EPT Deauville 2015 - Day 2

335 joueurs au départ du Day 2

Top 10

Guillaume Darcourt (France) 167 800
Alessandro Valli (Italie) 154 800
Andrius Bielskis (Lithuanie) 150 200
Nathan Gozlan (France) 148 500
Alexander Ivarsson (Suède) 145 800
Michal Mrakes (Rep. Tchèque) 135 900
Emil Ekvardt (Suède) 133 600
Carlo Savinelli (Italie) 131 400
Stefan Schillhabel (Allemagne) 126 300
Jan Heitmann (Allemagne) 126 100


139 Français (41,5% du field)

Guillaume Darcourt 167 800
Nathan Gozlan 148 500
Bertrand « ElkY » Grospellier 123 500
Franck Kalfon 109 000
Benjamin Buhr 106 500
Jerome Arnould 106 100
Gilbert Diaz 105 500
Eric Meissonnier 102 100
Jean-Pierre Didier 100 400
Bastien Panciarola (Qualifié Winamax) 98 950

Berdugo Saul 98 200
Remi Castaignon 91 800
Jean-Pierre Besancon (Staff Winamax) 91 400
Clement Genon-Catalot 88 600
David Jaoui 88 500
Benjamin Souriau 88 000
Damien Lhommeau 85 700
Lucien Cohen 85 600
Arnaud Peyroles 84 000
Matthieu Lamagnere 82 500

Pierre Peretti 82 100
Nicolas Proust 79 500
Stephan Fajg 77 800
Sylvain Mousnier 77 600
Pierre Morin 77 000
Gabriel Nassif 74 700
Edouard Mignot 74 000
Sebastien Lebaron 70 100
Jimmy Guerrero 70 000
Guillaume Diaz (Team Winamax) 69 800

Benjamin Pollak (photo) 67 800
Patrick Sonigo 65 400
Miroslav Alilovic 64 600
Jerome Zerbib 64 400
Julien Brecard 61 800
Jessy Gabison 61 600
Massou Cohen 61 500
Gangzhou Hu 60 700
Yves Soussan 59 500
Marc Isman 58 800

Adrien Guyon (Team Winamax) 58 700
Jean-Philippe Rohr 57 600
Claude Metais 56 700
David Haroune 56 000
Omar Dahmani 55 500
Drisse El Ouaret 55 200
Eric Qu 55 100
Joffrey Baillieu 54 500
Albert Mercier 54 500
Anthony Picault 54 400

Philippe Gellman 52 400
Kamel Tir 51 600
Frederic Fabron 50 900
Olivier Piechaczyk 50 900
Philippe Barouk 49 800
Didier Pitcho 49 400
Michel Pomaret 49 300
Patrick Nataf 49 200
Bouali Saiah 49 000
Pascal Aznar 48 400

Pierrick Burban 48 400
Erwann Pecheux 47 600
Ronan Monfort 47 500
Rony Halimi 47 000
Yannick Autaa 46 200
Eric Sadoun 45 800
Yannick Chevrier 45 500
Jessy Darthenay 44 300
Aurelien Guiglini (Staff Winamax) 44 000
Paul Bertrac 44 000

Moundir Zoughari (WIP Winamax) 42 500
Jean-Francois Rial 42 400
Jean Wang 41 300
Olivier Douce 41 300
Guy Tomaselli 41 200
Stephane Gojon 40 900
Jan Boubli 40 700
Gilles Huet 40 100
Maurice Medioni 39 800
Patrice Biton 39 300

Brian Benhamou 38 200
Jeremy Ciup 38 200
Floris Payraudeau 37 900
Paul-Francois Tedeschi 37 100
Lucas Monnier 37 000
Alexander Reard 36 500
Thomas Sobolewski 36 500
Gregoire Boissenot 36 400
Jacques Der Megreditchian 35 100
Hamed Sedini 35 000

Aurelie Quelain 34 000
David Mercier 33 700
Nicolas Gredy 33 600
Julien Duveau 32 600
Jean-Louis Perez 32 100
Sebastien Boyard 31 100
Frederic Brunet 31 100
Jeremy Dosseul 30 800
Fernand Michelet 29 600
Romain Baert 28 900

Emmanuel Nakache 28 700
Philippe Ktorza 28 200
Christophe Benzimra 27 400
Steven Moreau 26 700
Pierre Husson 26 700
David Balazuc 26 400
Jacques Guenni 26 200
Maxence Dupont 26 000
Pierre Chevalier 24 000
Jacques Vergnaud (Qualifié Winamax) 23 500

