le savez très bien, puisque vous suivez assidûment ce coverage depuis le début de l'été. Bart Lybaert participe à ce Main Event, comme à tous les tournois depuis le début de l'été, et comme d'habitude le tapis swing pas mal : "J'étais monté à 90 000 et là je n'ai plus que 36 000". Ce qui est génial et frustrant à la fois avec Bart, c'est qu'il n'arrête jamais de bouger. Frustrant parce que là, vous lisez qu'il n'a plus que 36 000, alors qu'à tout moment, le temps de pondre ces quelques lignes, il a soit bust, soit il est remonté très haut, et génial en même temps, parce qu'il est tout simplement impossible de s'ennuyer avec lui à une table de poker, tant son activité est incessante ! "Aujourd'hui, j'ai regardé la Belgique jouer son match contre le Japon. Ils ont prouvé qu'il ne fallait jamais rien lâcher !" Pour rappel, la Belgique était menée 0-2 est a fini par l'emporter 3-2. Et ça, c'est bien le genre de scénario "Lybaertesque" qu'on peut s'attendre à voir à tout moment avec lui !

Un champion (tout frais)

mike colbert
Et si on regardait les élus du jour ? Vous savez, ceux qui se sont assis comme tout le monde à onze heure dans leur fauteuil, mais qui ont rapidement compris que celui-ci était ensorcelé - mais le bon sens, avec un run good de folie dès les premiers coups. C'est ce qui arrive à ce monsieur par exemple, l'Américain Mike Colbert. Peut-être, ne passera t-il pas le Day 1A, mais il est aussi capable d'aller jusqu'en table finale. Si tel était le cas, vous pourrez dire que vous l'avez lu ici en premier.

Nous avons tenté de compter son stack ensemble, cela devait représenter quelque chose comme 160 000 jetons, plus que pas mal comme départ (trois fois le stack initial). Une main pour expliquer ce run ? Il n'a pas inventé la poudre, vous verrez : derrière un open et un call, lui découvre JT et complète fort logiquement depuis sa petite blinde. Le flop tombe alors... JTT, pour full floppé ! Il check, le second l'imite, et le troisième mise. Colbert est le seul à payer, pour découvrir un K sur la turn. Il check et fait face à une mise à tapis de son adversaire ! C'est payé dans la seconde, et Colbert découvre deux beaux As chez son adversaire. "Allez la Dame !", s'est alors mis à crier son adversaire, n'ayant pas tout à fait compris que sa survie ne tenait qu'à l'arrivée de deux cartes, les deux derniers As du paquet, pour tenter le full supérieur. C'est une blank qui s'est échouée dans la rivière, et Colbert a pu faire sa seconde victime de la journée, "et je suis suffisamment heureux comme ça pour le moment !"

Extra ball

Guillaume Diaz
Si vous voyez beaucoup Guillaume Diaz sur ce reportage, il y a plusieurs raisons à cela :

1. C’est un membre du Team Winamax, et on l’aime bien, ce Volatile38. 2. Il est dans la forme de sa vie sur ces WSOP 2018 avec déjà cinq places payées et une autre place payée au Venitian et sera dans quelques mois le héros d'une flopée d'épisodes de Dans la Tête d'un Pro. 3. Il m’annonce qu’il aura peut-être le plus petit tapis du Team Winamax à la fin de la journée, mais qu’il sera sans doute celui sur lequel on aura le plus de choses à raconter. Bien vu, l’aveugle ! 4. Il vient de s’offrir une partie gratuite sur ce Main Event. Parti à tapis avec deux As contre deux Dames, il voit le croupier retourner une dame sur le flop. Mais plus confiant que n’importe qui, Guillaume ne nous fait pas le fameux "coup de la veste" (rappel pour les nouveaux : c'est quand on se lève, battu, en faisant mine de s'en aller, alors qu'il reste encore des cartes pouvant nous sauver). La suite du board lui apporte une couleur backdoor pour remonter à 22 000, en toute détente.

Revivre ce moment

Joe Hachem
On continue de faire le tour des champions du monde en lice sur ce Main Event WSOP 2018, ces joueurs qui ont un jour connu le One Time of all One Times et qui aimeraient plus que tout le revivre (gourmands, va !). Après Scott Blumstein (déjà éliminé), Jerry Yang, Joe MacKeehen, Qui Nguyen, Scotty Nguyen ou Tom McEvoy, voici désormais Joe Hachem, auteur de deux modestes places payées cet été sur les Series, en quête d’un doublé qui n’est plus arrivé depuis le sacre de Johnny Chan en 1988. On se souvient avec émotion de ces fameux chants pendant la table finale et de son heads-up contre Steve Danneman.

Harman nie

Jennifer Harman
Elle continue toujours de disputer de grosses parties de cash game au Bellagio, mais ne fréquente guère plus le Rio et ses tournois. Ceci dit, Jennifer Harman ne raterait pour rien au monde le plus beau tournoi du monde. Avec deux bracelets au compteur en variantes, Jen’ n’a pourtant jamais réussi à s’illustrer sur le Main Event. Serait-ce pour cette année ? C'est mal parti avec plus que 18k devant elle.

