EPT Barcelone - Super High Roller 100k€

C’est la chenille qui redémarre

Le circuit du poker pro reprend à Barcelone

EPT BarceloneLes vacances auront été de courte durée. C’est que le joueur de poker, surtout au plus haut niveau, est une créature qui ne sait pas rester en place. Donnez lui quelques jours de vacances à la plage, et on l’y retrouvera avec son ordinateur (ou, au minimum, avec un bouquin de stratégie à potasser). Offrez lui un tour du monde, et c’est muni d’un téléphone branché en 4G qu’il lancera des Expressos depuis la muraille de Chine, le Golden Gate Bridge, le carrefour de Shibuya, ou l’Acropole. Privez-le de téléphone, et c’est avec les mains moites qu’il cherchera désespérement un home game dans un bar de Saigon, Moscou, Lima ou Camaret. Parachutez-le au milieu de la jungle, il aura tôt fait de se fabriquer un paquet de cartes de fortune en bambou, et de partir à la recherche de Moundir pour lui proposer un heads-up.

Bref, dans l’univers déjanté et hors-sol du poker high stakes, l’action ne s’arrête jamais bien longtemps. La rentrée des classes, c’est maintenant… moins de cinq semaines seulement après l’épique conclusion des World Series of Poker à Las Vegas ! Aussi interminable que chargé en émotions, le duel final de l’été entre John Cynn et Tony Miles est encore dans toutes les mémoires, mais il est déjà temps de passer à la suite, avec l’une des plus grosses épreuves de l’année sur le continent Européen, celle qui va véritablement lancer la saison 2018/2019 : l’étape European Poker Tour de Barcelone.

EPT Barcelone
A l'heure où nous écrivons ces lignes, la première épreuve sérieuse parmi 34 au programme, l'EPT National à 1 100 euros l'entrée, a débuté. Et plutôt très bien débuté : après quatre heures de jeu, on recense déjà plus de 1 200 inscrits ! Autant vous dire qu'avec quatre flights au total, et un système de re-entry étendu par rapport à l'an passé, les chiffres de 2017 (4 557 inscrits) et 2016 (3 447) ne devraient pas être très difficiles à éclater.

Qu’est-ce qui fait que chaque année, qu’il pleuve ou qu’il vente (oui, cela arrive à Barcelone, même au coeur de l’été catalan), l’EPT Espagnol rassemble tous les suffrages, attirant aussi bien les pros de toute la planète que des centaines d’amateurs à la recherche du proverbial one-time ? Il s’agit d’abord d’une histoire de longévité : l’EPT Barcelone fête officiellement sa quinzième année d’existence. C’est simple : il s’agit de la seule étape European Poker Tour ayant figuré au calendrier de toutes les saisons du circuit. Deauville, Berlin, Londres ou encore Copenhague appartiennent au passé. Monte Carlo fut parfois escamotée. Prague est arrivée plus tard. Non, Barcelone est bel et bien seule et unique à régner au panthéon des étapes EPT, aussi incontournable pour une majorité de joueurs que les WSOP à Vegas.

EPT Barcelone
L'accessibilité de Barcelone est aussi un facteur déterminant. Aisément joignable en avion par la plupart des métropoles du monde entier (et en voiture pour nombre de joueurs Français, qui représentent souvent le contingent national le plus important de l'étape), regorgeant d'hôtels et logements à prix relativement modeste, la capitale de la Catalogne est un endroit facile à visiter. Et une fois sur place, il n'est pas bien difficile d'y vivre non plus, de jour comme de nuit, avec des centaines (des milliers ?) de bars, restaurants, boîtes de nuits et autres gargottes à tapas où l'on se rend avant, pendant ou après une partie, pour éponger un bad beat comme pour célebrer un sacre. Autant de facteurs qui ont fait de Barcelone l'une des destinations touristiques numéro 1 en Europe, au grand dam de pas mal de locaux de plus en plus exaspérés par la génération EasyJet/AirBNB venant profiter du soleil et des plages, et faire la fête chez eux tous les week-ends sans toujours respecter la tranquilité de l'habitant... La rançon du succès !

Un coverage billingue

Tenant du titre
L'homme à battre cette année : Sebastien Sorensson, vainqueur en 2017

A partir de samedi, et comme chaque année depuis 2008, vous pourrez vivre sur Winamax les petites et les grandes histoires de l’EPT Barcelone avec moult articles, interviews, chip-counts, résumés de fin de journée, photos… Bref, la totale, comme d’habitude, mais cette fois, vous pourrez nous lire en deux langues ! Après avoir suivi les WSOP sur Poker-Red grâce à Alex Hernando, en partenariat avec Winamax, nous vous proposons un nouveau coverage 100% Espagnol avec un petit nouveau, déniché du côté des Canaries : on à hâte de Google Translate dévorer ses premiers articles, qui feront bien entendu la part belle aux joueurs locaux.