Mercedes Osti 23 300
Nicolas Fraioli 21 800
Lionel Rozenberg 20 600
Jimmy Vasseur 20 600
Candido Goncalves 20 100
Maxime Chilaud 19 500
Laurent Strouk 18 800

Cyril Bensoussan 18 400
Jeremy Routier 18 400
Olivier Brousse 18 300
Fabrice Soulier 17 000
Alexandre Amiel 15 300
Joseph Carlino 14 200
Gaelle Baumann (Team Winamax) 13 700
Sebastien Feron 13 500
Olivier Temam 12 900
Marc Trijaud 12 700

Sophie Tayeb 12 100
Fabrice Maltez 11 600
Cyril Pusset 11 500
Emile Petit 10 400
Cedric Angosto 9 400
Sandrine Zeitoun 7 800
Florian Ravier 6 700
Charles Vidal 6 600
Isaac Azoulay 5 500

Le reste du field (extraits)

Jan Heitmann (Allemagne) 126 100
Marcin Horecki (Pologne) 92 900
Ilan Boujenah (Israel) 90 900
Michael Tureniec (Suède) 90 600
Anton Wigg (Suède) 90 600
Kevin MacPhee (USA) 86 300
Jake Cody (UK) 53 000
Dominik Panka (Pologne) 48 800
Ivan Gabrieli (Italie, Qualifié Winamax) 47 700
Salvatore Bonavena (Italie) 43 200

Frederik Jensen (Danemark) 33 000
Ruben Visser (Pays-Bas) 31 000
Konstantin Puchkov (Russie) 28 300
Vicky Coren (UK) 22 200
Giuseppe Zarbo (Italie) 21 700
Paul Berende (Pays-Bas) 18 400
David Vamplew (UK) 18 400

Un dixième titre pour Davidi Kitai !

Le Belge remporte le 2000€ turbo

Une fois éliminés du tournoi, il y a les joueurs qui vont se morfondre et aller boire des verres jusqu'au bout de la nuit à l'O2, le fameux bar du casino où il ne faut pas traîner si on n'aime pas les histoires de bad beats. Et puis il y a Davidi Kitai qui, dix petites minutes après sa sortie du Main Event, a décidé de disputer une épreuve parallèle à 2000 euros. Toujours en quête de titres et d'une place de numéro 1 mondial, le Belge était opposé à 86 adversaires dans un format qu'il apprécie particulièrement : le turbo.

Sept petites heures ont suffi au joueur du Team Winamax pour accumuler l'ensemble des jetons du tournoi et décrocher le dixième titre de sa carrière. Alors que 41% des joueurs qui participeront au Day 2 du Main Event sont français, il n'y avait pas un seul tricolore parmi les payés de cette épreuve, dont le nom des finalistes nous est parfaitement inconnu. Cette victoire va permettre à Davidi de grimper à nouveau sur la troisième place du classement mondial derrière Ole Schemion et Pratyush Buddiga, les deux seuls joueurs le séparant de son objectif annoncé : la première place du classement.

Avec ce nouveau gain de 45 000 euros, Davidi a déjà accumulé 120 000 dollars en 2015 n'est plus qu'à une petite place payée de la barre des six millions de dollars de gains en carrière. C'est déjà sa deuxième finale de l'année, lui qui avait réalisé dix finales et remporté deux trophées en 2014. GG Génie !

EPT Deauville - 2000€ turbo - 87 entrants

1. Davidi Kitai (Team Winamax) 45,930€ 2. Emil Ekvardt (Suède) 32,660€ 3. Diogo Cardoso (Portugal) 21,380€ 4. Oleksii Khoroshenin (Ukraine) 16,450€ 5. Anton Astapau (Belarus) 13,030€ 6. Hani El Assaad (Liban) 10,190€ 7. Giuliano Bendinelli (Italie) 8,020€ 8. Fady Kamar (Liban) 6,260€

Action Française

Bonjour à tous ! De retour au Centre International de Deauville pour la reprise de l’EPT Français. Après un round de présentations en deux temps (Day 1A, Day 1B), les choses sérieuses commencent véritablement aujourd’hui avec le second tour.

