Winamax Poker Open 2017 - Tournois Annexes

Déjà une victoire pour Nicolas « kroktachon »

Event #7 : Le Starter - 150 €

Le modérateur de Wam Poker serait-il en passe de réaliser une aussi belle édition que l’année dernière ? Ses premiers résultats en prennent en tout cas la direction.

Commençons par rappeler brièvement les performances réalisées par Nicolas lors du WPO 2016. Après une 16e place dans le Main Event, synonyme d’un gain de 4 500 €, le résident de l’ile de Malte s’était adjugé l’un des derniers tournois de l’édition 2016, le Famous WPO Irish devant 222 adversaires pour un gain de 4 000 €.

kroktachon vainqueur event7 wpo2017

Face à son succès grandissant et ses résultats de plus en plus impressionnants, le catalogue de La Redoute se serait déjà positionné afin que « krok » les représente pour la collection d’automne à venir.

Cette année, l’intéressé a choisi de faire trembler les murs dès le lancement du festival en remportant l’Event #7, le Starter à 150 € l’entrée. Après avoir écrémé la plus grande partie des 241 joueurs, éliminant au passage Kévin « Harper » Noblat, c’est un deal à six qui a été conclu par les derniers survivants. Assuré de remporter 4 100 €, il lui fallait encore se battre pour la victoire et les 2 200 € réservés au vainqueur. Mais arrivé au moment du face à face final, la poire a été coupée en deux après un nouveau deal, chacun prenant avec lui 1 100 € supplémentaires.

La suite vous l’avez comprise : c’est bien notre Wameur qui a remporté l’ultime main du tournoi, et donc le trophée qui va avec. « Pour un tournoi à 150 €, la structure était vraiment belle. L’ambiance générale était très bonne et fidèle à ce qu’on trouve ici à Dublin. A titre d’exemple, je n’étais probablement pas loin d’une bière par heure pendant toute la durée du tournoi ».

L’histoire de sa soirée serait déjà belle si nous nous arrêtions ici, mais vous connaissez les joueurs de poker : ils ne s’arrêtent jamais. C’est donc tout naturellement que Nicolas a payé les 10 € nécessaires pour prendre part au Midnight Deglingo, ce tournoi très festif dans lequel les joueurs n’ont qu’un jeton et sont automatiquement à tapis dès la première main. Eliminé mais s’acquittant d’un rebuy, il manquera d’un cheveu sa seconde victoire de la soirée en terminant runner up pour un gain de 300 €. « Là par contre, je ne sais pas quoi te dire », commentera-t-il avec la sobriété qui le caractérise. « Ha si, un peu plus tard, les couvreurs et quelques membres du staff Winamax sont rentrés de leur virée en ville et ont ouvert une table de cash game, de la NL200. Je leur ai pris une cave ».

Tout cela s’étant déroulé sur la seule soirée du mercredi, on peut imaginer que kroktachon saura à nouveau faire parler de lui d’ici la fin du festival, dimanche tard dans la nuit.

Ah ah le Deglingos !

GG :slight_smile:

Vgg krok !!

Laisses en aux autres quand même ^^ :mrgreen: :mrgreen:

C’est ça qu’on veut, gg!

Yep very nice, on attend la prochaine perf maintenant :wink:

Hé hé, GG Nico, continues :wink:

Vivement son compte rendu détaillé :
« j’ai joué, j’ai ship »

La coloc subit un électrochoc

Event #6 : Highroller - 1 200 € (Day 2)

Highroller
Deux heures de jeu ont été nécessaires pour franchir le cap de la bulle dans l'épreuve la plus chère du Winamax Poker Open. Une phase qui, sur le papier, correspondait à six éliminations seulement, mais cette durée n'étonnera personne parmi ceux ayant jeté un oeil au casting résolument poids lourd aligné sur la ligne de départ à treize heures.

Devant les caméras de Winamax TV diffusant le tournoi en direct sur Twitch, Michel Abécassis s'est vaillamment battu avec ses dix blindes, mais une méchante confrontation (99 qui ne tient pas contre A5) l'a fait tomber à une seule blinde, un dernier jeton qu'il perdra un instant plus tard.