Gavin retrouve ses racines

gavin griffin
Il possède 5 millions de dollars de gains sur le circuit live (et une tripotée de titres en ligne), mais il se fait rare en live ses derniers temps, avec seulement deux résultats enregistrés depuis l'été précédent : Gavin Griffin est l'un de ces nombreux semi-retraités qui ne dit jamais "non" au Main Event. En janvier, Gavin a fêté le dixième anniversaire d'un accomplissement qui, à l'époque, avait beaucoup fait parler : l'obtention de sa "Triple Crown", le surnom donné à une triple victoire sur les trois circuits majeurs de l'époque. L'Américain avait en effet remporté le WPT d'Atlantic City en janvier 2008, moins d'un an après sa brillante victoire sur l'EPT Monte Carlo, qui venait elle-même quatre ans après son bracelet WSOP gagné au Binion's Horseshoe en Pot-Limit Hold'em. Au milieu du Level 4, nous avons dénombré 100 000 unités chez Gavin. Excellent départ !

Ca me barbe un peu, ce Main Event !

Mr Barbe
Ce monsieur concourt pour la plus belle barbe du Day 1A. Qui pourra le battre les jours suivants ? Adrien Delmas est prêt à relever le défi dès demain.. Même s'il ne boxe pas dans la même catégorie, en tout cas pas encore.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chinese Poker
Qui est donc ce Dan contre qui Joe MacKeehen joue au Poker Chinois pour 1000 $ le point [NDLR : 1K$ ? T'es sûr ? Même entre ballas, j'ai du mal à le croire] durant son Day 1A du Main Event ? Shak, Colman, O’Brien ? On mène l’enquête.

Entendu en salle de presse, ce dialogue entre deux couvreurs Français cinéphiles :

"- Oh putain t'as entendu la nouvelle ? Y'a un photographe qui vient de me dire que John Cassavetes joue le Main Event. John Cassavetes, bordel ! L'un des pionniers du cinéma indépendant Américain ! Faut qu'on fasse une interview, allez, grouille-toi !

  • Nan, laisse tomber, John Cassavetes, il est mort depuis trente ans. Le mec qui joue c'est son fils, Nick Cassavetes. Il fait des films aussi, mais ils sont franchement moins terribles.
  • Ah ok, on s'en bat les couilles alors."

    Deux mains random

*** Sur un board KA8K, Bruno Fitoussi mise 1500 face à deux adversaires. Un seul d'entre eux abandonne. La rivière est un 5. Bruno double la mise, faisant abandonner le second.

*** Romain Lewis relance en début de parole et trouve un seul payeur : un monsieur d'un certain âge en BB. Le flop 397 est checké. Le turn A motive Romain à faire un « delayed c-bet »

Level 4, le Main Event est une scène de théâtre

Main Event Day 1A - Level 4 (200/400 ante 50)

Publiée sur Twitter, l’info est passée inaperçue au milieu du flot des bavardages : la période d’inscription (late reg) a été rallongée d’un niveau, et se terminera donc à la fin du Level 4. Le niveau en question vient de se terminer : nous pourrons donc d’ici peu vous donner les chiffres officiels de la participation au Day 1A, qui seront quoi qu’ils arrivent meilleurs qu’en 2017 (795 inscrits il y a un an, cette année les 800 sont dépassés depuis longtemps). Après une pause, on va attaquer le dernier niveau de la journée !

Volatile s’arrête ici

Tout ce qu’on redoutait, tout ce qu’on ne voulait pas voir, ni écrire lors d’un Day 1 vient d’arriver : Guillaume Diaz est le premier membre du Team Winamax à quitter le navire sur ce Main Event, au milieu du Level 4.

Sale journée pour le Grenoblois, qui n’aura jamais vraiment vibré sur ce tournoi. Ce Main Event était peut-être même à l’opposé de son été, si on compoare la multitude de résultats qu’il a fait et le nombre de coups qu’il a pu gagner aujourd’hui. Down à 9 000, up à 20 000, down à 9 000, re-up à 20 000, c’est avec ce stack qu’il a disputé sa dernière main aujourd’hui : "Je relance à 900 en milieu de parole avec AJ et je me fait 3-bet par le joueur en BB, à 3 800. Je paie et sur un flop T92, il check et je mise 3 000. Il paie et sur une turn K, il check encore Je shove 13 200 et il me snap call avec AK. Ici, je pense qu’il place un continuation bet en protect, il a souvent toutes les over pair et les brelans. Je pense qu’il c-bet aussi QJ (même s’il n’est pas censé 3-bet avec ça) et donc As-Roi est sa seule main forte. C’était en tout cas mon raisonnement."

Guillaume est vite parti du Rio… mais il va encore y revenir une paire de fois avant de prendre l’avion du retour vers l’Europe. En effet : pour la première fois depuis 2006, des tournois « à bracelet » sont programmés durant le Main Event, pour consoler les éliminés précoses.

