EPT Barcelone - Main Event - 2

Motte au sommet

Main Event 5 300 € (Day 2)

Après un énième flash pour un ticket Platinum Pass à 30 000 $, joué pour la première fois dans un format Crazy Pineapple (ni plus ni moins que du Hold'em à trois cartes où l'on se défausse d'une carte au flop) qui n'avait de "crazy" que le nom et remporté par le Belge Éric Lenoir (ça ne s'invente pas), il était temps de partir à la rencontre du chipleader tricolore au départ de ce Day 2.

Fabien Motte

Avouons sans détourt qu'avant de mettre les pieds au Casino de Barcelone ce matin, le nom de Fabien Motte (photo) nous était complètement inconnu. Amateur éclairé, qui est tombé dans la marmite de notre jeu à la fin des années 2000 - comme beaucoup -, ce gérant d'une entreprise d'emballage et d'alimentaire à Cannes sillone le circuit français et européen depuis 2011, avec un peu plus de 150 000 $ de gains pour preuve de son talent cartes en main. La perf' dont il est le plus fier ? "Une 19e place à Prague sur l'Eureka à 1 000 €, pour environ 10 000 €," précise l'intéressé, qui compte également une finale sur un Side Event Turbo ici même il y a deux ans, pour un peu plus de 20 000 €.

Aujourd'hui, le Sudiste est dans une position idéale pour signer la première place payée de sa carrière de joueur sur un Main Event EPT. Au terme d'un Day 1B idyllique, Fabien a monté une jolie montagne de 233 000 pions, soit près de huit fois le tapis de départ. "Et encore, en fin de journée je perds un pot à 130 000 avec une paire de Rois contre Dame-6. Mon adversaire a fait deux paires." Avant cela, notre numéro 1 français du jour a coché toutes les cases du parcours sans faute, remportant notamment un bon setup des familles avec une paire d'As contre As-Roi et rentrant un tirage ventral pour craquer une paire de Rois.

Et dire qu'il était d'abord parti pour aller s'asseoir aux tables de cash game d'Omaha qu'il affectionne tant. "Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'avais envie de le jouer ce Main Event. Par le passé, je tentais de passer par des satellites, mais cette fois-ci, j'ai buy-in directement." Ce mercredi, Fabien a d'ores et déjà trouvé à qui parler, au sens propre comme au figuré, puisque trônent en face de lui deux compatriotes, et non des moindres, à savoir Julien Sitbon et une Gaëlle Baumann qui ne sera restée qu'une poignée de secondes à sa table initiale. Voilà qui pourrait donner lieu à quelques sympathiques confrontations.

Platinum Pass

Joyeux bordel dans mon EPT : au milieu de tout ce monde, sous les perches et devant les caméras, neuf joueurs ont tenté de gagner les faveurs de Dame Chance, après un long et fastidieux cérémonial. Place maintenant au jeu, au vrai, le temps de cinq niveaux de 90 minutes. Prévoyez une fin de Day 2 (et l'entrée dans les places payées ?) un peu après 21 heures.

1931 inscrits !

Main Event 5 300 € (Day 2)

EPT Barcelone
Une bonne grosse vingtaine de joueurs sont venus s'ajouter in extremis au field du Main Event, portant le total des inscriptions à 1 931. On le sait depuis hier : c'est un record absolu sur le circuit European Poker Tour. En hommage à ce très beau chiffre, et pour parfaire votre culture générale, voici une petite compilation de choses notables s'étant produites au cours de l'année 1931 :

1er février : Naissance de Boris Ieltsine, homme politique russe, ancien président de la Fédération de Russie.
14 avril : la Seconde République espagnole est proclamée.
2 mai : le président Américain Herbert Hoover se réveille avec un lumbago, et décide de rester au lit.
14 juillet : Charles de Gaulle, alors âgé de trente ans, mange une pomme.
30 août : Hypolite Deyra, arrière grand-oncle de ValueMerguez, met au point le Valet de pique dans son atelier de Bordeaux. Son invention sera déterminante pour constituer le jeu de 52 cartes que l’on utilise encore aujourd’hui.
1er octobre : Joseph Staline décide de ne tuer personne ce jour-là.
14 décembre : Charles Trenet, encore un jeune chanteur inconnu, met au point le premier morceau de techno minimale, créant un beat 4/4 à 123BPM qui déchire sa mère sur le célèbre clavier ondes Martenot. Cependant, sur pression de sa maison de disques, ce tube en puissance ne sortira jamais.
31 décembre : Eustache Compte, concierge de la loge du 14, rue Montmartre, croise Yvonne, la locataire du second (porte de droite) dans le corridor et lui lance d’un air enjoué « Bon, si on se revoit pas, hé ben bonne année ! »

Si on ne connaît pas encore les chiffres de la dotation, et la répartition des prix, nous pouvons en revanche vous donner quelques noms de joueurs qui n'en verront pas la couleur, ayant été éliminés au cours du premier niveau de 75 minutes de la journée :

Kitty Kuo, Daniel Negreanu, Ivan Luca, Yorane Kérignard, Yves Hallague, Dan Smith, Alex Foxen, Quentin Lecomte, Thomas Eychenne, Thierry Gogniat, Steven Warburton, Patrice Brandt, Anthony Zinno, Dimitar Danchev, Paul Newey, Gauthier Brugnooge, Nicolas Cardyn, Jean-René Fontaine, ou encore Leo Fernandez.