Saada
La bulle proprement dite se produira juste avant la première pause de la journée, avec un Benjamin Saada short-stack (ci-dessus en photo, lors du WPO 2012 après avoir éliminé Davidi Kitai) se retrouvant à tapis avec une minuscule paire de 3 avec laquelle il est en tête face au Roi-Dame retourné par son adversaire. Saada trouve un flop et une turn innoffensifs, mais la Dame retournée par le croupier sur la rivière met brutalement fin à son tournoi. "C'est pas grave" sourit celui que vous connaissez (et craignez) en ligne sous son pseudo EN_VACANCES. "C'est le festival où l'on est le moins fâché de sauter d'un tournoi !"

Après la sortie de Saada (et une petite pause), le rythme va considérablement s'accélerer, avec l'élimination d'une floppée de joueurs en cascade : cinq en une heure, dont trois de vos favoris.

Aurélien Guiglini
Après avoir joué, et perdu son dernier coup, Aurélien Guiglini s'en voulait terriblement. Mais, Guignol, c'était juste un coin-flip avec As-Roi contre les deux Dames de Max Silver. Rien à se reprocher ! "Je suis arrivé en tongs au tournoi. J'ai changé à la pause pour des chaussures. Erreur classique", explique Guignol, pince-sans-rire. Il faut dire qu'il y avait plus de 800,000 au milieu.
Victor Choupeaux & Ivan Deyra
Peu après, la foudre des Dieux du poker va s'abattre sur trois grinders partageant la même maison en collocation : Victor Choupeaux (15e), Guillaume Diaz (14e), et enfin Ivan Deyra (13e). Ce dernier a chuté avec Valet-10 contre As-10, une minute après que Victoir et Guillaume se soient fait "striker" par un joueur belge qui, muni d'une paire de Valets, va réussir à battre non seulement As-Roi (c'est courant) et deux Dames (c'est déjà plus dur). On retrouvera Choop aux platines de la Leisure Room ce soir pour un nouveau DJ set electro/disco, juste après le Beer Pong Open. Pendant ce temps, Guillaume et Ivan ont encore le temps de s'inscrire au Main Event en late reg.
Aladin Reskallah
Une fois les deux dernières tables constituées, et après la sortie d'Ivan Tononi (un joueur italien ayant participé à TOUTES les éditions du WPO depuis sa création en 2010, merci pour la fidélité Ivan !), ça sera au tour d'Aladin Reskallah de quitter le podium en 11ème place. "Je reshove avec deux 10, je me fais payer par As-Dame", résume le Top Shark, qui vient par ailleurs de publier une nouvelle vidéo dans la Poker School de Winamax.

Et si besoin en était de prouver que le rythme s'est considérablement accéléré après la bulle : le temps de taper ce (long) post que la table finale est déjà prête ! On y retrouve, entre autres, Romain Lewis, Adrien Delmas et Max Silver. On vous en parle plus en détail dans le prochain post.

Les éliminés du Day 2 jusqu'à présent :

8e : Thomas Sodestrom (4 265 €)
9e : Audrius Daugvilavicius (3 715 €)
10e : Lozano Manzanares (3 300 €)
11e : Aladin Reskallah (Team Winamax, 2 890 €)
12e : Ivan Tononi (2 475 €)
13e : Ivan Deyra (Team Winamax, 2 475 €)
14e : Guillaume Diaz (Team Winamax, 2 200 €)

15e : Victor Choupeaux (2 200 €)
16e : Jonathan Barusta (2 065 €)
17e : Aurélien Guiglini (2 065 €)
18e : Benjamin Saada (bulle)
19e : Michael O'Sullivan
20e : Mehdi Violleau
21e : Teunis Kooij
22e : Michel Abécassis (Team Winamax)
23e : Guillaume Danan

La finale du Highroller est très, très belle

Event #6 : Highroller - 1 200 € (Day 2)