Le précieux sésame

Hillion_ElkY
Pour beaucoup, le Main Event est un rêve presque inaccessible, un tournoi qu’ils aimeraient pouvoir jouer une fois dans leur vie, un tournoi qu’ils suivent depuis des années et dont ils aimeraient tellement faire partie. Plutôt que de mettre 10 000 $ sur la table, une somme assez folle pour beaucoup de gens sur cette planète, certains tentent leur chance sur les nombreux méga-satellite organisés au Rio. Sur le méga-satellite de midi organisé au Rio, ils étaient 1 352 joueurs à tenter leur chance et 136 joueurs vont décrocher bientôt le précieux sésame (avec un reliquat de 8 500 $ pour le 137e - il ne lui restera qu’à trouver les 1 500 balles qui manquent), à savoir le ticket pour le Main Event.

Satellite
Ils sont actuellement 152 à serrer les fesses, tout proches de la délivrance. Mais quand on voit que la moyenne se situe à seulement 8 blindes à l’heure qu’il est, certains vont nourrir des regrets pendant de longues semaines. Parmi les français que j’ai pu repérer sur le field de ce satellite, un certain Bertrand « ElkY » Grospellier. Alors, que nous vaut sa présence ici ? Certaines mauvaises langues diront qu’il est broke. Je dirais plutôt qu’il souhaitait tromper l’ennui en allant taper le carton avant le Main, avec la possibilité d’économiser un peu pour s’acheter des bananes à 3$ au Rio ! On notera également la présence de Corentin Hillion, auteur de plusieurs places payées sur les WSOP, de Eric Sfez ou de Pierre Neuville tout proche de décrocher leur place pour le plus beau tournoi du monde.

On ne se souvient que des vainqueurs

Gordon Vayo
Si on cite toujours les vainqueurs, on oublie souvent les deuxièmes, ceux qui sont passés tout près du graal, ceux qui auraient pu marquer l’Histoire et dont on ne se souvient presque jamais du nom. Qui se souvient par exemple du runner-up de 2004, année où Greg Raymer s’est imposé ? De celui que Jamie Gold a battu ? Dans ma quête des oubliés dans l’Amazon Room, je ne suis parvenu qu’à en trouver deux, Gordon Vayo (photo), détruit par Qui Nguyen en 2016, et Erik Seidel, immortalisé comme runner-up de Johnny Chan dans le film "Les Joueurs".

Un véritable marathon, même pour les vétérans

bruno fitoussi
Tous les ans, on ne cesse de le répéter : les Championnats du Monde sont un véritable parcours du combattant, quand on sait qu'ils débutent fin mai, et se terminent mi-juillet. Et même quand on a toute l'expérience du monde, difficile de ne pas avouer un point de côté après un mois de compétition, comme Bruno Fitoussi : "Tu sais, je suis arrivé le 1er juin, moi ! Donc oui, ça commence à être un peu difficile, là. Mais ça va aller. C'est juste que, jouer un mois tous les jours ou presque, c'est épuisant, c'est sur." Bruno Fitoussi est un athlète hors pair dans ce domaine, et il en faudrait beaucoup plus pour le coucher, qu'on se rassure. Cet après midi, Bruno fait ce qu'il fait surement de mieux encore, monter des jetons, et ce depuis quelques très longues années. "J'ai 70 000, mais rien de particulier à signaler." La dernière fois que Bruno Fitoussi a signé un deep run sur le Main Event, ce fut lors d'une édition cruciale, celle de 2003, remportée par un certain Chris Moneymaker. Le Français s'était incliné en 15e, pour 65 000$ "seulement". Alors, on bet sur lui cette année ?

Romain se fait "angle shoot" : le jeune loup découvre la bergerie du Rio

romain lewis
Du haut de sa vingtaine d'années, Romain Lewis est déjà un sacré caïd du circuit, connu et reconnu de nombre de grinders Européens. Mais Las Vegas est encore un terrain de jeu tout nouveau pour le Bordelais, et quand, dans ce bac à sable géant dans lequel il s'amuse depuis un mois, il découvre une crotte de chien, c'est la cata.

"Il m’est arrivé un truc de fou, il faut que je te raconte. Open bouton à 800, je fais 3 000 en SB avec une paire de 10. Il call, flop ça vient T74, on check tous les deux, turn un A, cette fois je fais 5 000, il paie. River un 5, je mise 15 000 et là… il réfléchit un moment, écarte la somme, ça représentait 3 jetons oranges, puis fait un mouvement avec son bras vers la droite, de 30 centimètres… et pose les jetons sur la table, en gardant le poing fermé. Je suis persuadé que c’est un call, évidemment, et je snap retourne mes cartes, pour lui montrer mon brelan, car je sais que j’ai gagné. Et là, il dit à la croupière « je n’ai pas voulu call, appelez un floor ».