Gauthier
Gauthier Brugnooge

Soulier appelle du pied

Main Event 5 300 € (Day 2)

Fabrice Soulier
Bataille de blindes sur un flop AK6 : Fabrice Soulier mise 3 500 depuis la BB, et se fait check/raise à 8 000. Réponse de Fabrice : tapis ! Pour 49 000. Son adversaire possède bien plus, mais ne se laissera pas tenter par cette proposition. Le coup s'arrête là.

Diaz hot

Main Event 5 300 € (Day 2)

Guillaume Diaz
Déjà bien stacké en début de Day 2, Guillaume Diaz a bénéficié d'un joli double up lui permettant de s'envoler un peu plus haut. Muni d'une paire de Dames, Volatile38 se retrouve à tapis sur un turn J8510.

« Il a check/raise le flop et shove le turn avec A6 », précise Guillaume. Un innoffensif 8 plus tard, et voilà le Team Pro en possession d’un stack de 212 000, soit plus de 100BB !

Ils font la paire

Main Event 5 300 € (Day 2)

C'est un petit jeu auquel nous aimons bien nous prêter dans les premières minutes d'un Day 2 de Main Event EPT : aller chercher les belles rencontres que le seat draw nous a offert, avant les inévitables éliminations de quelques unes des nombreuses têtes de série. Et sans surprise, nous avons été gâtés aujourd'hui, avec de beaux face à face en perspective.

Alex Reard - Romain Le Capitaine - Pavel Plesuv

Au lieu d'un duel, on aurait adoré démarrer cet article en vous présentant un de ces Mexican standoffs à trois, notamment chers à Sergio Leone mais, à la table d'Alexandre Reard et de notre qualifié Romain "Le-Capitaine", Victor Choupeaux, repéré quelques minutes plus tôt, manquait à l'appel. Rarement un bon signe."Il a bust, nous confie le mari d'Aurélie, confirmant nos soupçons. Il a 3-bet 9-7 suités et envoyé trois barrels sur Roi-7-x-x-x. Il s'est fait payer jusqu'au bout par les As."

Nos deux compatriotes vont tout de même pouvoir en découdre avec un troisième larron de choix : Pavel Plesuv (premier plan à droite), numéro 1 de la All-Time Money List de Moldavie. Dit comme ça, ça ne fait pas forcément très peur, on vous l'accorde, aussi laisserons-nous son palmarès parler pour lui. Rien que cette année, l'ami Pavel s'est hissé en deuxième place du partypoker MILLIONS de Rozvadov (derrière Viktor Blom), et s'est offert un joli été à Vegas, remportant le Main Event des Deepstack Championship Poker Series du Venetian, avant de terminer runner-up de la Bellagio Cup. De quoi tutoyer la barre des deux millions de dollars de gains en 2018, pour près de 3,5 millions au total. Et maintenant, vous tremblez ?

Marti Roca - Christopher Frank

Comme Romain, cité plus haut, Christopher Frank aussi est passé par l'un de nos satellites online pour remporter son package pour cet EPT. Ce dernier fait partie du wagon de joueurs qui ont attendu ce midi pour faire leur entrée dans le tournoi - à moins qu'il ne s'agisse d'un re-entry, on est un peu perdus. Le vainqueur WSOP allemand a trouvé place à côté d'un autre détenter de bracelet, décroché l'automne dernier sur le Main Event des WSOP-E de Rozvaov, le local de l'étape Marti Roca.

Alexander Ivarsson - Fatima de Melo

Encore un qualifié ! Finaliste de l'EPT Malte en octobre 2015, Alexander Ivarsson est tout sourire malgré son petit tapis. Il faut dire que l'on connaît des voisines de table plus désagréables que la médaillée olympique de hockey sur gazon Fatima Moreira de Melo.

Ivan Deyra - Antonin Teisseire
Ça part en batailles de regard à la table d'Ivan Deyra (en rouge, au premier plan), scruté de près par le vainqueur de WPO 2016 Antonin Teisseire, et un type que l'on n'aimerait pas croiser en pleine nuit dans une ruelle mal éclairée.

Giuseppe Zarbo - Parham Ahoor
Duel de binationaux en table 47, où le Franco-Italien Giuseppe Zarbo fait face au crâne du Franco-Iranien Parham Ahoor, runner-up du Highroller du WPO 2017.

Jeff Gross - Patrik Antonius - Javier Tsunamy
D'accord, ils sont un peu plus de deux, mais on ne pouvait pas résister à la tentation de vous montrer ce beau trio, composé de Jeff Gross, Patrik Antonius et Javier "Tsunamy".

2 heures, 200 sortants

Main Event 5 300 € (Day 2)

Day 2
C'est une figure imposée d'un reportage poker en début de Day 2 : énumérer listing après listing de joueurs éliminés. On en recense déjà 200, après seulement deux heures de jeu : autant dire que nous n'allons pas vous saouler avec la liste complète. Suffit de dire que quantité de short-stacks (mais pas seulement) ont rapidement quitté le Main Event, avant de voir la couleur du prize-pool - celui-ci vient juste d'être annoncé, on en reparle dans un prochain article.

