110 joueurs et un vent de fraîcheur
Fin du Day 3
C’est à une journée de poker divisée en deux parties distinctes et égales en durée que nous avons observée aujourd’hui. Le point médian : l’élimination en 248ème place du Grec Anastasios Vrakas. Avant sa sortie sur un banal As-Dame/As-Roi, une petite centaine de joueurs ont quitté le tournoi les mains vides, parmi lesquels les Français Roger Hairabedian, Yorane Kérignard, Mesbah Guerfi, Alexandre Amiel (QQ contre JJ), Christophe Pommier, Benjamin Pollak, ElkY, Romain Paon, Damien Lhommeau, Carole Segoura, et Jean-Philippe Peyratou, oui, je sais, ça fait beaucoup.
La deuxième partie de la journée a vu quelques 130 joueurs supplémentaires mordre la poussière, leur déception étant néanmoins adoucie par une récompense en monnaie sonnante et trébuchante. Furent concernés le pro du Team Winamax Guillaume Diaz, notre collègue chez Wina Aurélien Guiglini, Hugo Lemaire, Stéphane Benadiba, Akim Aouine, Erwann Pecheux, Alexandre Coussy, Adam Lounis (pour son premier tournoi en cinq ans), Pierre Chevalier, Adrien Allain, Eric Rabut, Omar Dahmani, David Tavernier, Hugo Pingray, et Frédéric Bertrand.
Il ne reste donc plus que 7 Français pouvant encore prétendre au titre, en majorité short-stack, et vous ne trouverez parmi eux aucun régulier du circuit : ils ont tous déjà sauté, et voir aller loin dans le plus gros EPT de l’histoire une assemblée de visages un peu moins connus a quelque chose de rafraîchissant.
Je dis ça, mais Michel Leibgorin (632,000 unités) est loin d’être le premier venu, avec un palmarès ouvert dès 1995 et constellé de résultats marquants à Marrakech, Paris et Las Vegas. Michel, qui est fortement malvoyant et doit donc s’aider d’une loupe et d’une lampe pour voir le flop et ses propres cartes (un handicap qui n’entame en rien sa bonne humeur, bien au contraire), totalise plus de 900,000 dollars de gains en tournoi. Mais figurez vous que ce deep-run à Barcelone représente son tout premier résultat à l’EPT ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Au palmarès de Mohamed Mamouni (453,000), quelques résultats et victoires à l’ACF, ainsi que deux bricoles à Monte Carlo. Ses premiers ITM remontent cependant à 2009, Momo n’est donc à priori pas né de la dernière rivière.

Si aucun membre du Team ne sera présent lors du Day 4, il reste encore un qualifié Winamax en course. Avec près de deux fois moins de jetons que la moyenne (244,000), c’est néanmoins une journée de vendredi compliquée qui s’annonce pour Adrien Tantaro. Ses premiers mots après ce qui restera quoi qu’il arrive sa meilleure performance live (le bougre ne possède pas encore de fiche sur Hendon Mob, faute de résultats) ? « J’ai une crève de malade ! J’ai le nez qui coule c’est horrible. » Et sinon niveau poker ? « Il faudra absolument que je monte des jetons demain. Mais c’est déjà bien. Surtout que je joue plus en Omaha d’habitude. » Je lui fais alors remarquer qu’il a raté l’Event en PLO 8-handed qui débutait dans l’après-midi. « Ouais, c’est dommage j’avais prévu de le faire celui-là. » Sans doute qu’une table finale de Main Event EPT pourrait le consoler.

Deuxième ITM à l’EPT pour Jamel Hassani (210,000), après un min-cash à Deauville en 2011. Sa bankroll a récemment été boostée par une presque victoire au FPS de Lille (deuxième pour 85,300 euros).
Résident à Dakar où il passe pas mal de temps au casino du coin, Imad Derwiche (123,000) est petit à petit en train de se faire une place sur le circuit pro, avec des participations régulières aux Main Event et High-Rollers de l’EPT. Parmi ses coups d’éclar, une victoire aux EFOP de l’ACF pour 125,000€ (c’était en 2011), et surtout une deuxième place au High-Roller à 25,000 balles de l’EPT Monte Carlo (c’était il y a trois mois et ça lui a rapporté 750,000€).
Bruno Soutavong (114 000) s’est fait repérer en manquant de peu la victoire sur l’étape WPT National Series de l’Ile Maurice en 2013. Chip-leader Français au départ de la journée, Bruno a vécu une journée plutôt dégueulasse, son tapis fondant avec régularité tout au long des neuf heures de jeu du Day 3. Il lui reste encore des pions, c’est l’essentiel.
On ne va pas vous mentir, le patronyme de Patrick Caveriviere (101,000) a le don de provoquer des gloussements nerveux chez les couvreurs (« C’est le frère de Jean-Paul Tapisbadbeat ? » « Attends, aux WSOP j’ai croisé un William Stackriver », etc), mais son sourire monégasque et sa bonne humeur nous ravissent. Coté palmarès, Patoche affiche deux résultats espacés de… cinq ans, rien que ça : une troisième place sur un side-event du PPT (2009) et un min-cash à l’EPT Monte Carlo (2014).
Les blindes au départ du Day 4 : 5,000/10,000. On jouera cinq niveaux de 90 minutes, ou jusqu'à ce que les demi-finales (16 joueurs seulement) soient prêtes. Rendez-vous vendredi à mid pour la suite !
Benjo & Flegmatic
Les ITM Français du jour
112ème Omar Dahmani - 13 475€
127ème Adam Lounis - 11 500€
141ème Adrien Allain - 11 500€
142ème Stéphane Benabida - 11 500€
158ème Éric Rabut - 10 350€
163ème Aurélien Guiglini - 10 350€
166ème Erwann Pécheux - 10 350€
168ème David Tavernier - 10 350€
181ème Akim Aouine - 10 350€
182ème Hugo Pingray - 10 350€
197ème Frédéric Bertrand - 9 450€
201ème Hugo Lemaire - 9 450€
211ème Alexandre Coussy - 9 450€
220ème Pierre Chevalier - 9 450€
222ème Guillaume Diaz - 9 450€
114ème Jason Lavallée (Canada) - 13 475€
124ème Nacho Barbero (Argentine) - 11 500€
135ème Natalie Hof (Allemagne) - 11 500€
136ème Dario Sammartino (Italie) - 11 500€
210ème Oleksandr Gnatenko (Ukraine, Qualifié Winamax) - 9 450€
229ème Winfred Yu (Chine) - 8 800€