Finale Highroller
Alors que les joueurs du Main Event (374 inscriptions, 237 restants après sept heures de jeu) disposent de 75 minutes pour manger, la finale du Highroller a débuté et sans surprise, son casting est très, très relevé. Même les joueurs dont les visages ne nous sont pas familiers affichent, après recherches, des palmarès enviables. Honneur au plus stacké d'entre eux : d'origine iranienne, Parham Ahoor possède 40% des jetons en circulation après avoir éliminé Alexandre Blanc en septième place. Ce dernier a floppé la top-paire avec As-Roi, mais Ahoor a voulu voir le turn avec sa paire de 4. Bien lui en a pris : le turn en question lui donne le brelan, et Blanc ne parviendra pas à lacher sa main face à la maise à tapis d'Ahoor sur la rivière... Ahoor affiche un total de gains de carrière en live de presque 150,000 dollars, avec comme meilleure résultat une troisième place sur un Barrière Poker Tour à Trouville en 2011, pour 21,000 euros. Un score qu'il améliorera en cas de première ou deuxième place.

Deuxième en jetons avec 36BB, le belge Yves Sergeant n'en est pas à son premier coup d'essai sur le WPO : en 2016, on l'a vu remporter une épreuve Turbo à 100€, et terminer en seconde place du Royal Omaha à 120€. Inutile de vous présenter le joueur en troisième place au classement actuel, Romain Lewis : le benjamin du Team Winamax a disputé les WSOP pour la première fois cet été aux couleurs de l'équipe, un mois après avoir récolté le plus gros succès de sa (très) jeune carrière : une deuxième place sur le PS National Championship de Monte Carlo devant 1251 joueurs, pour 138,731€.

Adrien Delmas, vous le reconnaîtrez probablement aussi si vous nous lisez régulièrement : « ragnarok235 » est incontournable sur le circuit ces temps-ci. Ses WSOP furent productifs avec six places payées sur des épreuves de No Limit. On fête cette semaine le troisième anniversaire de son plus gros gain en live : une 4e place sur le Main Event de notre Winamax Poker Open. Adrien a doublé tandis que je tapis ces lignes, remportant un coin-flip avec As-Roi contre la paire de 10 d'Yves Sergeant, qui tombe à 12BB et rend donc obsolète le paragraphe précédent (bordel !)

Primé sur des tournois à Malte, Marrakech et Barcelone ces deux dernières années, Guillaume Blanchi réalise son meilleur résultat sur un évènement live Winamax. Enfin, le joueur qui ferme la marche est aussi le plus titré : chip-leader au départ du Day 2 ce midi, l'anglais Max Silver (3,7 millions de gains, 1 bracelet WSOP) n'a pas réussi à tenir sa position. Avec 16BB en sa possession, sa célèbre application SnapShove, qui a permis d'améliorer le jeu short-stack de milliers de joueurs du monde entier, est plus que jamais d'actualité.

Vous pouvez bien entendu regarder la finale en live grâce au streaming animé par PonceP et Jay Pee à cette adresse.

Finale Highroller
Romain est chaud bouillant pour sa première finale à Dublin

Siège 1 : Guillaume Blanchi 501 000 (16 BB)
Siège 2 : Yves Sergeant 1,1 m. (36 BB)
Siège 3 : Adrien Delmas 705 000 (23 BB)
Siège 4 : Max Silver 474 000 (15 BB)
Siège 5 : Parham Ahoor 2,7 million (92 BB)
Siège 6 : Romain Lewis (Team Winamax) 931 000 (31 BB)

Les prix

Vainqueur 35 730 €
Runner-up 24 355 €
3e : 17 475 €
4e : 12 385 €
5e : 8 670 €
6e : 6 605 €
7e : Alexandre Blanc (France) 5 090 €

Il manque le tournoi zone 30 de samedi dans l appli Winamax Live
Il est toujours au programme ?

Bonne chance à tous les wameurs !

Mais quel talent ce krok !
Bon WPO à tous

GL aux wameurs

VGG krok ! ça commence bien !