Parmi les récents sortants, citons Theo Jorgensen, le Français Omar Lakhdari, Matthias De Meulder, Andrew Chen, Slima Macalou, Kent Lundmark (vainqueur ici en 2010), Randy Lew, Jeremy Nock, Frédéric Delval

Adrien Delmas
Tout aussi puissant soit-il, le Team Winamax n'est pas invincible, et ne saurait être épargné par cette hécatombe. Nous avons perdu en succession de nos pros qui figuraient dans la moitié basse du tableau : Adrian Mateos, Joao Vieira, et Adrien Delmas. La sortie de ce dernier mérite d'être racontée : avec 22BB, le Top Shark défend sa BB avec A7 et trouve un flop prometteur, 865. Check/check : on passe directement au turn, un 10. Adrien mise 4 500 et paie un min-raise. La rivière lui apporte la carte qu'il cherchait : un 9. Adrien checke, son adversaire envoie le tapis : c'est payé, bien sûr. Double up ? Non, trois fois non : on lui montre Dame-Valet pour les nuts.

Enselme, c'est bien

Main Event 5 300 € (Day 2)

Arnaud Enselme

C'est après un premier niveau réussi qu'Arnaud Enselme a regagné son siège dans la salle de tournois principale du Casino de Barcelone. Comptant déjà parmi les leaders tricolores à midi, avec un peu plus de 100 000 pions devant lui, la jeune pousse française pointe désormais autour des 190 000. Un coup l'a propulsé vers les hauteurs, remporté contre l'Italien Gianluca Speranza.

"Il ouvre à 3 200 en milieu de position et je 3-bet à 10 300 au hi-jack avec 87, raconte Arnaud. Flop Valet-8-2, avec le Valet de pique. Je c-bet à 8 400. Turn 5, qui ouvre un flush draw à carreau. Check/check. River 7. Il checke et j'envoie 34 800, dans un peu plus de 40 000. Il tank et finit par call/muck. Je me demande bien ce qu'il pouvait avoir." Tombé à 20 blindes après ce coup, le runner-up du Main Event des derniers WSOP-Europe prend la porte quelques minutes plus tard, dans une anecdotique bataille de blindes.

De son côté, Arnaud a plus que jamais dans le viseur une cinquième place payée ici à Barcelone, après déjà quatre résultats signés en cinq jours. En face de lui, Benjamin Pollak semble imperturbable. Au lendemain de sa victoire sur le High Roller Single Day à 50 000 €, le Londonien est assis devant un tapis d'environ 250 000, en légère progression par rapport au début de journée. Deux joueurs en pleine forme et en pleine confiance qui se rencontrent : voilà qui pourrait produire quelques étincelles.

296 places payées et 1,6 million d’euros pour le vainqueur

Main Event 5 300 € (Day 2)

Day 2 Table TV
Au bout du chemin : la gloire en direct devant les caméras, et 1,6 million d'euros

Les 1 931 inscriptions, re-entries inclus (voir ci-dessous) ont permis de constituer une dotation de 9 365 350 euros, qui sera redistribuée aux 296 joueurs les mieux classés. Est-ce que la bulle éclatera dès ce soir ? Nous sommes d'humeur joueuse : on va dire que oui, tout à la fin.

Vainqueur 1 611 500 €
Runer-up 859 050 €
3e : 590 000 €
4e : 424 250 €
5e : 354 200 €
6e : 287 050 €
7e : 220 000 €
8e : 155 000 €
9e : 118 265 €
10e : 98 900 €

20e : 59 940 €
50e : 24 910 €
75e : 16 670 €
100e : 14 330 €
150e : 10 700 €
200e : 9 740 €
250e : 8 900 €
296e : 8 150 €
297e : les applaudissements des 296 joueurs qui vous entourent

EPT Barcelone
Comme chaque année, ou presque, les joueurs Français plébiscitent Barcelone, avec plus de 200 participants au Main Event. Forcément, nous ne sommes pas loin ! Vous vous demandez peut-être pourquoi les joueurs Espagnols sont relativement peu nombreux. Un élément de réponse : le FISC Espagnol, réputé pour être très (trop ?) sévère avec les joueurs de poker, les amateurs comme les pros. Beaucoup d'Ibériques préfèrent donc l'anonymat des cash-games, ou les casinos étrangers offrant la possibilité de jouer sous un pseudo, et donc de ne pas être inscrit sur les bases de données comme Hendon Mob.

Quelques statistiques
Nombre de participants : 1 474
Nombre de re-entries : 457 (ah oui, quand même)
Inscriptions Day 1A : 598
Inscriptions Day 1B : 1 305
Inscriptions Day 2 : 25
Mecs qui se sont inscrits, et ne sont jamais venus : 3*

* Je trouve ça étrange que ces joueurs soient comptés dans la participation, mais ce sont les chiffres qui nous ont été communiqués par PS.

zarbi non ?