Les épreuves majeures de l’EPT Barcelone

Super High Roller 100 000 € : du 25 au 27 août
EPT National 1 100 € : du 22 au 26 août
EPT National High Roller 2 200 € : 26 et 27 août
EPT Main Event 5 300 € : du 27 août au 2 septembre
Pot-Limit Omaha 10 300 € : 29 et 30 août
EPT High Roller 10 300 € : du 31 août au 2 septembre

Revue de tweets

Le Team Winamax sera comme d’habitude au complet (ou presque*) pour ce premier grand rendez-vous de la rentrée, à la recherche de ses premiers succès en live depuis les WSOP. La plupart sont d’ailleurs déjà arrivés à Barcelone à l’heure où nous publions cette intro.

* Sont excusés le neo-papa Davidi Kitai, et nos stars du show-biz Patrick ■■■■■ et Kool Shen, actuellement pas mal occupés par leurs activités musicales.

Barcelona time! 10k started! Gl to us @Winamax

— Mustapha Kanit (@Mustacchione) 22 août 2018

A las 12h arrancó también el evento #5 de 10k€ de buy-in

36 jugadores ocupan sus puestos y en la mesa 1, coinciden dos auténticos cracks:@Amadi_17 y @3gerardpique

¿Quién se llevará esta mano que hemos presenciado?#EPTBarcelona pic.twitter.com/gYlASGSZjR

— Casino Barcelona (@CasinoBarcelona) 22 août 2018

Notre Adrian Mateos Diaz a entamé le premier High Roller du festival (10K€ l'entrée) aux côtés d'un certain Gerard Piqué...

Début de mon festival EPT Barcelone avec un 10k High-Roller et une star du ballon rond à ma table ! Vamos! @Winamax pic.twitter.com/KjioKRHoOX

— Sylvain Loosli (@SylvainLoosli) 22 août 2018

...Avant que le milieu défensif du FC Barca ne soit déplacé à la table d'un autre pro du Team Winamax : Sylvain Loosli, tenant du titre sur le Pot-Limit Omaha à 10K€ qui se tiendra en fin de festival.

Back to the office! Reprise du circuit live aujourd'hui avec le début de l'EPT Barcelona. Day 1A du 1K€ National pour débuter et ça commence plutôt pas mal, 3 startdddddding après 4h de jeu! Gl team @Winamax ici et sur le 10K€ Hr! pic.twitter.com/Mjzr3Cu1s8

— Guillaume diaz (@Volatile38) 22 août 2018

Volatile38 est bien rentré dans son match, sur le Day 1A d'un EPT National qui s'annonce massif. Il y a une centaine de jours, Guillaume remportait l'édition monégasque de cette grosse épreuve : il connaît la route !

Le premier flip est le plus important

Super High Roller 100 000 € (Day 1)

Super High Roller
"Voyons voir si je peux gagner le premier flip de la journée..."

En lâchant ces mots, peu après 13 heures, Adrian Mateos Diaz ne faisait pas référence à une confrontation entre As-Roi et deux Dames, où à n’importe quel autre coup de poker en mode « pile ou face ». Non, la maquina espagnole faisait référence à son tirage de table sur le tournoi le plus cher de l’EPT Barcelone, le Super High Roller à 100 000 euros l’entrée. Avant d’aller chercher son ticket de placement, Adrian observait les deux premières tables de l’épreuve, lancées quelques minutes plus tôt avec une douzaine de joueurs.

« Celle de gauche, elle est très dure… Celle de droite, ça va un peu mieux. »

Adrian n'est pas rentré dans les détails, mais je suspecte fortement que sa différence d'impression entre les deux tables, remplies des joueurs high stakes que l'on croise régulièrement sur ce genre de rendez-vous pour riches, était du à la présence sur la table de droite du seul Français fréquentant assidument ces parties : Jean-Noël Thorel. Autrement dit le joueur amateur le plus célèbre de France, le seul ayant les cojones et la bankroll pour affronter les meilleurs joueurs du monde sans trembler. Meilleur joueur du monde, Thorel ne l'est certainement pas, mais il sera le premier à dire qu'il s'en fiche pas mal : rendu riche, très riche par ses activités dans le domaine de l'industrie pharmaceutique, Thorel ne trouve de sensations fortes que lorsqu'il joue très cher, et contre des pros.