Avec des hauteurs de tapis très disparates et des blindes de plus en plus élevées, nous aurons beaucoup d’action à raconter aujourd’hui. Histoire de rendre les choses un peu plus fun, les reporters Winamax ont décidé de choisir cinq poulains chacun, dont nous vous donnerons régulièrement des nouvelles tout au long de la journée.

Voici le casting de nos favoris du jour…

Les poulains d’Harper

Kevin MacPhee (86 300) et Aurélien Guiglini (44 000), car ils sont à la même table et que je suis fainéant. L’Américain a récemment terminé deuxième de l’EPT Londres et Guignol a participé aux demi-finales de cet EPT Deauville en 2013.
Rémi Castaignon (91 800), car il a déjà remporté cet EPT en tant que qualifié Winamax.
Bastien Panciarola (98 950), car il rêve de faire la même chose que Rémi.
Gaëlle Baumann (13 700), car il faut bien avoir quelques avantages dans ce métier.

Les poulains de Benjo

Guillaume Darcourt (167 800) : le boa est de retour, en position de chip-leader s’il vous plaît.
Jan Heitmann (126 100) : le jovial Teuton est une des vraies crèmes du circuit, et entame le Day 2 avec un beau tapis.
Jean-Pierre Besancon (91 400) : parce qu’il envoie des énormes sacoches depuis son desk au 1er étage du QG Winamax (département « Paris Sportifs »)
Guillaume Diaz (69 800) : parce qu’il est le joueur du Team le mieux placé au départ de la seconde journée.
Joffrey Bailleu (54 500) : parce qu’il a participé à la Top Shark Academy édition 2014/2015.

Les poulains de Kinshu

Bertrand Grospellier (123 500), car on aimerait bien savoir si gober plein de pilules pour devenir immortel permet également de gagner des flips.
Michael Tureniec (90 600), car on attend toujours la dixième saison de 24 heures chrono.
Matthieu Lamagnère (82 500), car « Sixcoups », excellent en ligne, a aussi envie de faire parler la poudre en live.
Adrien Guyon (58 700), car le Top Shark a livré une belle partition lors du Day 1 et qu’on a envie de savoir comment il gère la suite.
Alexandre Réard (36 500), car le mec a tout raflé à l’ACF ces dernières années, et comme Deauville est la succursale normande du cercle parisien…

Le retour n’aura pas lieu

Tapis de Gaëlle Baumann à 12h : 13 700 Tapis de Gaëlle Baumann à 12h28 : 0

Une shortstack, debout, en train d'écrire un message à ses coéquipiers est rarement bon signe. Pas d'exception ce coup-ci : Gaëlle Baumann est éliminée de l'EPT Deauville. "Paire de Valets contre paire de Sept", confie-t-elle. "Un pot pour revenir à 30 000, mais il a trouvé un Sept sur le turn" poursuit la joueuse du Team Winamax, un brin désabusée. La suite ? "D'abord évacuer un peu, puis sûrement des side events." Davidi nous a montré que ce n'était pas une mauvaise idée.

Guillaume, Guillaume, et les autres

Le premier gros coup de Guillaume Diaz s’est joué avec une paire de 10 en main. « Je relance, la blinde défend. Flop As-Dame-5, il y a deux piques et j’ai le 10 de pique en main. Je c-bet, il check/call. » Turn : un Valet de pique qui ne provoque pas d’action. Le 2 sur la rivière donne la couleur à Guillaume, qui mise à hauteur du pot, se fait payer, et montre le meilleur jeu au showdown.

A la même table, Jacques Guenni a éliminé un joueur sur un coup à tapis préflop (As-10 contre As-6), et fait montre tout au long du board des émotions auxquelles il nous a habitués dans le passé : « Pas d’horreur !… Allez !… YES !.. » Oui, ‘Djack’ a gagné le coup.

Un peu plus moins loin, le directeur des tournois l’Aviation Club de France Nicolas Fraioli tire sa révérence : son AK joué à fond préflop ne s’améliore pas contre une paire de 10.

Guillaume Darcourt s’est déjà fait griller son poste de chip-leader (un joueur étranger a remporté un énorme pot à une autre table pour passer à 290,000), ce qui ne signifie pas que notre boa a perdu des plumes, au contraire : j’ai vu Guillaume remporter un gros pot avec une mise de 18,700 sur une rivière 7105QK, qui provoque un fold adverse.

GG GENIE !!!