Bluff, bluff, bust

Main Event 5 300 € (Day 2)

Trois heures de jeu sont derrière nous, et le total des éliminations s'élève désormais à 300. Nous sommes à moins de 200 sortants des places payées, et il nous reste encore trois niveaux de 90 minutes à jouer !

Gaëlle Baumann / Julien Sitbon
Gaëlle Baumann (ici aux côtés de Julien Sitbon) a joué son dernier coup au cours du Level 12. On ne s'éternisera pas sur ce coin-flip (Roi-Dame contre 99), en revanche, O RLY nous a transmis deux mains jouées en amont, des coups osés qui méritent le détour.

#1
Gaëlle défend sa blinde face à trois joueurs avec 6-5 dépareillés. Le flop As-7-4 lui offre un tirage par les deux bouts : Gaëlle paie un c-bet de 6 800, il reste encore trois joueurs dans le coup. Le 7 sur le turn ne provoque aucune action. La rivière est un 2 : première de parole, Gaëlle fait tapis pour 37 000, et obtient, après un looooong temps de réflexion, ce qu’elle souhaite : deux abandons. Chaleur !

#2
Gaëlle est au cut-off avec As-Dame. La relance vient de deux crans à sa droite, une relance payée par son voisin direct - un joueur catégorisé « livetard sans véritable palmarès ». « J’aurais du squeeze, vu son stack… » Mais c’est un flat call, et le flop tombe 8-8-3 avec deux coeurs (Gaëlle a l’As de coeur en main). Check du relanceur d’origine, mise à 5 000 chez l’autre : Gaëlle paie et se retrouve en heads-up. Turn : un autre 8. Gaëlle paie 6 000 supplémentaires. La rivière est un 2 qui apporte un troisième coeur. « Il a check, j’ai fait tapis pour 25 000. Il snap call ! » Le deuxième bluff ne passe pas : l’adversaire de Gaëlle lui montre As-2. Elle était en tête jusque la rivière !

Parmi les autres sorties récentes : Yevgeniy Timoshenko, Jeff Gross, Muskan Sethi, Matthias De Meulder, Bryn Kenney, Maria Lampropoulos, Diogo Veiga, Federico Butteroni

La jeune pousse qui monte ?

Main Event 5 300 € (Day 2)

Almedin Imsirovic

Au terme du deuxième niveau de cette journée, nos radars ont repéré un joueur planant au-dessus de la barre symbolique des 500 000 jetons, un certain Almedin Imsirovic. Alors qu'un tel patronyme nous laissait déjà imaginer un cinquantenaire bedonnant originaire d'Europe de l'est, telle ne fut pas notre surprise en découvrant un jeune grinder américain visiblement en plein rush, pointant au-dessus du million de dollars de gains.

Car les cinq meilleurs résultats de sa jeune carrière - sa première place payée date de novembre 2015 - ce pur produit de la cote ouest, originaire de l'État de Washington, les a tous obtenu entre janvier et août 2018. En plus d'une victoire à 250 000 $ sur un tournoi à 2 500 $ au Borgata, il n'hésite pas à se lancer sur des tournois à cinq chiffres, avec déjà une victoire à la clé, sur un Side Event à 10 000 $ de la PCA en début d'année.

"Lui, c'est un futur très bon," a lâché un couvreur français en salle de presse au sujet d'Imsirovic, après qu'un de ses confrères s'est exclamé que "des randoms américains avec plus d'un million de gains, il y en a des centaines." D'ailleurs, si vous vous demandez combien de joueurs d'outre-Atlantique ont atteint les sept chiffres, la réponse se trouve sur cette page. Indice, ils sont presque quinze fois plus nombreux qu'en France.

Tu zig, tu zag

Main Event 5 300 € (Day 2)

Mustapha Kanit
Pour se tenir au courant en temps réel de la stratégie de Mustapha Kanit (actuellement assis aux côtés du vainqueur WiPT Jérémy Saderne) Twitter est une précieuse source d'informations, de la bouche du cheval lui-même. Ainsi, trois heures après le coup d'envoi du Day 2, Muss' avait envie de jouer conservateur :

Main event. The strategy is the classy play tight play all night @Winamax

— Mustapha Kanit (@Mustacchione) 29 août 2018

Virage à 180° une demi-heure plus tard :

Ok the strategy just change, now is all in every hand, I keep u post it guys with the hoods strategy’s

— Mustapha Kanit (@Mustacchione) 29 août 2018

Ou peut-être était-il simplement en train d'induire ses adversaires en erreur ? Après tout, Mustapha est l'un des pros les plus suivis sur les réseaux sociaux. Quoi qu'il en soit, je viens de voir Muss' relancer à 5 000 préflop, puis abandonner après un 3-bet à 15 000, préférant conserver son stack de 90 000 environ (36BB). Retour au mode "tight" ? Cela ne saurait durer, nous en sommes convaincus.

Chassé-croisé

Main Event 5 300 € (Day 2)

On ne le redira jamais assez : si boucler un Day 1 en tête de peloton est évidemment de meilleure augure pour la suite que de terminer dans le gruppetto, cela ne vous protège en aucun cas d'une possible déconvenue le lendemain. À l'inverse, finir sa journée avec un plus petit tapis que le stack de départ ne doit pas vous laisser abandonner tout espoir. Kalidou Sow et Julien Sitbon sont justement en train de le prouver aujourd'hui.