Vous le sentez le pâté ? Romain l’a bien senti, lui : « Le floor est arrivé et a demandé au joueur s’il comptait vraiment call les 15 000. C’est quoi cette question ? Evidemment il a répondu que non, et du coup, on lui rendu les 15 000 et on a lui dit de choisir l’action qu’il voulait, sachant qu’il avait vu mes cartes. Il a fold, et moi je suis écoeuré du ruling ! » Le plus dur maintenant, après cette tactique bien vilaine et si peu fair play, c’est de se remettre dans sa bulle. Faisons confiance à Romain, à qui il reste toujours 36 000 jetons.

Reflektor

Lunettes
Elles furent l’accessoire numéro 1 de la scène poker après le boom Moneymaker de 2003 : cela fait bien longtemps que la plupart des joueurs, amateurs ou pros, ont rangé dans un tiroir leurs lunettes de soleil. Tant mieux pour l’ambiance à table, mais nous sommes tout de même contents que quelques joueurs résistent : cela nous permet de capturer quelques jolis reflets à l’aise de nos appareils photos.

Lunettes
Lunettes
J'aime beaucoup le reflet des lettres "WSOP" dans les verres de Bruno Fitoussi...

Il continue de faire du bruit

Randall Emmett
Randall Emmett avait signé en milieu de journée l'entrée la plus fracassante du Main Event (en attendant celle de Phil Hellmuth), arrivant à table accompagné d'un fanfare reprenant la célèbre ritournelle de la saga Rocky. Après avoir cassé les oreilles de toute l'Amazon Room, le producteur de cinéma semble poursuivre sur sa lancée en cassant les c... euh, les gonades, à toute sa table, puisque son stack pointe à plus de 160 000 à deux heures de la fin du Day 1A. Cela représente plus de trois tapis de départ, tout de même. A noter que la masseuse en train de s'occuper de Randall n'avait semble t-il guère envie de se prendre en photo par votre serviteur (voir ci-dessous)

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"Dans le poker, y'a quand même beaucoup de gens qui puent." - Signé : un couvreur à l'odorat sensible.

« Il les publie où ses articles, Fabien Richard ? J’ai beau chercher, je trouve rien. » - Signé : un couvreur qui aimerait bien lire d’autres contenus WSOP en langue française.

Rangement jetons
Quand on expérimente une nouvelle manière de ranger ses jetons, histoire de faire tilter ses adversaires

Incognito
Quand on tente de rester incognito dans une salle de poker infestée de 50 photographes

Photos et articles par Benjo, Veunstyle et Tapis Volant

Level 5, ce n'est pas encore maintenant que l'on vainc

Main Event Day 1A - Level 5 (250/500 ante 75)

Le dernier niveau de la journée est en cours ! Aux alentours de 23 heures, on connaîtra l'identité des premiers qualifiés pour le Day 2 du plus beau tournoi du monde…

Collègues de galère

Adrien Allain
Partageant la même villa pendant ces World Series, Adrien Allain, Jean Montury et Paul-Pirès-Trigo connaissent un début de Main Event compliqué puisque tous les trois sont largement sous la moyenne à une heure de la fin du Day 1A. Pourtant très content de son tirage de table et inquiet qu'elle casse avant d'avoir pu en profiter, Adrien Allain attend patiemment depuis de longues heures le coup qui pourrait lui permettre de décoller, conscient de pouvoir prendre une tonne de jetons s’il touche un petit quelque chose. Quand il a découvert AQ et trouvé un flop T56, il pensait bien pouvoir prendre un gros pot. Mais la grosse blinde a décidé de donk-bet et d'envoyer trois pruneaux, 3 300 sur le flop, 7 500 sur un 5 à la turn et 13 000 sur un 4 à la rivière. Adrien se résout à passer sa hauteur as qui espérait rencontrer un coeur et chute à 32k, sensiblement le même stack que ses collègues Paul Pirès-Trigo (photo ci-dessous) et Jean Montury (ce dernier a perdu un gros pot contre Lacey Jones sur la table télévisée secondaire) .

Paul Pires Trigo

Au bon souvenir de Phil Hellmuth

dragomir
Des Français, des stars, des randoms… et un héros, ou presque. Cristian Dragomir est dans cette salle, et c'est avec plaisir qu'on a été échanger avec lui. Cristian qui ? Mais si, souvenez-vous, c'était il y a 10 ans déjà, le Roumain remettait alors à sa place un certain Phil Hellmuth, légèrement imbus de sa personne. Ça donne un moment de TV mémorable, que vous vous devez regarder si vous l'aviez manquée à l'époque.