Jean-Noël Thorel
Adrian Mateos Diaz a bel et bien perdu le premier coin-flip de son Day 1, prenant place à la "table de gauche" remplie de ces pros qu'il connaît bien. Mais, par un jeu de chaises musicales propre au coup d'envoi des High Rollers, Adrian a été rapidement déplacé à une troisième table tout juste ouverte... Avant d'être de nouveau déplacé, cette fois directement face à Jean-Noël Thorel, faisant passer le flip d'Adrian de la case "perdu" à "gagné".

Les deux n'ont pas tardé à s'affronter, tout au début du Level 2 (blindes 500 / 1 000). Thorel ouvre l'action avec un min-raise UTG+1. Au bouton, Adrian 3-bet pour 9 000. C'est payé par le seul Français du tournoi.

Le flop tombe J32 et Adrian c-bet 9 000. Thorel répond avec un check/raise à 20 000. Pas assez cher pour Adrian qui complète. Le turn est un 6 pas tout à fait anodin. Jean-Noël envoie une jolie praline à 55 000 (tous les joueurs ont débuté avec 250 000) et Adrian abandonne immédiatement. France : 1 - Espagne : 0.

Adrian Mateos Diaz
La table d’Adrian

1/ Jean-Noël Thorel
2/ David Peters
3/ Stephen Chidwick
4/ Adrian
5/ Christopher Vogelsang
6/ Seat Open
7/ Dan Smith
8/ Orpen Kisacikoglu (un joueur Turc que je connais pas, il joue les High Rollers mais son palmarès est bien en dessous de celui de ses sept adversaires)

L’épreuve la plus chère de cet EPT Barcelonais est prévue pour durer trois journées entières. Les joueurs les moins en veine-slash-les plus fortunés ont la possibilité de re-entry tout au long du Day 1, et ce de façon illimitée (gloups). Comme c’est maintenant le cas sur la plupart des tournois les plus chères, le système de « BB Ante » est en place, de même que la « shot clock », laissant un maximum de 30 secondes aux joueurs pour prendre leurs décisions, avec un nombre de jokers limités (6 au début de chaque jour) leur permettant d’obtenir 30 secondes supplémentaires pour réfléchir.

Tricky, tricky !

Super High Roller 100 000 € (Day 1)

Un coup intéresant, observé à la table d’Adrian Mateos juste avant la première pause de la journée. Je n’ai pas vu la séquence préflop : au moment où j’arrive à la table, Adrian a posé une mise de 3 000 devant un flop AA4. En position, Dan Smith paie, avant que David Peters ne check/raise à 14 000 depuis les blindes.

L'Espagnol du Team Winamax s'écarte du chemin. La pause est déclarée, mais Adrian reste à table pour observer le reste du coup. Il ne regrettera pas d'avoir rogné sur son temps de pause.

Dan Smith
Dan Smith (photo) paie le check/raise, et la croupière retourne un turn Q. Peters décide de ralentir l'agression : il checke. En réponse, Smith décide de miser le montant qu'il vient juste de payer : 14 000. Peters check/call rapidement.

La rivière est un 10. Peters checke une dernière fois. Dan Smith va prendre son temps avant d’agir, laissant filer 30 secondes entières avant de jeter l’un de ses jokers, lui donnant droit à 30 secondes supplémentaires pour se décider. Il finira par miser, et gros : 50 000.

David Peyers paie instantanément, mais fait face à une mauvaise nouvelle : Smith lui montre QQ pour un full gagnant.

« Tricky tricky », lâche Adrian Mateos avec un demi-sourire.

Au retour de la pause, une quatrième table a été ouverte. Parmi les derniers arrivants : Daniel Negreanu. On n’a pas pu louper l’arrivée de la super-star canadienne, qui a salué tout le monde bruyamment (« ADRIAN MATEOS ! MY MAN ! ») avant de dégaîner son téléphone pour faire une story Instagram (ou peut-être que c’était SnapChat, je ne suis pas très à la page sur le sujet). Un seul re-entry à noter pour le moment : celui de Nick Petrangelo.