Adrien Delmas remporte le Highroller

Event #6 : Highroller - 1 200 € (Day 2)

Le tournoi le plus cher du Winamax Poker Open aura tenu ses promesses. Un field de départ ultra prestigieux, rassemblant la crème des joueurs online français agrémentée, en bonus luxueux, de quelques invités de marque venus de toute l'Europe, prouvant, si besoin en était, que l'on prend tout de même le poker au sérieux au WPO. Une bulle âprement disputée, longue et riches en affrontements tonitruants. Puis, en guise de bouquet final, une table finale dont le rythme ultra-rapide n'a en rien constitué un frein à la qualité du jeu.

Adrien Delmas
Cerise sur le gâteau : le vainqueur est un joueur bien connu de nos services, dont le talent n'est plus à prouver auprès de ses pairs sur le circuit français. Un véritable bourreau de travail du jeu GTO, dont la formation online se traduit depuis deux ans par de multiples deep runs. Ce soir, après avoir tant de fois échoué à quelques places d'un triomphe en live, Adrien Delmas termine à la seule place qui compte dans un tournoi de poker, celle qui résulte en une jolie photo souvenir, assortie d'un trophée qui encombrera la cheminée, et d'un chèque à cinq chiffres.

« J’ai eu pas mal de réussite, tous mes coups à tapis se sont bien passés », expliquait modestement Adrien après le cliché final de notre photographe attitrée Caroline Darcourt, saisi en compagnie de son dernier adversaire, un Parham Ahoor enthousiaste et fair play jusqu’au bout, et de quelques amis, dont Davidi Kitai, soutien de tous les instants en table finale. La sortie de Romain Lewis en quatrième place (après un call quelque peu ambitieux avec hauteur Rois sur la rivière !) a laissé Adrien seul représentant de sa collocation, dont pas moins de quatre membres ont atteint les places payées sur ce Highroller. Cela constitue probablement un record ! « A trois left, c’était le rush : j’ai passé 88 contre As-7 pour arriver en heads-up. » Face à Parham, Adrien possède alors 2,6 millions contre 4 millions : un léger désavantage qu’il ne tardera pas à combler avec une autre belle main. « Je trouve une paire de Rois. Je 3-bet préflop, il paie. Flop 2-5-4 avec deux carreaux. Je c-bet, c’est payé. Turn : un autre 2. Je checke, il mise, je check/raise à tapis, il passe. Il avait As-Dame en fait ! »

Adrien Delmas
Quelques minutes plus tard, Adrien montrera un brelan de Dames gagnant au showdown pour creuser l'écart un peu plus, puis scellera définitivement son avantage avec un A2 gagnant à tapis préflop contre Q7. Après pas mal d'excursions frustrantes cette année, entre Vegas, Monte Carlo et Barcelone où ses nombreuses places payées n'ont pas résulté en une perf réelle ("J'ai manqué de réussite en late game", résume t-il à propos de sa série d'éliminations entre la 10e et la 100e place), Adrien pouvait savourer sa victoire, sa première sur un tournoi live de rang, et la seule qu'il remportera cette semaine, car... Adrien aura quitté Dublin avant la fin du Main Event ! "Je rentre chez moi jouer les grosses séries qui arrivent sur le .com", explique t-il. Il faut dire que nous avons affaire à un énorme bosseur. "La théorie, le jeu GTO, ce sont des trucs qui me passionnent vraiment, du coup je n'ai pas vraiment l'impression de bosser. Je peux passer dix heures de suite à jouer, puis trois heures derrière à étudier la théorie. C'est une passion, ça m'intéresse totalement." Pour preuves récentes de la ténacité d'Adrien, on exhibera cette récente victoire sur l'épreuve à 1000€ des Mini WSOP de Winamax, un titre Winamax Series en 6-max, ou une table finale sur les WCOOP, les séries de PS.
Adrien Delmas
A l'image de nombre de grinders que nous croisons au milieu des amateurs du WPO, ce séjour à Dublin WPO constituait pour Adrien des vacances, une occasion de se détendre tout en continuant à pratiquer sa passion. "Je suis venu en me disant que je faisais un break ! J'ai fait toutes les Winamax Series, j'enchaîne derrière... Je n'avais pas prévu d'autre tournoi après le Highroller. C'est l'occasion de voir les potes, de s'amuser avec les collocs, et de croiser des profils intéressants, comme MisterMV, un Youtubeur dont j'apprécie le travail."