Kalidou Sow

Arrivé avec 150 blindes ce midi, le vainqueur du PS Championship de Prague a pour l'instant plus souvent froncé les sourcils qu'affiché son grand sourire caractéristique. Dernière preuve en date sur ce coup observé alors que le board affiche 97J9A. UTG+1, le Français a check, avant que son voisin de gauche ne choisisse d'ajouter 41 000 au milieu, soit environ la moitié du pot. Remuant sur sa chaise, ôtant puis remettant ses lunettes, tentant de déceler le moindre tell chez son adversaire, Kalidou mène un long combat interne, avant d'avancer la somme. Il ne peut que s'avouer vaincu en découvrant une paire d'As transformée en full sur la rivière. De 220 000 ce midi, le Parisien glisse ainsi autour des 75 000, ce qui représente encore 30 belles blindes.

Julien Sitbon

Non loin de là, la dynamique est toute autre pour Julien Sitbon. Mal en point avec 22 700 jetons, soit 15 blindes, en début de Day 2, il vient tout juste de s'envoler au-dessus des 200 000, grâce à une double paire bien rentabilisée. Nous débarquons au beau milieu d'une bataille de blindes, sur le turn d'un board J97A. Suite à une mise de 6 500 de son voisin, le Français opte pour un check/raise à 21 000, avant une seconde salve à 27 000 sur le 2 river. Son adversaire snap call, mais ne peut montrer mieux que J9.

C’était soit bluff, soit flush

Main Event 5 300 € (Day 2)

Ivan Deyra
"Le mec à ma gauche, il en fout partout, c'est un festival..."

Ainsi me répondit Ivan Deyra un peu plus tôt, lorsque je lui demandai comment était sa table du Day 2. Je pris note de cette information : je ne savais pas encore qu'elle allait s'avérer cruciale une heure plus tard.

Avance rapide : ValueMerguez reçoit Dame-7 dépareillés, et se trouve dans la seule position où cette main mérite un flop. C'est à dire de grosse blinde, et sans relance préflop. Deux adversaires : son très actif voisin de gauche, donc, qui a limpé UTG, et le joueur au bouton.

Le flop est bon : Q510. Ivan checke/call une mise de 4 000 et se retrouve en heads-up.

Turn : Q. Ca commence à devenir très intéressant. Ivan donk-bet 6 000. Son voisin le paie aussitôt.

Rivière : un 3. Ivan mise 9 000. Il entend les deux mots fatidiques : « all-in ».

Que faire ? La réflexion d'Ivan va prendre tellement longtemps, que le temps finira par être demandé. Après coup, Ivan tentera de résumer tout ce qui lui est passé par la tête :

« Il me reste 30 000, je paie pour prendre un pot de 110 000. Si je paie, il faut que j’aie raison 1 fois sur 4 pour que la décision soit bonne. Il a soit la couleur, soit un bluff. Il peut bluffer avec les tirages de quinte manqués : Roi-Valet, Valet-9, As-Roi avec un coeur, As-Valet… Avec mon Dame-7, je bloque les fulls, et je ne bloque pas ses bluffs. Je ne le vois pas faire tapis vec une Dame. En fait, je pense qu’il a plus de combos de bluffs que de combos de value ! »

L'horloge tourne, et Ivan finit par se décider : il va jouer son va-tout. C'est payé.

Son voisin lui montre… 76 pour la couleur.

Ivan rejoint la (très) longue liste des éliminés du Day 2, à laquelle se sont ajoutés Govert Metaal, Shannon Shorr, Marti Roca, Fatima Moreira de Melo, Timothy Adams, Pierre-Guy Gentil, Xixiang Luo, Nicolas Chouity, Tobias Peters, Alexander Ivarsson, Jack Salter, Dimitri Joubert, Christopher Frank, Mark Teltscher, Jean-Michel Ploch, Sergio Aido, Vlad Darie, Maria Konnikova, Steffen Sontheimer

Pedro Guitou
Pierre-Guy Gentil, meilleur perf’ KING5 cet été sur le Main Event des WSOP

Jean-Michel Ploch
Jean-Michel Ploch : plouf

Il reste 360 joueurs à trois heures de la fin du Day 2. La bulle - 296 ITM - n'est plus très loin !

Se faire Muss-er

Main Event 5 300 € (Day 2)

Mustapha Kanit
Sur un baby flop 843, Mustapha Kanit envoie 17 500 depuis la grosse blinde, face à un unique adversaire situé au bouton. Je n'ai pas vu les mises qui ont précédé, mais le scénario le plus probable est que Muss' a 3-bet préflop, et s'est fait payer.

Toujours est-il que le bouton paie cette mise.Turn : 6. Mustapha en remet une couche avec une mise de 24 000. Son adversaire reste en place.

Rivière : le 4. Mustapha mise une dernière fois. Le montant maximum : son tapis. 70 000 environ. Il est légèrement couvert par le bouton, qui va prendre tout son temps avant d'abandonner.