« 10 ans après, les gens continuent de me parler de ça, c'est fou, non ? C'est vrai que mon call était un peu bordeline, mais il ne faut pas oublier que j'avais beaucoup de jetons à ce moment là, et lui pas du tout. Et puis j'étais chaud, et lui parlait trop, il fallait agir. »

Dragomic a confirmé ce qu'on pensait tous après avoir vu cette vidéo : lui et Hellmuth n'ont encore jamais passé de vacances ensemble, et ce n'est pas prêt d'arriver : « on ne s'est même d'ailleurs jamais parlé depuis, c'est comme ça, et ce n'est pas très grave. »

Frais comme un chipleader

chris fraser
Pendant que beaucoup de joueurs pensent à finir correctement leur jour 1, certains se demandent plutôt comme ils vont commencer à ranger leurs montagnes de jetons, tellement ils en ont. C'est le cas de Chris Fraser par exemple, l'actuel chipleader de ce tournoi, avec plus de 265 000 jetons ! Il a notamment éliminé Brian Rast, dans une confrontation entre sa couleur à l'As et la couleur au Roi de son adversaire. Un Brian Rast qui avait déjà un joli tapis, après avoir notamment suckout un adversaire, avec AK contre AA juste avant. Tous ces jetons sont désormais devant Chris Fraser.

Kalidou souffre en table TV

kalidou sow
On file en table télévisée, la seule, l'unique, la vraie, celle qui crée des stars au fil des années, rend heureux certaines personne, en fait pleurer d'autres. Un Français bronze sour les spotlights de cette table aujourd'hui, c'est Kalidou Sow : « C'est dur là. Je suis card dead, je prends des sales coups, j'ai 18 000 et c'est déjà bien. » Kalidou m'a alors expliqué (attention spoil des épisodes ESPN à venir dans quelques mois) qu'Esfandiari avait limp au bouton, payé par Kassela au siège suivant. Le Français est en BB avec T9 et est heureux de découvrir un flop QT7 ! « On est parti à tapis sur le flop avec Esfandiari et il avait Dame-Dix. Sa main a tenu bon jusqu'au bout. » Souffrance, c'est un peu le mot clé pour Kalidou, qui va devoir s'accrocher encore un peu, s'il veut survivre à cette journée, retrouvez une table au milieu des autres, et jouer au poker comme il sait le faire.

C'est pas passé loin

Presque chipleader
Un mec qui ressemble à un chipleader, qui est tout content de se faire prendre en photo, mais qui découvre sur WSOP.com quelques minutes plus tard qu’un autre gars a déjà 330 000.

Il se fait tard

david tuchman
Fatigué, David Tuchman ? Le commentateur des streamings WSOP a eu besoin d'un coup de main pour se déplacer à sa nouvelle table.

Le mec avec un chapeau du jour

Mec au chapeau

Main Event : le Maxi Best-Of des joueurs de poker

Main Event - fin du Day 1A Le plus beau tournoi du monde est de retour - il nous avait manqué ! L'affluence du Day 1A est en hausse par rapport à 2017 Peu de français au départ de cette première journée Ils se réservent pour les Day 1B et 1C Déjà quelques éliminés de marque

Main Event
Quel plaisir que de retrouver ce tournoi de poker si beau, si gros, si unique, si... total ! Car le Main Event des World Series of Poker, c'est un peu tous les tournois du monde qui se fondent en un seul, le temps d'une folle quinzaine au milieu du désert du Nevada. Sur le circuit European Poker Tour, nous observons toute l'année les plus gros pros MTT s'affronter dans des joutes épiques, mais dans une ambiance quelque peu guindée, où l'absence de fantaisie se fait souvent cruellement ressentir. Sur les tournois à buy-in moyen organisés par Winamax, comme le WPO Dublin ou le SISMIX, on croise une majorité d'amateurs venus taper le carton dans une ambiance de franche rigolade. Le Main Event des WSOP, c'est un peu la rencontre frontale de ces deux univers : la bonne humeur des amateurs et le niveau de skill exceptionnel des pros, avec un cadre et une organisation conçus pour plaire aux uns comme aux autres.
Bieres
Aucun autre tournoi dans le monde n'offre un tel mélange avec la même ampleur. Le Main Event, c'est à la fois la quantité, et la qualité. Du côté des amateurs, tous les profils sont présents : des "petits joueurs", qui réalisent enfin leur rêve à force de travail et de patience, souvent après avoir remporté un satellite, rencontrent des profils aux revenus plus aisés, pour qui le Main Event représente des vacances, un plaisir de riche, comme le serait une croisière dans les Caraïbes. Chez les pros, tout le monde est là aussi : ceux qui gagnent leur vie toute l'année sur le circuit live, et pour qui le Main Event reste encore et toujours la priorité numéro 1 sur le calendrier, comme ceux qui ont quelque peu délaissé les tables mais ne pourraient manquer pour rien au monde le seul tournoi poker pouvant véritablement se vanter d'avoir atteint le statut de mythe.