Le round d’introduction est terminé

Adrian Mateos Diaz et beaucoup d'autres sont passés par la case re-entry Super High Roller 100 000 € (fin du Day 1)

Après huit niveaux d'une heure qui nous ont somme toute parus très courts, le Super High Roller à 100 000 euros a été mis en pause pour la nuit. On pourra argumenter que sur le plan du spectacle, ce Day 1 n'aura pas servi à grand chose, si ce n'est à faire gonfler le prize-pool : tous les joueurs éliminés aujourd'hui avaient la possibilité de re-entry. Et la plupart ne s'en sont pas privés, comme David Peters, Timothy Adams, Christopher Vogelsang… Mention spéciale à Nick Petrangelo, dont l'investissement total sur cette épreuve s'élève à 300 000 € : son tapis est actuellement de… zéro. En plus, il n'est pas trop tard pour ceux qui ont sauté en toute fin de Day 1 : les inscriptions vont rester ouvertes jusque 12h30 dimanche, heure du coup d'envoi du Day 2. Et des sortants tardifts, il y en a eu pas mal : nos amis les high-stakeurs n'ont pas hésité à tout envoyer sur les dernières mains, sachant parfaitement qu'en cas de bust, ils pouvaient recommencer à zéro le lendemain.

Adrian / Sergio
Adrian Mateos et Sergio Aido - que l’on avait saisi un peu plus tôt au beau milieu d’un fou rire communicatif - font partie de ce clan-là : tous deux ont sauté sur la dernière main de la journée. C’est avec une main peu orthodoxe - 8-3 ! - qu’Adrian a joué son dernier coup, tentant un « stop and go » avec ses dix dernières blindes face au bouton sur un flop Roi-7-3 : il se fait payer par une pocket paire de 6. On les retrouvera dimanche avec un stack tout neuf de 250 000, aux blindes 3 000 / 6 000.

Benjamin Pollak
Il y a ceux qui sont arrivés tôt, et qui ont du remettre la main à la poche... Il y a aussi ceux qui sont arrivés tard, et qui ont terminé avec pas mal de jetons. N'est-ce pas, Benjamin Pollak ? "Je n'avais même pas prévu de jouer", raconte Pollak. "J'étais à la piscine en train de jouer au Poker Chinois..." C'est en apprenant l'arrivée tardive d'un groupe de joueurs, disons, pas forcément de très haut niveau, que Benjamin a changé d'avis. "J'ai vendu quelques pourcentages en vitesse, et voilà !" Benjamin n'a joué que deux heures et demie sur le Day 1 (sur un total de huit), ce qui ne l'a pas empêché de se monter un tapis de 469 000. L'autre Français de l'épreuve, l'amateur Jean-Noël Thorel, fait un poil mieux : il sera au Day 2 avec 496 000.
Patrik Antonius
Autre "late reg" fructeux : celui de Patrik Antonius, qui a conclu son Day 1 avec 517 000. Un peu plus de 30 joueurs reviendront au Casino Barcelona dimanche (avec, peut-être, quelques entry ou re-entry de dernière minute), dont Daniel Negreanu, Pascal LeFrancois, Bryn Kenney, Stephen Chidwick, Sam Greenwood... Le chip-leader est un joueur venu d'Iran que je ne connaissais pas, il s'appelle Ahadpur Khangah.

Adrian Mateos manque de peu la finale

Super High Roller 100 000 € (fin du Day 2)

Adrian Mateos Diaz
Tandis que l'on vibrait devant l'exploit de Jean-René Fontaine sur l'EPT National, l'épreuve la plus chère de l'EPT Barcelone suivait son cours. A l'heure du coup d'envoi du Day 2 du Super High Roller à 100 000 €, nous avons vu un total de dix joueurs s'inscrire en dernière minute, venant s'ajouter aux 28 joueurs ayant réussi à tenir jusqu'au bout du Day 1.

Parmi eux, une majorité de visages familiers, déjà croisés lors d'un Day 1 infructueux : Adrian Mateos, Sergio Aido, Nick Petrangelo (pour son quatrième buy-in successif, le record de l'épreuve), ou le Turc Orpen Kisacikoglu. Et aussi quelques entrées fraîches, comme Dietrich Fast ou Steffen Sontheimer. Au total, 54 inscriptions, dont 14 re-entries : un très bon score, assurément, qui a permis de créer une dotation de plus de 5,2 millions d'euros.

Dix heures plus tard, ils ne sont plus que neuf à pouvoir prétendre à une part de cette manne. La bulle n'a pas encore éclaté : seulement sept joueurs repartiront avec la satisfaction de ne pas avoir investi six chiffres dans le vent. Et parmi ceux-là, on ne comptera ni les Petrangelo et Aido sus-cités, ni notre Docteur Maboul du poker Français Jean-Noël Thorel (sorti, comme à l'accoutumée, sur un bluff improbable), ni Patrik Antonius, ni David Peters, ni le seul joueur du Team Winamax ayant pris part à cette épreuve : Adrian Mateos.