Mustapha : « J'avais une belle main ! »
Un joueur : « Ouais… Ils disent tous ça ! »
Mustapha : « Non, mais sérieusement ! J'avais une très belle main. »

Une belle main que l'on ne verra pas, cependant. Peu avant, Mustachionne avait du passer par l'épreuve du showdown à tapis, remportant un crucial coin-flip avec 99 contre As-Roi.

Le tapis de l'Italien est remonté aux alentours de la moyenne (165 000) : quid de sa stratégie à l'approche de la bulle ? Réponse, comme toujours, sur Twitter :

Ok we are going old school bubble strategy! I’m the raise machine! @Winamax

— Mustapha Kanit (@Mustacchione) 29 août 2018

Comme au bon vieux temps

Main Event 5 300 € (Day 2)

Viktor Blom - Patrik Antonius - Proscoo

Non, nul besoin de régler votre écran d'ordinateur ou de smartphone. Oui, vous êtes bien en août 2018, et vous observez Viktor Blom et Patrik Antonius disputer côte à côte un Main Event European Poker Tour à Barcelone. Une image qui ne rajeunira sûrement pas ceux qui suivaient déjà assidûment le circuit au carrefour des années 2000 et 2010, et se délectaient des exploits online de ces deux légendes de notre jeu.

Si la présence du Finlandais sur un festival EPT n'étonnera plus personne, lui qui l'on voit de plus en plus souvent depuis 2015, et qui n'a pas manqué un seul gros événement du circuit - ou presque - depuis début 2017, le retour au premier plan du prodige suédois est plus récent. Il n'en fut pas moins couronné de succès, sous la forme d'une victoire sur le partypoker MILLIONS de Rozvadov en février, pour 850 000 €, face à plus de 900 joueurs.

"Ah, ça tombe bien, je voulais jouer contre toi !," a lancé le grand Patrik au petit Viktor, au moment de prendre place autour de sa nouvelle table. Une scène qui s'est déroulée sous les yeux impuissant d'un de nos compatriotes, qui ne voit pas forcément du meilleur oeil ce grand débarquement scandinave, Paul Pirès-Trigo. "On dirait que je n'ai pas eu beaucoup de réussite au seat draw, se lamente Proscoo. Ils n'étaient pas là il y a cinq minutes !"

Restant autour de la table pour espérer capturer un affrontement dantesque entre notre ancienne gloire online et une de ces deux légendes, je vois finalement Paul s'embarquer dans un coup contre un joueur au siège 1 que je n'avais pas vu jusque-là : l'ex-chipleader - depuis dépassé par Fernando Pons -, l'homme dont on vous parlait plus tôt dans la journée, Almedin Imsirovic.

UTG+1, le Français ouvre à 8 000 et l'Américain défend sa grosse blinde. Le flop 55Q et le turn K ne déclenchent aucune action, jusqu'à ce qu'Imsirovic n'envoie une belle sacoche à 41 000. Proscoo paie, pour ensuite muck lorsque son adversaire lui montre 54. Alors qu'il avait attaqué le coup avec 175 000, Paul laisse ici échapper 50 000 pions. Il lui reste tout de même une bonne quarantaine de blindes, à un peu plus de trente éliminations de l'entrée dans les places payées. Tout est sous contrôle.

Un Volatile pour une bulle

Guillaume Diaz est le bubble boy du plus gros Main Event EPT de l'histoire Main Event 5 300 € (Day 2)

Diaz - Enselme - Conan - Therme

C'est le scénario que l'on ne voulait pas voir se produire, celui que l'on redoutait. Et l'on a beau se repasser un à un les divers événements de la soirée ici, au Casino de Barcelone, la scène finale est toujours la même : Guillaume Diaz quittant la salle de tournois dans la peau du bubble boy de ce Main Event, bredouille après deux journées de jeu. Un temps monté à plus de 200 000, notre Volatile national n'a ensuite connu qu'une longue et lente agonie. Un troisième niveau passé card dead et un quatrième où il ne gagne pas une main font tomber le Grenoblois à 15 000, soit moins de quatre blindes à l'entame du dernier level du jour, et alors qu'il reste encore douze éliminations avant d'entrer dans les places payées.

Presque Bulle

La range de Guillaume pour partir à tapis à ce moment-là est claire : "Rien ! Ou Dame-9 +. Tout dépend de si tu penses faire ITM sans jouer ou pas. Il y a toujours des mecs qui s'envoient en l'air. Si tu crois que ça va passer, il faut même jeter les As !" Suivant son plan, notre Pro parvient à survivre jusqu'à 20h45, moment où le main par main est lancé. La belle histoire semble se dessiner quand trois joueurs se retrouvent à tapis dès la première main ! Commençant déjà à taper dans les mains de ses potes Arnaud Enselme, Arthur Conan, Jonathan Therme et consort, venus s'enquérir de son état précaire, Guillaume entend le tournament director annoncer au micro un double up, puis un second, et enfin un troisième. Ce n'est que de longues minutes plus tard que Zorlucan Er (photo, à gauche, en noir) rend les armes. Ils ne sont alors plus que 297. La véritable bulle peut commencer.