D’ailleurs, lorsque l’on passe ses journées à la maison avec des lumières comme Ivan Deyra, Romain Lewis ou Victor Choupeaux, qui apprend quoi à qui, exactement ? « Des mecs comme Romain ou Ivan, ils peuvent me faire progresser sur le stratégies exploitantes, car je suis plus versé sur la technique pure. » Ce soir, Adrien va pouvoir célébrer avec eux à l’aide de quelques pintes : trois après sa quatrième place sur le Main Event du WPO (« J’avais 18 ans ! »), il termine à la seule place ne provoquant pas de frustration… Mais n’en oublie pas pour autant qu’il aurait pu être à la place de son dernier adversaire, Parham Ahoor : « Quand on est à tapis sur le dernier coup, je suis content d’avoir des gens qui m’encouragent, appellent les cartes pour moi, mais je pense aussi à lui : ça doit être frustrant ! En plus, c’est un mec très sympathique. »

Le pire, dans cette histoire, c’est que Adrien, joueur que nous croisons grosso modo sur chacun de nos voyages poker depuis deux ans, ne se considère pas comme un bon joueur live. « En live, si tu fais, disons, 80 tournois par an, ce qui énorme, cela représente à peine trois sessions du dimanche en terme de mains jouées ! Il faut jouer tellement de tournois pour arriver à un échantillon valable… Je suis content d’avoir perservéré en live, mais je reste un joueur online. » Que les prétendants au Main Event soient donc rassurés : Adrien Delmas sera de retour à la maison, et à ses études, bien avant la fin du festival, avec son trophée en poche, et plus de 35 000 euros de récompense. Un compétiteur coriace de moins, c’est toujours ça de gagné.

Résultats - Highroller 1 200 €
128 inscriptions (re-entry inclus) - Dotation 137 600 €

Vainqueur : Adrien Delmas (France) 35 730 €
Runner-up : Parham Ahoor (Iran) 24 355 €
3e : Guillaume Blanchi (France) 17 475 €
4e : Romain Lewis (Team Winamax, France) 12 385 €
5e : Max Silver (UK) 8 670 €
6e : Yves Sergeant (Belge) 6 605 €
7e : Alexandre Blanc (France) 5 090 €

Hate de voir la suite :wink:

Mon petit doit me dit qu’un wameur/FNL s’est illustré hier soir sur un side event :slight_smile:

:mrgreen: :mrgreen:

Le beer pong de tous les dangers

Vendredi 10 heures, City West Hotel. Salon du petit déjeuner. Toutes les tables sont occupées. Personne ne semble bien réveillé. Tout le monde a la voix cassée.

« - Elle est où, l’eau ?

  • A priori, pas à Dublin. »

« Ah tiens, c’est marrant, y’a le sosie d’Antoine en vieux.

  • Non non, c’est bien Antoine. Il a pas encore été se coucher. »

« Il paraît que Patrick ■■■■■ est arrivé à Dublin.

  • Tu crois qu’il a déjà un binôme pour l’hippoglouton ? »

« - Hé, Youki ! T’as pris combien à Guignol hier ?

  • 150 ! »

« -Incroyable : hier, j’ai vu un mec choper une meuf.

  • Tu déconnes, y’a pas de meufs au WPO.
  • Si si. J’avais jamais vu ça en huit éditions. »

« -Comment ça va ?

  • Pas mal, à part que je suis suicidaire. »

« - C’est quoi, cette odeur ?