Au cours de la première journée de départ du Main Event 2018 (sur un total de trois au programme), nous avons retrouvé avec plaisir le goût de ce cocktail unique : des joueurs faisant tapis dès la première main pour 333 blindes après une simple relance adversaire, d'autres vêtus de déguisements et accoutrements divers, une fanfare accompagnant l'entrée d'un riche amateur s'étant payé un petit plaisir ô combien bruyant, et pas mal des mains jouées n'importe comment. C'est ça le plus gros tournoi du monde : du grotesque et du kitsch ! Et c'est aussi les caméras d'ESPN traquant les faits et gestes de leurs joueurs favoris (Gaëlle Baumann en fait toujours partie !), une structure de rêve laissant à chacun deux heures pour s'exprimer avant la prochaine augmentation des blindes mais, et c'est paradoxale, une bonne grosse dose d'espoirs déçus dès le premier jour.

925 joueurs : il y a (déjà) du monde

Stats ME
Une première case de notre tableau est d'ores et déjà connue : avec 925 inscrits, le Main Event connaît son meilleur démarrage depuis 2013. Cependant, on ne risquera pas à des prédictions trop enthousiastes quant à la suite des évènements : le Day 1C étant programmé un jour férié (celui de la Fête Nationale Américaine, le 4 juillet), il est possible que son affluence soit plus faible que d'ordinaire.

Quoi qu'il en soit, et en attendant les chiffres officiels, nous avons compté 71 tables actives au moment du gong final du Day 1A, ce qui représente grosso modo quelque chose comme 640 survivants.

Le contingent Français sur ce Day 1A fut très réduit : une vingtaine de participants au maximum, en comptant l'habituelle poignée de tricolores ayant échappé à notre radar (cela arrive à chaque fois : soit parce qu'on ne les connaît pas encore, soit parce qu'ils se sont montrés très discrets, cachés sous leur sweat et lunettes de soleil). C'est normal, nos Français font comme tout le monde : ils se reposent un peu avant d'attaquer la partie la plus importante de l'année !

Au moins neuf Français déjà qualifiés pour le Day 2

Le relevé des compteurs en fin de Day 1A a donné les résultats suivants :

Benjamin Chalot 89 000
Bruno Fitoussi 78 100
Moyenne : 72 000 environ
Jean Montury 48 000
Romain Lewis 41 900
Adrien Allain 22 700
Gaëlle Baumann 18 900
Paul Pires-Trigo 14 900
Kalidou Sow : inconnu (mais short, a priori)

Guillaume Diaz OUT
Corentin Schmauch (qualifié Winamax) OUT
Julien Martini OUT

gaelle romain leo
Leo Margets : 77 300

Comme Gaëlle Baumann, Leo Margets est une héroine du Main Event. En 2009, l'année d'un certain Antoine Saout, la Catalane avait courru jusqu'en 27e place.« Et maintenant, nous sommes toutes les deux coéquipières, bravo Winamax ! Mais même si je n'avais pas terminé 27e à l'époque, je t'aurais dit la même chose : ce tournoi est parfait, juste parfait. C'est beaucoup d'excitation d'un coup et j'adore ça. »

Ce n'est pas une charmante petite Espagnole qui s'est pointée au Rio aujourd'hui, mais un soldat en mission. Leo n'a pas encore gagné la guerre, mais cette bataille fut pour elle : « Aujourd'hui, j'étais vraiment très focus, à tel point que j'ai décidé de couper tout contact avec l'extérieur. Pas de téléphone, de réseaux sociaux, rien du tout. J'ai pris chaque main complètement indépendamment l'une de l'autre, et au final, je suis très contente. Pas parce que j'ai terminé avec un tapis correct, puisque 77 000, c'est très bien pour une première journée, mais plutôt parce j'estime avoir bien joué. Je m'étais notamment fixé l'objectif de prendre mon temps, de ne pas me précipiter et je l'ai fait. Depuis que je suis arrivé à Las Vegas, tout ne se passait pas super bien. Mais je refusais de me cacher derrière l'excuse du run bad. J'étais consciente que je jouais mal, tout simplement. Et puis on est parti au Lake Mead, on a fait un bon restau et le lendemain on a chill, et je me sentais vraiment mieux après cette petite pause. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de ma performance. »

Romain Lewis : 41 900

L'expérience paie pour Romain, qui a su tirer son épingle du jeu lors de ce Day 1, et esquiver les balles et valider un tapis de 42 000. C'est moins que la moyenne, c'est même moins que le tapis de départ, mais Romain est cependant satisfait car il n'a pas reçu une tonne de belles combinaisons aujourd'hui. « Je suis content de la patience dont j'ai fait preuve aujourd'hui, de la rigueur que je me suis forcé à observer dans des spots closes. Je peux te dire que par rapport à 2017, il y a une vraie amélioration, surtout que je n'ai pas trop touché de bon jeu. Et quand j'en touchais, je me faisait angleshoot par un autre joueur, terrible… Vivement le Day 2 ! »