Guillaume Diaz - Julien Sitbon Bulle

Entre temps, le tapis déjà bien maigre de Guillaume a fondu comme une boule de glace sur les Ramblas, pour tomber à un jeton de 5 000, soit moins que la grosse blinde et la BB ante combinées. C'est donc contraint et forcé que le Top Shark se retrouve à tapis, payé par deux autres joueurs. Suite à une mise de l'un sur un flop A98, le second abandonne.

Guillaume Diaz Bulle

Guillaume retourne alors son jeu, découvrant en même temps que l'assistance un bien maigre Q4, en grande difficulté face au AK adverse. Le 10 lui offre la gutshot tant espérée, mais la rivière est un 8. "Je n'ai pas gagné, donc j'ai appris," philosophe tout de suite Volatile sur Twitter, déjà tourné vers le High Roller à 10 300 € qui démarre vendredi. Ainsi va la vie d'un joueur de poker professionnel : impossible de s'apesantir sur ce qui ne peut être qu'une immense déception. Les échéances futures n'attendent pas !

Leo Margets

Mise en place - comme à Monte-Carlo - alors qu'il ne restait plus qu'une table à éliminer avant d'entrer dans les places payées, la shot clock - présentée ici par Leo Margets - continue de faire son trou dans le milieu du poker professionnel. Avec un délai de 30 secondes maximum pour prendre leur décision (et six "jokers" de 30 secondes supplémentaires par Day), impossible pour les joueurs de stall à l'infini, réduisant du même coup les interventions des membres du floor pour d'éventuels demandes de "time". Le genre de mesure qui fait tellement sens une fois en action que l'on se demande pourquoi personne n'y a pensé plus tôt. En tout cas, nous, on est conquis.

Romain Le Capitaine Bulle
Parmi nos images préférées de la bulle, celle d'un Romain "Le-Capitaine" en train de regarder le Facebook Live d'un Veunstyle... qui se tient à quelques centimètres de lui. On n'arrête pas le progrès.

Les rescapés de Barça

Leo Margets et Mustapha Kanit franchissent un Day 2 qui a fait du dégât au sein du Team W Une trentaine de Français atteignent les places payées Main Event 5 300 € (Day 2)

Leo Margets - Mustapha Kanit

"C'est vraiment l'un des plus beaux tournois du monde !" Le grand sourire et la bonne humeur communicative de Leo Margets une fois sonné le gong final de ce Day 2 de Main Event faisaient plaisir à voir... et paraissaient en même temps en décalage complet avec notre sentiment d'une journée où nous avons eu l'impression de ne faire que lister les éliminations. Des 759 joueurs en piste à midi (en comptant les 25 entrants de toute dernière minute), ils ne sont ainsi plus que 259, soit exactement trois fois moins.

C'est sans doute l'ampleur de cette casse autour d'elle, qui a touché six de ses collègues du Team Winamax (voir plus bas), qui rend aussi fière la Catalane. D'autant que son tapis n'a cessé de progresser aujourd'hui, grâce notamment à une belle livraison peu avant la bulle, pour culminer à son plus haut niveau au moment de placer les jetons dans le sac prévu à cet effet : 313 500 pions, soit une belle soixantaine de blindes.

Son de cloche similaire pour Mustapha Kanit, deuxième et dernier survivant du jour côté W rouge. "J'ai bien joué aujourd'hui, commente le fantasque italien. J'ai fait un call hauteur Valet, c'était bon. J'ai fait un call avec deuxième paire, c'était bon. Et mes bluffs sont passés." Seul (tout petit) regret, "un penalty," manqué sur l'une des dernières mains, avec une paire de Rois dans un pot 3-bet, où Muss' n'a pas engrangé le moindre jeton. Avec un tapis de 246 000 le plaçant juste au-dessus de la moyenne, la plus belle moustache du Team est parfaitement emmitouflée dans un duvet tout ce qu'il y a de plus confortable.

Paul Pires-Trigo

Pour ce qui est du clan français, commençons par les bonnes nouvelles, avec une liste non exhaustive de ceux qui ont réussi à se faufiler jusqu'aux places payées : Kalidou Sow, Paul-Pirès Trigo (photo), Jonathan Therme, Antoine Labat, Benjamin Pollak, Antonin Teisseire, Arthur et Marius Conan, Jérémy Saderne, Erwann Pécheux, Julien Sitbon, nos qualifiés online Arnaud Enselme et Romain "Le-Capitaine", Éric Rabut (35 000 jetons en début de journée !), Alex Rerard, Rabah Ait-Abdelmalek, Fabien Motte, Shaun Deeb, Steven Van Zadelhof ou encore les superstars Patrik Antonius et Viktor Blom.

Jean-Claude Thomas

À noter que sept de nos compatriotes ont pris la porte durant la dernière demi-heure de jeu, tous récompensés d'un min-cash de 8 150 € : Florian Bordet (291e), Parham Ahoor (290e), Mohamed Touahri (284e) et Christophe Palmeri (278e), Jean-Claude Thomas (276e, photo), Florian Bethouart (267e) et Fabrice Maltez (264e).