  • C’est moi. »

« Hier, j'ai vu un mec en cash-game, il a réussi à perdre 8 000 en une heure. »

« Putain, j'ai jamais perdu ma voix aussi tôt en cinq éditions. »

« Le beer pong, c’est de la merde. »

« En fait, Dublin c'est le pire tournoi à couvrir ! Tout le monde est là en train de s'éclater du matin au soir et vous, vous devez produire du contenu, du contenu, et encore du contenu. »

Auteur de cette dernière citation (prononcée ce matin au milieu d'une salle remplie de mines pas encore bien levées après une nuit très courte) mon ami Laurent Dumont, fondateur du ClubPoker, ne pouvait mieux décrire le dilemme de nous autres « couvreurs » censés vous raconter le festival de A à Z.

Beer Pong
Si le WPO n'était constitué que de parties de poker, comme à peu près tous les autres festivals que nous couvrons toute l'année, l'affaire serait bien plus aisée à naviguer. Vous êtes nombreux, très nombreux, mais on arriverait un peu près à s'en sortir, en suivant un parcours fléché bien établi par des années de pratique du tournament reporting : forces en présence sur la ligne de départ, premier sortants, coups fumants, annonce du chip-leader, article bilan de fin de journée, et on recommence le lendemain jusqu'à ce qu'un vainqueur soit désigné.

Beer PongMais le WPO n'est pas un festival comme les autres, et vous en restituer toute la saveur implique impérativement de s'aventurer hors de la salle du tournoi pour vous parler de la foule d'activités hors-poker au programme. Et donc de prendre des risques… Comme de franchir la barrière entre le journaliste et le sujet, entre l'observeur et l'observé.

Beer PongTraduction : pendant que je regardais le tournoi de beer pong, constitué de 128 fêtards en train de viser des gobelets de bière avec une balle de ping pong tout en buvant une bière, ben… J'ai bu une bière. Puis une deuxième. Puis une troisième. Puis… Bref ! Au lendemain de cette tentative de reportage en immersion totale, mon verdict est clair : j'avais la mort au moment où le réveil a sonné, mes souvenirs du Winamax Beer Pong Open sont très, très flous, mais : je me suis bien amusé !

Beer Pong
Je me rappelle tout de même de deux ou trois trucs. Les noms des 64 équipes, fièrement affichées sur écran géant, tous plus débiles les uns que les autres, voire même franchement olé olé pour certains. Les déguisements : un Walter White par-ci, un alien par-là, une bière géante ici, un chevalier Jedi et un Dark Vador là-bas. Les hôtesses attifées à la bavaroire, apportant les pichets de bière en flux tendu. Les premiers tours de jeu, tout de suite très bruyants, il n'y a pas eu de round d'échauffement.
Beer Pong
Cette équipe de collègues travaillant aux paris sportifs de Winamax qui s'était entraînée des mois durant (avec de l'eau à la place de la bière !) pour... se faire éliminer dès le premier tour, bravo les gars. L'équipe des fondateurs de Winamax, qui n'ont jamais manqué une édition du WBPO. Cette défaite 10-0 infligée au second tour par l'équipe des Grumeaux, constituée pour moitié de Matthieu, compétiteur aussi bavard balle de ping pong en main qu'à une table de poker. Du jamais vu !

Beer PongJe me souviens aussi de la déception des premières équipes à sortir, partant aussitôt se consoler avec… d'autres parties de beer pong à l'étage en dessous (des side events, en quelque sorte). Je me souviens de ce binôme de touristes anglais, pas du tout des joueurs de poker, ils passaient par hasard dans l'aile de l'hôtel dédiée au WPO, et ont terrorisé nous autres francais jusqu'en demi-finales. Je me souviens d'avoir vu un peu trop de bides à l'air, et de fesses montrées pour tenter de déconcentrer l'adversaire.

Beer PongEt surtout, je me souviens m'être moi-même pris au jeu au fur et à mesure de l'avancement du tournoi, prenant partie pour l'équipe des mal nommées « Connasses », l'une des deux doublettes 100% féminines, et oubliant au passage toute prétention à l'objectivité journalistiques. Les Connasses battront les Grumeaux en huitièmes de finale au terme d'une partie épique, où je me serai surpris à vibrer autant que si j'étais en finale du Main Event… avant de malheureusement se faire battre à plate couture par l'équipe menée par les London Baby de Jérôme Launay, finaliste à Dublin il y a un an.