Gaelle Baumann : 18 900

Probablement la plus déçue des trois survivants du Team, Gaëlle Baumann est passé de 50 000 à moins de 19 000 durant les dix dernières minutes du Day 1A. O RLY a d'abord voulu bluff en plaçant un cold 4bet avec Valet-Neuf suited préflop, puis a barrel sur un flop hauteur 8, et s'est enfin fait relancer à tapis, la forçant à abandonner son bluff en rase campagne. Par la suite, Gaëlle a défendu Roi-Dame, derrière une ouverture, payée deux fois. Sur un flop AK2, Gaelle s'est contentée de call une mise de 2 000, avant de call à nouveau une mise de 3 500 sur la turn : « C'est mon erreur, je sais que je dois fold ici, je le sais ! » Mais Gaëlle a payé, et vu tomber une brique river. Après avoir pris un dernier parpaing dans le nez, un parpaing de 8 000, Gaëlle a fini par rendre ses cartes : « Il avait une paire de deux pour full, je le savais et je n'ai pas fold sur la turn, grrr ! »

Compliqué d'arracher quelques mots positifs après une journée si longue et une fin si difficile, mais Gaëlle est plus forte que cela, c'est aussi pour cela qu'elle est dans ce Team : « Pas ouf du tout cette fin de journée hein. Je n'ai pas gagné un seul des pots 3-bets, et je n'ai globalement pas trop eu de réussite. » Ce n'est pas à Gaëlle qu'on apprendra qu'un Main Event des WSOP ne se gagne pas au Day 1.

Une villa sous la moyenne

Partageant la même villa pendant toute la période de Vegas, Jean Montury, Adrien Allain et Paul Pirès-Trigo n'ont pas connu un Day 1A très fructueux, puisqu'aucun des trois n'a dépassé le tapis de départ à l'issue des 10 heures de jeu.

Jones_Montury
Installé sur la table télévisée secondaire pendant la grande majorité de la journée, Jean Montury aura vu Scott Blumstein abandonner tout espoir de doublé en quelques heures et surtout aura eu l'occasion de se frotter à la ravissante Lacey Jones. A la fin du spectacle, il est parvenu à emballer 48K et a obtenu sa petite photo avec la jolie canadienne, et c'est bien ça qui compte le plus.

Instagram_Adrien
Adrien Allain, dont le dernier deep run sur le Main Event remonte à 2010 (630e), n’a toujours pas trouvé la clef pour profiter d’un field qu’il décrit comme « le plus faible que j’ai jamais joué ». « J’ai jamais touché autant de jeu preflop, 7 ou 8 fois As-Roi, des Roi-Dame suités à la pelle, des petites paires. Mais le problème, c’est que les croupiers ont pas voulu m’aider après le flop. Je connectais jamais, j’ai pas fait une paire avec mes grosses mains et quand j’avais une paire en main, y avait que des cartes au-dessus des miennes. J’étais à une table où j’aurais pu monter 300K. J’aurais même pu gagner le tournoi sur une journée », ironisait-il en rangeant ses 22,7K dans son sac. Regrettant de ne pas avoir réussi à monter des jetons à une table aussi faible sur le plus beau tournoi de l’année, Adrien Allain en était à chercher un GIF de corde sur Instagram. Heureusement, après l’avoir cherché sans succès, il relativisait. En général, quand Adrien a un petit tapis au début d’un Day 2, il fait preuve de patience et parvient à deep run alors que quand il possède un énorme stack, il ne peut s'empêcher de spew.

Paul Pires Trigo
La journée de Paul Pirès-Trigo se résume en deux phases. Une première phase où Paul s’est contenté de patienter, conscient qu’il devait faire le dos rond à une table infestée de regs, et une deuxième phase où il a tenté des choses, mais a perdu tous les coups. « J’ai tenté un squeeze qui m’a coûté cher. C’est sans doute le coup où j’ai le plus perdu. C’est ouvert par MacKeehen UTG. Un joueur très loose paye UTG+2, je l’ai déjà vu payer des open en late avec des 62 suited. Je squeeze avec A9. MacKeehen fold et l’autre call. Le flop vient AT5, je c-bet et je suis payé. Check/check sur le 2 turn. Je value sur le T river et il me paye avec AQ. Le reste des coups, ce sont des c-bets qui passent pas ou des défenses de blindes qui me coûtent quelques jetons ». Avec 14,9K jetons dans le sac à l’issue de la journée, soit 25bb à la reprise au Day 2, Paul Pirès-Trigo devra s’activer pour espérer deep run sur ce Main Event, lui a déjà à son actif trois places payées sur les WSOP, dont une 32e place sur l’Event #43, un 2 500 $ No Limit Hold’em, pour 12 345 $.

Bruno Fitoussi
Unique Français (avec Benjamin Chalot) terminant le Day 1A au dessus de la moyenne, Bruno Fitoussi n'était cependant pas satisfait au moment d'emballer ses 78 100 unités. "J'ai pas bien optimisé ! J'aurais du faire payer plus cher certaines mains... Je n'ai pas réussi à exploiter les faiblesses de certains joueurs. En jouant autrement, j'aurais très bien pu finir à 200 000... Ceci dit, j'aurais pu aussi sauter !"