Medhi Berrehail

Mais ils sont également nombreux, les joueurs tricolores à avoir manqué l’argent aujourd’hui. Il faut dire que le contingent était fourni sur la ligne de départ du Day 2 (près de 70). On ne va pas vous dérouler la liste complète des bustos, mais sachez tout de même que les joueurs suivants ne seront pas au Day 3 : Jimmy Guerrero, Ivan Deyra, Gaëlle Baumann, Adrien Delmas, Sonny Franco, Jeremy Nock, Omar Lakhdari, Madi Macalou, Nicolas Cardyn, Victor Choupeaux, Quentin Lecomte, Medhi Berrehail (299e, juste avant la bulle, sur un flip perdu avec une paire de Valets contre As-Dame, photo) et enfin notre Guillaume Diaz national, malheureux bubble boy.

Sergio Aido

Eux aussi nous ont quitté le long de ce Day 2 : Adrián Mateos, Sergio Aido (photo, à droite), Luc Greenwod, Fatima Moreira de Melo, Marti Roca, Shannon Shorr, Timothy Adams, Mark Teltscher, Maria Konnikova, Nicolas Chouity, Jack Salter, Ryan Riess, João Vieira, Theo Jorgensen, Michael Gathy, Bryn Kenney, Juha Helppi, Tony Miles et Daniel Negreanu.

Le Day 3 débutera jeudi à midi avec 259 joueurs au compteur. Le classement détaillé sera publié dans ces colonnes dans le courant de la soirée. Une soirée qu’on vous souhaite la meilleure possible !

Benjo & Flegmatic

259 joueurs franchissent le Day 2

Day 1A : 598 joueurs / 202 restants (dont 16 FR) - Chip-leader : Ben Wilinofsky (Canada) 330 000 Day 1B : 1 305 joueurs / 532 restants (dont 53 FR) - Chip-leader : Anthony Chimkovitch (Belgique) 390 000 Day 2 : 759 joueurs / 259 restants (dont 27 FR) - Chip-leader : Ben Wilinofsky (Canada) 850 000

Top 10

Ben Wilinofsky

Il y a plus de sept ans, Ben Wilinofsky remportait l'EPT Berlin pour 825 000 €. Après une longue absence sur le circuit, revoilà le Canadien de retour au premier plan.

Ben Wilinofsky (Canada, photo) 850 000 David Petrzelka (Rep. Tchèque) 771 000 Ali Imsirovic (USA) 723 000 Michal Lubas (Pologne) 712 000 Tony Broekhof (Pays-Bas) 703 500 Fernando Pons (Espagne) 678 500 Rifat Palevic (Suède) 641 000 Rene Kuehlman (Pays-Bas) 636 000 Klas Lofberg (Suède) 630 500 Oliver Weis (Allemagne) 628 500

27 Français

Salem Cherrati

Rabah Ait-Abdelmalek 300 000 Emrah Cakmak 281 500 Benjamin Pollak 273 500 Julien Sitbon 267 000 Salem Cherrati 252 000 (photo) --- Jean-Michel Moyenne 223 667 --- Alexandre Reard 216 500 Fabien Motte 209 000 Jonathan Therme 192 500 Franck Makaci 191 000

Antoine Labat 174 500 Jean Desmottes 130 500 Imad Derwiche 130 000 Sulaiman Sesay 116 500 Paul Pirès-Trigo 109 000 Alain Goldberg 89 500 Marius Conan 84 000 Arnaud Enselme 81 000 Jérémy Saderne 70 500

Romain Le-Capitaine

Premier Main Event EPT et première place payée pour Romain "Le-Capitaine", qui termine avec 67 000.

Jimmy Kebe 59 000 Antonin Teisseire 51 000 Ange Cucchi 46 000 Éric Rabut 43 000 Arthur Conan 33 500

Kalidou Sow

Kalidou Sow 32 000

Jean-Louis Perez 31 500 Erwann Pécheux 28 500

Reste du field (sélection)

Niall Farrell

Dominik Panka (Pologne) 603 000 Pavel Plesuv (Moldavie) 416 500 Shaun Deeb (USA) 363 000 Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 313 500 Patrik Antonius (Finlande) 310 000 Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 266 000 Michal Mrakes (Rep. Tchèque) 250 000 Matas Cimbolas (Lituanie) 242 500 Michael Tureniec (Suède) 242 000 Niall Farrell (Écosse, photo) 220 000

Viktor Blom

Jaime Staples (Canada) 196 000 Jack Sinclair (UK) 189 500 John Juanda (Indonésie) 154 500 Upeshka Desilva (USA) 122 000 Dario Sammartino (Italie) 118 000 Steven Van Zadelhoff (Pays-Bas) 115 000 Jeffrey Hakim (Liban) 106 500 Chris Moorman (UK) 67 000 Benny Spindler (Allemagne) 66 500 Viktor Blom (Suède, photo) 50 000

Blindes au départ du Day 3 : 2 500 / 5 000, BB ante 5 000 Prochain sortant : 8 900 €

Les Français qui ont remporté 8 150 € aujourd'hui...

264e : Fabrice Maltez 267e : Florian Bethouart 276e : Jean-Claude Thomas 278e : Christophe Palmeri 284e : Mohamed Touahri 290e : Parham Ahoor 291e : Florian Bordet

Perso, j’aime pas trop « la clock » actuelle. Il faut quand même faire des distingo avec un tank grossier preflop et une décision river.