ElkY torpille

Une paire d'as sous-marinée a permis à ElkY de décoller dans ce Day 2 : le champion de jeux-vidéo (et aussi de poker, bien entendu) a franchi la très symbolique barre des 150 000 jetons. On ne dirait pas, mais cela représente tout de même trois fois le tapis moyen à ce niveau de l'épreuve.

Comment Bertrand a t-il joué ses flèches ? ElkY ouvre à 1 600 pré-flop en milieu de parole et se fait payer deux joueurs. Il check-call ensuite une mise de 2 000 effectuée par l'un d'entre eux sur le flop 9JK. Puis place un check-raise à tapis sur un 5 turn, après une deuxième salve à 3 500 du même joueur qui n'a plus que 10 000 à jouer derrière. Ce dernier a beau se savoir battu, il call la mort dans l'âme avec KQ et constate les dégâts en découvrant la main du Français.

Tapis de Bertrand Grospellier à 12h : 123 500 Tapis de Bertrand Grospellier à 12h42 : 154 000

Dans un autre style, Alexandre Réard a également pris cette journée par le bon bout. Doté d'un poil plus que le tapis de départ aujourd'hui, après avoir été un moment chipleader lors du Day 1B, le pilier de l'ACF a pu gratter quelques jetons en floppant un set avec sa petite paire de 4. C'est toujours ça de pris.

Tapis de Alexandre Réard à 12h : 36 500 Tapis de Alexandre Réard à 12h45 : 46 000

Dans la série « je suis dispo pour aller bouffer une galette » : Steven Moreau et Alexandre Amiel. Le premier a joué un flip à 68 blindes avec AK contre paire de 9, et l'a donc perdu. Le second a eu la mauvaise idée de resteal à tapis pour 14 blindes avec paire de 8 quand le relanceur initial avec deux As en mains.

Gogo Adrien GUYON…

Le top shark arbore à 130 000 il y a 5 minutes…gogo…

Entraînement pyramidal

Tapis de Bastien Panciarola à 12h : 48 950 Tapis de Bastien Panciarola à 13h30 : 45 000

Qualifié en remportant le Grand Prix en juillet dernier, Bastien 'Bastos38AK' Panciarola a bien failli voir son parcours s'arrêter très tôt lors du day 1 puisqu'il est tombé à 1800 jetons ! "J'ai perdu un très gros pot avec paire de Rois contre As-Dame", nous dit-il. Le qualifié Winamax était pourtant indiqué derrière un tapis de 98 000 jetons en fin de journée. "Ils se sont plantés, je n'avais pas autant. J'avais quand même fait une belle remontée jusqu'à 48 000." Assis en face de Bertrand Grospellier, il s'est montré sage en ce début de journée.

Tapis d'Aurélien Guiglini à 12h : 44 000 Tapis d'Aurélien Guiglini à 13h30 : 65 000

Vous connaissez Pyramide ? Pas le jeu télévisé hein, mais le jeu à boire. Le principe : quatre cartes privées et des communes disposées en forme de pyramide. A chaque fois qu'on en retourne une, vous avez le droit de pointer un adversaire. Celui-ci doit alors dire s'il pense qu'effectivement, cette carte est en votre possession, auquel cas il boit (le coefficient de gorgée dépend de l'endroit où on se trouve dans la pyramide) ou alors il dit que vous bluffez. Le nombre de gorgées est alors doublé : soit vous bluffiez et c'est pour vous, soit vous lui montrez et c'est pour lui ! Autant vous dire que c'est très marrant, et ça l'est encore plus quand après quelques parties, vous n'avez plus la moindre idée de ce que sont vos cartes. Aurélien Guiglini était mon coriace adversaire hier soir et il a tout mon respect pour s'être pointé en pleine forme sur ce Day 2. Il a déjà gratté 20 000 jetons en ce début de journée.

Sous la barre des 300 joueurs

Une bonne cinquantaine d’éliminations ont été observées durant les 80 premières minutes de la journée : sans surprise, l’action est soutenue en ce début de Day 2.

Parmi les premiers sortants, on compte Frédéric Brunet, qui n’a pas réussi à gagner un coin-flip avec Roi-Dame contre la paire de 5 avec laquelle son adversaire snap-call 17BB préflop sans broncher.