Ils avancent eux aussi jusqu'au Day 2

Gordon Vayo, Joe Hachem, Scotty N'guyen, Erik Seidel, Tom McEvoy, le commentateur David Tuchman, l'acteur Kevin Pollak, le producteur de ciné Randall Emmett, Bart Lybaert, Juha Helppi, Justin Bonomo, Dan O'Brien, Joe McKeehen, Tony Dunst...

L'aventure est déjà finie pour...

Scott Blumstein : il était le dernier joueur debout l'an passé, cette année il fut l'un des premiers à sortir Qui N'Guyen, vainqueur en 2016 Jerry Yang, vainqueur en 2007 Le Brésilien Felipe Ramos Les Français Julien Martini, Guillaume Diaz, et le qualifié Winamax Corentin Schmauch. Brian Rast, Ben Lamb, Jonathan Little...

Mardi 3 juillet : demandez le programme !

Branchez-vous sur Winamax TV dès 18h30 pour un nouveau décrochage en direct de Las Vegas et des montages vidéo croustillants dont Harper à le secret ! Ensuite, il sera temps de s'intéresser à...

Downtown
11h (20h en France) : Event #65 - The Main Event NLHE Championship 10 000 $ (Day 1B) La deuxième des trois journées de départ sera la plus fournie en pros du Team. En vrac, nous verrons débarquer Pierre Calamusa, Mustapha Kanit (pour son premier tournoi WSOP de l'été), Adrien Delmas, Sylvain Loosli, Michel Abécassis, Joao Vieira, et Patrick ■■■■■. Ce casting sera complété par l'un de nos WIP les plus expérimentés, j'ai nommé Moundir, qui disputera le Main Event pour la deuxième année consécutive.

En marge du Main Event, trois vainqueurs seront couronnés sur des tournois annexes :

14h : Event #11 - PLO Giant 365 $ (Finale)
Après avoir remporté pour la troisième fois l'un des tournois les plus chers (et les plus difficiles) de l'été, le Poker Players Championship à 50 000 dollars, Michael Mizrachi est en position pour gagner le moins cher. Il reste neuf joueurs : le vainqueur remportera 116 015 dollars.
PLO Giant : les finalistes

14h : Event #62 - Crazy Eights 8-handed 888 $ (Day 3 et Finale)
Il reste 46 joueurs et encore une paire d'heures à jouer dans le Day 2 à l'heure où nous écrivons ce papier. Membre de l'équipe gagnante du KING5, Romain Lefebvre a chuté en 56e position. Pas mal pour une épreuve résolument Turbo ayant totalité plus de 8 500 inscriptions. Sa récompense à deux jours d'attaquer le Main Event en freeroll ? Le buy-in du Big One, justement : 10 131 dollars. On risque fort de garder un oeil sur la dernière journée mardi : des lumières comme Laurent Polito, Arthur Conan et Fabrice Casano sont bien placées au classement, en quête d'un premier prix de 888 888 dollars (forcément !)

14h : Event #64 - Stud High-Low Championship 10 000 $ (Day 3 et Finale)
Il ne reste plus de Français après l'élimination de Paul-François Tedeschi, hors des places payées. Daniel Negreanu, Mike Watson et Bryce Yockey figuraient au chip-count des 23 derniers joueurs du Day 2 au moment de publier cet article (là encore, la partie va encore s'étaler sur deux ou trois heures ce soir).

BenjoDiMeo:
A la fin du spectacle, il est parvenu à emballer Lacey Jones.


FYP

Main Event - Day 1A : le bilan chiffré

Day 1A : 925 joueurs / 659 restants (dont 8 FR) - Chipleader : Timothy Lau (USA) 338 700

Top 10

Timothy Lau (USA) 338 700 Truyen Nguyen (USA) 324 800 Chris Fraser (USA) 316 100 David Mccaw (USA) 220 400 John Vossoughi (USA) 220 300 Matthew Davidow (USA) 216 600 Frank Crivello (USA) 215 000 Casey McCarrel (USA) 206 200 Eric Hicks (USA) 204 000 Tristan Bain (Australie) 193 200

8 Français

Benjamin Chalot 83 300 Bruno Fitoussi 78 100 Jean Montury 48 000 Romain Lewis 41 900 Kalidou Sow 28 000 Adrien Allain 22 700 Gaëlle Baumann (Team Winamax) 18 900 Paul Pirès Trigo 14 900

Reste du field (sélection)

Jared Bleznick (USA) 155 000 Alexandru Papazian (Roumanie) 147 100 Lacey Jones (USA) 114 000 David Tuchman (USA) 111 000 Gordon Vayo (USA) 87 100 Joe Hachem (Australie) 84 700 Scotty Nguyen (USA) 84 400 Antonio Esfandiari (USA) 83 000 Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 77 300 Erik Seidel (USA) 72 100

Bart Lybaert (Belgique) 67 800 Juha Helppi (Finlande) 62 500 Justin Bonomo (USA) 60 500 Joe McKeehen (USA) 36 200 Tom McEvoy (USA) 26 300

Tapis moyen : 70 200 Blindes au départ du Day 2 : 300 / 600, antes 100