Beer Pong
Les retournements de situation improbables, les 1 à 9 qui se terminent en 10 à 9, les balles qui ressortent du gobelet après avoir tourbillonné sur le bord du gobelet, les cris de joie poussés trop tôt. L'agonie de la défaite, l'exhaltation de la victoire, qu'est-ce qu'il est débile, ce jeu, délicieusement débile.

Beer PongAlors, au moment de redescendre dans la Leisure Room, aphone et désorienté, afin de commander une nouvelle tournée, je me souviens m'être dit que si un jeu aussi con pouvait générer autant d'excitation et folie douce chez des adultes censés être responsables et matures, alors le Winamax Poker Open a de très, très beaux jours devant lui. Santé !

ResultsLe tableau final

Encore plus de photos dans la galerie

Sniper : l’art de la guerre

Event # 16 : Sniper - 150 €

Parmi les nouveautés de cette huitième édition du Winamax Poker Open, le tournoi Sniper est une vraie bouffée d'air frais et une franche réussite. Un petit rappel du principe s'impose pour ceux qui sont passé à côté des explications de ce nouveau format qui s'inspire du Knockout Progressif en y ajoutant une bonne dose de style .

Sniper1
Quatre "snipers" sont tirés au sort au début du tournoi, et reçoivent une magnifique coiffe militaire pour les identifier. Si un sniper "tue" un de ses adversaires, il remporte une prime et gagne un "grade", signifié par une étoile sur son couvre-chef. Toutes les cinq éliminations, il augmente de "catégorie" et obtient un nouveau couvre-chef, tout en augmentant progressivement sa prime. La toute première élimination rapporte 50 € et la prime peut monter jusqu'à 5 000 € pour vingt éliminations.

Si un sniper se fait éliminer, son bourreau récupère le titre de sniper et repart du premier grade, tandis que le sniper empoche sa prime. Si un sniper élimine un sniper, il gagne deux grades et la casquette du sniper éliminé est retirée de la partie. Enfin, dès qu'il ne reste plus qu'un seul sniper, ce dernier récupère le reliquat de la cagnotte (collectée sur les buy-ins pour les primes, dans le cas de ce tournoi, 20 €).

Sniper2
Bon, maintenant qu'on a fait le point sur les règles, prenons un peu de recul. Encore plus que dans un Knockout progressif, ce tournoi vous incite à l'agressivité. Il est évidemment primordial de naviguer avec un gros tapis dès lors qu'on est sniper, pour avoir la possibilité d'éliminer ses adversaires. Et si vous avez enchaîné les "kills", la valeur d'une nouvelle élimination éventuelle va vite dépasser le buy-in du tournoi et directement influencer votre prise de décision. Pour la faire court, il faut envoyer du jeton au milieu et prendre un maximum d'opportunités de bust vos adversaires sans trop regarder vos cartes.

En marge du Day 1B du Main Event, ils furent 103 à s'inscrire à 18h pour tester le nouveau format, et les joueurs sont unanimes : c'est super fun, ça donne envie d'être sniper et d'empocher un max ! D'ailleurs, quelques magnanimes participants se sont inquiétés auprès de moi du surcoût potentiel du tournoi pour Winamax, qui assure évidemment l'éventuel overlay des primes à distribuer (qui pourrait rapidement dépasser la cagnotte en cas de Snipers très efficaces). Ne vous inquiétez pas, on vous régale avec plaisir.

Sniper3
J'ai notamment croisé Samuel "Jenny59200" Anclevic, éliminé en 21e position avec un large sourire. "Tout va bien, j'ai encore mon papa pour assurer mes arrières". Bon, malheureusement pour cet oiseau de mauvais augure, Philippe Anclevic sera éliminé en 18e position quelques minutes plus tard par un Mike d'Inca on fire et alors énorme chipleader avec quatre averages et... pas de casquette de sniper ! Plutôt frustrant car Mike a éliminé les joueurs à la pelle, mais sans que ça ne lui rapporte le moindre bonus.