Autres déçus prématurément : David Vamplwer, Brian Benhamou, Benjamin Souriau, Cyril Bensoussan, Sandrine Zeitoun…

Mon poulain étranger Jan Heitmann a raté son entrée en matière, passant sous la barre des 100,000 durant le premier niveau du Day 2 (il possédait 126 000 au départ de la journée)

Guillaume Diaz, lui, est stable à 70,000, tandis que l’autre Guillaume (Darcourt) s’envole à 225,000.

Notre collègue Jean-Pierre Besancon a gagné un joli coup avec une paire de Rois pour passer à 110,000, mais n’est pas sûr d’avoir bien joué la main : « Je relance en MP, le siège 1 paie. Flop Q-10-5 avec deux carreaux, je c-bet, il me relance, je paie. Turn : un 2. Je checke, il mise 8,600, je fais tapis, il passe… » Pas de quoi avoir honte JP !

Enfin, nous n’avons pas encore résolu le mystère Jack Cody, qui, depuis la dernière fois que nous l’avons croisé, est devenu roux. « Il a effectivement roussi », confirme Harper.

Guyon en patron

Il confiait hier soir être serein dans cet EPT, cela se confirme : Adrien Guyon n'a pas mis longtemps à imposer sa patte à sa table du jour. Le Top Shark a d'emblée agressé ses adversaires et empoché les premiers pots avant de disputer des coups plus importants.

Il y a notamment eu ce cold 4-bet dans les blindes suite à une sur-relance de son voisin Paul-François Tedeschi (en photo avec Adrien) qui n'a pas trouvé de répondant. Ou encore ce call sur deux streets avec As-7 sur 258-5-5 face à Franck Kalfon qui n'a pas insisté sur la rivière après avoir manqué son tirage avec 7 et 6.

Shakkkiraa a également mis un terme au tournoi de deux joueurs durant ce laps de temps. Un premier flip gagné avec As-Dame contre une paire de Valets chez Vamplew qui possédait une quinzaine de blindes. Puis un deuxième avec As-Roi cette fois, contre paire de 6, face à un adversaire qui n'avait plus qu'une vingtaine de blindes devant lui.

Tapis d'Adrien Guyon à 12h : 58 700 Tapis d'Adrien Guyon à 13h35 : 135 000

Dans la série « je grind donc je suis » : Matthieu Lamagnère, qui en toute détente est passé de 82 500 à 122 000.

A noter également que Michael Tureniec a souri à deux reprises aujourd'hui. Une première fois en relançant, puis passant son JT face à un compatriote scandinave, une seconde fois en racontant à ce même joueur une blague à propos d'un charcutier bulgare qui aimait les boudins. Ca avait l'air drôle.

Les recettes du Père Rémi

Tapis de Rémi Castaignon à 12h : 91 800 Tapis de Rémi Castaignon à 14h10 : 240 000

Au poker, il n'y a pas de recette miracle pour gagner. Mais avoir les bons ingrédients aident forcément à faire prendre la sauce. Demandez au chef Rémi Castaignon, première étoile obtenue à Deauville en 2013, qui a mijoté Damien Lhommeau aux petits oignons. Derrière une ouverture de Wintops, Rémi assaisonne un premier 3-bet puis place une mise de 4500 sur un flop TT3. Damien paie et demande à voir la carte. Q, propose le serveur. Rémi mise 12 500 et Damien opte pour la formule tout compris en envoyant 40 000, se laissant quelques jetons derrière. Tout part alors et le Chef montre QT. Commis, Damien retourne AJ. Indigestion et fin de repas pour Damien, éliminé alors que Rémi rejoint l'élite avec un tapis de 250 000.

I like to move it move it

Jan Heitmann a vu sa table initiale cassée, et s’est dirigée vers la numéro 16, où l’attendaient un casting composé de plusieurs joueurs Français bien connus de nos services : le Top Shark Adrien Guyon, Paul-François Tedeschi, Frank Kalfon, ou encore Anthony Picault. Ce qui ne semble pas chagriner l’Allemand outre mesure, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous :

J’ai vu Jan relancer peu de temps après son arrivée, au hi-jack (un min-raise de 2,000). C’est payé par Anthony Picault au bouton.

Flop 976

Le c-bet de Jan (2,300) est payé, le motivant à checker à l’apparition du turn, un 4, laissant l’initiative à Anthony qui empoche le pot avec une mise de 5,100.