Adrian Mateos Diaz
L'Espagnol est passé très près de sa 13e place payée de 2018 sur un tournoi à 25 000$ ou plus : c'est en dixième place qu'il a rendu les armes, à trois places de l'argent, donc, sans avoir rééllement disposé d'assez de munitions pour faire parler son talent. Après deux double up face au même joueur (Daniel Negreanu), Adrian s'est incliné peu après la pause-dîner, sur une confrontation plus ou moins perdue d'avance : A8 contre As-10 et deux Rois. Pas décontenancé pour un sou, Adrian a immédiatement pris la route d'une épreuve, au tarif cinquante fois moindre : le High Roller EPT National, dont le Day 1B est en cours en mode turbo.

Le Day 2 est sur le point de se terminer à l'heure où nous « mettons sous presse » (minuit), sans que les places payées n'aient été atteintes. Lundi, alors que débutera le Main Event (Day 1A), on retrouvera en finale Negreanu, Timothy Adams, Byron Kaverman, et quelques autres dont, on l'espère, un Benjamin Pollak actuellement short-stack. Au bout du chemin : 1,65 million d'euros. De quoi survivre le circuit High Roller pendant, allez, un an et demi, à tout casser.

Adrian Mateos Diaz
Sergio Aido et Adrian Mateos en des temps meilleurs

BenjoDiMeo:
Avant que le milieu défensif du FC Barca ne soit déplacé


Ouch !

Pollak éliminé, mais Pollak payé

Super High Roller 100 000 € (Finale)

On peut inscrire la bulle du tournoi le plus cher de ce festival barcelonais dans la colonne « Brutal ». Fort de sa position de chip-leader à neuf joueurs restants, l’Autrichien Matthias Eibinger a relancé à peu près toutes les mains préflop, à coups d’open à 20 ou 25BB (!) Une stratégie qui a profité à Benjamin Pollak (le Français ayant doublé son short-stack sur une confrontation AQ/AJ), mais pas à Cary Katz (ses Dames se font éclater par K10), ni Byron Kaverman : son As-8 ne tient pas contre… 8-7 dépareillés ! L’Américain voit donc s’envoler un min-cash de 275 050 € (et peut-être beaucoup plus).

Benjamin Pollak
Pollak aura tenu quelques orbites de plus avec ses quelques blindes, avant de finalement rendre les armes en cinquième place, son As-Valet ne tenant pas contre le 86 du même Eibinger. Décidément !

Le Français, qui s'était inscrit tardivement lors du Day 1, remporte 435 300 euros. Il peut tranquillement aller acheter son ticket pour le Main Event : avec cette manne, tous ses tournois de la semaine seront joués en freeroll. Elle est pas belle, la vie ?

Il reste trois joueurs en course après l'élimination de Timothy Adams :

Matthias Eibinger (Autriche) 5 millions
Mikita Badziakouski (Biélorussie) 5 millions
Ahadpur Khangah (Iran) 3,4 millions

Avec des blindes à 50 000/100 000, la profondeur des tapis n'est guère probante : on devrait rapidement connaître le vainqueur, qui sortira avec un premier prix de 1,65 million d'euros.

Mikita crush, chef

Quatrième perf à sept chiffres en trois mois pour le joueur Biélorusse Super High Roller 100 000 €

Un véritable phénomène, ce Mikita Badziakouski. Pour nombre de joueurs, même parmi les meilleurs, une victoire à 1,65 million d'euros représente, ci ne s'est pas la performance d'une vie, au moins la performance d'une année. Pas pour le Biélorusse : il s'agit de son quatrième score à sept chifres… en quatre mois !

Ce titre Super High Roller acquis à Barcelone aujourd’hui fait en effet suite à des victoires au Montenegro (2,5M$, mai), à l’Aria de Vegas (1,6M$, mai) puis en Corée du Sud (5,2M$, juillet). Dans ce cas, qu’est-ce qu’on peut bien trouver à dire aux journalistes demandant des explications ? « Je run plutôt good, ces temps-ci. J’ai de la chance, c’est tout ! » Une évidence qui ne doit cependant pas occulter un talent semble t-il illimité.

Résultats - Super High Roller 100 000 €
54 inscriptions (re-entries inclus) - Prizepool 5,239M €

Mikita Badziakouski
Vainqueur : Mikita Badziakouski (Biélorussie) 1 650 300 €
Runner-up : Ahadpur Khangah (Iran) 1 191 900 €
3/ Matthias Eibinger (Autriche) 759 680 €
4/ Timothy Adams (Canada) 576 300 €
5/ Benjamin Pollak (France) 445 300 €
6/ Rui Neves Ferreira (Portugal) 340 550 €
7/ Jean Ferreira (Canada) 275 050 €

759k€ pour un autrichien nul qui en fout partout , on naît pas tous égaux moi jvous le dit lol