En revanche Maxime Sueur arbore fièrement le béret qui signifie troisième catégorie. Le jeune joueur a neuf éliminations à son actif, soit une prime de 1 000 € d'ores et déjà assurée ! Ce qui lui permettra d'ailleurs de relativiser son élimination en quinzième position pour... quatorze ITM. Une bulle qui vaut 1 000 balles, qu'il va pouvoir oublier en se sirotant une pinte. "J'aurais quand même bien deep run un peu plus, mais clairement je peux pas trop me plaindre j'ai déjà gagné une belle somme."

Pas beaucoup plus de chance pour Mike d'Inca, privé de bonheur aprés son élimination en sixième position pour 580 €. Quatre joueurs restent en lice pour s'emparer des 3 036 € de la victoire. Avec une vingtaine de blindes de moyenne, on devrait vite connaître le nom du meilleur tueur en série.

Un million de plus pour Kitbul

Alors que Kool Shen perdait peu à peu de sa superbe en table TV, c'est un de ses collègues du Team Winamax qui l'a remplacé tout en haut du chipcount. Premier joueur à dépasser la barre symbolique du million de jetons, et même assis désormais devant une montagne de 1,3 million, soit plus du double de ce qu'il avait pour attaquer ce Day 2, Davidi Kitai est tout simplement LE grand monsieur de ce début de journée.

Davidi Kitai

Comme il le résume lui-même sur son compte Twitter, le Génie s'est notamment propulsé en avant grâce à un joli strike réussi avec As-Roi sur deux joueurs qui détenaient As-Valet, avant de signer l'élimination de notre Zerodcuix national. Et on le sait, avec une marge de manoeuvre pareille, et qui plus est sur des tables de 6-max, il va falloir aller le chercher notre Kitbul !

Mais ne nous enflammons pas trop vite, car si les places payées se rapprochent à vitesse grand V, la table du Belge est pétrie de talents. Pour s'en rendre compte, il suffit de jeter un oeil juste en face de lui, sur le siège où trône le runner-up du Highroller Parham Ahoor. Monté lui aussi au-dessus du million, ce dernier a néanmoins perdu plusieurs coups d'affilée, le dernier en date face permettant de faire doubler un certain Casserly, comme il est recensé sur notre appli, qui a tout du reg' irlandais. Sur un board 66105K, le local de l'étape s'est contenté de check/call le flop puis check le turn, avant de snap call le 3-bet à tapis de Parham. Et pour cause, il avait floppé le brelan avec A6 alors que le Français était en pampa avec 5-2 off.

Entre les deux hommes, le casting fait également saliver avec un habitué parmi les habitués, l'Italien Ivan Tononi, qui s'apprête à décrocher sa quatrième place payée sur un Main Event WPO - nos statisticiens s'activent dans le car régie pour savoir s'il s'agit ou non d'un record -, rejoint à sa droite par le sympathique mais non moins redoutable Jean-Marie Peyron.

Au bonheur des Dames

Event #22 : Ladies Event - 75 €

Lors de la septième édition du Winamax Poker Open, suite aux réclamations insistantes de Caroline "Kitbulette" Kitai, la décision fut prise d'ajouter un Ladies Event au programme à la dernière minute. Pourtant à l'époque, la future femme de Davidi ne maîtrisait pas tout à fait son sujet et jouait même avec une petite antisèche sur les genoux pour ne pas confondre les combinaisons. Le tournoi fut cependant un joli succès, et il donc logiquement été décidé qu'il ferait son retour de manière officielle cette saison.

De nouveau, les participantes sont au rendez-vous, puisque 37 d'entre elles se sont acquittées des 75 € de buy-in, (contre 24 l'an passé pour un buy-in de 50 €). Un évenement en croissance et une excellente occasion d'en découdre entre amies pour les inscrites, avec notamment une Gaëlle "O RLY" Baumann qui doit tenir son rang de tête de série.

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