Tapis de Jan Heitmann à Midi : 126,100 Tapis de Jan Heitmann à 14h07 : 90,000

Autre déménagement, celui de Jean-Pierre Besancon, qui a pris place aux côtés de Fabrice Soulier et Lucien Cohen en table 7.

Juste à côté, l'ancien candidat Top Shark Joffrey Bailleu n’est pas à la fête avec un tapis qui ne décolle pas, passant de 54,500 à 30,000 environ en l’espace de deux niveaux de jeu.

Waka waka, eh eh

L'ascension continue pour notre Top Shark Shakkkiraa !

Derrière une relance à 2 300 d'un joueur en milieu de parole et un call de son voisin Paul-François, Adrien place un 3-bet à 7 700 depuis le bouton. Seul le premier de ses deux adversaires paye.

Flop 877 : Check d'un côté, check de l'autre

Turn 2 : Adrien fait face à une première praline (8 600), il paye.

Rivière 2 : Adrien voit son adversaire délivrer une deuxième pastille (12 600), il paye à nouveau.

La main du mec qui a lâché deux tonneaux : JJ La main du mec qui a payé deux tonneaux : AA

On range les tonneaux, on fait les comptes (et on boit une bière) : Adrien Guyon possède maintenant 160 000.

Alexandre Réard poursuit de son côté sa remontée, et fait désormais bonne figure avec un tapis de 80 000. « J'ai défendu 53 dans les blindes » explique le parisien qui, à l'aide d'un tableau affichant K42-6-2, a pris pas mal de pions à un adversaire qui avait AK.

Petite affluence, mais grosse cagnotte tout de même

Ils sont tous chauds sortis du four : les chiffres officiels de la participation à l’édition 2015 de l’EPT Deauville, et la répartition des prix associée.

Sans surprise, la baisse est là, significative : avec 592 inscrits seulement, il y a 11% de participants en moins par rapport à 2014. En trois ans, le tournoi a carrément perdu un tiers de son affluence, pour un prix d’entrée inchangé !

Il s’agit tout simplement du plus petit EPT organisé à Deauville depuis 2006. Rappelons qu’il y a quelques jours, on nous soufflait en haut lieu que ces chiffres constitueraient un facteur déterminant pour l’avenir de l’EPT Normand, récemment remis en question par les pontes de l’EPT…

Quoi qu’il en soit, 87 joueurs seront payés, soit 15% du field, selon l’échelle suivante :

Vainqueur : 543 700 €
Runner-up : 338 700 €
3e : 242 390 €
4e : 187 550 €
5e : 147 760 €
6e : 115 650 €
7e : 85 530 €
8e : 58 820 €

10e : 38 080 €
20e : 22 160 €
30e : 14 490 €
40e : 11 100 €
50e : 11 100 €
60e : 9 950 €
70e : 9 950 €
80e : 8 810 €
87e : 8 810 €
88e : que dalle

Un total 2 841 600 euros seront distribués aux joueurs les plus méritants (et/ou chanceux).

Petit rappel des chiffres à Deauville depuis la saison 1 de l’European Poker Tour…

Année / Joueurs
2005 / 243
2006 / 434
2007 & 2008 : pas d’EPT Deauville
2009 / 645
2010 / 768
2011 / 891
2012 / 889
2013 / 782
2014 / 671
2015 / 592

La chance en chanson

Tapis de Kevin MacPhee à 12h : 86 300 Tapis de Kevin MacPhee à 15h30 : 130 000

Tapis d'Aurélien Guiglini à 13h30 : 65 000 Tapis d'Aurélien Guiglini à 15h30 : 40 000

La table où se trouve deux de mes poulains est très calme. Surtout lorsqu'on revient de celle de Rémi Castaignon où Joseph Carlino ne cesse de chanter du Adamo entre deux douceurs du type "ce flop me donne une érection bien dure". Je ne fais que citer les propos entendus.

Tombe la neige Tu ne viendras pas ce soir Tombe la neige Et mon cœur s'habille de noir Ce soyeux cortège Tout en larmes blanches L'oiseau sur la branche Pleure le sortilège

Pas évident à subir, surtout que le garçon est particulièrement excité après avoir vu son tapis passer de 14 000 à 200 000 dans les dernières heures. Revenons donc à la table (beaucoup plus calme) de mes poulains. Aurélien Guiglini a subi le contre-coup de la pyramide et a pris un doliprane après avoir perdu un tiers de son tapis. Kevin MacPhee est lui à son aise, ayant gagné une multitude de petits pots depuis le début de la journée. L'Américain a également remporté un coup à tapis avec As-Roi contre deux Dames.

J.Baillieu, we hardly knew ye

Pris en sandwich entre Maxime Chilaud et Aurélie Quelain en début de Day 2 avec peu de jetons en sa possession, l’ex candidat Top Shark Joffrey Baillieu a quitté l’EPT Deauville durant le troisième niveau de la journée, sans parvenir à se sortir de la zone rouge.

Tapis de Joffrey Baillieu à Midi : 54,500
Tapis de Joffrey Baillieu à 15h30 : 0

Du côté de Guillaume Darcourt, on a sorti la tenue de combat : le boa compte bien poursuivre sur sa lancée, et terminer le Day 2 dans la même position que le Day 1 : chip-leader. Pour cela, il faut jouer des coups. Quitte à en perdre quelques uns.

Sur un turn A23T, le boa mise 4,000 et des poussières, mais se fait check/raise à 15,500 par son unique adversaire. Le croupier retourne un 7d sur la rivière, et Guillaume abandonne aussitôt face à une mise à tapis. Pas grave, il y aura d’autres spots.

encore un titre de plus pour Davidi… Bravo

Volatile se sent pousser des ailes

Guillaume Diaz continue d’afficher d’excellents dispositions dans ce tournoi. Le voilà qui passe pour la première fois la barre des 100,000. « J’ai fait un New-York back-raise contre Jimmy Vasseur », me glisse le Top Shark. « Un mec relance UTG+1, je call derrière avec As-Roi, et Jimmy Vasseur envoie 7,200 au bouton. Le relanceur passe, je mets 18,500, et Jimmy passe deux Valets. »

Autre coup fumant signé Diaz : un triple call avec hauteur As contre un joueur un poil excité. « J’ai As-10 de coeur, je paie 2,500 preflop, 2,800 flop, 3,500 turn et 5,000 rivière sur K-4-3-2-9. Il montre Dame-Valet ! »

Tapis de Guillaume Diaz à midi : 69,800 Tapis de Guillaume Diaz à 15h30 : 110,000

Le troisième niveau de la journée se termine à l'instant. Le compteur affiche 225 joueurs restants, ce qui signifique que l'on a perdu plus de cent joueurs en 3h45 de jeu. Parmi les condamnés :

Vicky Coren, Konstantin Puchkov, Ilan Boujenah, Erwann Pecheux, Christophe Benzimra, Philippz Ktorza…

Il reste deux niveaux de 75 minutes à jouer en ce Day 2 !

Que s’est-il passé pendant le goûter ?

Pendant qu'on sirote un petit café en jouant à Candy Crush et que notre confrère de Club Poker tape sur des bambous, quelques news en vrac :

- Finaliste de ce même tournoi en 2013 et spécialiste en sous-vêtements masculins depuis 1991, Franck Kalfon a pu doubler son petit capital. Dans un multiway, le régulier des cercles parisiens engage ses derniers cartouches (28 000 environ) avec 76 après l'ouverture à 5 100 d'un joueur le précédant sur un flop 966. Dans les blindes, Anthony Picault, qui avait checké, réfléchit 292 secondes, avant de payer avec JJ. On en reste là et Kalfon respire tandis que Picault chavire.

- Notre détecteur de livetard s'est affolé en décodant un "allez là, allez là !!!" dans la salle de tournoi. Après enquête, ce cri provenait de Pierre Morin, un jeune grinder, qui après avoir gagné un gros pot avec deux As contre deux Rois, a laissé exprimer sa joie.

- Adrien Guyon a perdu de sa superbe, après avoir concédé un pot face à un adversaire qui ne joue apparemment qu'avec les nuts. Pas de panique : le Top Shark est toujours largement au-dessus du tapis moyen !

- J'ai croisé Stéphane Benadiba venu s'inscrire dans un side-event. Hé bien figurez-vous qu'il m'a fait un bisou, comme à chaque fois qu'il croise quelqu'un qu'il apprécie. Nous en sommes pour le moment à cinq bisous et une fessée en ce qui concerne les couvreurs du Team Winamax.

- N'ayant trouvé personne pour lui beurrer la baguette, Michael Tureniec (photo) s'est rabattu sur des krisprolls pour le goûter. Le stoïque suédois est bien en place avec un tapis de 120 000.